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trahison

Mar - 24 Nov.2020 - Opération demain

Publié le par JaneDo

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Mar - 24 Nov.2020  - Opération demain

Pascal a appelé pour savoir quant je rentrais à l'hôpital. En fait, c'est demain et pas aujourd'hui. Je dois être à Jeun et être à la Clinique à 8h du matin. Je pense que je passe sur la table vers 10h du matin. Pascal a voulu qu'on se voit, mais je lui ai rappelé que je devais me préparer. Je passerai peut-être un petit moment.

Milieu d'après-midi, c'était bouclé, j'étais prête. Un peu tendue quand même. C'est la 1ère fois que je dors à l'hôpital...

Vers 20h, je suis donc passée chez Pascal. Je n'aurai pas dû, parce que je n'avais pas envie de m'en aller. Je crois que je commence à m'habituer au confort, à me faire chouchouter. J'avais le droit de ne boire que de l'eau jusqu'à minuit. Donc, j'ai filé pour retourner chez moi. J'avais un gros billet sur ma machine à café pour ne pas m'oublier.

Puisque je n'avais plus droit à rien, je me suis couchée vers 23h, pour me lever demain vers 6h30 du matin. J'avais parlé à Caro pour la tenir au courant, et je lui ai demandé de garder un œil sur Pascal.

J'avoue que j'étais tendue. Je n'ai jamais dormi dans un hôpital. Et l'air de rien, j'avais aussi un peu peur. Mais, une chose est sûre, je ne voulais voir personne pendant que j'y serais. Ni famille, ni amant. En fait, je n'ai rien dit à ma famille. Ils ne savent même pas que je vais me faire opérer.

Pas cool, mais je suis comme ça. Ma vie privée reste totalement privée. Je garde mes affaires pour moi. Ils sauront qui je suis peut-être en lisant mon journal, quant je ne serais plus de ce monde. Ou pas. Je ne suis pas sûre que je voudrais que ma famille lise mon journal.

Bon, il y a toujours mon agenda, où je note laconiquement mon train-train, sur ma table de nuit près de mon lit.

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Lun - 23 Nov.2020 - Pas folle, juste anxieuse..

Publié le par JaneDo

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Lun - 23 Nov.2020  - Pas folle, juste anxieuse..

Hier soir, après avoir hésité, j'ai finalement dit à Pascal que je me faisais opérer mardi. Je passai seulement 1 nuit à l'hôpital, ensuite, je lui ai menti sans un battement de cils. Je lui ai dis que je devais rentrer chez moi, parce que 1 de mes neveux venait habiter chez moi 10 jours, pendant le confinement de sa maman.

Évidemment, il voulait venir me voir à l'hôpital, mais je ne voulais pas. Mes réactions le perturbe souvent.

Pascal a soudain fait la réflexion que c'était pour ça que j'étais si sensible ce week-end. Wah, je n'y avais pas pensé. Mais, je crois que Pascal avait raison. C'était donc pour ça que j'avais réagis comme ne parfaite bouffonne. Mon Dieu que je l'adore ce mec. Il arrive toujours à me pardonner mes conneries.

Pascal m'a serrée contre lui, probablement rassuré de connaître les raisons de notre prise de tête.

C'était donc pour ça que j'étais complètement ravagée, folle, agissant comme une parfaite mégère idiote. C'était pour ça que je voulais rester scotchée à lui tout le week-end. J'ai cru que c'était ma tête qui n'allait pas, que je devenais folle. Mais en fait, c'était parce que quelque part au fond de cette tête, je savais que je ne le verrais pas pendant 10 jours.

Et je n'avais même pas fait le lien. Pascal m'a chouchoutée toute la soirée, sachant que demain, je disparaît pendant 10jours.  Il fallait que j'appelle Caro pour lui demander d'être là pour lui. J'espère qu'ils pourront se rabibocher. Ou je devrais peut-être pas me mêler? En fait, je voulais qu'elle le surveille pour moi.

