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Dim - 3 mai 2020 - Choisir; c'est elle ou moi...

Publié le par JaneDo

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Dim - 3 mai 2020  -  Choisir; c'est elle ou moi...

Caro a tellement insisté pour que Pascal lui consacre au moins 1 soirée par semaine, sans moi, qu'il a fini par accepter. J'avoue que ça m'agaçait un peu. Elle lui a proposé du lundi au mercredi; donc 3 jours!?!

Je n'ai d'abord rien dit, parce que je savais que Pascal allait à son Club de Natation le mardi, et jeudi, il joue au Basket ou au Tennis, je sais plus. Pascal n'a rien dit non plus. Bah, je suis sûre que Caro le savait. Je les ai écouté discuter sans intervenir. J'étais couchée sur le canapé à lire. L'insistance de Caro a fini par me monter au cerveau.

Pascal aurait préféré mercredi et jeudi, pour avoir son lundi et mardi. 2 jours? Mais, Caro ne semblait pas entendre.

Soudainement, j'ai suggéré qu'il serait beaucoup plus simple d'en rester là, qu'il ne la voit plus. Parce que moi, je trouvais que ça commençait à être compliqué. Pour finir, ce serait comme un boulot; de telle heure à telle heure, tel jour! J'ai demandé si elle le prenait pour une bille? Pas trop romantique!

Et je n'étais pas d'accord. S'il veut avoir son lundi et mardi, elle; mercredi et jeudi, je le vois quand moi? J'ai haussé les épaules et en m'adressant à Pascal, je lui ai dis qu'il allait devoir choisir; c'est Caro ou c'est moi. Je ne pensais pas qu'un jour on en arriverait là, mais, il était peut-être temps. J'ai cru que Caro allait faire une syncope.

Caro a changé de couleur, elle est devenue pivoine. Les yeux écarquillés, elle lançait des regards désespéré à Pascal.

J'ai eu droit à des; "mais enfin Jane..., quoi?, tu veux te débarrasser de moi?, ou encore; "T'es pas sérieuse là?". J'ai répondu que c'était comme ça. Je croyais, peut-être à tord, que Pascal était mon copain, mais, avec son histoire, ça voudrait dire que si je veux voir mon homme, je devrais vérifier que ce n'était pas mercredi et jeudi???

Si c'est comme ça, je n'étais plus d'accord. Bien sûr que ça a causé le bordel. Je le savais avant même d'ouvrir la bouche. Caro s'était retenue toute la journée, et là, quant on pouvait enfin se reposer et passer une soirée sympa et tranquille, après une journée à avoir Bekky et Thomas sur le dos, la voilà qui remet ça. Normal que ça m'agace.

Pascal ne disait pas grand chose, il me dévisageait pour savoir si j'étais sérieuse. Caro espérait une réaction de sa part. Et lui se disait sûrement qu'il avait meilleur de ne pas intervenir. J'y avais été un peu fort, et j'ai fini par avoir pitié de la pauvre Caro. Et à me sentir légèrement coupable.

Mais, je pouvais me tromper... Peut-être que Pascal choisirait de rester avec Caro? Naaah, surement pas.

Caro a fondu en larmes et a reproché à Pascal de ne pas prendre sa défense. Pouf, ma pitié s'est évaporé de la voir jouer la victime. Pascal l'a prise dans ses bras, en lui disant que je plaisantais. Qu'il fallait simplement dormir dessus, et on verra. On avait qu'à réfléchir chacun de son côté et on en discutera.

Je me suis levée pour rentrer chez moi. Et Pascal avait intérêt à m'en empêcher ou à me courir après... Sinon, il pourrait marquer dommage de me voir avant des lustres. Je serais trop vénère qu'il reste là pour la consoler. Heureusement, il m'a retenue. Je n'ai même pas eu le temps de prendre mon sac à main, ni d'enfiler mes chaussures.

On s'est mis d'accord; on allait en rediscuter en fin de semaine. Pascal reprenait le boulot lundi, et il verra bien comment cela se passe. Je me suis calmée. Le reste de la soirée, Caro m'a évitée comme la peste.

Le reste de la soirée, elle a eu l'intelligence d'évité de revenir sur le sujet, elle savait que ça ne passera pas. Elle avait sans doute peur que je pète un câble encore une fois. 

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Lun - 4 mai 2020  -  Trop claquée

Je sais bien que Caro avait dû appeler Pascal au boulot, pour savoir comment ça allait. J'aurai peut-être dû en faire autant. Avant que je le réalise, Pascal m'a appelée après avoir raccroché avec Caro. Bien sûr que Caro est revenue sur le sujet de jours dédiés.

J'étais rentrée chez moi, et je pensais laisser Pascal respirer un peu ce soir. Mais, Pascal voulait m'inviter à manger. Afff, j'étais claquée, en plus je devinais que c'était pour discuter à propos de Caro et de sa proposition, et je n'en avais pas envie. Donc, j'ai prétendu avoir déjà quelque chose.

J'étais un petit peu énervée de me rendre compte que, Pascal semblait plutôt favorable à sa requête...

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Sam - 2 mai 2020 - Caro veut des jours à elle!

Publié le par JaneDo

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Sam - 2 mai 2020  -  Caro veut des jours à elle!

Avec la fin du confinement strict, la semaine prochaine, la vie va reprendre son cours petit à petit. Pascal retourne travailler, donc fini les vacances. Je faisais mine que ça m'attristait, mais en fait, j'étais contente de retrouver ma grotte. Surtout impatiente de retrouver mes petites habitudes.

J'avais envie de peindre ces temps, mais, je n'avais pas mes affaires. De toute façon, ç'aurait été plutôt difficile avec autant de monde autour. J'aime être seule, mettre de la musique, chanter à tue-tête, boire mes petits cafés, etc. De petites habitudes à moi quoi.

Et il a fallu que Caro en rajoute une couche... et dès le matin au réveil je-vous-prie... Elle voulait fixer des jours!!!

Je voulais dormir encore. J'ai pensé que Pascal allait faire son jogging, donc je pouvais en profiter, donc, quant il s'est levé, j'ai fait semblant de dormir. Pascal est sorti de la salle de bain un linge sur les épaules, en boxer, torse nu.

