103/2013 - Mordre la poussière! (2)
Samedi, 13 avril 2013 - 103/2013 - Mordre la poussière! (2)
Je me suis levée vers mid ce samedi matin. Pascal était déjà descendu, il avait aussi déjà été courir avec Caro. Je crois qu’ils avaient discuté du soir d’avant, ou il lui avait dit que j’ai dormi avec lui. Je l’ai vu à son regard. Elle savait. Caro m’a dit qu’elle était venu frappé à sa porte. Hum, on n’a pas fait attention, ni rien entendu. Trop occupé. Nina boudait un peu. Je pense qu’elle était énervée de ne pas pouvoir avoir Pascal pour elle toute seule.
Ils sont partis en début d’après-midi. Ils avaient toujours des trucs à faire. Cet après-midi, ils avaient l’idée d’aller faire de la varappe ou de la randonnée. Je ne sais pas ce qu’est la varappe, mais ça sonne crevant. Moi, j’avais l’intention de stagner au chalet. Pour me reposer et dormir un peu. Je ne risquais pas grand chose de Nina durant la journée. Nina voulait rester au chalet, mais quant elle a su que je ne bougerais pas de là, elle a préféré sortir avec toute l’équipe. J’imagine qu’elle va essayé de faire bande à part avec Pascal, mais j’étais rassurée, Caro veillerait à ne pas les perdre de vue.
Pascal et Nina ne sont pas rentré avec le reste de la bande. Ils sont resté en ville. Et Caro m’a dit que Pascal lui avait demandé de les lâcher un peu. Ils ont été manger en tête à tête. Elle m’a appris que Pascal lui a dit qu’ils n’allaient que manger, rien de plus. Qu’il fallait qu’elle arrête de s’inquiéter, qu’il était un grand garçon. Caro souriait, donc il n’y avait rien de grave.
Caroline n’a pas insisté, elle ne voulait pas qu’il finisse par la trouver énervante. Pascal lui a laissé aussi un message pour moi; “Rien que manger”. Rire. Trop chou. Il avait deviné que j’allais me faire du mauvais sang, et il a voulu me rassurer. C’était bon signe. Il n’en fallait pas plus pour faire grimper le thermomètre de mon adoration pour lui. Hah, je l’adore lui
Ils sont rentré se changer et boire un verre avec nous avant qu’on sorte en boîte! Pascal m’a tirée dans un coin pour me demander si on se retrouvait aussi après? Evidemment que j’ai dit oui! Et ça m’a toute retournée. Alors ça lui faisait vraiment plaisir que je sois là? Wahhh, qu’est-ce que j’ai bien fait de monter!!!
Pascal m’a demandé d’être plus discrète ce soir. Qu’il voulait faire en sorte que Nina ne regrette pas d’être venue passer le week-end ici. Pfff, qu’est-ce que je m’en fou qu’elle regrette ou pas. Mais, bien sûr, je ne le lui ai pas dit ça. Au contraire, plus elle le regrettera, mieux, elle ne reviendra plus. Hihihi.
Les choses se passaient plutôt bien. Comme je savais que j’allais le retrouver plus tard, j’étais moins tendue. J’avais pris soin de mettre quelque chose d’encore plus sexy qu’hier soir. Et Pascal avait encore plus de peine à me lâcher des yeux. Il restait à proximité, toujours prêt à intervenir si un mec m’approchait de trop près. Thomas était aussi toujours à côté et se comportait en chevalier servant, m’offrant des verres, me tenant par la taille et tout. Il ne me lâchait pas d’une semelle.
J’avais remarqué non sans plaisir, que Pascal avait de la peine à suivre la conversation de Nina. Bien fait. Elle boudait. Ça aussi ça ne plairait pas à Pascal. Bien fait.
Puis les choses ont salement dérapé. Pascal avait un peu trop bu et en dansant avec Nina, ils se sont mis à s’embrasser. J’ai failli verser. La garce. C’était sûrement elle qui l’avait fait boire. Je n’ai pas remarqué tout de suite. Ce n’est quant voyant ses copains se faire des coups de coude en désignant la piste que je les ai vu. Mon coeur a failli lâcher.
Qu’est-ce que je pouvais faire? Rien! Juste subir. La vache que ça fait mal !!!
Surtout, il ne fallait pas que je me fâche et que je me mette à faire la gueule ou lui faire un scène. Ce serait perdu d’avance. Merde, ça fait tellement mal. Caroline aussi avait la gueule ouverte de surprise. Elle en avait les larmes aux yeux. Moi qui pensait avoir un peu de soutien, ou qu’elle me remonte le moral, ben, c’était râpé. On était toutes les deux sur le cul.
Je crois que c’était assez clair que Pascal allait finir la nuit avec elle!
Je pouvais difficilement aller lui demander si on se voyait après comme prévu. Je savais d’avance, que même si j’allais l’attendre dans sa chambre, je risquais de l’attendre en vain. J’aurai pu fondre en larmes là, tout de suite, sur place. Je ne pouvais rien faire, il était libre comme l’air de faire ce qui lui chante. Mais orgueil oblige, j’ai détourné le regard. Dégoûtée. Ça me faisait trop mal de voir ça.
Waouh! L’horreur. Pascal se donnait en spectacle avec Nina. Horrible vision de les voir presque se monter dessus sur la piste. Dire que je n’ai jamais eu cette chance. Ses copains trouvaient ça très amusant. Moi non. Pendant tout le temps qu’on est sorti ensemble, il était pris, donc pas de débordement. Et c’est avec cette pouffe qu’il se laissait aller. J’étais écoeurée. Mais je devais garder la face.
C’était vraiment pénible. Même si je ne regardais pas, je savais ce qui se passait dans mon dos.
Peu après ce lamentable spectacle, ils ont disparu. J’avais une assez bonne idée où ils pouvaient être; au chalet. Quoi faire? Courir là-bas et les séparer coûte que coûte? Non, ce serait inutile. Pascal risquait de m’envoyer sur les roses.
Ils étaient très certainement dans sa chambre à elle, et là, je ne pouvais pas y faire intrusion. Se serait le pire des scénarios. Je n’avais plus qu’à espérer qu’il s’arrêterait là et me retrouverait comme prévu, dans sa chambre.
J’ai attendu en vain… Il n’a pas dormi dans sa chambre… Donc, c’était clair, il avait passé la nuit avec Nina. Et ça fait toujours aussi mal. Dire que j’avais cru que les choses s’arrangeaient. J’avais été un peu trop sûre de moi. Ma faute.