02 -- White Wedding
Bah... Je l'aime à la folie ce mec! Jess avait vraiment de la chance d'être sa femme. Si j'étais elle, je ferais tout pour le garder. En amour, comme à la guerre; que la meilleure gagne! Si j'étais à la place de Jess, je ne le laisserais pas filer. D'être réveillée avec tendresse le matin, ça faisait longtemps. D'habitude, je déteste carrément. En fait, je déteste être réveillée tout court. J'aime me réveiller quant je veux, lentement et surtout qu'on me fiche la paix, qu'on ne me parle surtout pas pendant... jusqu'à ce que j'avale deux ou trois cafés, en silence!
On a traîné au lit comme de vrais limaces. J'avais pensé qu'on devait se dépêcher de descendre rejoindre les autres, mais Pascal m'a rappelé que personne ne s'étonnerait de ne pas nous voir, je n'étais pas réputée pour mes apparitions aux déjeuners! C'est vrai, j'étais une vrai marmotte. Comme je n'étais non plus pas la grande sportive qui se lançait sur les pistes dès l'ouverture, Pascal pensait qu'on pouvait tout aussi bien rester tranquille et descendre quant on veut. Alors on a traîné au lit toute la matinée. Si j'avais pu arrêter le temps, je l'aurais fait!!!
L'après-midi, on a été se balader en amoureux dans le village. Pas besoin d'avoir peur de se faire prendre, on était officiellement en couple. Comme de vrais nullos bêbêtes complètement amoureux, on s'est baladé collé l'un à l'autre, bras dessus, bras dessous, buvant dans le même verre, se donnant à manger, trouvant des excuses pour s'embrasser pour un oui ou un non, s'amusant de petits rien. C'était super super chouette et... reposant. J'aime être avec lui, j'aime tout de lui, tout tout tout.
J'étais contente d'être loin du chalet, des autres pour un petit moment, et d'être rien que les 2. Je pensais réussir depuis le temps à ne pas être complètement nunuche à le regarder comme s'il était une merveillle tombée du ciel, mais rien y faisait.
Fallait toujours que je me pince pour être sûr que j'étais réveillée et que j'étais vraiment dans ses bras. Ridicule. Il me faisait toujours trembler dans mes grolles! Chacun de ses petits sourires ou rien que le contact de sa main me faisait frissonner de la tête au pieds. J'espère qu'il ne s'en rendait pas compte, tout l'effort que je faisais pour avoir l'air cool et détachée serait bon pour la poubelle!
Petit à petit, je m'étais détendue. Pascal n'avait pas l'air de s'ennuyer comme un rat mort, au contraire, c'était même lui qui encourageait mon côté larve. On est rentré pour manger encore (on avait plus faim), enfin.. faire semblant de manger avec ceux qui étaient restés au chalet, puis Pascal a prétendu que, même si je n'osais rien dire, j'étais crevée et que j'avais besoin de ma sieste de la journée. J'ai failli éclaté de rire. Monstre, je portais le chapeau ;)) On a passé le reste de l'après-midi dans la chambre. Je suis raide dingue de lui.
On est sorti tous ensemble d'abord manger puis en boîte. Ayant profité de la journée ensemble, on a essayé de se tenir tranquille. Pascal avait le sourire scotché sur la figure et les yeux pétillants. Il avait l'air heureux.
Ses copains l'ont un peu charier parce qu'on restait au chalet et passait le plus clair de notre temps dans la chambre. Ils pensaient que Pascal devait s'ennuyer de ne pas pouvoir faire du scowboard et de devoir rester enfermé au chalet. Bah, il a dit que ça allait, qu'il ne s'ennuyait pas et que c'était vrai que j'étais une vraie marmotte. Ça l'a fait rire, il me taquinait, mais j'espère qu'il le pensait vraiment.
Quant ils ont voulu savoir plus en le taquinant, il a dit tout à fait sérieusement qu'on étudiait la science et que sinon, ben, on jouait au "Trivial Poursuit". J'ai étouffé un petit rire; au Trivial Poursuit hein? Je lui le proposerait tout à l'heure tiens!
Pascal est très câlins, mais on évitait d'être l'un sur l'autre tout le temps. Il avait joué le jeu avec Caroline pour ne pas éveiller la curiosité d'un changement brusque d'attitude quant il était avec moi. J'avais fait pareil avec Thomas.