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Dim - 22 Nov.2020 - Il a deviné?

Publié le par JaneDo

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Dim - 22 Nov.2020  - Il a deviné?

Après avoir tourné, et tourné, et tourné, 1h du matin, Pascal n'était toujours pas monté se coucher. Je ne pouvais pas dormir sans lui. Tsss, je suis déjà dépendante. En fait, je me demandais ce qui se passait en bas. Je n'avais aucune raison de me torturer avec ce genre de préoccupation.

C'était entièrement ma tête. Je débloquais à fond. Je faisais une petite crise de possessivité.

Pascal était assis au petit bar en bas, dans la salle de jeux et discutait encore avec Martine. Tsss. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui raconter? Caro n'était pas loin avec une autre fille et rigolait. Je pense qu'elle gardait Pascal à l’œil, vu qu'elle l'avait droit dans son viseur.

Courage ma fille. J'ai été lui tapoter sur l'épaule pour lui parler. Pascal m'a aussitôt suivie à l'écart. Là, je lui ai fais mes plates excuses, que je ne savais pas pourquoi j'avais réagi aussi bêtement. Ah, j'aime sa façon de chercher mon regard avec son petit sourire mutin.

Ça me donnai envie de lui sauter au cou et de l'embrasser. Évidemment, je ne pouvais pas faire ça.

C'est lui qui m'a attirée contre lui en me faisant un bisou sur la tête. Il m'a dit que ça l'avait aussi fâché, s'était demandé ce qui se tramait dans cette petite tête compliquée. Il n'avait plus qu'à attendre que j'arrête de faire la gueule. Je l'ai entouré de mes bras. La Martine nous épiait, alors je me suis serrée encore plus.

Pascal m'a passé un bras autour du cou et m'a fait un bisou sur la tempe. On s'est séparé. J'ai été droit vers Caro et lui est retourné s'asseoir sur son tabouret de bar, face à Martine. C'est fou ce qu'on peut se sentir minable et en même temps soulagée de s'excuser, quant on sait qu'on a eu tord.

Minable, parce qu'on s'abaisse à reconnaître verbalement ses tords, soulagée, parce qu'on se sent léger.

J'ai remarqué qu'ils regardaient tous les 2 dans ma direction. Elle avait dû lui demandé qui j'étais. J'ai souri à Pascal et détourné mon attention vers Caroline. Elle s'était rendu compte qu'on s'était sans doute disputé. Elle a voulu savoir pourquoi, j'ai avoué que je ne savais pas ce qui m'avait pris.

On aurait dit que Pascal avait deviné, parce qu'il a voulu resté avec moi après le déjeuner. J'ai dû insisté pour qu'il aille se bouger comme il en avait l'habitude. Pascal avait été courir ce matin avec Paul, et disait vouloir rester avec moi. Qu'on pouvait aller se balader. Se balader? Est-ce que j'ai une tête de fana de balades?

Non. J'ai insisté et il est finalement parti avec les autres, après m'avoir allumé un petit feu.

Pascal a toujours besoin de bouger, de faire du sport, quel qu'il soit, moi non. C'est aussi pour ça que j'aime venir au chalet, parce qu'il a assez de monde pour aller se fatiguer la journée, et moi, je peux faire mon sport favori; lire à côté de la cheminée, en grignotant.

Pascal m'a appelée pour me demander si je voulais les rejoindre pour manger vers midi. Non, je n'en avais pas envie. Je voulais rester où j'étais, à grignoter les bons plats qu'avaient laissé la gouvernante. Ça m'a fait rire qu'il m'appelle, juste pour m'entendre, alors qu'on se voyait tout le temps.

J'ai entendu Caro parler derrière lui pour me demander de les rejoindre, et Pascal lui rétorquer qu'il savait que j'allais refuser. Il voulait rentrer manger avec moi. Je lui dit qu'il n'avait pas intérêt, parce qu'il m'empêcherait de finir mon bouquin. Ça l'a fait rigoler. J'imaginais son visage heureux et ça m'a tordu le coeur. Bisou bisou.