Il m'a fait un bisou et son linge a glissé, je me suis juste recroquevillée en râlant, les yeux bien fermés.

Il a chuchoté qu'il était 9h et qu'il m'apportait un café. En général, il me le dépose sur la table de nuit, et je le bois si je me lève. L'odeur du café me tire généralement du lit. Il est sorti de la chambre, pour se diriger vers la cuisine, en laissant la porte ouverte. Aussi pour l'odeur du café moulu... Encore une chose qui me sort du lit.

Caro était déjà debout. On aurait dit qu'elle attendait Pascal. Et elle a été droit au but; elle voulait savoir s'il était d'accord pour qu'on ait chacune nos jours... Elle ne voulait plus rester dans l'incertitude, et l'attendre en vain, sans avoir une idée de quant il passerait la voir.

Pascal ne savait pas, il pensait que ce serait préférable d'en discuter tous les 3. Caro a insisté, elle voulait s'assurer qu'il était d'accord sur le principe. Pascal a haussé les épaules.

Au lieu de dormir, je me suis mise à cogiter. Comment est-ce que je devrais prendre ça? On dirait qu'elle cherchait des garanties. On allait tous, d'une certaine manière, reprendre la vie active, et il se passait parfois toute une semaine sans qu'elle le voit. Le plus souvent, parce qu'on était ensemble.

Caro voulait des jours à elle, le voir seule à seul.

Elle a parlé du lundi au jeudi... huh... elle blague là ! Bon, Pascal lui a dit que ce n'était pas possible. De toute façon, il fallait voir avec moi, qu'on regarde ensemble. Il avait aussi besoin de temps à lui... Je ne serais peut-être pas d'accord, et elle sortait avec lui, pas avec moi, donc elle voulait qu'il lui donne une réponse.

Et voilà qu'elle nous joue la petite victime pour se coller dans les bras de Pascal. Elle sait bien que ça allait le faire fondre, il n'aime pas nous voir pleurer. Faudrait que j'arrête de me planquer pour pleurer moi. Désormais, je vais essayer de me la jouer "scène de cinéma", comme elle. Des larmes pleins les yeux, et plaf, dans ses bras aussi.

Juste que je déteste me montrer faible. Impossible de dormir, son petit jeu me tapait sur le système. Je me suis levée.

Comme elle l'avait deviné, je n'étais pas d'accord, sinon, était-elle prête à nous laisser tranquille le week-end?  Parce qu'alors, moi aussi, je veux le voir seule à seul. Alors elle a eu le culot de vouloir hachurer nos week-ends, et que je n'avais qu'à le voir, seule à seul, le jeudi. Ah ben, j'étais pas d'accord. Pascal non plus.

La discussion ne menait nulle part. Vers la fin, Caro a dit qu'on devrait parler sans langue de bois, alors j'ai failli lui rappeler qu'elle parlait de mon petit ami, pas du sien. Heureusement, ou malheureusement, Pascal ne voulait plus parler de ça, il s'est levé pour partir courir.

Il aurait préféré qu'on aille se promener les 2, au lieu d'aller courir.

Il faisait moche et pleuvait. Pas envie. Caro a voulu me barrer les oreilles avec ses propositions, mais tout comme Pascal, ça me cassait la tête, je ne voulait plus en parler. Avec l'excuse que, ça se discute ensemble.

Pascal n'était pas un pion qu'on allait balader comme on voulait. Il avait aussi son mot à dire. Je vais la taper si elle continue...

Le soir, on a eu envie d'aller prendre un verre quelque part, mais la plupart des restaurants et des bars sont encore fermés. Wahh, ça va faire mal à l'économie ce Coronavirus!!

L'état va chercher encore plus comment arnaquer le peuple pour se remplir les poches; ils ont leurs prêts hypothécaires à payer, ou leurs nouvelles villas à terminer... Il leur faut quelques millions, donc... on en fera les frais!

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Ven - 1er mai 2020 - Déconfinement à petits pas...

Publié le par JaneDo

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Ven - 1er mai 2020  -  Déconfinement à petits pas...

Avec le week-end, retour du peuple à la maison. Cette fois, Thomas voulait que ce soit chez lui. Évidemment, le maître de cérémonie, celui qui organise toujours et toutes les réunions... Forcément. Il avait l'impression peut-être que le pouvoir changeait de mains. S'il savait comme on était content de ne plus avoir tout le monde en bas!

Cette fois, Paul était de la partie. Gentiment, on allait commencer à réintégrer les amis, mais on était pas encore prêt pour les sorties en ville. Avec ce satané Coronavirus, valait mieux attendre encore un peu. Être sûr qu'il n'y aura pas un rebondissement dans la propagation du Covd-19. Pas encore le moment de risquer les bains de foule.

Bekky a préparer des canapés, mais il fallait plus pour se remplir l'estomac, alors comme d'hab., Pascal s'y est collé.

Alors que Bekky et Pascal s'occupait de la cuisine, Paul et Thomas discutait au salon avec les manettes de jeux dans les mains. A les voir, ils parlaient de leurs vies amoureuses. Paul était surement curieux à propos de sa relation avec Bekky. Moi aussi, mais, je pouvais attendre que Thomas vienne de lui-même m'en parler.

Caro m'a tirée à l'écart, elle voulait qu'on discute toutes les 2, et a proposé qu'on descende chez Pascal. Elle ne voulait pas qu'on puisse nous écouter?? Hum! Je lui ai fais remarquer que cela aurait l'air un peu louche, autant parler à voix basse c'était plus simple. Elle a fini par accepter, reconnaissant que j'avais raison, parce que Pascal nous avait à l’œil.

Caro a commencé par tourner autour du pot; si elle pouvait rester ce soir, si j'allais mieux, je toussais toujours pas mal.

Malgré la pluie, on est sorti sur la terrasse fumer, et elle s'est détendue. Elle n'a pas remarqué que la fenêtre côté cuisine était entre-ouverte, et que Pascal tendait l'oreille.

