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trio

Sam - 16 Jan 2021 - Colporteuse de rumeurs...

Publié le par JaneDo

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Ven - 15 Jan 2021  Cicatrice...

Maintenant, je sais ce que c'était l'expression sur le visage de Pascal hier, quand je suis rentrée. Ça m'avait poursuivi, travaillé. C'est l'expression qu'on a avant un combat; on évalue son adversaire, la situation. C'était ça. Pascal cherchait à ce que j'allais faire ou dire.

Caro n'avait pas pu fermer sa grande bouche. Dieu sait ce qu'elle lui a dit; que j'allais le quitter pour rentrer chez moi?

Pascal a été tout câlin, comme d'habitude. Je me suis rendue compte plus tard, qu'il avait tout fait pour m'empêcher de parler. Tout ça à cause de ce que Caro lui a dit. Ça va chauffer demain, je vais l'engueuler. J'ai quand même réussi à lui dire que la cicatrice s'était ouverte.

Après notre retour de Gstaad, j'ai remarqué que c'était tout rouge et ça grattait. Quant j'ai vu le médecin la semaine après pour voir comment ça cicatrisait, il m'a dit que ça s'infectait. Je devais absolument arrêter de faire des exercices. Hum, le médecin a cru que c'était à cause de la gym!!!

Fini les galipettes pour moi pour l'instant. Mon pauvre chéri était atterré. Pascal a fait plusieurs suggestions, mais, ne pas utiliser les muscles du ventre, c'est carrément impossible. Je ne suis pas en bois!

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Sam - 16 Jan 2021  - Colporteuse de rumeurs...

Effectivement, Caro a eu la langue bien pendue. Elle a dit que c'était ce qu'elle avait compris; que c'était trop dur pour moi la vie de couple, et que je préférait être chez moi, plutôt qu'ici.

Grhhh. Je lui ai dit que je lui avais confié que c'était dur, parce que je croyais que c'était mon amie, pas une colporteuse de rumeurs.

C'était entre nous, elle n'avait pas à aller aussitôt ouvrir sa grande bouche vers Pascal. Ça m'a beaucoup déçu qu'elle ne sache pas garder un secret.

J'ai été exprès chez elle pour l'enguirlander. Je n'avais pas apprécié son intervention dans notre couple.

Je conçois parfaitement que, quelque part, elle devait se réjouir à l'idée de me voir partir, mais je l'ai calmée. Je n'avais pas l'intention de déménager, et Pascal me connait assez pour savoir comment je suis. Il me laisse libre de faire comme je veux. D'être moi-même. Je pouvais sentir sa déception. Ben, oui, je ne pars pas ma chère!

J'aurai dû lui demander de promettre de ne plus faire ce genre de choses, sinon, je ne lui raconterais plus rien. J'ai eu l'impression que Pascal m'attendait. L'air de ne pas vraiment vouloir savoir, il m'a demandé de quoi on avait parlé.

J'ai juste dis que j'étais passée pour savoir comment elle allait, c'est ma copine.

Avec Caro, on a convenu qu'on ne dira rien; il ne devait pas savoir que je sais que Caro lui a parlé. Je ferais comme si elle n'avait rien dit. Je crois que j'étais un peu menaçante. Je n'aurai pas dû me montrer aussi virulente.

Ce week-end, on aurait pu monter au chalet, mais je crois que Thomas n'en avait pas très envi. Hum, peut-être qu'il s'entend bien avec sa petite femme! Il est même descendu en robe de chambre nous demander de la crème fouettée.

C'était assez marrant de le voir si excité, on s'est foutu de sa tête. On en avait pas. Se retenant de rire, Pascal lui a demandé si c'était pour mettre sur des fraises? Si oui, on avait de la crème au chocolat, c'est très bon aussi.

Thomas n'a pas demandé son reste, il est remonté 4 à 4 avec la crème chocolat. Donc, c'était peut-être pour des fraises... Hihihi... Thomas Thomas...

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Mer - 13 Jan 2021 - Peux pas rentrer...

Publié le par JaneDo

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Mer - 13 Jan 2021  Peux pas rentrer...

Je voulais rentrer aujourd'hui, mais je n'en ai pas eu le courage. Pour me faire pardonner, je lai appelé. Je me suis dit qu'un sms, ça ne le fera pas. Pascal était en réunion avec ses collègues, mais il a pris mon appel. Il a dit que je lui manquais, la maison était vide sans moi.

Pascal était en train de se geler dehors juste pour me parler. J'ai eu honte.

Il n'a pas demandé pourquoi je l'avais laissé sans nouvelles. Il devait s'en douter, mais ne voulait pas aborder le sujet non plus. Je savais qu'hier, il avait appelé Caro pour savoir si j'étais chez elle, ou si elle m'avait raconté quelque chose. Elle avait dit que non et m'a demandé si c'était la raison de mon départ.

J'ai assuré que non, lui disant que la vie de couple me pesait. Ça me stress.

Pascal avait l'air inquiet, et Caro me conseillait de lui parler, ou de lui dire que la vie à 2 ne me convenait pas. Je lui ai dis que ce n'était pas ça du tout, c'est juste l'impression d'être toujours parfaite qui me stressait. Chez moi, je pouvais trainer toute la journée en training pourri, mais pas chez lui.

Au téléphone, j'ai été souriante, guai, légère. Quant j'ai senti que Pascal a été rassuré, on a raccroché.

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Mar - 12 Jan 2021 - De petits secrets...

Publié le par JaneDo

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Mar - 12 Jan 2021  De petits secrets... 

Jeudi matin, Pascal a emmené parents, femme et enfant à l'aéroport. Je n'en savais rien. Il ne m'en avais rien dit. Ok, je sais bien que je ne demande jamais rien, que je vis un peu dans ma bulle. C'est comme si je ne m'intéressais pas à ce qui se passe dans sa vie... Nul. C'est comme sa visite chez Caro samedi...

Est-ce que Pascal me cache d'autres choses??? Pourquoi Caro le savait et moi pas???

Je me suis sentie mal, comme si je ne m’investis pas assez dans notre relation. J'avais honte de mon égocentrisme et en même temps, j'étais furieuse. Si ça commence comme ça, alors ça commence mal.

On ne peut pas se cacher des choses aussi simples, sinon qu'est-ce que ce serait pour les choses importantes.

Est-ce que c'était de ma faute? Est-ce que je ne m'intéresse qu'à moi? J'avais envie de faire une scène! J'avais besoin de réfléchir e je n'avais pas envie de rentrer. Comme souvent, je ne sais pas si ma réaction était exagérée ou si j'ai tord, alors j'essaie d'éviter tout contact. Ça ne se fait pas ce silence radio.

Mais je ne voulais pas avoir l'air trop gentille et finalement péter un câble après. Ou l'inverse. Quant on vit en couple, on ne peut pas ne pas rentrer à la maison, ça ne se fait pas! J'étais mal.

Si Pascal agissait pareil, je ne crois pas que je le supporterai. Je piquerais une colère et j'aurai toutes les raisons du monde. Finalement, je lui ai envoyé un message, court sans mots doux; j'avais besoin de passer quelques jours à ma maison. Je pensais rentrer jeudi. Hum! C'est naze.

Évidemment, Pascal a essayé aussitôt de m'appeler. Je n'ai pas répondu. Et je me suis sentie vraiment coupable. Mon attitude était ridicule et carrément moche. Je devrais avoir le courage d'affronter les choses. Je devais parler avec lui et pas jouer les Autruches. Je ne devais pas m'enfermer dans ma stupide bulle.

En fait, je me suis rendue compte en me couchant, que Pascal me manquait.

Mon enfer, je l'avais créé moi-même. C'était un peu tard pour débarquer chez nous, surtout après mon message. C'était atroce d'être aussi lâche. Mais qui sait, demain il ne me manquera pas. C'est peut-être juste devenu difficile de dormir toute seule... S'il me manque demain, je rentre.

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Lun - 11 Jan 2021 - Je boude...

Publié le par JaneDo

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Lun - 11 Jan 2021  Je boude...

Je suis rentrée à ma maison pour bouder. J'étais plus perturbée que je ne le pensais. Je  n'arrivais pas à me sortir de la tête le fait que Pascal a été chez Caro, pour l'empêcher de sortir avec Bruce.

