01 -- 1er Janvier, l'Année 2009 commence bien ;)
En rentrant, Caroline a proposé le jeu de la vérité. Arf, j'avais pas envie. J'étais pas d'humeur pour des vérités ce soir, et je n'étais heureusement pas la seule. Un jeu pareille aurait juste foutu le merdier et flinguerait l'ambiance de cette nouvelle année. Layne voulait aller se coucher après avoir transbahuté mes affaires dans la chambre. Mais ça pouvait attendre le lendemain.
J'aurais aimé passer la 1ère nuit de l'année 2009 avec Pascal. Je sentais encore le goût de ses lèvres sur les miennes et j'avais le coeur aussi gros que la Tour Eiffel. Si je regagnais la chambre de Layne... ce n'était pas avec lui que je la passerai!!! Mais bon, il ne fallait pas être trop gourmande non plus. Je pouvais quand même pas lui dire non. Ciel, dans quelle galère je me suis encore fourrée ou Layne est vraiment très malin. Faire la paix était la meilleure façon de nous séparer Pascal et moi... Malin! Si je lui dis que je passe la nuit dans l'autre chambre, il va péter un cable. Zut, je ne pouvais quand même pas lui faire ça, mais je ne voulais pas encore aller me coucher.
Avec Jess, on a préparé des spaguettis-bolo pour tout le monde. C'est fou, mais il n'y avait pas beaucoup de filles qui proposaient de l'aide. On avait, pour la plupart, envi de traîner encore un peu devant le feu de cheminée. Avec le froid qu'il faisait dehors, c'était tellement agréable, et ça nous permettait d'évacuer un peu de l'exitation de la soirée.
Layne était collé à moi comme un scotch, me faisant des bisous dans le cou, me tripotant les cheveux. Il voulait aller à la chambre en trouvant toutes sortes de prétextes, mais j'avais envie de rester au salon avec les autres. Peut-être parce que Pascal y était aussi... Même si je n'étais pas avec lui, il était tout près. Il était tout chou-chou avec sa petite femme, l'entourant de milles petites attentions. Je l'enviais un peu. J'avais pas de quoi me plaindre, j'étais dans les bras de Layne qui m'en faisait tout autant.
Puis Caroline, qui devait être saoûle a décidé de flinguer l'ambiance. Elle a rappelé à Jess que Pascal lui appartenait ce soir, et que c'était elle-même qui avait lancé le jeu. Glups. Jess est vraiment joueuse, et bonne perdante, parce qu'elle a abandonné les bras chaleureux de Pascal, qui a fait une drôle de tête, pour se réfugier dans ceux d'Antony. La fille que je ne connaissais pas à décidé de suivre son exemple, et a réclamé les bras de Layne. Surprenant, mais Layne n'avait pas envi de finir la soirée avec elle. Il a dit que c'était débile, qu'il avait envi d'être avec sa nana (nana? moi? ok!), que c'était une soirée spéciale.
J'ai étouffé un petit rire. La mauvaise humeur de Layne m'a valu les regards plutôt envenimées des 2 comparses, Alexia et Caroline. Layne essayait sûrement de se rattraper. Peut-être qu'il aurait préféré Alexia? De mauvaise grace, il a fini par accepter mais il voulait me parler d'abord. Il voulait savoir si je comptais retourner à notre chambre. J'ai croisé le regard curieux de Pascal, je savais qu'il nous écoutait, ça m'a mise mal à l'aise.
Le matin, je n'arrivais pas à m'extraire du lit, j'étais hyper crevée. Layne est descendu déjeuner avec toute la troupe. La plupart était trop cassé pour aller sur les pistes, sauf les kamikazes comme Pascal, Thomas, Layne, Mickael ont voulu profiter de la désertion des fêtards. Je préférais dormir plutôt que manger. En zombie, je ne suis descendue que 5mn me faire un café, et je suis remontée aussi sec me recoucher au chaud.
Les mains gelées de Layne m'ont réveillées. Il avait envi de câlins et de se blottir au chaud. Il faisait un froid de canard et Layne était tout gelé. J'avais traîné toute la journée au lit. Miam, j'adore. Mes seules apparitions de la journée ont été pour du café et sortir le chien.