Mais, avec tout le bruit à l'intérieur, la télé, les jeux, etc, il ne pourrait pas nous entendre.

Caro voulait savoir de quoi on avait parlé, pourquoi Pascal avait voulu me parler, seule à seul. Ce devait être important pour qu'il l'expédie chez elle. Elle pensait avoir le droit de me poser ce genre de question?

Évidemment, je ne pouvais pas et ne voulait pas lui raconter. Ça ne la regardait absolument pas. Je lui ai dis que c'était notre secret.

Elle a quand même tenté de me tirer les vers du nez, en me demandant si ce n'était pas grave, s'il n'y avait pas de problème, et voulait savoir si ça la concernait. Je lui ai assuré que non, ce que l'on s'est dit n'avait rien à voir avec elle. Elle ne semblait ne pas me croire.

Est-ce qu'elle pensait être le centre du monde de la vie de Pascal? Heu, comme moi? Ah Caroline...

C'était chouette d'avoir Paul avec nous ce soir. Les garçons se sont bien amusés je crois. On s'est joint aux jeux vidéos, mais on a aussi fait des jeux plus simples, où l'on pouvait tous jouer ensemble. Entre les parties, on faisait de longues pauses à discuter. J'étais contente de savoir ce qui se passait dans la bulle de quelqu'un d'autre.

Un peu après 1h du matin, on les a abandonné. On voulait être un peu seuls. C'est vraiment bien si Thomas fait chez lui le week-end, on peut partir quant on veut. Trop cool. Mais ça n'a pas duré, Caroline n'a pas traîné pour descendre flinguer notre petit tête à tête en amoureux. Bon, je ne lui en veux pas, je n'ai plus aussi peur qu'avant.

Tsss, assise sur les genoux à Pascal, les bras autour de son cou, et paf, l'image d'un gamin en Snowboard est venu tout gâché. Pfff, il s'en est aperçu aussitôt; "Kid, hein? Arshiiih, j'aurai mieux fait de garder ça pour moi!". Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire; il avait vu juste. Je ne me sentais pas très à l'aise.

Mais, quant il m'a embrassée, j'ai oublié. Mon cœur s'est emballé. Aïïïh, je suis toujours craque dingue de lui. A voir, on dirait que mon cœur et ma tête ne sont pas synchro.

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Jeu - 30 avril 2020 - Rien de sexuel

Publié le par JaneDo

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Jeu - 30 avril 2020  -  Rien de sexuel

Hum, j'aurai dû rentrer, plutôt que de laisser Pascal chasser Caro. Bizarrement, je n'étais plus aussi tendue que je l'avais été ces derniers mois. Peut-être qu'à cause de ce que Pascal m'avait révélé, je crois que je me sens... différente? supérieure? que je tiens le couteau par le manche? Horrible de ressentir ça!

Je n'avais plus besoin d'être tout le temps chez Pascal, avec la peur au ventre que Caro me vole ma place. Je me sentais libérée d'un énorme poids. Ce n'est pas pour autant que je ne continuerai pas à le surveiller de près.

Caro voulait rester. Elle se fichait de dormir dans l'autre chambre, mais Pascal voulait me parler, alors il lui a demandé gentiment de rentrer.

Dès que Caro avait tourné les talons pour retourner chez elle, je n'ai pu me retenir de lui poser des questions. J'étais curieuse, il y avait trop de choses que je voulais savoir. Pascal m'avait trouvée plutôt distante, presque froide aujourd'hui, il voulait savoir ce qu'il y avait. S'il avait fait quelque chose qui m'a contrariée.

Ah! Je ne crois pas avoir été froide! J'avais fais très attention de ne pas montrer ce qui se passait dans ma tête!!!

Je ne pouvais pas croire qu'un gamin de 12ans, puisse tomber amoureux d'une bonne femme tellement plus vieille que lui, et en plus, sur un simple regard de moins d'1 minute. Ça me semblait trop bizarre. Pascal a rigolé; "c'était donc ça!". Je ne pigeais pas. Pour moi, c'était complètement absurde.

Il m'a demandé si je ne m'étais jamais crue amoureuse d'un prof? D'un ami à mon père? Bien sûr que oui. Pascal m'a dit qu'il m'avait juste aperçue à l'aéroport, et avait juste suivi le regard du tennisman. Puis, comme cet homme était venu à notre rencontre, ça l'avait intrigué.

Quant il m'a vue quelques jours plus tard, il m'a reconnue, et avait juste suivi sur une impulsion. Même s'il était un garçon, à cet âge là, il n'y a pas d'intérêt sexuel. Que pouvait bien se passer dans la tête d'un garçon de cet âge là? Il ne savait pas très bien ce que c'était.

Ça m'a rappelée un collègue de mon père... Cet homme devait avoir dans les 30ans. Mes sœurs et moi le trouvions beau. Chaque fois que mon père nous proposait de l'accompagner sur un chantier à cet époque là, on y allait pour espérer voir ce type. Mon Dieu! On cherchait à attirer son attention et tout.

Quant j'y pense aujourd'hui... tsss, ridicule! Que pouvait-on espérer? Qu'il tombe amoureux d'une de nous? Des gamines d'à peine 12ans? On le voyait comme le Prince Charmant. Diantre! Claire que ce n'était rien de sexuel. On cherchait juste à se faire remarquer. Ça n'allait pas plus loin que ça.

Wahhh, du pain béni pour les pédophiles, qui interprètent mal ce passage chez presque tous les enfants! Des enfants qui cherchent à se faire remarquer, à être la chouchoute d'un adulte, la préférée. Il n'y a effectivement rien de sexuel là derrière. Les pédophiles sont des retardés mentales, ils ne distingues pas la différence.

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Mer - 29 avril 2020 - Séparer les 2...

Publié le par JaneDo

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Mer - 29 avril 2020 - Séparer les 2...

Oh My God, je n'arrive pas à séparer les 2 images dans ma tête. J'y pense tout le temps. Je n'arrive pas à piger. D'après ce qu'il m'a dit, Pascal devait avoir 12 ou 13 ans quant il a eu son petit "secret crush" (béguin secret). Je pensais que c'était un truc de filles, pas de garçons!