Dehors, il faisait un froid de canard, ici, super bon chaud. Le choix était vite fait. Et Pascal me connait.

J'avais préparé nos affaires pour partir. Donc, je n'avais pas besoin de bouger du canapé. Quelques heures de repos et de paix total. Les 2 qui traînaient au chalet savaient qu'il ne fallait pas me déranger. La plupart du temps, quant on me parlait, je faisais semblant de ne rien entendre. Alors, on me laissait tranquille.

On a pris la route vers les 17h, la nuit commençait à tomber. Thomas avait proposé qu'on s'arrête pour des chinoiseries qu'on mangerait chez lui. On ne pouvait pas être plus de 5 à cause du Covid-19, trop risqué. Pascal préférait nous faire quelque chose quant on aurait faim. Caro insistait, elle voulait encore nous coller aux basques.

Pascal la larguée chez elle au passage et on a enfin pu rentrer chez nous. Comme il y avait trop de monde en haut, une partie est descendu nous squatter avec leur bouffe chinoise. Poisse. Pascal trouvait ça amusant, moi moins. Du coup, j'ai dis à Caro qu'elle pouvait venir, parce qu'on était envahi.

Les garçons avaient fait en sorte qu'on ne puisse voir à l'intérieur. Question de prudence et en cas de dénonciation.

Je n'avais pas envie de manger avec eux, alors je me suis installée pour lire. Je pouvais les entendre aller et venir. Je n'avais pas envie de participer. Pascal a rapidement fait à manger pour moi. Je n'avais pas envie d'aller à table avec ceux qu'on venait de passer le week-end. Je préférais rester dans mon coin.

Ça ne me plaisait pas de voir la Martine poser les pieds chez nous. Évidemment, je n'ai rien dis. J'en avais assez fait!

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Sam - 21 Nov.2020 - Je débloque!

Publié le par JaneDo

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Sam - 21 Nov.2020  - J'avais totalement tord

Évidemment, comme je m'étais couchée tôt, j'étais levée aux aurores. J'étais seule en bas. Tout le monde dormait encore. C'était chouette. Après avoir allumé un feu dans la cheminée, j'ai mis la table pour le déjeuner. J'ai sorti quelques trucs, comme le beurre pour que ça ramollisse. Puis, je me suis installée pour lire.

Pascal est descendu peut-être 1h plus tard. Ils se sont couchés tard, il devait être fatigué mon pauvre petit coeur.

Pascal s'était levé parce qu'il ne me trouvait pas dans le lit. Il m'a proposé de sortir marcher un peu et acheter du pain. J'ai dit oui. Je me forçais à devenir Madame oui. Je voulais faire plus de choses avec lui, dire plus souvent oui, que "je sais pas". Je déteste d'ailleurs les gens qui ne savent pas ce qu'ils veulent.

Une fois dehors, emmitouflé dans ma veste bien chaude, j'étais contente. Prendre l'air était une bonne idée.

On s'est baladé en amoureux, serrés l'un contre l'autre, le sourire d'un bout à l'autre de nos visages. Pascal semblait heureux et ça, ça n'avait pas de prix. Le pain sentait si bon, que j'ai pris un bout avant même d'arriver au chalet. On s'était baladé dans la station presque vide. J'aimais cette balade tôt le matin.

De retour, Pascal a été se baigner dans la piscine, moi, je me suis remise à lire. Petit à petit, ont commencé à descendre pour le petit déjeuner. J'ai fait comme si j'entendais rien. Je trouve que j'avais déjà fait assez. J'ai un peu regretté après, en le voyant entouré des autres, le voir discuter, rigoler. J'aurais voulu être près de lui. Que ce soit moi qui le fasse rire et apparaître son adorable fossette.