Je voulais soutenir ma copine, mais la méchante Jane voulait lui dire ce que je sais de Bruce. Avec ça, il pourrait rire sous cape et l'ignorer comme avant, ou... avoir pitié d'elle. Arhh, quoi faire. J'ai toujours été fière de ne pas être la copine qui n'arrive pas à garder un secret, alors lui raconter... impossible.

J'ai coupé mon natel. Je n'aurais pas su quoi dire à Pascal s'il m'appelait en voyant que je ne rentrais pas. Je ne voulais pas qu'il réalise que je faisais la tête. Je n'ai pas réussi à me convaincre de lui envoyer au moins un message. J'ai eu un mal de chien à trouver le sommeil.

Je sais que c'est très nul de prendre la fuite, mais... si je restais près de lui, j'éclaterai...

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Mardi, 24 Sept 2019 - Anniv Dylan

Publié le par JaneDo

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Mardi, 24 Sept 2019 - Anniv Dylan

Longtemps hésité avant d'envoyer mon message de rupture à Pascal. J'ai oublié d'ajouter qu'il ne devait plus m'appeler. Je l'ai envoyé vers 18h là-bas (6pm), minuit ici. Il aurait probablement fini le boulot et serait en route pour son appart. Ça lui a pris env. une 1/2h pour me répondre en disant, qu'il s'y attendait.

Pascal était déjà chez lui, alors il est ressorti pour me rappeler. Laissant Jess furieuse, parce qu'elle avait entendu le bip de son natel. Et elle se doutait que ça venait d'une femme, sinon il ne serait pas sorti pour téléphoner.

En descendant de l'avion, il avait vérifié son natel et avait été soulagé de ne pas avoir de message de ma part. Mais il s'attendait à quelque chose comme ça. Toute la journée, il avait sursauté en recevant des messages sur son natel, parce qu'il attendant le coup de grâce. Puis rien. En partant du boulot, soulagé, il avait pensé m'appeler dans la soirée.

Il avait parlé à Caro, qui ne s'en doutait pas non plus. Elle l'avait appelé pour savoir s'il était bien arrivé. Évidemment, je ne lui avait rien dit, parce que je me doutais bien qu'elle le dirait à Pascal. Et je voulais le faire moi-même.

J'avais l'intention de lui écrire un mot, mais je n'avais pas eu le temps de le "pondre".

Ce soir, on devait manger avec Papily, mais changement de programme, comme d'hab, Didine voulait faire un petit truc pour l'anniversaire de son fils. Toujours à la dernière minute comme d'hab. J'ai fait le taxi, comme d'hab aussi, ramassé Papa et l'autre sœur au passage. En arrivant chez Didine, la bouffe n'était pas prête, alors Flore l'a aidée. Moi, je me suis amusée avec la petite Khélia.

Ciel, ce qu'elle batoille (=bavarder en Suisse) maintenant. Comme sa maman avant elle, elle a des chiens imaginaires. J'avais Dobby avec moi, au grand dame de ma frangine, à cause des poils. On a pas mangé avant 21h et des. Habituel ça aussi chez Didine. On crevait littéralement la dalle.

On a un peu jouer aux cartes en attendant de passer à table. J'ai joué au "Trou-Du-Cul". Hahaha, non, pas un jeu d'homo! On devait se débarrasser de toute ses cartes, le dernier perdant est le "trou-du-cul" (en Suisse ça veut dire; l'idiot). Le gagnant devient le "Président" et commence la partie. Rigolo.

A minuit, Papa voulait rentrer, j'avoue que moi aussi, alors j'ai ramené tout mon petit monde avant de, enfin, rentrer chez moi.

Au lieu de m'y remettre à l'écriture de mon petit mot pour Pascal, je me suis larvée devant la télé. J'ai repensé à son ton désenchanté au téléphone. Même si Pascal a essayé de me faire changer d'avis, il n'y croyait pas vraiment. Il a voulu savoir si je voyais quelqu'un, tout en espérant que non.

Comme s'il imaginait que Thomas profiterait de son absence pour essayer à nouveau, Pascal m'a suppliée de ne pas lui faire ça. Il ne supporterait pas non plus, d'avoir de mes nouvelles à travers lui.

Aïe, j'avais failli fondre en larmes, alors j'ai prétexté avoir un truc et que je devais raccrocher. Pascal n'a peut-être pas été dupe, parce qu'il m'a demandé où je pouvais partir, ou qui pouvait se pointer chez moi à minuit?! Un autre homme? J'ai prétexté que c'était une copine. Mais je n'étais pas pressée de raccrocher. Je ne voulais pas couper le lien... même si c'est par téléphone.

Finalement, c'est lui qui a dû raccrocher, et je suis restée toute seule avec le moral dans les chaussettes. J'avais une grosse boule à l'estomac qui n'arrêtait pas de grandir.

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Dim, 22 Sept 2019 - Le temps qui file...

Publié le par JaneDo

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Dimanche, 22 Sept 2019 - Le temps qui file...

Samedi (21) après-midi;

Pascal et Caro étaient tous les 2 fatigués, donc j'ai proposé de les laisser faire leur sieste et de revenir plus tard, mais Pascal n'a pas voulu me laisser partir. Il pensait que je risquais de prendre la fuite et de ne plus répondre à ses appels ou ceux de Caro. C'était peut-être vrai, je n'en sais rien. Surtout, il voulait savoir ce qui me préoccupait.

Quant il a été se doucher, j'en ai profité pour demander à Caro si elle avait vu les photos que le père de Pascal avait sur nous. Elle n'était pas au courant. Elle m'a dit qu'elle n'avait jamais parlé avec le papa de Pascal, qu'elle n'avait eu à faire qu'avec son secrétaire particulier. A voir sa tête, elle ne mentait pas. Et elle avait tout à coup peur. Elle aussi.

Caro m'a demandé ce qu'on allait faire. J'avoue que je n'en savais rien. Je commençais à regretter de lui en avoir parlé. Caro a une grande bouche, et elle risquait d'en parler à Pascal. Quoique, l'idée que  Pascal risquait de mal le prendre la fera surement tenir sa langue.

Comme je voyais qu'ils étaient un peu cassé, j'ai proposé de partir, les laisser se reposer un peu et revenir plus tard. Pascal m'a lancé un drôle de sourire. Pascal, même Caro, était sceptique.

J'avais pas prévu d'y passer ma journée, juste venir lui dire que je ne voulais plus... plus... le voir? Wah, ça sonnait mieux dans ma tête que de devoir le dire tout fort. Caro a quand même tenu à bricoler quelque chose à manger, parce qu'ils n'avaient pas mangé à midi, ils m'attendaient.

Pendant qu'on... mangeait... Ouais, si on peut appeler ça manger, parce que je poussais les pâtes d'un côté de l'autre de mon assiette. Je n'avais pas très faim. Enfin non, j'avais la boule à l'estomac.

J'ai remarqué que Pascal en faisait de même. Caro, enjouée, racontait son séjour à New York. Pour le peu qu'elle a vu en dehors de sa chambre d'hôtel je présume. Ou peut-être pour détendre l'atmosphère , parce qu'elle voyait bien qu'on était tendu. Pascal a soudainement posé ses services et repoussé son assiette.

Pascal a dit en s'adressant à moi, que le temps passait à la vitesse grand V, qu'il n'avait pas envi de jouer, de parler de la pluie et du beau temps, il voulait que je lui parle. Que je lui dise ce qui n'allait pas, parce qu'il était là pour ça, pas pour manger des pâtes. Glups, il avait presque l'air fâché.

Avec Pascal, on a toujours parlé en anglais. C'est plus précis et plus simple. En français, faut trop de mot pour dire la même chose... mais bon... je vais faire de mon mieux pour raccourcir.

  • Ok... Puisque tu y tiens! Mais, il faut que tu me jures que tu ne causeras pas... d'orages !

Je pouvais pas lui dire de ne pas faire comme il avait fait pour Caro, sinon il aurait tout de suite deviné.

  • Il faut que tu me promettes de ne rien faire. Que tu te rappelles qu'1 homme averti en vaut 2. Que tu me jure que tu ne feras rien. Que tu ne réagisses pas. J'y tiens...
  • Ok, je promets... alors dis moi.

Alors je lui ai tout raconté, sauf pour les photos. Je lui ai dis que je ne pouvais pas prendre le risque de continuer à le voir, ou, étant donné la distance, continuer à penser ou à faire comme si on était encore ensemble. J'étais arrivée à la conclusion, qu'il fallait couper court. Qu'on ne pouvait pas continuer, on ne pouvait plus être ensemble, même s'il revenait en Suisse.

