Ven - 13 Nov.2020 - Retour du guerrier + un! (2)
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Ven - 13 Nov.2020 - Retour du guerrier + un! (2)
Cela faisait presque 1h que j'étais accrochée à mon écran ce vendredi soir, à scruter l'arrivée de mon homme. Je voulais voir son expression, voir sa surprise de me voir arriver peu après lui. Je suis sûre qu'il sera content.
Effectivement, il avait l'air perdu de ne pas me trouver à la maison. Mais, il n'était pas seul.
Ça m'a un peu piquée au vif. Je me suis demandée s'il allait passer la soirée avec Caro à roucouler sur notre canapé. Aïe, me voilà qui dit "notre canapé"! J'étais contente de remarquer qu'ils n'avaient pas l'air si proche que ça. D'habitude, il l'aurait entouré de ses bras. Là, rien. Il gardait ses distances.
- Qu'est-ce qu'on va faire maintenant?
- De quoi?
- Nous 2?
- Arrête Caro, mince... A force de répéter, tu me donnes l'impression d'être un salaud...
- Je sais que Jane ne serait pas contre... C'est toi qui veut tout chambouler...
- Tu devrais rentrer. Je suis crevé... Merci de m'avoir accompagné... Sérieux, tu devrais rentrer.
Pascal a fait une petite grimace "désolé" dans sa direction. Caro en a profiter pour relancer le débat. Elle voulait qu'il se répète, comme ça, elle arriverait peut-être à se faire une raison. Elle avait déjà commencé le show des larmes, ce qui a fait tiquer Pascal.
- Je n'ai plus envi d'en parler. On pourrait juste arrêter? J'ai toujours des sentiments pour toi, mais je l'aime Caro, j'y peux rien, c'est comme ça. Je ne voudrais pas qu'elle puisse, ne serait-ce qu'une petite seconde, regretter d'avoir accepter de vivre avec moi.
- Tu l'aime, mais tu m'aimes aussi. C'est ce que tu as dis. On peut aimer 2 personnes en même temps, la preuve... Et je suis sûre que ça ne la gêne pas plus que ça, alors je n'arrive pas à comprendre.
Pascal a soupiré, grimaçant en se grattant l'oreille. Il était excédé. Elle a voulu se coller dans ses bras, il l'a gentiment repoussée. En lui disant qu'elle le mettait mal à l'aise. Caro lui a rappelé qu'il lui avait avoué avoir ressenti une vive jalousie de la voir avec quelqu'un d'autre, et qu'on devrait peut-être en parler tous les 3.
En secouant la tête, il lui a rappeler qu'on vivait ensemble maintenant, elle se voyait où dans l'équation?
Comment est-ce qu'elle imaginait la chose? Qu'il me mente? Qu'il la voit en cachette? Qu'il me dise que tel soir, il allait chez elle, qu'il rentrerait tard, ou pas du tout? Comment?
Non, il avait bien réfléchi, ça ne pouvait pas marcher. Il n'en était pas question. Il n'avait aucune envie de commencer à me mentir, ni de la voir en cachette, et hors de question qu'il me plante à la maison pour aller voir une autre femme.
- Ça fait 3 jours qu'on en parle, j'en ai assez. Cela ne sert à rien. Tu devrais te méfier pour Bruce, mais, vie ta vie. Je ne peux rien dire de plus.
Hiiiich, même moi ça m'a blessée d'entendre ça. En larmes, Caro s'est précipité dehors. Pascal a hésité à la poursuivre, mais à la porte, il a changé d'avis. J'imagine qu'il a cru que c'était mieux ainsi. Mais quant on a mal au coeur, même un petit geste est plus rassurant que de l’indifférence.
Pascal a rangé ses affaires, s'était mis au piano... Mon coeur palpitait de l'entendre jouer... Trop chouky...
Zut, j'aurai dû me pointer quant Caro était encore là. Je ne sais pas ce que j'aurai fait ou dit, mais de la voir dévastée, je me suis mise à sa place, et ça m'a brisé le coeur. Pour rien au monde je n'aurai voulu être à sa place. J'aurai voulu mourir sur place. Mon Dieu, ça doit tellement faire mal.
On dirait qu'il a changé d'avis... Il a ramassé sa veste et s'est dirigé vers la porte.
Sans trop savoir, j'ai pensé que c'était le moment que j'y aille. J'ai fermé mon ordi que j'ai vite planté dans mon sac, et j'ai filé. Je me suis parquée côté rue, et pas devant la maison. Zut, quant je suis entrée, Pascal était seul et jouait au piano. Jeez, comment? Je croyais qu'il était parti chez Caro?
J'ai été passer mes bras autour de lui et lui ai fait des bisous dans le cou. Il a sursauté. Il a dû penser que c'était Caro? Alors, j'ai demandé s'il avait mangé, Évidemment que oui, dans l'avion. Je lui ai dit qu'il m'avait trop manqué, alors, je n'ai pas pu partir, que j'avais trop envie de ses bras.
Pascal s'est remis au piano, pendant que je me changeais. Normalement, on devait être en route pour Gstaad, mais il n'avait pas envi d'y aller. Moi, ça m'allait aussi. Comme je n'étais pas supposée être à la maison avant demain, il avait prévu de rester là, à m'attendre. Il disait que je lui avais trop manqué.
Pfff, je n'y croyais pas trop, mais j'ai fait semblant.
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