Le chalet s'est vidé d'un coup après le déjeuner. Ils ont été, ou se baigner en bas, ou dans la station pour faire du sport. Je sais que certains sont allés voir s'ils pouvaient skier, faire de la luge, ou autres. Je sais que les machins à neige fonctionnaient à fond pour permettre aux gens d'utiliser quelques pistes.

Pascal ne m'avait pas demandé si je voulais venir avec, alors ça m'a fâchée. Franchement, je ne sais pas pourquoi, parce que j'étais contente de rester au chaud, au chalet. Je suis un peu nulle. Est-ce que je deviens possessive? Détestable, mais je n'ai pas pu me retenir de lui reprocher de m'avoir laissée toute seule.

Quant il est rentré, il a voulu me faire un bisou, je l'ai esquivé et je suis allée dans la chambre.

Pascal s'est immédiatement aperçu de mon humeur et m'a suivi. Je l'ai bombardé de reproches, tout en me disant que c'était ridicule et nul. J'ai regretté mon attitude et chaque mot qui sortait de ma bouche. Mais impossible de m'arrêter. Je l'ai renvoyé de la chambre, et je me suis sentie honteuse.

J'agissais comme une mégère stupide, chiante, jamais contente. Pourtant, il était adorable. Je ne savais pas ce qui me prenait. Et je déteste m'excuser, et là, j'allais être obligée. Affreux de devoir reconnaitre sa faute.

Quant j'ai trouvé mon courage pour descendre lui faire mes excuses, il n'avait pas l'air d'être dévasté. Ça m'a encore plus énervée. Il rigolait, s'amusait comme s'il ne s'était rien passé. Comme si je n'étais pas là. Arh, ça va pas moi!

J'ai voulu faire marche arrière, mais, je suis descendue, sans aller vers lui. J'ai fait en sorte d'avoir l'air de m'amuser aussi. Avec Caro, on a longuement discuté un peu à l'écart. Du moment que j'étais là, j'ai vu que Pascal regardait de temps à autre dans notre direction. Quant je l'ai vu approcher, j'ai filé.

Je ne voulais pas lui parler. J'étais... bizarre. Je voulais m'excuser, et j'étais énervée en même temps. Je savais bien que c'était sans raison.

Pourtant, je ne voulais absolument pas qu'il y ait une scène devant tout le monde. Michael a proposé une partie de Billard, et j'ai été contente de filer pour ne pas le voir. Mais hélas, Pascal est arrivé peu après et a voulu jouer. Il a fait équipe avec Martine. Elle ne savait pas jouer, et Pascal s'est placé derrière elle pour lui montrer.

Mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai évité de les regarder. Ça m'énervait, javais le coeur dans la bouche. Je ressentais de la frustration. J'avais honte de moi.

De les voir fricoter m'a fait péter un câble. Intérieurement bien sûr. J'ai arrêté de jouer et je suis remontée. Si je serais restée, j'aurai fini par éclater. Je m'attendais à voir Pascal me courir après. Mais non. Voilà, ça m'a encore énervée. Il est resté en bas à jouer avec cette grognasse, qui prétendait ne pas savoir jouer.

Ne le voyant pas monter, j'ai décidé de me coucher. Ça lui montrerait que je faisais la gueule. La honte. Je savais que j'étais ridicule et idiote, mais impossible de me retenir. C'était vraiment idiot. Si j'aurai voulu, j'aurai pu aller vers lui. Lui ne m'aurait pas rejetée, mais j'étais stupidement fière. Arhhh. Je déteste les Martine.

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Ven - 20 Nov.2020 - Genève-Maison-Chalet

Publié le par JaneDo

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Ven - 20 Nov.2020  - Genève-Maison-Chalet

A 17h, on était à Genève. Ils ont fini plus tôt. Pascal a proposé qu'on reste encore ce soir, mais on ne pouvait pas. Thomas nous attendait au chalet. Ou peut-être qu'il n'y était même pas. Pascal a voulu passer par la maison, pour poser nos affaires et prendre des affaires pour Gstaad.