Je voulais en parler avec lui, mais quant je suis arrivée chez lui, il y avait Caro. Je ne voulais pas en parler devant elle..

Aïe, chaque fois qu'il a essayé de me prendre dans ses bras, ou m'embrasser, j'ai eu un mouvement d'évitement. J'ai même éclaté de rire. Pascal a ressenti mes réactions et j'ai vu qu'il avait de la peine. Je crois que ça me gêne et je ne sais même pas très bien pourquoi.

A l'oreille, je lui ai balancé "gamin" et il a rougi jusqu'aux oreilles.

Mais, j'ai prétendu que j'avais recommencé à beaucoup tousser, ce qui était vrai, et que je préférais qu'il ne m'approche pas trop. J'ai mangé avec eux, ensuite, j'ai pris mes jambes à mon cou et je suis rentrée. Je tousse à en perdre haleine, et ça me fait comme si j'avais les côtes cassées.

A la maison, je me suis remplie de toute sorte de médics; Inhalation, Agifor, pastilles à sucer anti-tussif, etc etc.

Après m'être embardouflé de Vicks, une cruche sur la poitrine, je me suis emmitouflée dans mon duvet devant la télé. Je me suis endormie peu après. Le coup de fils de Pascal m'a réveillée. On a parlé pendant presque 1h. Je sentais la présence de Caro autour; à lui demander s'il voulait un café, à boire, etc.

Pascal savait que ça m'avait énervée la dernière fois, alors il était dehors pour me parler. Et elle essayait ce qu'elle pouvait pour lui coller aux basques, pour entendre notre conversation.

C'est fou, je n'arrivais pas à répondre à ses déclarations d'amour, je ne le voyais que comme ce gosse en Snowboard. Il aurait aimé que je reste, parce que le confinement à propos du Coronavirus serait bientôt terminé, et il devra retourner bosser. On aura plus autant de temps. Il aurait préféré que je me soigne chez lui. Pourquoi rentrer?

Je ne pouvais pas lui dire qu'il me mettait mal à l'aise, non? Je suis mal barrée, faut que je lui parle...

Pascal n'était pas dupe, il savait qu'il y avait un problème, et il voulait qu'on le règle de suite. Il détestait ma manière de le tenir à l'écart. Il voulait qu'on en parle. Mais est-ce que je pouvais lui dire que; il n'aurait pas dû me raconter ça, qu'il aurait dû le garder pour lui. Depuis, je le vois comme un gosse.

Ok, on a toujours eu une grande différence d'âge, mais je n'y pense jamais. Depuis, je ne pense qu'à ça, surtout quant je l'imagine en train de barboter, alors que j'étais déjà presque terminé l'école?!

Quant on a raccroché, je croyais que c'était clos pour aujourd'hui, je n'ai pas aimé le voir derrière ma porte 1h plus tard. Pascal avait décidé de venir me chercher.

Arhhh, je n'étais pas jolie à voir; vieux training pourri, emmitouflée dans un vieux pull et puant le Vicks à plein nez. J'ai dû le faire attendre avant de le laisser entrer, pour aller me refaire une tête et me changer.

Ahhh, je ne voulais pas aller chez lui...

Je ne voulais pas avoir à dormir toute seule, à cause de ma toux, et le laisser dormir avec Caro. Pfffouh. Autant être chez moi. Pascal m'a dit d'arrêter de faire mon cirque, on dormira ensemble. Caro, si elle veut rester, elle dormira dans l'autre chambre, un point c'est tout.

Il était persuadé que ça ira très bien, parce qu'il n'avait rien attrapé jusque là, donc il ne risquait rien. Je ne gagnerais pas contre lui, il était têtu, presque autant que moi. J'ai embarqué mes affaires, et je l'ai laissé me traîner chez lui. J'aurai tout de même préféré prendre ma voiture...

Caro devait être bien déçue de me voir me pointer, elle qui croyait avoir Pascal pour elle toute seule.

Peut-être que les bizarreries qui me traversent la tête vont passer, alors inutile d'en parler. Je ne peux quand même pas lui dire que je le trouve un peu "psycho". Caro a fait une réflexion comme quoi, j'avais eu raison de rentrer. Je lui ai dis direct que je n'aimais pas sa remarque.

Pascal lui a dit que si ça l'incommodait, elle pouvait toujours rentrer et revenir le lendemain. Bien joué chouchou! Toute la soirée, Pascal a joué mon petit docteur personnel. Du thé au miel... comment n'y avais-je pas pensé! En plus j'adore carrément, et ça calme la toux!

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Mar - 28 avril 2020 - Ce gamin, c'était Pascal...

Publié le par JaneDo

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Mar - 28 avril 2020 - Ce gamin, c'était Pascal...

Morte de rire... Je repensais à un truc que Pascal a dit à Caro et Bekky; qu'elles avaient toujours la gueule ouverte, que c'était carrément insupportable.

C'est vrai qu'elles sont tout le temps à jacasser. Un de ces bruits de fond vraiment agaçant. Jacasser est le mot qui convient parfaitement, c'est vrai que ça me casse la tête.

Je crois que c'est la raison pour laquelle je m'écarte souvent du groupe, pour lire dans mon coin.

Je ris parce que Caro a eu l'air de tomber des nus, et Pascal a rajouté, que c'était une des choses qu'il aimait chez moi. Même si j'avais fait semblant de ne pas avoir entendu. Quant il a parlé de bruits de fond désagréables, j'ai pouffé.

Ensuite, j'ai fait semblant que c'était juste une petite toux. Parce que je pensais exactement la même chose. Thomas n'avait rien dit. J'aimerai bien savoir s'il pensait la même chose!

Pourquoi est-ce qu'elles parlent autant, toujours à poser des questions, à couper la parole pour en placer une, et c'est continuel, non-stop. Super agaçant. Toujours la gueule ouverte, au point que ça me donne souvent envie de crier "La FERME!". Mais, je ne l'ai jamais fait pour ne pas embarrasser Caro.

Je pensais que Pascal aimait bien ça, ben, j'avais tout faux. Comme quoi des fois...