Pascal était sonné. Il est resté un long moment le regard plongé dans son assiette, sans dire un mot. Puis il a marmonné qu'il pensait que tout s'était arrêté depuis qu'il était aux États-Unis.

Caro a confirmé que rien n'était aussi à côté de la plaque. Elle n'avait toujours pas de boulot, et elle aussi avait une pluie d'ennuis de toutes sortes; ses papiers, des sommations, etc. Elle avait même risqué de perdre son appart. Et elle se demandait comment elle allait continuer à assumer son loyer si les choses ne s'arrangeaient pas. Pour sa famille, elle s'en foutait, ils n'avaient jamais été proche.

Moi, j'étais extrêmement proche de ma famille. Je ne pouvais plus supporter cette situation...

J'étais partagée entre l'envie de rester et profiter qu'il soit ici, et prendre la fuite tout de suite parce que je craquais déjà. J'essayais de trouver le moyen d'avoir l'argent et l'argent du beurre. J'en étais consciente. C'était trop dommage de ne pas profiter d'être en sa compagnie...

Alors, pour me donner bonne conscience, j'ai décidé de rester et de bien lui faire comprendre que malgré ça, on devait tout de même arrêter. On n'avait pas le choix. Et lui rappeler sa promesse de ne rien faire, sinon son père va encore croire que je le manipule.

Pourtant, je n'étais pas très chaude de devoir avoir Caro qui nous chaperonne! Et on va faire quoi ce soir? Je ne vais tout de même pas dormir chez Caor? Pas envie. Pascal s'était assis face à moi et tenait mes mains dans les siennes. Je voyais bien qu'il était un peu sonné par les actions de son père et était désolé d'en être la cause.

Pascal continuait à essayer de me convaincre qu'il serait encore plus prudent et discret. Je lui ai dis que c'était stupide de continuer à espérer qu'une relation à distance puisse marcher. Non, j'avais raison de faire ce qui était le mieux pour tous les 2; rompre. Pourtant, j'avais envie de rester avec lui jusqu'à son départ demain.

Ou est-ce que c'était parce que je ne voulais pas le laisser avec Caro?

J'ai eu terriblement mal au cœur de voir son regard triste et les larmes menacer. Je n'étais pas assez forte émotionnellement pour supporter de lui faire de la peine. Je l'adorais tellement. Pascal tentait tout ce qu'il pouvait pour me dissuader de rompre. Je n'arrivais pas à croire qu'il veuille encore de moi.

J'ai fait semblant d'accepter à contre cœur de rester encore un peu. On a longuement discuter, Caro comprise, pour savoir ce qu'on allait faire. Je laissais Pascal continuer à croire qu'il réussirait à me convaincre. Je complotais avec eux. Peut-être que s'il n'y avait aucun risque, ou s'il revenait en Suisse, peut-être que je...

Non, je ne pourrais pas. La pression exercé par son père était trop forte, je n'étais pas de taille.

Caro voulait faire une sieste avant de préparer à manger. Pascal aussi, il était raide lui aussi.   Je n'étais pas très chaude à l'idée, mais j'étais aussi crevée. La discussion m'avait achevée, tendue comme je l'étais, je n'étais pas d'humeur pour une partie de jambes en l'air. Et pas avec Caro dans les parages. Zut, on était chez elle, je ne pouvais pas lui dire de.. partir!

Je l'ai dis... ben oui... J'ai vu Caro faire la grimace. Dès qu'elle en a eu l'occasion, elle m'a demandé pourquoi j'avais dis ça. Est-ce que j'allais le laisser repartir comme ça, sans faire l'amour avec lui? Est-ce que c'était vraiment ce que je voulais. Caro était sceptique.

On l'a laissé aller se coucher un moment. Qu'elle fasse sa sieste. Pascal et moi sommes resté au salon. On a papauté un peu, puis on a fini par s'endormir sur le canapé, dans les bras l'un de l'autre. Vers 18h, le bruit venant de la cuisine nous a réveillé. Caro faisait à manger.

Pascal et moi avions été marcher un peu au bord du lac. On est parti dans la direction inverse de son appart. Ce ne serait la catastrophe si Thomas apercevait Pascal.

Pendant qu'on mangeait, on a discuté, rigolé. On continuait à chercher des solutions; comment continuer à rester ensemble, malgré la distance et les angoisses de son paternel. J'ai ensuite aidé Caro à ranger.

Ce soir, le seul soir ici de Pascal, avant son retour demain au États-Unis, on avait décidé de ne pas sortir et de profiter de chaque instant. Je commençais à sentir qu'il était temps que je rentre. Je pouvais difficilement m'incruster chez Caro, et ça me dérangeait quand même de laisser Pascal chez Caro. Mais je n'osais rien dire.

Même si ça me foutait le cafard grave, il était temps que je parte...

Pascal ne voulait pas me laisser partir. Alors, malgré la présence de Caro, et que je savais très bien qu'elle risquait de mal le prendre, j'ai proposé à Pascal de venir dormir chez moi. Je m'étais débarrassée de mon coloc, il n'y avait donc pas de problème.

Caro, livide, avait filer boutiquer dans la cuisine en tendant l'oreille...

Pascal a fait une petite grimace et, avec un mouvement de la tête en direction de Caro, il m'a dit qu'il ne pouvait pas faire ça. Caro lui avait gentiment proposé de venir chez elle, avait écourté son séjour à New York, tout ça pour qu'il puisse me voir et me parler. Il ne pouvait pas...

Il n'a pas eu besoin de terminer sa phrase, j'avais compris; il ne pouvait pas, parce que tout à coup je le voulais, l'abandonner et filer chez moi. Ce serait vraiment sans cœur.

Wahhh, j'étais persuadée que Pascal sauterait sur l'occasion. Je ne m'attendais pas à un rejet! Aussi terrible que cela puisse paraître, et malgré que c'était difficile de l'entendre refuser ma proposition, Pascal avait raison. Je m'en rendais bien compte. J'ai regretté d'avoir osé dire ce que j'ai dis. Caro allait m'en vouloir c'est sûr.

Caro était aussi surprise que moi que Pascal ne l'ait pas la plantée là pour filer avec moi...

Alors on fait quoi? Je ne me sentais pas à l'aise de rester et Pascal ne voulait pas me suivre, alors où est-ce que ça nous laissait? Qu'est-ce qu'on allait faire maintenant? Pascal a proposé que je reste. Du regard, il a demandé l'approbation de Caro. Ça m'a un peu... énervée.

C'est qui elle? Ce n'est pas sa copine, c'est moi sa copine. Pourquoi il lui demande son avis à elle? Est-ce qu'il pouvait imaginer ce que je ressentais de savoir que lors de son court passage ici, il restait avec elle? Qu'il dormait chez elle? Il passait plus de temps avec elle qu'avec moi. Je n'étais que... qu'un élément de passage? Sans importance?

La rage m'a donnée envie de remettre sur le tapis le fait que dès qu'il monterait dans l'avion, nous 2 c'était terminé. Qu'il ne me reverrait plus. Alors, est-ce qu'il a vraiment envi de rester là et pas venir chez moi plutôt?

Puis, ça m'a traversé l'esprit qu'il avait tenté en vain de me joindre avant de venir jusque là, que je ne m'étais même pas donnée la peine de lui répondre, à part pour lui dire, qu'il n'avait rien fait de mal, et que ma réaction n'avait rien à voir avec Caro. Arfff... Impasse!

J'ai voulu faire ma grosse tête, malgré les supplications de Pascal et les efforts de Caro me demandant de rester, je suis partie quand même.

Je me suis arrêtée après quelques kilomètres. C'était nul. Je n'aurai peut-être plus jamais l'occasion de revoir Pascal. Il vit avec sa femme aux States maintenant, et je fais ma petite crise, alors qu'il n'était ici que 24h? Je savais bien que je ne fermerai pas l'oeil de la nuit, que je me morfondrais jusqu'au moment qu'il quitterait le sol Suisse. Et que je me mettrais à regretter mon comportement.

Ciel... j'avais mal au ventre... Je me sentais mal et honteuse aussi, mais j'ai fais demi-tour.

Pascal a été content de me voir. J'étais revenue. Il m'a longuement serrée dans ses bras. Caro semblait également soulagée.

Elle m'a dit que Pascal s'était effondré quant je suis partie. Caro ne comprenait pas pourquoi j'étais aussi dur avec lui. Il était quand même venu jusqu'à moi. Elle trouvait que j'étais atroce avec lui.