On a pas trop traîné, mon homme est organisé. C'est plutôt moi qui ait tendance à m'oublier. J'ai pris d'autres livres, parce que j'avais terminé mon pavé à Munich. Caro a été encore plus rapide que nous. Je la soupçonne d'avoir déjà préparé ses affaires avant de partir pour Munich.

Arrivée au chalet, j'ai voulu faire une sieste. Lâcheuse, j'ai été me coucher direct. Je n'avais pas pu le faire en arrivant en Allemagne. Il me fallait récupérer. Je pensais me relever un peu plus tard et me joindre au groupe, mais, je n'ai pas réussi à quitter le lit. J'ai dormi non-stop, 10h.

Ça fait des lustres et des poussières que ça ne m'était plus arrivé. Ou peut-être à coup de somnifères... Wahhh, 10h quand même! Ça ne m'était plus arrivé depuis mes 20ans je crois. J'ai toujours aimé me larver au lit moi.

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Jeu - 19 Nov.2020 - Mon Munich

Publié le par JaneDo

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Jeu - 19 Nov.2020  - Mon Munich

Est-ce que j'ose dire que je suis heureuse quant je suis avec Pascal. Bien sûr, je n'oublie pas que notre couple est... Il est marié et maintenant, il a un enfant; un fils.

Mais je n'y peux rien, je l'aime. Avec lui, je me sens belle, joyeuse, protégée. Mais, j'ai aussi peur que ce ne soit qu'un mirage, et que le réveil sera dur.

Je ne l'ai pas vu de la journée, mais j'ai passé une bonne journée à me larver devant la cheminée.

On a pris un café avec lui avant son départ. Caro était passée chercher Pascal pour me dire bonjour en même temps.

J'ai fait monter du bois et faire faire le feu. Je voulais m'installer et lire, mais trop fatiguée. Je suis retournée me coucher. On s'est endormi vers les 3h du matin, après avoir passé notre temps à faire l'amour.

J'ai passé toute l'après-midi à lire et grignoter. A son retour, au lieu de manger, on a été se balader à travers la ville. Je retrouvais le paysage connu et les souvenirs. Pascal me couvait de câlins, de bisous, comme une petite chose précieuse. Il m'avait acheté un bonnet et des gants, et me serrait contre lui. J'étais bien au chaud.

On a mangé dans la rue aux petits stands de passage. Pleins de stands avec du chinois, mais j'ai préféré les saucisses.

Pascal m'a dit que j'avais les joues toutes roses et qu'il aimait me voir sourire, rire. C'est vrai que j'avais le sourire scotché d'un bout à l'autre de mon visage. J'étais contente de me balader avec lui. C'était trop chouette. On a bu un café chaud près d'un stand de marrons. On s'en ait mis plein l'estomac. J'étais gavée.

Je comprends pourquoi il m'avait proposé de manger après. Il régnait une atmosphère de fête. Ou c'était dans ma tête?

On s'est baladé pendant plus de 2h dans la ville. Comme dessert, on s'est empiffré de beignets au pommes et bu aussi. Moi, j'ai pris de la Vodka, Pascal une Téquila. On est rentré se dorloter devant le feu.

Un feu qui s'allume tout seul? Pascal a dû leur demander de le faire... Surement...

Cette fois, on s'est endormi plus tôt. Je ne pouvais pas le laisser se crever, juste parce que j'étais là. Il avait une longue journée demain, ensuite, on rentre à la maison. Donc, je savais que rien que le voyage allait me crever d'avantage. Je n'avais déjà pas pu dormir à mon arrivée, ce que je fais toujours d'habitude.