Je suis rentrée chez moi mardi; besoin d'un peu de calme. Je repensais sans arrêt à ce que Pascal m'avait raconté. Je sais que je n'ai pas tout noter comme il faut, mais j'espère quant je me relirais dans quelques années, je percevrais l'essentiel, et que je me souviendrais de la tête à Pascal, quant il me racontait tout ça.

L'empêche, ce gamin qui nous a demandé de se joindre à nous pour le Snowboard... Sur le moment, j'avais trouvé ça bizarre, mais, on était débutante Chirine et moi, et une personne nulle de plus, la belle affaire.

Je n'aurai jamais imaginé, mais jamais de jamais, que ce garçon, c'était Pascal. Si javais su que je le reverrais plus tard, j'aurai fait attention à sa tête.

Hélas, je ne me souviens que des gros rire qu'on avait eu, de mes chutes spectaculaires, des vieux que j'avais ramassé... Qu'est-ce qu'ils traînaient à pieds sur la piste des débutants d'abord, hein?

Dire que ce gosse c'était Pascal... Je suis sidérée! Complètement scotchée! Que le monde semble minuscule parfois... 

Ça m'a fait penser à Pascal, le bélier, à qui je pensais souvent, même si je continuais à vivre ma vie. C'est vrai que je l'avais croisé à plusieurs reprises, avant de tomber sur lui, chez lui à St-Domingue. Dingue ce que le monde est petit. Pour lui, j'étais invisible. Il se rappelait plus de ma frangine, Didine, que de moi.

Bon. c'est peut-être normal, elle sortait avec Pierre, le fils de l'écrivain Georges Simenon, qui faisait parti de ses amis. J'aurai été plus proche de Pierre à l'époque si j'avais su qu'il était pote avec Pierre. Je ne l'ai su que trop tard, et quant j'étais à leur table, je suis restée muette, même à éviter de regarder Pascal. Krrrhhh!

Oh, c'est fou, mais j'ai fréquenté pas mal de gens connu... Même Janick Noah, qui était venu dans le magasin d'informatique à Genève, où je travaillais à l'époque. Les vendeurs n'étaient pas disponible, et j'avais dû m'occuper de lui. Drôle de hasard!

Hum, un moment assez embarrassant d'après mon souvenir.

Comme on était évidemment tous les 2 d'origine africaine, le pourquoi de sa venue est passé à; "Tu viens d'où? Tes parents font quoi? Tu habites en Suisse depuis longtemps...". Je le trouvais tellement grand, et pas mal du tout. Et mes collègues, Urs et Yves, avec qui j'étais tout le temps fourré, m'ont chambré après.

Et je ris encore en pensant à la tête que faisait Pascal en disant aux filles de la coincer, que ça nous ferait des vacances... Hahaha... Pascal avait vraiment l'air excédé. Nom d'un chien, qui eut cru que je tomberais raide dingue de ce gosse, plusieurs années plus tard!!! Wahhh, je n'en reviens pas!

On ne devrait jamais faire de pronostic sur son futur; on perdrait à tous les coups!

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Lun - 27 avril 2020 - Sur le cul... wahhh...

Publié le par JaneDo

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Lun - 27 avril 2020 - Sur le cul... wahhh...

Avec la venue de Paul et Michael, on avait discuté à bâton rompu, à boire des verres et tout. Chaque fois que j'avais voulu aller lire dans mon coin, je me faisais gentiment disputer par les autres. Alors je suis restée collée autour de la table du salon. C'était très sympa.

En fait, c'était un petit piège pour que je reste avec tout le monde, et avec la Vodka en plus, j'étais d'humeur joyeuse, et pas très attentive j'imagine. A minuit, Pascal m'a surprise avec un beau gâteau, décoré à l'américaine, donc plein de glaçage et un moelleux cake au chocolat, en chantant "Joyeux anniversaire".

Tout ce que je déteste... Je n'aime pas fêter mon anniversaire du tout. Je déteste les surprises aussi. Ne pas avoir le contrôle, c'est ma hantise. En plus, concernant mon propre anniversaire... grrhh. La seule chose que je ne détestais pas, c'était le gâteau. Cela faisait des années que je n'avais pas mangé un gâteau aussi bon.

Seule ma mom savait les faire comme ça! En fait, je crois que je n'en ai pas mangé des comme ça, depuis mon enfance!

J'ai soufflé mon unique bougie, après avoir fait un vœux. J'avais envie de le frapper. Pascal sait combien je déteste les surprises. Il m'a offert un cadeau. Encore un truc que je déteste, parce que je déteste ouvrir devant du monde. Pourtant, je fais tout ce que je peux pour avoir l'air "tellement" contente. C'est épuisant... Gênant!

Son 1er cadeau était des billets pour le Cap Vert pendant la période juste avant Noël. Le 2ème cadeau, il tenait à me l'offrir plus tard, quant on ne sera que tous les 2. J'étais contente que les autres n'avaient pas été mis au parfum et soient venu avec des cadeaux. Eux non, ils étaient tous désolés. J'aurai vraiment détesté ça.

Je regrettais déjà de n'avoir pas fui et avoir été chez moi pour ce jour funeste. Surtout quant Pascal a fait un speech, pour remercier ma mère, mon père, que je sois dans ce monde. Remercier le hasard de s'être rencontré. Là, il a rigolé, et j'ai compris plus tard l'expression de son regard et de son sourire.

Même si ça n'avait pas été le cas, devant tout ce monde, je n'aurai pas osé m'exprimer. Enfin, tout le monde est parti, et je pouvais reposer ma mâchoire avec mon sourire et ma gaité forcée. Ouf. Je n'ai pas manqué de lui faire savoir ce que je pensais, et comme je déteste les surprises et encore plus fêter mon anniversaire.

Malgré mon semblant de mauvaise humeur, Pascal continuait de sourire. Il voulait qu'on aille se coucher, c'était quand même 2h du matin, mais hun hun... Je n'avais pas oublié qu'il avait promis de me dire quelque chose le jour de mon anniversaire. Il a promis de le faire la journée, mais je ne voulais pas attendre.