Je trouvais aussi... J'étais toute chamboulée. L'imaginer triste me brisait le cœur.

L'empêche qu'on a passé une chouette fin de soirée tous les 3. On a refait le monde, discuté encore et encore de l'avenir... ensemble. Ce qui me semblait tiré par les cheveux, parce que je savais qu'il n'y avait pas d'avenir. C'était foutu pour nous quoi qu'on puisse inventer. Espérer de ne pas se faire prendre était impossible.

Hum, pour le reste, ça s'est fait tout seul... Caro a prétendu avoir encore des choses à faire avant de se coucher pour nous laisser tranquille. Après, je lui ai laissé ma place pour aller prendre une douche et trainer un moment devant la télé pour ne pas les entendre.

Étalé tous les 3 dans son lit, on a bavardé encore jusqu'après minuit. Je ne sais pas exactement quant, mais j'ai sombré dans le sommeil. Un sommeil tranquille, rassurant. Peut-être parce que Pascal était là.

Dans la soirée, un moment donné, Pascal a eu envi d'aller voir sa maison. Il n'a pas été jusqu'à y entrer, il avait des locataires. Comme Thomas n'était pas chez lui, Pascal est monté à l'appartement. Il a fait très attention de ne rien toucher, de ne rien déranger, pour que Thomas ne puisse jamais deviner son passage.

Il a dit que ça lui manquait de ne pas être là. Il a eu un petit moment de cafard, vite oublié grâce à Caro qui, comme toujours, a toujours pleins de choses à raconter. Pleine d'entrain et toujours d'humeur joyeuse, elle arriverait à dérider même le pire des grincheux.

Le moment du départ de Pascal approchait, et avec, la lente déprime qui recommençait à peser sur le moral. Si je pouvais, je n'irai pas à l'aéroport, je ne voulais pas le voir s'en aller. Mais je ne pouvais pas non plus ne pas l'accompagner. Arf, j'avais déjà envie de pleurer. Pourtant, je faisais l'effort de sourire et de faire semblant de ne pas me rendre compte qu'il partait bientôt.

Trajet jusqu'à l'aéroport dans le silence. Pascal serrait ma main. Il était pourtant devant à côté de Caro. De temps en temps, il lui faisait un bisou. Je crois qu'on était tous les 3 tristes. On a pris un café avant qu'il ne se présente à l'embarquement.

Caro et moi sommes restées un long moment, à regarder dans le vide, après qu'il ait disparu en bas des escaliers roulants au loin. Les larmes coulaient sur mes joues. J'en étais même pas consciente. Caro aussi. On était malheureuse comme les pierres.

Je n'avais pas osé redire à Pascal que c'était fini... Je voulais éviter qu'il voyage avec le moral dans les chaussures. Je le lui dirais une fois qu'il serait rentré. Je devais le faire. Je ne voulais pas continuer à me leurrer comme une idiote et attendre que ce soit lui qui me le fasse comprendre. J'en souffrirais beaucoup plus si ça venait de Pascal.

Dimanche 22, à midi, Caro et moi étions à nouveau toutes seules... et déprimées...

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Vendredi, 20 Sept 2019 - Il m'enflamme...

Publié le par JaneDo

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Vendredi, 20 Sept 2019 - Il m'enflamme le cœur

Caro m'a appelée pour dire qu'elle rentrait plus tôt. Un peu surprise... j'ai pensé qu'il y avait un binz. Ils s'étaient peut-être disputé ou quelque chose du genre. Elle ne devait rentrer que Dimanche soir, pour arriver ici lundi matin! Je l'ai pressée de questions, mais elle restait vague. Oui, oui, ils se sont certainement disputé...

Caro m'a demandé de passer chez elle, qu'elle avait quelque chose pour moi. Aff, pas envie. Pas envie de l'entendre me parler de Pascal et des bons moments, mais, comme je pensais qu'ils s'étaient probablement disputés, ça je voulais entendre. C'est nul et méchant, j'ai un peu honte de moi.

J'avais commencé avec des excuses, parce que j'avais envie de me larver ce week-end, parce que je n'avais rien prévu exprès pour profiter largement de mon week-end. Alors l'idée de devoir m'habiller, et sortir avec mon masque sociable me faisait un peu chier. Mais, je voulais savoir ce qui s'était passé.

Je l'ai quand même bombardé de questions, pour savoir pourquoi elle tenait tant, à peine sur le sol Suisse, de me demander d'aller chez elle. Caro disait qu'elle avait une surprise pour moi. Je voulais savoir quoi, sinon, je n'irai pas. Elle aurait envie de se reposer, donc, ça pouvait attendre.

Caro a continué à insister, pour finir, elle a lâché le morceau; Pascal rentrait avec elle, il voulait me voir.

Oh! Je suis restée sans voix... Pascal allait venir en Suisse? Faire tout ce trajet pour... me parler? C'était complètement dingue. C'était surement un truc. Personne ne ferait tant de kilomètre pour parler à une fille! Débile. Je me suis dis qu'elle avait surement planifié de faire un appel vidéo, pour me forcer à lui parler. Oui, ça devait être ça.

Mais Caro m'a assuré que Pascal et elle prenait le vol du début de soirée et qu'ils seraient en Suisse le lendemain matin, vers 9h et des. Glups!

J'étais toute chamboulée. J'hésitais à passer chez elle, mais en même temps, ce serait carrément horrible, si Pascal fait tous ces kilomètres et que je refuse de lui parler... Je ne pouvais pas l'ignorer, ce serait vraiment moche. Donc, il fallait que je me prépare. C'est fou, mais j'étais... excitée, tendue, terrifiée... etc. J'allais le voir... demain.

Demain je verrais Pascal en chair et en os... Je tremblais déjà... Je devrais rester ferme... mais en même temps, c'était vraiment vraiment chou, comment lui résister? Aïe, aussitôt, je me suis rappelée des emmerdes, de ma famille, et ça m'a retourné l'estomac.

Comment lui résister? Pascal faisait toujours des trucs qui me font perdre la raison... Pascal est vraiment trop chou dans tous les sens du terme! C'est la première fois de ma vie que quelqu'un se donne autant de mal pour moi...

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Jeudi, 19 Sept 2019 - Rebelote... les voisins...

Publié le par JaneDo

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Jeudi, 19 Sept 2019 - Rebelote... les voisins...

Rebelote avec les voisins du 4! Maintenant, c'est pour installer un poulailler derrière la grange. C'était une vieille ferme avant. Ils l'ont rénové et transformée joliment. Et maintenant des poules!!! Donc, papa et Marlène sont passé chez moi. J'ai failli les manquer.

J'ai entendu Dobby crier. Ce n'était pas un aboiement, mais une sorte de cri d'urgence. J'étais dans mon atelier à peindre, oubliant tout sur terre, y compris que j'avais un chien dans la maison. Quant je suis descendue, j'ai pensé qu'elle voulait seulement sortir. Alors, je me suis préparée pour la sortir.

Je voulais en profiter pour faire un petit jogging. Au moment où je me suis levée pour lui mettre son collier, je vois une voiture qui ressemblait à celle de mon papa. Je me suis précipitée à la fenêtre pour voir les plaques d'immatriculation. C'était bien la voiture de mon papa.

J'ai ouvert la fenêtre qui donne sur la rue... Ouf, ils ont entendu mes appels...

Mon papa m'a raconté en 2 mots, mais je connaissais déjà un bout, vu que j'avais parlé avec Margaux longuement au téléphone hier soir. Donc, on a été sonner au portail. Il y avait sa voiture, donc elle était là. Hélas, pas de réponse. Papa et son amie sont venu prendre un café. On a bavardé en attendant que Margaux rappelle après avoir vu mon sms.

Margaux a appelé pour s'excuser. Hélas, elle avait laissé son natel sur discret, et que quant on a sonné, elle baignait sa petite fille de 2ans à l'étage. Donc elle n'avait rien entendu. Elle était tellement désolée. Elle pensait donc faire un saut chez mon papa le lendemain ou samedi. Elle avait d'abord émis l'idée de passer chez papa dimanche, avec son mari. Dimanche, c'est l'anniversaire de Marlène, donc famille, dîner, etc, pas une bonne idée.

Je n'ai pas tenu et j'ai fini par appeler Caro, sachant que Pascal devait probablement être au boulot. J'aurai mieux fait de me pendre à la douche!