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Mer - 18 Nov.2020 - Le rejoindre à Munich

Publié le par JaneDo

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Mer - 18 Nov.2020  - Le rejoindre à Munich

Cela fait depuis dimanche soir que Pascal me propose d'aller le rejoindre. Il me l'avait déjà demandé tout au long du week-end. Il me connait, et il sait qu'il faut beaucoup demander, que ça me prend beaucoup de temps pour me décider. Et que c'est plutôt exceptionnel quant je me lance dans un voyage sur un coup de tête.

C'est déjà mercredi, et hier soir, il m'a à nouveau encouragée à aller le rejoindre. Il sait que j'adore Munich. Mais ciel, il fait plutôt froid.

Il m'a même dit qu'il y avait une cheminée dans sa chambre. Hum, je me tâte. Pas envie d'aller me balader, ni voyager en fait. J'ai parlé à Caro et je sais qu'il n'a pas de cheminée dans sa chambre.

Je pense que si je le rejoins, il changera de chambre, juste pour m'attirer là-bas.

Arhhh, je ne sais pas. Envie de rester chez moi. aussi envie de profiter de mon temps toute seule. Et j'aime bien, comme hier soir, passer la soirée à papoter avec Thomas.

Pascal a voulu me réserver un vol, comme j'ai pas voulu. Trop rapide pour moi. J'avais besoin de temps, peut-être trop de temps, pour me décider. C'est déjà mercredi. Je suis une chèvre, difficile de me faire me bouger le cul de ma maison. Trop casanière! Être à 2, en couple, c'est faire des efforts pour les 2!

Pascal avait prévu le coup, et m'avait laissé sa carte de crédit et le code, dans le tiroir, de son côté du lit.

Si les rôles étaient inversé, et s'il avait proposé à Caro, elle serait partie avec lui dimanche. En pensant à ça, je me suis dit que je devais faire un petit effort et me sortir de ma zone de confort pour lui. J'ai préféré faire la réservation moi-même. Aucun besoin de voyager en Business pour un si court trajet!

Ça m'a pris la journée pour me préparer. Je lui ai laissé un message pour l'informer du vol que je prenais. Me suis traitée de sotte d'avoir céder. Une fois dans l'avion, le blues du voyage était passé. J'étais contente de voyager seule, comme une grande. Je me sentais vachement indépendante.

Pascal m'attendait à l'aéroport. Petit chou. Fallait montrer pattes blanches concernant le Covid-19. No problémo, j'avais refais le test lundi, donc j'avais mon papier, que j'ai présenté avec passeport et le reste. Heureusement, le vol n'est pas long, parce que voyager avec un masque sur la figure, c'est pas top.

Par contre, être seule dans les 3 sièges de la rangée, c'est hyper top!

Comme je l'avais pensé, Pascal avait changé de chambre, pour prendre une suite avec cheminée. Je lui ai demandé comment ça passerait avec le boulot. J'ai picoré dans l'avion, parce que je savais qu'il commanderait à manger pour nous. C'était un délire. J'ai adoré mangé en écoutant le feu crépiter dans la cheminée.

Caro est venue nous rejoindre pour le café. Puis, sous le prétexte de me faire visiter sa chambre, on a pu discuter un peu toutes les 2. Je lui ai dis d'insister auprès de Pascal, mais si elle lui dit que c'est moi qui la pousse, comme elle l'a fait la dernière fois, je la laisse tomber direct. Elle a compris.

Malheureusement, maintenant, j'étais là. Elle aurait dû se casser le cul un peu plus tôt. Elle n'avait plus que la journée pour lui taper sur les nerfs, parce que le soir, j'étais dans les parages. Ils peuvent parler en français, pas en anglais.

Parce qu'en Allemagne, il a pas un chat qui ne parle pas anglais.

J'ai préféré ne pas lui dire que, au retour, je risquais de passer plusieurs jours chez moi, et non chez Pascal. Je devais me faire opérer pour mon Ernie. C'est déjà presque tout planifié.