On s'est un peu pris la tête à propos de Caro. Et un peu pour le monde qu'il y avait eu tout le week-end. J'aurai préféré qu'on soit un peu seul. Ça m'avait surprise qu'il me demande si Caro pouvait venir dormir chez lui. Ça l'amusait de m'énerver pour ça.

Pascal m'a dit que je me faisais des idées. Clair qu'il adorait Caro, mais il y avait une femme qui occupait son cœur et sa tête depuis des années, et qu'il n'abandonnerait jamais. Je lui ai lancé un regard boudeur, mais ça me faisait plaisir d'entendre ça. Enfin, s'il pensait bien à moi quant il disait ça! Sinon, je le scalpe!

J'ai compris après ce que ses paroles impliquaient vraiment, et (and it knocked me off my feet) ça m'a mise k.o.

Mais, pas question d'attendre. J'avais attendu jusqu'à aujourd'hui, alors pas question d'aller me coucher et attendre mon réveil pour savoir. Je m'étais déjà assez ronger les sangs jusqu'à maintenant. Pascal a quand même essayé de me faire encore poireauter, mais il a compris que je ne me coucherais pas sans savoir.

  • Je te connais depuis longtemps. On s'est croisé très souvent avant de se croiser dans le Passe-Partout. La 1ère fois que je t'ai vu, c'était à l'aéroport de Genève. Je devais avoir 12-13ans... Nos regards se sont croisés. Tu ne t'en rappelles pas, je sais.
  • Pouhhh, nos regards se sont croisés? Ben non, je ne me rappelle pas du tout. Tu n'étais qu'un gosse... 12-13ans! Tu crois m'avoir croisé, mais ce n'est pas possible.
  • Il a quelques jours tu m'as dis que tu avais croisé Boris Becker à l'aéroport, non? Ça, tu te rappelles, ben c'était là. Il était sans notre avion.

Je suis restée un peu sur le cul. Effectivement, je lui en avais parlé. Je me rappelle avoir vu le tennisman, parce mon homme, fan de tennis, l'avait remarqué. Mais, je n'avais pas remarqué de gamin... Pascal a rigolé encore. Il m'observait pour essayer de deviner si quelque chose me revenait.

  • On s'est croisé plusieurs fois avant de se rencontrer dans ce bar, et que tout a commencé entre nous...

Je le regardais avec de grands yeux. Je ne savais pas vraiment s'il se fichait de ma tête ou quoi. Mais il se rappelais du grand blond, coupe militaire, style "von SS", qui me tenait par la main. Complètement dingue!

  • Quelques temps après l'aéroport, on s'est croisé encore... Tu te rappelles du gamin qui t'as demandé à toi et ta copine, s'il pouvait faire du Snowboard avec vous? A Villars? Ben, c'était moi! L'occasion était trop bonne. Gonflé hein? Loin de moi l'idée qu'une femme aussi jolie ne voyait qu'un gosse. Je sais pas à quoi je pensais à l'époque, mais je savais que je voulais me rapprocher de toi à tous prix.
  • Tu es fou... Vraiment? C'était toi ce petit gosse?
  • Ben oui, tsss... Gosse hein...
  • Incroyable... Incroyable... Je n'arrive pas à... Je ne me rappelle pas du tout de la tête du gamin, mais, je me rappelle très bien de l'évènement. J'étais très nulle, c'était mon 1er jour sur un Snowboard... Je me rappelle les 2 petits vieux que j'ai fauché, de la colline que je me suis farcie en étoile, de la cabane, d'avoir traversé le groupe qui faisait la queue pour les assiettes... Pfff...
  • Qu'est-ce qu'on a ri. C'était aussi mon 1er jour. Mes parents cherchaient à acheter un chalet à la montagne, et c'était le hasard qu'on soit à Villars... Je vous ai vu arriver. Mon cœur n'a fait qu'un bond. J'y croyais pas. La jolie femme de l'aéroport, jeez! On était à côté du Funiculaire, à attendre l'agent immobilier. Quant je t'ai vu, j'ai décidé illico de te suivre. Il me fallait un Snowboard. Je devais faire du Snowboard. Mes parents ont cru que j'étais fou. Je me suis précipité dans le magasin juste à côté, et j'ai loué la 1ère paire qu'on m'a présenté. J'allais apprendre à faire du Snowboard. Tout seul.

Pascal s'est mis à rire à ce souvenir. Moi, j'étais toujours sur le cul. Je ne me rappelle même pas de la tête du gamin, ni du télécabine, ni si c'était un funiculaire, rien. Seulement qu'un garçon nous avait demandé, à Chirine et moi, s'il pouvait se mettre avec nous. Il était aussi débutant. On a beaucoup ri, on était tellement zéro tous les 3!

  • Oh, je crois que c'est le destin. Tu es mon destin. Je te croisais chaque fois que je venais en Suisse. Mes parents avaient trouvé le chalet à Gstaad. Je n'ai jamais imaginé, dans mes rêves les plus fous, qu'un jour, tu serais ma petite amie, et que tu viendrais même avec moi au chalet... C'est le destin, non? On devait se rencontrer. On devait se retrouver, être ensemble.

J'avais la gueule parterre... Je le regardais avec de grands yeux, trop surprise pour dire quoi que ce soit...

  • Quant j'étais en Suisse, je te cherchais, je n'arrivais pas à t'oublier la jolie métisse que j'avais vu à l'aéroport. Et peut-être parce que je t'avais croisé chaque fois que j'étais en Suisse, je savais que je te verrais. Mais quant je te cherchais, je ne te trouvais pas. Finalement, on se croisait toujours par hasard, jamais quant je te cherchais partout dans Lausanne.

Wahhh, donc lui aussi a eu recours à ce genre de.. stratagème dans le passé! Je ne m'étais rendue compte de rien.