Pour le dîner, j'ai été volontaire pour les corvées de cuisine avec Pascal. Layne a tiqué mais il n'a rien osé dire. Jess s'est jointe à nous, mais c'était un boulet. Elle est la championne des surgelés au micro-ondes. Aucune idée, aucune initiative, elle était vraiment aux corvées; couper les oignons, peler les patates pour le gratin, et il y en avait un paquet. J'ai continué à faire semblant de ne pas savoir qu'elle était au courant, Pascal aussi, je crois. De toute façon, qu'aurais-je pu dire? "Ha, au fait, je sais que tu sais?"... Mouais! On a bavardé normalement. Je crois qu'elle voulait juste nous écouter ou savoir de quoi on se parlait. Normal sans doute. Pascal, malgré la présence de Jess, m'a demandé comment ça allait avec Layne? Si on avait fait la paix et des trucs comme ça. Je n'étais pas à l'aise d'en parler devant Jess / ex à Layne!
- Hé, faut pas te gêner de parler, on sait tous que vous vous êtes disputés...
On a manger au chalet. Il y avait ceux qui voulaient ensuite sortir en boîte, ceux qui voulaient jouer à des jeux de sociétés (moi aussi) ou aux cartes, ceux qui voulaient juste passer une soirée tranquille (aussi)... Mais Jess avait tendance à s'ennuyer très vite si on ne fait pas quelque chose de spécial. Pauvre Pascal. Elle avait toujours besoin de sensations fortes, de bouger. C'était vraiment crevant.
Après le dîner, je savais que Jess allait mettre en pratique son plan de changements de partenaire. Je ne voulais pas être là pendant la sélections. Au cas où Pascal ne me choisissait pas, il serait assez tôt pour l'apprendre après, et j'avais des trucs à faire avant de sortir. Et, j'avais vraiment envie d'être un peu seule un moment. Ouais, j'avais presque eu la journée entière, mais j'en ai jamais assez...
Layne est monté après que les couples aient été formés pour le jeu de Jess; 48heures à se supporter. He was pissed. Comme il s'y attendait, et comme je l'espèrais, Pascal m'avait choisie comme cavalière. Yiiipiii. Bon Layne était entre... furieux, j'ai envie de lui en coller une, déception, esprit vengeur... enfin un mélange de tout ça en vrac. Même si je dansais un petit "pas de deux" dans ma tête, je lui ai présenté plutôt une expresion de; "Afff, okay" quant il me l'a appris. Il m'en voulait un peu de n'avoir pas voulu faire une petite sieste crapuleuse avant le dîner, parce que maintenant, on allait être séparé pendant 2 jours.
Pendant ces 2 jours, on était sensé tout faire ensemble, à 2, comme si on était attaché par les poignets. Seule chose qu'on pouvait faire seul... aller au petit coin... manquait plus que le contraire!!!! Si l'un veut aller skier, l'autre doit le suivre et aller skier. Toutes les corvées sont faites à 2. Si l'un veut lire, l'autre doit se faire chier à côté, il ne peut pas décider d'aller faire autre chose qui lui plaît plus. Mince, ça allait être l'enfer? Comment j'allais faire pour lire ou faire mes trucs, si j'ai tout le temps quelqu'un dans les pattes? J'avais juste pensé aux côtés ludiques et amusants d'être avec Pascal, mais je n'avais pas pensé aux inconvénients. Et moi, aller me geler les oreilles par ce froid sur les pistes... hum... pas question! Il fallait qu'on trouve des compromis!
Je me demande si le jeu n'avait pas pour but de ne plus pouvoir se supporter à la fin? Aoutch, si je dois suivre Pascal partout, je ne tiendrais jamais, s'il doit me suivre, lui tellement actif, il va s'ennuyer comme un rat mort? Pascal réalisera qu'il ne voudra jamais vivre avec moi autre chose que des " 5 à 7"??? Que j'étais ennuyeuse comme une porte d'église??? Oh là... c'était pas bon ça! Et faire des efforts, je peux pas! Faire semblant que je suis quelqu'un d'autre, je peux pas! Aïe... Pas si con son jeu après tout!
Layne avait dans l'idée de se rattraper, mais moi non. En plus, il fallait que je me prépare pour aller en boîte. J'avais commencé à lui exposer toutes ces excuses, quant Pascal a frappé à la porte entre-ouverte pour savoir à quelle heure je pensais être prête ou si j'allais descendre. En fait, il était juste venu me dire que j'étais sa "Valentine" pour les prochaines 48h, et prendre son service! Il a fait un tantinet froid tout à coup. Layne est sorti en lui donnant un coup d'épaule au passage. Du Layne tout craché quoi!