J'avais prévu de dire à Pascal que mon neveu devait venir dormir chez moi, parce que sa mère était en quarantaine. Je ne pouvais pas ne pas rester chez moi. Je ne veux pas qu'il se pose de questions.

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Mar - 17 Nov.2020 - Roxanne arrive

Publié le par JaneDo

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Mar - 17 Nov.2020  - Roxanne arrive

Ah, je suis à bout. J'ai reçu une tonne de liens de mes copines, de ma frangine, concernant le Covid-19. Aucune envie de regarder ces trucs. Je suis fatiguée et préoccupée.

Est-ce que je me barre de chez Pascal jusqu'à mon opération? Ou est-ce que je continue à jouer à cache-cache jusqu'à je-ne-sais-quand? Et ça risque d'être long!

Pascal est adorable au téléphone, tout tendre... et moi, je me demande si ça cache quelque chose!

Du coup, je me dis que je suis tordue. Je suis retournée chez Pascal et j'ai mangé avec Thomas chez lui. Je me sentais un peu seule en bas, alors j'y suis restée. Il a parlé avec sa femme un moment.

Apparemment, Roxanne arrive ce week-end, jeudi ou vendredi soir. Je me réjouis de voir sa tête.

On s'est même larvé sur son canapé. J'étais couchée dans ses bras, entre ses jambes, comme avec Pascal. Mais pas de bisous bisous. L'empêche, c'était sympa de retrouver mon pote. J'ai vu qu'il avait reçu des tonnes de cartons; les affaires de sa femme. Ça me fait toujours bizarre de l'imaginer marié.

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Lun - 16 Nov.2020 - Maison vide

Publié le par JaneDo

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Lun - 16 Nov.2020  - Maison vide

Hier soir, Pascal m'a appelée avant d'aller se coucher pour que je sache qu'il était bien arrivé. Ils sont à Stockholm. Je croyais qu'ils allaient en Allemagne. Évidemment, je n'ai rien dis, parce que ça montrerait que je n'écoute pas. Il faisait froid là-bas. Il m'a envoyé quelques photos des environs de l'hôtel. Joli.

La maison semblait vide sans Pascal, je voulais rentrer à ma maison.

Grâce au ciel, Thomas a pensé à moi et il est descendu me tenir compagnie. Il n'avait pas l'air malheureux, mais je n'ai rien osé lui demander à propos de son mariage. On a parlé du week-end au chalet à la place. Thomas insiste pour qu'on aille au chalet le week-end qui vient. Je verrais bien si Pascal est d'accord.

On a mangé et regardé la télé ensemble. Je crois qu'il se sentait seul.

Thomas est resté avec moi jusqu'à l'appel de Pascal. Après le coup de fils, le temps de tout ranger, je suis rentrée à la ma maison. J'ai eu l'impression que ça faisait un siècle que je n'étais pas rentrée chez moi. Mais, ça m'a fait du bien d'être chez moi. Je pouvais me détendre.

Ça m'a reposée de passer mon lundi entier à ne rien foutre. J'ai été plantée devant la télé toute la journée, une petite sieste, puis retour devant la télé. Mardi, j'ai l'intention de refaire la même chose. J'ai eu Pascal, Caro et Thomas au téléphone.

Thomas avait voulu qu'on mange ensemble comme hier soir, pour réaliser que je n'étais pas là. Ça l'a un peu surpris.

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Dim -15 Nov.2020 - Et il s'en va

Publié le par JaneDo

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Dim -15 Nov.2020  - Et il s'en va

Pascal est parti courir ce matin. Je suis restée au lit. Aller courir le matin, au saut du lit, non merci. On peut dire que je ne suis pas sportive pour un clou. Je ne me suis pas demandée si Caro allait le rejoindre. Elle est capable de s'imposer des contraintes pour faire plaisir, que moi je ne ferais jamais.

Si j'étais encore au lit, Pascal me réveillerait à l'arrivée de Caro.