  • Et dire que tu ne me voyais même pas! Chaque fois que nos routes se croisaient, je te traquais, te suivais... je voulais savoir où tu habitais. Crazy huh! Une fois, alors que je te suivais depuis un bon moment, dans un magasin, tu t'es retournée brusquement, et on s'est retrouvé nez à nez. On avait le même réflexe, se mettait du même côté. Je ne faisais pourtant pas exprès de me placer sur ton chemin, alors je me suis dis que c'était encore un signe du destin. Puis, tu m'as souri... J'ai cru que, soit tu m'avais pris à te suivre, ou enfin, tu remarquais mon existence. Mais non, que dalle. Tu avais juste été polie. J'ai été tellement déçu. Il a eu un petit rire gêné avant d'ajouter; J'ai passé beaucoup d'heures à regarder par tes fenêtres dans l'espoir de t'apercevoir...

Pascal a baissé les yeux, un peu honteux, mais il souriait toujours...

  • Alors tu peux imaginer quant mon père m'a dit que tu m'espionnais parfois, je n'ai rien voulu savoir. Je comprenais pourquoi... et il s'est mis à rire. Parce que moi, j'étais amoureux d'une femme qui ne me voyait même pas, qui ne savait même pas, c'était à sens unique, et pendant si longtemps... Je comprenais ce besoin de juste apercevoir l'autre, juste un instant...  

Quant il a parlé de son père, j'ai eu un coup au cœur. Son père avait donc essayé de lui montrer les photos??? Il m'a raconté certaines de ses traques, et ça m'a rappelé des souvenirs. Je ne me rappelais pas de tout, mais certaines occasions avaient marqués mon esprit.

Comment pouvait-il savoir tout ça... Il m'avait donc suivit tout ce temps?

Je n'arrive pas à croire que Pascal était là, tout près de moi, et que je ne l'avais pas remarqué... Surtout lui... Comment j'avais fais pour ne pas le voir? Est-ce que j'étais trop dans mes histoires? J'étais sur le cul.

Je n'arrive pas à croire que Pascal me suivait depuis si longtemps sans que je ne le remarque lui!

Comment est-ce que j'ai fais pour ne pas le remarquer, lui que je trouve si beau? Ça m'a fait penser à l'autre Pascal de qui j'ai été amoureuse pendant plus de 20ans, et qui ne le savait même pas. Faut croire qu'on vit chacun dans une bulle et on ne voit rien autour...

Je crois que, de savoir tout ça, je l'aime encore plus... Même s'il me suivait, même si parfois je ne devais pas être dans mes meilleurs jours, tout ça ne faisait rien, je l'aimais plus encore, parce qu'il m'avait aimé depuis si longtemps. Je comprenais ce qu'il avait voulu dire, un peu plus tôt. Et j'avais aussi moins peur de Caro du coup...

Son vrai cadeau était un pendentif, un cœur couvert de diamants avec son nom gravé au milieu... Il voulait que tous ceux qui m'approchent sachent que je lui appartenais. C'est mignon...

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Dim - 26 avril 2020 - 2 de plus; Paul et Michael...

Publié le par JaneDo

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Dim - 26 avril 2020 - 2 de plus... Paul et Michael...

Zut, il fait moche, mais... j'adore! J'avais envie de passer la journée au fond du lit. Bon, pas tout le monde; Pascal est quand même sorti courir, avec Caro sur les talons. J'ai déjeuner avec tout le monde, puis je me suis remise au lit. J'aime entendre la pluie cogner contre les fenêtres.

Pascal est resté un moment avec moi. Moment câlins câlins.

Dès que je me suis endormie, il est retourné rejoindre les autres. Je les ai entendu rigoler, discuter, chahuter, c'était rassurant, alors je me suis rendormie.

Vers les 15h, je me suis enfin levée. J'ai pris une douche, avant d'aller au salon vers eux. On avait pas envi de faire grand chose, seulement d'être ensemble.

On est resté une grande partie de la journée à se larver... Pascal a fait un petit feu dans la cheminée. Ça c'était chouette, on avait l'impression d'être en chalet. Pour fumer, on sortait sur la terrasse.

J'en profitais pour me caler dans les bras à Pascal, et il me faisait des tonnes de bisous. Un dimanche comme je les aime. Le temps était gris et frais, mais ça laissait une impression de chaleur et de bien être.

En début d'après-midi, Thomas et Bekky ont eu envi de faire une sieste, alors ils sont monté. On se retrouvait plus tard vers les 17h. On décidera alors ce qu'on ferait à manger et de notre soirée. Je m'étais mise à lire, et Pascal et Caro discutait juste à côté.

Puis, on a décidé nous aussi, de faire comme Thomas et Bekky; une petite sieste crapuleuse.

Comme je n'avais pas envie d'un plan à 3, je les ai laissé aller en 1er. Caro n'est pas très silencieuse, donc malgré la télé, je les ai entendu. Quant Caro est sortie de la chambre, j'ai été rejoindre Pascal. Après, Pascal n'a pas eu envi de se lever pour aller la chercher, moi non plus, alors il lui a envoyé un message.

Caro s'est levée en 1er. Elle pensait qu'on allait en faire autant, mais on avait la flegme, alors on est resté au lit jusqu'à ce qu'elle vienne nous réveiller quant Bekky et Thomas sont descendu. Ce devait être aux environs de 18h.

Je suis restée encore un peu à trainer au lit. Pascal est venu me chercher quant ils étaient prêt à passer à table. Hum, j'imagine que je l'avais fait exprès, je n'avais probablement pas envie de devoir lever le petit doigt...

On était encore à table quant, Paul et Michael ont débarqués. Je ne sais pas s'ils avaient le droit d'être là, mais, ça faisait plaisir de les voir. Petite séance de désinfection; visage, mains, etc. Pascal et Thomas leur ont prêtés des trainings. Autant continuer à rester prudent, même si on pouvait petit à petit faire des encoches au confinement.

Je crois que, sur toute la bande, je suis la seule qui tousse encore un peu. Faut dire que j'ai les poumons fragiles, et j'avais un peu peur. Il suffirait d'un rien pour que je me retrouve contaminée. Donc, je suis restée un peu à l'écart. J'ai préféré lire dans mon coin, et j'allais tousser dehors. Je faisais attention qu'on ne m'entende pas.