Ils passent presque tout leur temps à l'hôtel. Elle n'avait pas besoin de me raconter ce qu'ils faisaient, son petit rire coquin en disait long. Caro m'a quand même dit qu'ils passaient le plus clair de leur temps à faire l'amour. Que depuis toutes ces années, c'était la 1ère fois qu'ils passaient une semaine entière ensemble. Ça m'a tordu l'estomac.

Elle n'a pas visité grand chose. Pascal passe 1 nuit sur 2 avec elle. Et ce n'était pas pour jouer au Monopoly. Une vague de jalousie, de picotement désagréable m'a parcourue de la tête au pieds.

Non, non et non, je ne veux pas laisser la jalousie maladive reprendre possession de moi et me faire perdre la raison. C'est une maladie qui détruit tout sur son passage, et il n'y pas de pilule pour la calmer. Une fois qu'elle s'installe, on perd tout. J'ai continué à garder le sourire dans ma voix et sincèrement essayé de me montrer contente pour elle.

J'avais failli lui demandé quant est-ce que je lui avais aussi facilement jeté à la figure nos parties de jambes en l'air? Bon, après tout, Caro pensait juste partager ses secrets avec une très bonne amie. Je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça. Et pour voir les choses du bon côté, elle pensait pouvoir tout me dire. Donc, je devais m'estimer contente de sa confiance.

Et même si de désagréables frissons me défrisaient, ça me permettait de me battre contre cette affreuse maladie qu'est la jalousie. Je crois avoir assez bien réussi à dealer avec cette saleté.

Après avoir raccroché, je me suis mise à me poser des tonnes de questions. A avoir des tonnes de doutes. Si j'avais pu me douter, j'aurai peut-être agi différemment? J'aurai peut-être été plus... J'aurai peut-être dû passer plus de temps au lit, au lieu de perdre du temps à visiter New York... De toute façon, c'est trop tard. Je suis en train de me torturer pour rien.

Aff, je n'aurai pas dû raccrocher quant Caro m'avait appelée et que Pascal avait pris le téléphone pour me parler! Trop conne!!!

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Novembre 2018 - Problèmes à l'horizon!

Publié le par JaneDo

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Novembre 2018  - Problèmes à l'horizon!

Évidemment, tout se passait trop bien! Il fallait bien que quelqu'un ou quelque chose vienne nous emmerder! Pascal était adorable, c'était plutôt facile la vie avec lui. Sans compter que j'adore son appart, c'est spacieux, au bord du lac. Bref, c'est toujours comme ça, quant on est trop bien, trop heureux, forcément faudra en payer le prix. En général, c'est aussi pénible que dans l'autre sens.

Les parents de Pascal y était pour beaucoup. Ils voulaient que je quitte cet appartement. Bien sûr, que je quitte leur fils aussi. Mais, le message principal, délivré en face, était que je devais foutre le camp d'ici.

Les parents à Pascal avaient été très futé; depuis le temps que Pascal voulait qu'ils m'invitent chez eux, dans leur villa au bord du lac, près de Cologny. Hmmm! Je n'avais pas envie d'y aller, et j'avais cent fois raison. Il était évident que l'idée même d'inviter la maitresse de leur fils était une insulte envers Jess.

A leur place, je ne l'aurai certainement pas fait. J'aurai été à 100 pour 1000 contre. Non mais!

Hélas, une fois l'invitation lancée, j'aurai été mal placée de ne pas y aller. Donc, de mauvaise grâce, j'ai dû me faire violence et accompagner Pascal. Inutile de dire que j'étais en nage avant même de franchir la porte d'entrée au bout du parc immense qui entourait la superbe maison.

Je ne savais même pas qu'il pouvait y avoir en Suisse, des maisons aussi luxueuses, aussi luxueusement décorées de l'extérieur comme de l'intérieur. Pas surprenant qu'ils ont tout un système de surveillance des plus sophistiqué. Wahhh, si Pascal en avait un pareil, il aurait été impossible d'approcher de son appart sans être vu ou filmé... Jeez!

J'étais dans mes petits souliers, et je me sentais super mal fringuée. Ils avaient tous l'air sur leur 31, moi non. Habituel jean et t-shirt avec un pull large par dessus. Peut-être un peu trop large. Afff, je me sentais pas fagotée. J'étais surprise de voir qu'ils avaient du personnel qui travaillait le soir pour faire le service. Le dîner valait les plus grands restaurants que je connais. C'était délicieux.

C'était embarrassant que sa femme, Jess, soit aussi là. Ils l'ont placée à côté de Pascal et moi, de l'autre côté de la table, toute seule. Super! Pascal n'a pas fait attention à ce petit détail. J'ai eu droit au 3ème degré; interrogation, questions, etc... Jess n'était pas en reste. Les questions les plus désagréables venaient d'elle. Ça n'a pas plut à Pascal, ni à moi. J'ai esquivé le maximum.

Quant sa maman m'a demandé pourquoi je ne répondais pas, je lui ai dis que pour moi, parler de choses privées et personnelles, étaient comme donner un bout de moi. Et c'était pas quelque chose que je faisais facilement. Sa maman a voulu en savoir plus, savoir pourquoi je pensais de cette manière. Alors j'ai expliqué; je n'aimais pas donner un bout de moi à des gens que je ne reverrais peut-être jamais, ou qui n'en ont rien à cirer.

Puis, son père m'a demandé de le suivre, il voulait me parler. Pascal a essayé de se mettre entre deux et insisté pour m'accompagner. Il ne voulait pas me laisser seule avec son père. Toute façon, difficile de ne pas s'exécuter.

Je l'ai suivi le long du long couloir qui menait à son bureau. Les murs étaient couverts de livre du sol au plafond. Si j'avais osé, j'aurai bien jeté un coup d’œil par curiosité. Je me suis sentie écrasée. Il m'a fait signe de m'asseoir après avoir lui même pris place dans le fauteuil près de la fenêtre et pas derrière son bureau. Il espérait probablement me mettre à l'aise. Ce n'était pas le cas. Non, je mens, c'était le cas.

Je voyais bien qu'il ne savait pas comment aborder le sujet pour lequel il m'avait fait venir dans son bureau. Je crois que l'invitation à dîner n'avait pas d'autre but que de me parler face à face.

Après un moment de silence qui m'a paru éternelle, alors que j'essayais très fort de ne pas me tortiller dans le trop large canapé, il a simplement commencé sa phrase par; "Ok, let's cut to the chase" (ne tournons pas autour du pot). Et il m'a clairement signifié qu'il voulait que je quitte l'appartement de son fils. Il m'a alors donné une liste d'appartements, tous sur Lausanne et environs. Son père m'a dit que je pouvais avoir celui que je voulais.

C'était des 2, 3 et 4 pièces. Je n'avais qu'à aller les voir et celui que je voulais sera à moi. Aussi simple. Hum... que dire!

Évidemment qu'ils savaient que je cherchais quelque chose. Que j'avais dis que je n'étais chez Pascal qu'en attendant de trouver un appartement. Donc, j'ai fait bonne figure, souri, remercié pour la liste, mais refusé le chèque de 25'000CHF pour m'aider à m'installer. Avant de me tendre le chèque, il m'avait dit que si j'avais besoin de plus, je n'avais qu'à demander. Un coup de fils, même à sa secrétaire s'il n'était pas atteignable, et l'argent serait transféré sur mon compte.

Mon refus ne l'a pas tellement surpris, étant donné que j'avais déjà refusé des sommes plus conséquentes quant il m'avait demandé de quitter Pascal.

Afff, je n'avais pas vraiment envie de partir tout de suite... J'étais bien chez Pascal et ça allait trop bien pour l'instant.

Dans la voiture, j'ai raconté à Pascal ce qui s'était passé, en omettant de parler du chèque. Pascal était furax, il m'a dit que je ne devais pas me presser, qu'on était bien et qu'on avait pas à obéir aux ordres de son père. Il a même voulu faire demi tour pour aller les engueuler. Je ne voulais pas que son père sache que j'ai été tout lui rapporter.

Thomas savait ce qui s'était passé. Il m'a dit que je devais me méfier, son père n'aimait pas qu'on ne fasse pas ce qu'il demande. Qu'il y aurait des répercussions.

Thomas avait raison; ma famille a recommencé à avoir des problèmes, moi aussi avec le boulot. Et ça, ça me foutait les boules. Je ne voulais pas perdre ce travail. C'est mon gagne pain, et sans ce boulot, je ne pourrais pas subvenir à mes besoins. Toute ma famille et moi avons commencé à avoir de petits ennuis par-ci par-là. Des déraillements.

