Dim 29 - Lun 30 Sept 2019 - Retour de flamme
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Dim, 29 - Lun, 30 Sept 2019 - Backfire (retour de flamme)
Encore une fois... Ok, je m'y attendais. Pascal a appris que j'avais fini dans les bras de Thomas. Pascal l'a appris par Jess, qui s'était empressée joyeusement de le mettre au courant, et Pascal a appelé Thomas pour confirmation.
Je ne sais pas pourquoi il a trouvé utile de le dire à sa sœur, mais bon. Je ne peux pas dire que je n'avais pas pensé à ça. Évidemment, les gens parlent. Forcément. Faut dire que sur le moment, sur le vif là, je n'y avais pas pensé du tout. Ce n'est qu'après avoir fauté, que j'ai retrouvé mes esprits et que j'ai pensé que Pascal l'apprendra.
Je n'ai pas voulu ruiné le moment, et je me suis dis que, d'une certaine manière, ça mettra le "holà" avec Pascal. Ce n'était pas plus mal. Alors pourquoi est-ce que je me sens en dessous de tout, et si angoissée et déprimée?
De toute façon, Pascal n'est plus là, la vie continue. Faut bien que je trace ma route. Il n'a plus rien à voir avec moi. Il vit à des tonnes de kilomètres et ne reviendra jamais. Alors pourquoi est-ce que je devrais me sentir coupable. Je ne dois rien à personne. Je dois penser à ma gueule maintenant et arrêter de me faire du soucis pour les autres.
L'empêche, je repense à ce que m'a dit sa mère; Pascal doit bien s'amuser de son côté, non! Ses parents sont reparti pour les States aujourd'hui, et eux au moins, ont la chance de pouvoir le voir. Moi, mes yeux n’effleureront plus jamais sa silhouette, hélas, et aussi, tant mieux. De le voir m'aurait fait souffrir. Le voir avec une autre encore pire. Bah, avec une pierre, deux coups... allé, ne n'ai pas à baliser, c'était pour une bonne cause; me sauver.
Forcément, Pascal ne m'a pas appelée pour savoir si on ne lui avait pas menti. D'un côté heureusement. Je me serais sentie mal et je crois bien que j'aurai probablement menti comme un arracheur de dents, ou, si j'avais des couilles ou que j'étais courageuse au moment de son appel, je lui aurais dis la vérité. Et je me sentirais toujours aussi mal que maintenant.
Maintenant, je pense qu'il a dû tiré un trait sur moi. J'étais le passé. Est-ce que je dois quand même finir mon mot pour lui? Bah, il risque de le regarder avec mépris et se demander à quoi je pensais, et pourquoi je lui envoi une tirade pareille. Ïïaaahhh! Ce n'était pas mon jour.
De toute façon, je ne regrette pas vraiment; j'avais besoin de câlin, besoin de chaleur, d'amour, et je l'ai trouvé. C'était Thomas, mais ça aurait pu être n'importe quel autre mec qui me plaisait. Pourquoi est-ce que je dois me mastiquer la tête et avoir des regrets? Niet. Veut pas.
L'empêche, je n'arrive pas à mettre un pied devant l'autre. Je suis naze dès le réveil et je traîne ma mélancolie tout au long de la journée. Aucune énergie. Je me sens fatiguée, stressée sans raison. J'ai beau avaler des vitamines, des jus de fruits, essayer de me plonger dans ma drogue favorite; la peinture, mais rien n'y fait. Je suis un zombie ambulant.
J'ai été voir l'appart de mon neveu lundi soir. Très chouette. Mais, il a dû oublié qu'il avait un chien! D'ailleurs, il m'a demandé de garder Dobby, et quand il avait 2 jours de congé, il passera la chercher et me l'a ramène après. Hum! Me voilà promu "Dog-sitter" maintenant. Non mais.
Je vais lui dire non, même si j'adore cette petite boule de poil et que je sais qu'elle a besoin de moi. C'est bon de sentir qu'on a besoin de vous, ça fait chaud au cœur, même si c'est un chien. d'ailleurs, je crois bien que c'est pour ça que je préfère les chiens aux chats. Mais, je n'ai aucune envie de prendre sur mes épaules les responsabilités des autres. Surtout pas en ce moment.
Ciel... j'ai besoin d'être seule... Envie qu'on me foute la paix... Rester cloîtrée chez moi pendant au moins un mois...
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J'ai prétendu être déjà invitée à manger, alors elle m'a proposé café et dessert en sa compagnie. Bouh. Tendue comme une hélice, j'ai réussi à me pointer au Tea-Room en avance.
Le matin, en prenant le café-jus d'orange, on a convenu que hier soir n'était jamais arrivé. Avec un petit sourire malin, Thomas a fait oui de la tête à tout ce que je voulais. Il m'a prise dans ses bras.
J'étais contente de le voir. Surtout que maintenant, il n'y avait plus d'ambiguïté entre nous. Il n'était plus question d'avoir une aventure ou quoi que ce soit. Après nos 3 mois ensemble, et on avait été d'accord qu'il n'y aurait plus rien.
Il avait parlé à Caro, qui ne s'en doutait pas non plus. Elle l'avait appelé pour savoir s'il était bien arrivé. Évidemment, je ne lui avait rien dit, parce que je me doutais bien
Quant je suis arrivée, Marlène était là, 
Pascal m'a demandé si je voulais entrer, ou si je préférais marcher un peu... Waff, aucune idée. Je n'y avait pas réfléchi. J'ai haussé les épaules.
C'était l'enfer de lui faire de la peine. Je devais plutôt l'encourager et lui montrer que cela valait la peine de faire un geste pareille, en parcourant tous ces kilomètres, mais au lieu de ça, me voilà en train de lui lancer le message que c'était inutile.
J'avais commencé avec des excuses, parce que j'avais envie de me larver ce week-end, parce que je n'avais rien prévu exprès pour profiter largement de mon week-end. Alors l'idée de devoir m'habiller, et sortir avec mon masque sociable me faisait un peu chier. Mais, je voulais