Peut-être que la vodka m'a fait du bien, parce que ça m'empêchait de tousser... C'était vraiment chouette que Paul et Michael soient passé. On avait pas envie de les voir partir, ni de mettre fin à la soirée. Ils avaient tous tellement de choses à se raconter. J'aimais l'ambiance, j'aimais les regarder et les entendre. Vraiment chouette.

Ils sont finalement parti vers les 2h du matin.

Leur départ a laissé un grand vide. C'est là que je me suis dite que le chalet et les soirées au chalet me manquaient. Après le confinement, on n'allait plus y retourner, la saison était finie. J'avais comme un sentiment de nostalgie. Comme si je ne retournerais plus jamais au chalet.

Avec la nostalgie, venait une petite déprime, que j'espérais passagère. Peut-être parce que je ne savais pas encore si Pascal allait rentrer aux States ou pas. Je pense que c'est pour ça que je me sentais comme ça. J'ai repensé au fait qu'il voulait me dire quelque chose, le jour de mon anniversaire en plus!

Mais, Pascal m'a assuré que ça n'avait rien à voir avec Jess, ni Caro... Ce ne pouvait pas être trop moche, vu que ce serait mon anniversaire, non? Pascal ne me ferait pas ça!

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Sam - 25 avril 2020 - Une question de temps

Publié le par JaneDo

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Sam - 25 avril 2020 - Une question de temps

Hier, j'avais traîner chez mon père, puis, en arrivant chez moi, 1 de mes sœurs est passée partager un café. On est bien sûr resté à distance. J'aime trop ma famille pour risquer leurs vies. Arhhh, j'avais prévu de me détendre dans un long bain, mais ma journée ne s'est pas passée comme programmée.

Après le départ de ma frangine, j'ai quand même traîner un moment chez moi. J'avais besoin de ces petits moments de solitude, c'est ce qui me permet de garder mon cool.

Autrement, ça fait longtemps que j'aurai tout fait péter autour de moi. Je me suis prise une longue douche, et ensuite, étalée sur mon canapé, j'ai pu me détendre.

Afff, dans 2 jours ce sera mon anniversaire... Normalement, je m'enferme chez moi pour éviter la poisse...

Caro est rentrée chez elle dès que je suis arrivée chez Pascal. Peu après son départ, Pascal m'a demandé s'il pouvait lui dire de venir. Elle avait envie de passer le week-end avec nous et pas plantée toute seule chez elle. Grâce au petit moment de solitude dont j'avais pu profiter chez moi, j'ai pu garder le sourire.

Je n'avais pas envie de me disputer avec lui. Je suis sûre que Caro et lui avaient dû en discuter âprement, et si je dis non, Caro saurait direct que ça vient de moi. Ça tombait sous le sens qu'elle ne dormirait donc pas toute seule dans l'autre chambre, mais avec nous. Heureusement que Pascal a un grand lit.

Thomas et Bekky ont aussi passé la soirée avec nous. En fait, ce soir, on a émigré chez Thomas. Évidemment, on a passé son appart à la javel. La javel ne peut pas être utiliser partout, sinon on peut endommager certaines surfaces, donc, c'était un coup de javel, suivant où, et hop, passage ensuite avec de l'eau pour éviter que la javel cause des dégâts.

Donc, pendant que Pascal et Bekky préparait à manger, Thomas, Caro et moi avons jouer les "femmes de ménage". On les entendre rigoler et passer un bon moment, alors que nous, on s'épuisait au nettoyage. Thomas n'était pas vraiment d'une grande aide. No kidding qu'il soit impatient de revoir sa femme de ménage!

Les garçons ont finis la soirée à jouer en réseau avec leurs potes... Nous, on a papoté entre filles.

Hum, Bekky envisage de s'installer chez Thomas. Enfin, elle espère qu'il le lui proposera. S'il ne le fait pas, elle ira quand même. Du Bekky tout cru. Je sais que ça fera plaisir à Thomas. Il aime bien son côté collante, que tu le veuille ou non, me voici... Il me l'a dit. Je crois même qu'il a rougi en en parlant.

Bekky aime bien le côté qui me gêne chez Thomas; m'as-tu vu, extravagant, etc... A vrai dire, je trouve qu'ils vont bien ensemble. Bekky aussi aime bien, tout comme Thomas, se faire remarquer où qu'ils aillent.

Un truc me tarabuste un peu... Tout à l'heure, avant que Caro ne revienne chez Pascal, Pascal m'a dit qu'il avait quelque chose à me dire. Je l'ai cuisiné pour savoir quoi, mais il n'a rien voulu dire. Tout de suite, j'ai ressenti un pincement dans la poitrine. La trouille je pense.

En voyant ma tête, Pascal m'a dit que je n'avais pas à flipper, s'il avait dit qu'il me le dirait le jour de mon anniversaire, ça n'était pas complètement mauvais. Je ne sais pas pourquoi, probablement encore à cause de la tête que je faisais, il m'a dit que ça n'avait rien à voir avec Jess ou Caro. Zut et zut, je dois prendre mon mal en patience!

Caro a été se coucher en 1er. J'ai immédiatement remarqué que Pascal était tendu. Tsss, il voulait aller la rejoindre, mais ne savait pas comment, et redoutait que ça me fasse péter un câble. Je l'ai laissé mariner dans son jus.

Pour finir, Pascal s'est décidé à aller se coucher et m'a demandé si je voulais venir dormir. J'ai répondu que pas tout de suite, alors, il a été rejoindre Caro.

J'avais prétendu vouloir encore traîner devant la télé. Je l'ai regretté après, parce que je leur laissais un moment d'intimité que je n'aurai pas après!

Malgré le bruit de la télé, je pouvais les entendre faire l'amour. Je ne sais pas pourquoi ça me fait toujours et encore quelque chose. Ça ne devrait pas.

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Coronavirus - Et c'est à Paris !

Publié le par JaneDo

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Et ça, c'est à PARIS !  et en SUISSE aussi !

Donc tous les chiffres des personnes atteintes, ou morts du Coronavirus... Ils refusent de tester les gens!

Donc le nombres de victimes etc, tout est faux!

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