Caro est arrivée vers les 9h, et je dormais encore. J'ai pensé que Thomas viendrait déjeuner avec nous, mais j'avais oublié qu'il était à Gstaad.

Le petit déjeuner avec Caro était un peu tendu. Pascal évitait de la regarder. Elle, elle essayait de faire la conversation, de le faire participer, mais Pascal restait distant.

C'était un peu gênant. Mais, après réflexion, ça sonnait plutôt... faux. Pourtant, Pascal reste vraiment tout adorable avec moi.

Pourquoi? Parce qu'ils faisaient tous les 2 parties d'un voyage d'étude, et je savais qu'ils passaient beaucoup de temps ensemble. Ils formaient un binôme, ils ont choisi d'être ensemble. Alors, je ne comprenais pas ce cinoche. Ou peut-être que Pascal essayait de me faire avaler qu'il gardait ses distances?

Ça m'a rendue méfiante, avant de me rappeler la conversation surprise vendredi.

Après le déjeuner, j'ai senti que Caro ne savait pas si elle devait s'enfuir ou rester. Je l'ai invitée à prendre le café autour de la table du salon. Après un rapide coup d’œil en direction de Pascal, elle m'a suivie. Je me suis demandée si Pascal se sentait agacé ou pas. Ce qui m’inquiétait, c'est que je savais qu'il ne dirait rien.

Pascal est resté à l'écart au début, puis, il est venu s'assoir vers moi.

Pascal et Caro ont discuté pour s'organiser pour ce soir, puisqu'ils partaient pour Munich. Pascal prenait sa voiture, comme d'habitude, donc Caro venait ici, et ils partiraient ensemble pour l'aéroport.

Caro a retrouvé son sourire et son entrain. Pascal a poussé un soupir quant elle est partie.

Je me suis demandée ce que c'était tout ce cinéma. Est-ce que Pascal pensait vraiment que je croyais à tout ce cirque? Je savais qu'ils allaient passer une semaine ensemble.

Ils avaient eux-même choisi leur binôme. Ils avaient choisi d'être ensemble. Alors pourquoi faire semblant de ne plus être proche?? Pour moi? Mais dans quel but? Ça m'énerve!

Bon, je ne devais pas lui montrer que j'étais sceptique. Pas le moment.

Ciel, le temps passe vite... Avant d'avoir le temps de dire ouf, c'était le moment pour Pascal de se préparer à partir. Je me suis couchée sur le lit pour lui tenir compagnie, pendant qu'il faisait son sac. J'étais un peu chamboulée. Je le trouvais mignon, j'avais envie encore d'être dans ses bras.

Je babillais pour camoufler mon angoisse. Est-ce que Pascal me cache quelque chose?

Ça m'a déchiré le coeur de le voir partir encore. On s'est fait signe jusqu'à ce que la voiture disparaisse. Malgré le froid, je suis restée longuement à la même place. Comme si la voiture allait revenir. Je sais que, quelque part, je l'espérais, mais je savais bien que c'était impossible.

De retour à l'intérieur, je me suis sentie seule. L'appartement semblait vide. Vidée de vie, silencieuse. Trop grand. Ça m'a donné froid. J'ai eu envie de rentrer chez moi, à ma maison.

J'ai réalisé que ça ne changerait rien. Pascal était loin maintenant, et être chez moi n'y changerait rien.

Pour ne pas trop penser, je me suis noyée dans la télé. Même le coup de fils de Pascal avant de prendre l'avion n'a pas réussi à faire taire mon angoisse.

Pascal voulait me rappeler en arrivant. Euh... peut-être pas...

Je lui ai dis qu'il me manquait déjà, et s'il me rappelle, je ne pourrais pas dormir, parce qu'il me manquerait encore plus. Donc, on s'appelle demain. Je ne lui ai pas menti, il me manquait beaucoup. La maison semblait si vide sans lui. Je me sentais perdue, désœuvrée, seule... Pascal me manquait.

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