Une semaine après ce souper, j'étais encore chez Pascal, alors les choses se sont intensifiées. La secrétaire de son père m'a appelée pour me demander si rien sur la liste ne me plaisait. S'il fallait qu'elle cherche autre chose, quoi? J'ai dis que ça allait très bien, que je n'avais besoin de rien.

Ses parents ont commencés à l'inviter à souper chez eux plus souvent, sans moi bien sûr. Il rentrait chaque fois de mauvais poil, et me serrait très fort dans ses bras. Pour finir, il ne voulait plus y aller. Il était content qu'on ait à aller au chalet le week-end, pour mettre le plus de distance possible entre ses parents et lui.

Arhhh, pour ne pas trop l'accabler, et parce que je suis comme ça, je défendais quand même ses parents, en disant qu'ils cherchaient seulement à le protéger et voulaient ce qu'il y avait de mieux pour lui. Même s'ils ne savaient pas ce que ça pouvait être.

Pascal trouvait que j'étais trop gentille de chercher à les comprendre. Lui ne voulait pas qu'ils continuent à plonger leurs nez dans ses affaires, ou dans sa vie. A vrai dire, ça commençait à me peser sur le moral. J'aurai voulu qu'ils nous laissent tranquille. On était si heureux avant de les avoir sans arrêt sur le dos. Et on les avait tout le temps sur le dos!

La maison de mon père s'était libéré. La famille qui y habitait venait de déménager. Je pouvais l'avoir si je voulais et j'ai dis  mon papa que je le prenais. C'était dans un petit village, et j'étais près d'une de mes sœurs. J'avais un jardin si je voulais reprendre un chien. Il ne manquait que la cheminée. A la place, il y avait un fourneau à bois. Ça vaut pas la cheminée, mais c'est cool aussi.

Jess est revenue s'incruster chez Pascal...

Pendant notre absence, elle avait descendu ses affaires, et s'était réinstallé dans sa chambre. Ma chambre en fait et celle de Pascal. Comme j'ai été la première à rentrer, j'ai été la première à me trouver confrontée à la situation. Décemment, je ne pouvais pas lui dire de s'en aller. J'ai attendu le retour de Pascal. J'avais mal au cœur, pour finir, j'ai l'impression de ne lui causer que des problèmes.

Pascal allait rentrer et devoir encore se prendre la tête avec Jess. Pourquoi me détestaient-ils tous à ce point? Qu'est-ce que j'avais bien pu faire de mal à part aimer cet homme? Et pourquoi je n'aurai pas le droit de l'aimer? Et d'être aimée de lui? Ok, d'accord, il est marié, mais je ne savais pas qu'il était sur le point de se marier quant je l'ai connu. Et, j'étais déjà accrochée quant je l'ai appris.

Arh, tellement surprise par la présence de Jess, j'avais oublié que Pascal avait l'entrainement ce soir. Je me sentais mal à l'aise et ne savais pas comment réagir, ni où me mettre. Pfouhhh. Pour finir, je me suis installée dans un des fauteuil, et me suis mise à lire. Jess avait déjà pris possession de la télé, et je ne voulais pas me battre avec elle.

Le sourire de Pascal a fondu dès qu'il a passé la porte. Il est venu m'embrasser et lui a demandé ce qu'elle faisait là. Elle lui a dit qu'elle avait décidé que sa place était ici, après tout, c'était aussi chez elle.

L'expression de Pascal s'est figé. Il lui a dit qu'elle devrait arrêter de plaisanter et retourner chez les parents. Elle était mieux là-bas. Jess a refusé. Avant qu'ils se prennent la tête devant moi, j'ai filé. J'ai été m'asseoir au bout du ponton.

Dans ma tête, ça fumait grave. Que faire? Ce n'était pas chez moi, donc je ne pouvais pas lui demander de partir. Pascal, étant bien trop gentil, même s'il ne s'en rend pas compte, allait encore se faire marcher dessus par Jess.

Qu'est-ce qu'il allait faire? Il ne pouvait décemment pas lui dire de dégager de sa chambre, parce que maintenant, c'était ma place! Elle savait très bien que sa présence ici allait me mettre mal à l'aise. Ça allait tout bousiller.

Vu de l'extérieur, je dirais; bien vu ma petite! De mon point de vue; poisse!

Après une petite demi-heure, Pascal est sorti me chercher. Il ne savait pas quoi faire. S'il la fichait dehors, ce sera la bagarre, et ses parents prendraient bien sûr sa défense, et non le sien. S'ils venaient à intervenir, j'aurai l'air de faire chier et vouloir m'incruster. Je serais encore la méchante de l'histoire.

Ce soir là, Jess a accepter de dormir dans la chambre d'ami. Elle aurait voulu qu'il dorme sur le canapé. Il travaillait le lendemain et n'était pas d'humeur à passer la nuit à se disputer avec elle. Pourtant, elle ne l'a pas lâché et continuait à le provoquer. Quant ce n'était pas après lui qu'elle en avait, c'était moi. Et Pascal était obligé de se mettre entre deux.

Et elle n'arrêtait pas... Comment est-ce qu'il imaginait qu'elle allait tolérer cette situation? Qu'elle passait pour la conne de service? Il ne pouvait pas lui faire ça. Est-ce qu'il avait pensé à ce qu'elle ressentait? Est-ce qu'il trouvait normal son comportement? Mon comportement? J'étais sensée partir, mais cela faisait 2 mois que je squattais chez eux. Qu'est-ce qu'il allait faire? Comment est-ce qu'il pensait résoudre cette situation? Et blabla et blabla...

Elle n'a pas dit chez lui, mais chez eux!! Pascal ne disait rien, mais l'expression de son visage disait tout; il était excédé.

Pascal m'avait demandé de m'imposer, mais je me sentais drôlement mal placée. Le soir après, Jess a voulu dormir avec Pascal, et n'osant pas m'interposer, je n'ai pas chipoté et je me suis glissée dans la chambre d'amis, avec le cœur dans les chaussettes à l'idée que ce soit elle qui passe la nuit avec Pascal. Mais, il est venu dormir dans la chambre d'amis.

Oh, on a pas pu dormir tout de suite, Jess l'a suivi et faisait chier pour qu'il retourne dans leur chambre. Pascal a dû lui rappeler que c'était son appartement, pas la sienne. Qu'ils avaient des accords qu'elle ne respectait pas.

Pour avoir la paix et pouvoir dormir, parce qu'il travaillait le lendemain, il l'a laissé parlé, lui casser les oreilles, et quant elle en a eu marre parce qu'il ne répondait pas, elle s'est mise à nous faire le coup des larmes. Au bout d'un moment, Pascal a eu pitié sans doute et l'a consolée. Mais il voulait dormir avec moi. Après l'avoir couchée, et attendu qu'elle dorme, il est venu me rejoindre.

Inutile de dire qu'on était pas d'humeur à s'envoyer en l'air. D'ailleurs, depuis les 2 jours qu'elle était là, Pascal ne m'avait pas touchée. Faut dire que j'étais franchement pas d'humeur non plus. J'aurai eu peur qu'elle s'amuse à débarquer dans la chambre. Ce qui m'ennuyait aussi, c'est que tous les soirs elle l'empêche de se reposer et de dormir. Le pauvre était crevé. La cohabitation n'était pas idéale!!!

Ça m'emmerdait qu'elle pense avoir gagné, mais après 5 jours dans cette ambiance épouvantable, j'ai annoncé que j'avais trouvé quelque chose et que j'allais bientôt déménager. En fait, j'avais commencé à préparer la maison pour m'y installer. J'avais repeints moi-même le tout le salon, et j'avais commencé aussi à repeindre ma future chambre.

J'avais proposé à Tchoy, mon meilleur ami et squatteur de venir habiter chez moi. Il aura enfin de la place pour son fils, puisqu'ils auront chacun leur chambre. Il s'était déjà installé dans la maison. Alors que je faisais les travaux dans la maison, je commençais déjà à regretter ma gentillesse et proposition; il ne foutait pas une rame. Quel tire au flanc. Il ne travaillait pourtant pas, et chaque fois que j'allais à l'appart, il roupillait!

Début décembre, j'avais prévu de m'installer là-bas. L'anxiété de partir et de ne plus être auprès de Pascal tous les jours me bouffait l'estomac. J'aurai tellement voulu encore profiter un peu. Tout allait si bien entre nous deux, j'étais heureuse avec lui et il était facile à vivre.