Pascal me faisait des tonnes de bisous; sur l'épaule, sur la main. Miam-miam, j'adorais ça. Il me prenait naturellement la main en parlant et jouait avec mes doigts malgré les missiles dans le regard de Layne. De mon côté, j'évitais de regarder Layne, sinon, je crois qu'automatiquement, je me serais tenue à distance de Pascal.
On avait pas besoin de menotes pour rester tout le temps collé ensemble, ça venait tout naturellement.
Je me lovais dans ses bras, sans pour autant qu'on soit tout le temps en train de se lécher la figure. C'est vrai que je n'avais pas envie d'être ailleurs, même si je ne participais pas vraiment aux discussions avec ses copains et même avec les autres nanas. Je ne les connaissais pas vraiment ces filles et je ne crois pas qu'elles m'aimaient beaucoup. Etonnament, la seule à être vraiment sympa, était encore Jess.
A la surprise générale, Layne et Jess ont changé de partenaires et se sont mis en couple. Quant est-ce que..? Mais bon, rien à cirer. Après tout, ils sont déjà sorti ensemble par le passé. C'est à ce moment là, que j'ai remarqué la mine d'Alexia!! Je me demande ce qui c'était passé. Une dispute? Bah, je ne voulais pas m'occuper d'eux. Mais Jess avait l'air d'être tout à fait à l'aise avec Layne, lui aussi. Même les regards assassins des 2 miss, Caroline et alexia, ne me faisaient aucun effet.
Les seuls moments où on se sentait vraiment seuls au monde était quant on dansait. J'étais au 7ème ciel.
Comme je dis toujours, il ne faut jamais poser des questions quant on ne veut pas entendre la réponse. Mais voilà, j'ai pas pu m'en empêcher et j'ai demandé pourquoi il avait choisi Caroline le soir précédent. Et c'est vrai que j'aurai préféré ne pas connaître la réponse. Caroline lui plaisait beaucoup et s'il avait été célibataire, ou peut-être que s'il l'avait rencontrée avant... Aïe... Ça m'a scié le moral.
Je ne me doutais pas qu'elle lui plaisait et je me suis mise à l'observer, essayant de voir ce qui lui plaisait chez elle. Bon, c'est vrai qu'elle était plutôt, même extrêmement mignonne... hum. Donc, j'avais eu raison d'avoir la peur au ventre quant il s'agit d'elle.
Ouais, ça m'a scié le moral, mais j'ai rien fait paraître. Autant garder mes insécurités et mes peurs pour moi.
Ça n'avait donc pas été si dur pour lui d'être avec elle, ni de l'embrasser. Arf, stop. Pas penser comme ça voyons!
Mince, je crevais d'envie de lui demander ce que ça lui avait fait de l'embrasser et tout. Iak, c'était une chose à ne pas faire. Je ne voulais pas qu'il se mette à penser à elle. Je devais me mordre la langue pour pas me laisser aller à le lui demander.Ciel, si je n'avais pas pu venir au chalet à cause de mon dos... je pense que ces 48h, il les aurait passé avec Caroline!!
Ça me faisait plaisir de sentir Pascal chercher tout le temps le contact physique même quant on discutait avec d'autres. Il cherchait tout le temps mes mains. Ses petits sourires ou les petites farfeluteries qu'il me chuchotait à l'oreille me faisait rougir. Je ne me lassait pas de l'observer, d'écouter sa voix, même si je n'écoutais pas ce qu'il disait ou ses rires. J'aime le regarder, observer ses gestes, sa manière de pencher la tête ou de se mordre la lèvre, les expressions de son visage ou sa façon de lever le sourcil quant il s'apercevait de mes regards.
J'aimais trop ses sourires. Il avait passé la main sous mon chemisier et me caressait le ventre, il voulait rentrer. Layne qui aurait dû être en train de s'amuser n'en avait que l'air. Il ne nous quittait pas des yeux, ça me rendait nerveuse. Ça allait barder après pour moi, mais pour l'heure... tant pis.
En rentrant avant de monter se coucher, avec Pascal, on a préparé les spaguettis pour ceux qui voulait encore traîner en bas.
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