Avant d'aller en boîte, j'aurai bien aimé aller faire une sieste, seule, mais... c'était pas possible! Je pouvais pas pendre Pascal dans l'armoire en attendant non!? En bas, les autres étaient en train de jouer au jeu de la vérité; si on ne veut pas répondre, on doit avaler un verre cul sec. Encore un truc pour être complètement raide avant de sortir. J'étais déjà crevée, j'aurai plutôt avalé un pot de café.
La veille de Nouvel An, Layne avait menacé Thomas de lui refaire le portrait s'il osait me toucher, il n'a pas osé avec Pascal. Je savais pourquoi il avait choisi la nouvelle le soir d'avant... ce soir, il avait choisi Alexia comme Valentine! Tout s'expliquait. Peut-être qu'après, elle lui sortira par les oreilles aussi, qui sait.
Pascal s'était allongé sur le lit pendant que je me préparais. Ça me dérangeait un peu et perturbait mes habitudes. Il n'a pas osé me faire des avances, parce qu'il avait entendu la conversation entre Layne et moi. Ciel, j'essayais de me dépêcher, mais c'était pire. J'avais l'impression de traîner comme une tortue. Je lui ai dis qu'il pouvait descendre, mais il ne pouvait pas, c'était contre les règles. Je me demandais si les autres filles se sentaient aussi coincées que moi en ce moment.
Pascal avait l'air de beaucoup s'amuser à me regarder courir dans tous les sens, me changer x fois (oh la la). J'espère qu'il ne se rendait pas compte que là, il voyait ça pendant 48h, mais si d'aventure... c'était 365 jours par an... ça risquait de devenir moins amusant très vite!!! Après mon 2ème changement de vétements, il m'a attrapée au passage pour me dire de ne pas être si nerveuse et de me calmer un peu. Zut, il s'en était rendue compte, la barbe. J'entendais encore sa voix dire combien il m'aimait le soir du réveillon... aïe-aïe-aïe... Glups... Il allait peut-être changer d'avis après ces 48h!
J'avais les oreilles en feu quant on est descendu rejoindre les autres. J'avais l'impression de porter un très gros panneau et que tout le monde savait pourquoi on avait fait si long. On était pas les 1ers, mais on était pas les derniers non plus. Ouf. Layne et Alexia manquaient aussi à l'appel. Jess et Ethan aussi.
On est parti, en laissant les autres nous rejoindre en boîte. Ça m'a permis de me détendre un peu.
Très vite, j'ai retrouvé le sourire en oubliant tout le petit stress. Ce serait vraiment chouette de pouvoir être ensemble, Pascal était vraiment très très chou. Comme un petite midinette à deux balles, je frissonnais de plaisir quant il me prenait la main, à ses petits bisous, au contact de ses lèvres, même quant il plongeait ses yeux verts dans les miennes. Vraiment cruche. C'était bien d'être la 1ère équipe et de ne pas avoir Layne ou Jess dans les pattes. Ça nous a permis de prendre nos marques, etc'était chouette de ne pas avoir à se cacher. J'avais décidé de ne quand même pas exagérer et de faire comme si on était ensemble depuis longtemps.
J'ai adoré chaque milli-seconde d'être serrée dans ses bras et danser avec lui. J'avais ses sourires pour moi toute seule. On essayait de ne pas passer notre temps à nous embrasser, ça nous donnait trop envi de filer de la boîte pour rentrer au chalet. Je pouvais me coller contre lui et jouer avec ses cheveux. Les mauvaises habitudes sont difficiles à perdre, et on s'est quand même planqué pour s'embrasser. On ne sort pas avec un groupe pour passer son temps dans la bouche l'un de l'autre, ça n'avait pas de sens. A la table, on se tenait à carreau. J'avais même fini par oublier les autres, mais quant Layne a passé la porte en me fusillant du regard, hum, ça m'a un peu fait redescendre sur terre. Mais, on pouvait se toucher, se tenir la main, alors on s'en est pas privé. Je crois que je pourrais dessiner ses mains les yeux fermés.
On est resté 2 petites heures avec les autres et on s'est tiré de la boîte pour rentrer.
Pascal a fermé la porte de la chambre à clef, on ne sait jamais!!! Au moins, on était sûr de ne pas être réveillé par surprise. On avait bien 2h avant que qui que ce soit ne rentre, et j'étais heureuse de me retrouver avec lui. Pas besoin de se lever le matin pour partir, pas besoin de se trouver des excuses... C'était... On a pas eu besoin de parler, d'ailleurs, on a pas parlé du tout.
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