Par contre, les ennuis continuaient à pleuvoir pour moi et ma famille. Je me doutais bien que c'était orchestré par le père de Pascal, mais je ne voulais pas, comme Jess, lui casser les oreilles, ni lui causer des problèmes avec ses parents.

Et il y a eu le clash... l'horreur sans nom... et ça, juste avant que je parte de chez Pascal... J'en ai encore mal au ventre rien que d'y penser. Et le cœur brisé.

C'était le dernier week-end du mois, on était à Gstaad, et je ne sais pas pourquoi, ni ce qui a provoqué une telle réaction de sa part. Je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit pour qu'il me sorte toutes les méchancetés qu'il m'a sorti;

"Pascal m'a demandé si je pensais sérieusement qu'il était amoureux de moi? Si j'y avais vraiment cru? Si je pensais pouvoir me comparer à sa femme? Que je n'avais été qu'un bouche-trou. Qu'il s'était bien amusé, mais maintenant, c'était assez. Que je devais me regarder dans une glace et me demander si vraiment je pensais être mieux que Jess. Qu'il était content de me voir enfin partir de chez lui. Qu'il avait voulu être sympa, mais que je commençais à m'incruster. Etc etc."

Et devant tout ceux qui était dans le grand salon. Je n'ai rien dit. Je n'aurai pas su quoi dire... Les larmes ont sautés dans mes yeux, mais par fierté, je me suis retenue de pleurer. Je me suis sentie humiliée, ridicule, et mal dans ma peau pour la première dois depuis 10ans.

Les lèvres pincées, je l'ai écouté parlé sans dire un mot, ensuite j'ai tourné les talons pour monter dans ma chambre. Là, je me suis laissée aller à pleurer. Très vite, j'ai arrêté, je ne pouvais pas avoir les yeux tout boursouflés en descendant tout à l'heure. J'ai refait mon sac et je me suis assise sur le lit pour attendre qu'ils sortent tous pour partir discrètement de mon côté.

Caro est montée vers moi, et j'ai tenté de faire bonne figure. Mais ma voix était remplie de larmes. Caro était presque aussi choquée que moi. Elle ne comprenait pas et a essayé de me demander si j'avais senti venir. Mais non, je n'avais rien soupçonné du tout... Et je ne comprenais pas... Pascal m'avait brisé le cœur à coups de marteau.

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Septembre 2018 - Le grand saut... (1)

Publié le par JaneDo

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Septembre 2018  - Le grand saut (1)

Ahhh, je n'arrive pas à croire que je suis chez Pascal. Que je me suis installée chez lui. Je n'aurai jamais cru que je ferai une chose pareille. C'est trop bien. Pascal est un amour, il me comble de bonheur. Rien que d'être près de lui me rempli de joie non-stop. Je le serre souvent dans mes bras pour être sûre que je ne rêvais pas.

Seul ombre au tableau, je me sens honteuse vis-à-vis de Jess. Ça me fait mal au cœur, et je dois me secouer pour ne pas me laisser atteindre. Elle reste désormais chez les parents à Pascal. Je pense qu'elle ne supporte pas de m'avoir tout le temps sous le nez. Pour ça, je ne lui en veux pas. Ce serait le comble.

Pascal se dépêche de rentrer direct après le travail, c'est mignon. Je sais bien qu'on est en pleine période "Hollywood", comme j'appelle ça, ou Lune de Miel, où l'on fait tout pour faire plaisir et on en a jamais assez de l'autre. On passe tout notre temps collé ensemble. Et on rit beaucoup. Chaque moment passé ensemble est un pur bonheur.

La 2ème semaine de septembre, le mardi, après le départ de Pascal pour le boulot, j'étais assise en train de peindre dans la pièce, quant Jess a débarqué. Stupide, j'avais oublié de verrouiller la porte. Bien fait pour ma tête.

D'entrée, elle m'a demandé comment j'avais osé m’immiscer ici, chez elle en fait. Alors j'ai tenté de lui expliquer pour mon appart et tout, mais elle s'en fichait. Elle croit que je lui avais menti et que depuis le début, je ne cherchais qu'à m'incruster chez Pascal.

  • C'est une putain d'excuse à la con, comme je m'y attendais...
  • Jess... ce n'est que temporaire, dès que j'aurai trouvé quelque chose, je m'en irais. En attendant, Pascal a juste proposé de me dépanner.
  • Bien sûr. bien sûr... et dans 6 mois, tu seras encore en train de soit-disant chercher un appart... T'es vraiment la pire des menteuses. Tu m'avais assuré que ça n'arriverait jamais, et pouf, te voilà plantée chez lui. Je pense que c'est la même chose pour le mariage et le reste?
  • Tu exagères. Je n'ai pas l'intention...
  • Ouais, ouais... arrête des conneries de salades. You're going to regret this, mark my words.

 

Et elle a fait demi-tour et s'est tirée. A la porte, elle m'a dit qu'elle n'avait plus confiance dans ce que je pouvais raconter et qu'elle ne me pardonnerai jamais ça.

Je me suis sentie comme une merde. Sale. Et menteuse. J'aurai peut-être dû faire autrement, me donner plus de mal pour trouver quelque chose. Je sentais que les choses allaient se gâter avec elle.

Le soir même, avant l'arrivée de Pascal, Caro est passée. Elle m'a apporté une plante. Elle souriait, mais je sentais qu'elle aussi m'en voulait. Tant que je restais chez moi, elle supportait de partager l'homme de ma vie, mais de savoir que j'étais là, tout le temps avec lui, ne lui plaisait pas. Pourtant, elle n'a rien dit.

J'allais commencé à faire à manger, mais Pascal a appelé pour me dire qu'il prenait du chinois. Je lui ai dis de prendre aussi pour Caro, qui était passée nous rendre visite. Caro me faisait signe que non, mais je lui ai mis mon natel dans les mains pour qu'elle lui dise ce qu'elle aimerait. Mais Pascal avait déjà raccroché.

Il a choisi pour elle. Apparemment, il connaissait bien ses goûts.

Au lieu de manger dans la salle à manger, on a mangé en tailleur autour de la table du salon. La télé était sur une chaîne musicale. Musique de fond.

Sans m'en parler avant, Pascal a demandé à Caro où elle aimerait aller en vacances; Maldives ou Les Seychelles. Donc, il avait décidé qu'elle viendrait avec nous. Est-ce que ça m'a froissée? Non, même pas. Je lui l'aurai proposé de toute façon. Elle était nettement plus active que moi. Si elle est avec nous, elle se tapera les balades à travers l’île, et moi je pourrais rester tranquillement au bungalow.

Caro était pour les Maldives. Esprit de contrariété, je me suis dis que j'allais voter pour Les Seychelles.

Je me suis calmée. Je n'avais aucune raison d'être jalouse ou d'agir comme une peste. Ce n'était pas à Caro à qui il avait proposé d'emménager chez lui. Si seulement Alexia pouvait s'en aller, à ce moment je pourrais partager l'appart avec Caro. Ça m'embête un peu que ce soit moi qui déménage chez elle. J'aurai préféré le contraire. Mais ce serait hyper pratique, je serais près de Pascal...

Le mercredi suivant, Pascal avait été invité à manger chez ses parents. Il a prétendu avoir déjà quelque chose. C'était faux évidemment. Il voulait seulement passer la soirée avec moi.

Je crois qu'il voulait aussi éviter de se retrouver sous les feux de ses parents. Puisqu'on vit ensemble, je lui ai posé la question. Je l'avais entendu au téléphone avec Thomas; il lui demandait de se bouger le derche et de venir. Donc, d'aller chez ses parents. Ils voulaient sûrement lui remonter les bretelles.

Ce n'était pas la seule raison; Pascal avait voulu me prendre avec lui, mais ses parents ont refusés net.

C'est Thomas qui me l'a dit. Pascal leur a dit que je faisais partie de sa vie, qu'ils le veuillent ou non, et que s'ils voulaient continuer à m'ignorer, qu'ils le fassent pour lui aussi. Wahh, je comprenais quand même la position de ses parents. A vrai dire, une soirée toute seule ne m'aurait pas non plus gênée. J'aurai même pu faire un saut chez Caro si je voulais. Mais bon.

Le mercredi, Pascal n'a pas été à son dîner, le jeudi, son père a débarqué chez lui. Son père voulait que je les laisse seuls, Pascal a refusé, aussi dit que j'habitais ici et qu'il n'avait rien à dire et qu'il ne voulait pas lui parler.

Franchement, j'ai préféré me tirer. J'ai été un moment m'asseoir au bout du ponton, puis j'ai voulu aller chez Caro, mais elle est venue me rejoindre. Je lui ai raconté que le père de Pascal était à la maison. Hrooohhh, j'appelais ça déjà "à la maison"... Dingue! Bref, on a regardé en direction de la maison. Pascal n'avait pas descendu ses vitres blindées sans teint, alors on pouvait les voir se faire face. Ils ne gesticulaient pas des masses. J'aurai bien aimé avoir laissé une oreille derrière moi!!!

Je n'aime pas les voir se prendre la tête. Ce n'était pas bien. De savoir que c'était de ma faute me dérangeait encore plus. Je ne voulais pas laisser derrière moi un tel mauvais souvenir. J'allais devoir l'encourager à briser la glace avec ses parents. Il fallait que ces relations horriblement tendues cessent.

Son père voulait qu'il me mette dehors immédiatement, qu'il n'avait pas le droit de se conduire de la sorte. Sa façon de traiter Caroline était inadmissible. Etc, etc. Bref, l'air de rien, j'étais contente que Pascal me défende envers et contre tous. Surtout en ce qui concerne sa famille. La visite de son papa l'avait irrité. Je n'avais pas invité Caro à venir avec moi à la maison. Elle est rentrée chez elle. Probablement un peu déçue.

Pascal était tendu, je le connais, il n'avait pas envi d'en parler, alors je n'ai rien demandé. J'ai fait comme si rien était arrivé, lui ai raconté que Caro était venue me tenir compagnie sur le ponton.

Après le départ de son papa, Thomas est descendu sur la pointe des pieds. Il avait vu la voiture, et c'était immédiatement mis à ranger chez lui, au cas où il aurait l'idée de monter chez lui. Il a voulu savoir ce qu'il faisait là, et Pascal lui a dit qu'il n'avait pas envi d'en parler. J'avais raison. Et quant Thomas a insisté, il a montré son irritation et lui a demandé de s'en aller.

Thomas ne se laissait pas facilement froissé par l'humeur de Pascal et a insisté lourdement jusqu'à ce que Pascal parle. Pascal était énervé, parce que si son père voulait lui parler, il aurait pu le faire au bureau et non venir à l'improviste chez lui. Et venir lui dire comment vivre sa vie? Avec qui? Non mais!

Je suis sûre que Thomas connait les dessous de tout ce qui se passe autour de cette famille. Je me demande si Pascal le sait? Pascal sait-il ce que Thomas pense de notre situation? Non, je ne pense pas.

Quelques jours plus tard, Jess m'a à nouveau offert 100'000US$ pour que je m'en aille! Tsss...
Bon, évidemment je l'ai envoyé pètre, en lui disant que je n'avais pas le choix. Si je savais où aller, je ne serais pas là. Mais pendant une mini seconde, j'ai pensé que j'aurai dû accepter. J'ai failli...

Normalement, on devait partir en vacances le week-end du Jeûne Fédérale, mais quant on avait reparlé des vacances, j'ai dis à Pascal que je venais à peine de déménager, j'étais plutôt claquée et que je n'avais pas encore trouvé le temps de refaire mon passeport, ni de vraiment ranger mes affaires... Et que partir tout à coup 2 semaines si loin me stressait beaucoup.

Je préférais qu'on aille à Gstaad par exemple, ou plus près...

Pascal était déçu, mais il comprenait. Il a quand même essayé encore de me convaincre que ça nous ferait du bien de partir se détendre ailleurs. Lui aussi avait besoin d'un break. Après plusieurs discussions sur le sujet, j'ai fini par craquer pour la Grèce. Pascal a passé les jours suivants à consulter des catalogues de vacances, à téléphoner, organiser. Puis, il a annoncé ; Naxos.

J'ai sauté de joie. Au moins là, je peux aller rien qu'avec une carte d'identité. Pas besoin de passeport super à jour non plus, au cas où. Il m'a montré où ça se trouvait sur une carte. Pascal a ensuite appelé Caro pour le lui dire et lui demander de passer pour voir les photos etc. On a regardé les photos, l'endroit, les choses à voir pour ceux qui voulaient faire des excursions.

Ok... je suis toujours un peu à côté de la plaque. Je me rendais compte que Caro était plus impliquée que moi. J'en avais vu assez. Le reste je verrais sur place. Folle d'excitation, Caro et Pascal regardait les photos, discutait avec Pascal des tours qu'ils pourraient faire, ils passaient en revue les distractions, etc etc. Comme 2 gosses.

Je trouve qu'il aurait pu me demander mon avis avant de demander à Caro de passer!!!
J'ai très vite compris que Pascal lui offrait aussi les vacances à Naxos! Pascal payait tout pour toutes les 2.
Est-ce qu'il y avait de quoi faire une crise de jalousie? Nahhh.

 
NAXOS; My God, qu'elle île exceptionnelle!. D'une beauté écrasante. Il y a des endroits à visiter inimaginable. Tout sur cette île me fait penser à la Mythologie Grecque. Au point où je me suis mise à douter de mes croyances; que ce n'était qu'une invention.

J'avais les yeux ébahis, remplis d'étoiles, émerveillée par la découverte de cet endroit. Je n'arrive pas à croire qu'un tel endroit existe.

Magnifiquement beau et pittoresque en même temps.

Je voulais être à l'hôtel; servie et prise en charge par une structure toute faite. Je ne voulais pas avoir à faire les courses, nettoyer ou faire à manger. On parle de vacances, pas d'un camp de travail! Je suis gonflée quand même, vu que ce n'est pas moi qui paie, mais Pascal. Hum!

C'était magnifique. Un appart-hôtel avec un lit énorme, une énorme terrasse à moitié couverte, des chaises longues, table etc. La terrasse était aussi grande que l'appart. J'avais le cœur en nage, c'était vraiment magnifique. La vue était géniale, elle donnait sur la piscine et le jardin.

 
Nos voisins étaient aussi Suisse. Ils ont aussitôt essayé de faire amis-amis. C'était un jeune couple, Margot et Danny, qui venait du Valais. Sierre je crois. Ils étaient là avec la sœur de Margot, qui était venue avec une copine à elle. Ils avaient la chambre de l'autre côté. On se retrouvait au milieu.

Je n'avais pas envie d'être trop sympa, j'avais peur qu'ils deviennent envahissant...

Caro par contre, s'est tout de suite entendue avec la sœur de Margot, Cathy et sa copine Brigitte. Elles ont commencés à discuter par dessus le balcon. Je lui ai demandé de ne pas les inviter trop vite chez nous, mais elle pouvait aller chez elles à la place. Un peu embarrassant pour avoir un peu d'intimité, étant les 3 dans la même chambre, dans le même appart.

Mais, à voir la tête des gens, ça valait le coup. Nous n'étions pas un couple-trio ordinaire.

Ce premier soir, Pascal n'a pas touché Caro, à part pour l'embrasser sur la joue et lui souhaiter une bonne nuit. J'imagine qu'elle devait être déçu, et Pascal se donnait un peu trop de mal pour ne pas provoquer ma jalousie, ou plutôt pour me rassurer. J'allais devoir lui dire de se lâcher et ne pas être trop à cran, sinon, il allait détester ces vacances.

On a attendu que Caro soit endormie pour faire l'amour. Je la soupçonne d'avoir été réveillée tout du long. Mais à sa place, j'en aurais fait autant. Surtout pour éviter de me retrouver reléguée dans une autre chambre. Le lendemain matin, Caro a aussi fait semblant de dormir. Difficile de ne pas nous entendre faire l'amour quand même. Après une rapide petite douche, laissant Pascal, qui avait l'air de recommencer à somnoler, couché à plat ventre presqu'au milieu du lit, je suis descendue.

Je voulais aussi voir tous ce qu'ils proposaient pour les petits déjeuners, le commander pour être servi dans la chambre, et prendre un petit café comme une grande. Aussi, m'assurer qu'on ne me serve jamais de lait de chèvre. Beurk. J'avais oublié de prendre un livre, alors j'ai rebroussé chemin. En ouvrant la porte... Pascal est Caro étaient occupés à se caresser, s'embrasser.

En fait, ils avaient attendus que je quitte les lieux pour se jeter l'un sur l'autre. 2 minutes de plus, et je les aurais trouvés en pleine action.

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