113/15 - Trop de chance... ça fait peur!
Vendredi 23 avril 2015 - 113/15 - Trop de chance... ça fait peur!
Je n’avais pas trop l’intention de sortir ce soir, demain j’avais la fête d’anniversaire de mon papa avec mes oncles et tantes. Donc une longue journée. Pascal a dit que lui non plus ne voulait pas sortir. Il avait juste un truc en début de soirée et qu’ensuite, ils avaient prévu de jouer aux jeux vidéos avec quelques copains.
- Ce sera une soirée tranquille. Pourquoi tu ne viendrais pas?
- Pour faire quoi? Vous regarder jouer?
- Ah... ben, je ne ferais qu’une partie, ensuite je serais tout à toi!
- Tsss, tu sais bien que je ne m’ennuie jamais voyons! Non, c’est peut-être mieux si je vous laisse entre mecs.
- Non! Viens... Pas envi de dormir tout seul moi!
J’ai rigolé. Je l’ai taquiné un peu à cause de la manière qu’il avait dit qu’il ne voulait pas dormir tout seul. Argh, mais ça m’embêtais vraiment de bouger ce soir. Demain, je sais que je vais être stressée, et je n’avais pas envie de devoir me lever plus tôt que prévu, tout ça pour rentrer et me préparer. Et il y avait la femme de ménage vers 11h, arrhhh. Mais, j’avais aussi envie de passer un moment en sa compagnie... Bon!
Quant je suis arrivée, il n’y avait encore personne dans la maison. J’ai compris que Thomas était sans doute avec Pascal. Je ne savais pas si Pascal mangeait sur place ou à la maison, mais dans le doute. J’ai donc fait un Hachis Parmentier. C’était rapide. Déjà en training, mon bouquin sous le bras, je me suis alors installée dans le canapé.
Pascal est arrivé vers 21h et il avait déjà mangé. Il est grand, mais il a l’air encore plus grand en costume-cravate. Trop chou. Je le trouve vraiment mignon avec les cheveux courts, mais aussi comme maintenant avec les cheveux qui lui tombent dans la nuque et devant les yeux. Il pensait aller chez le coiffeur la semaine prochaine, alors je lui ai demandé de les laisser longs encore un peu.
Pascal a été se changer pour se mettre en training et on est monté chez Thom. Je me suis installée dans mon coin habituel dans le fauteuil près de la fenêtre. J’avais de la peine à me concentrer, parce que c’était amusant de les regarder. C’était chouette, je me suis sentie bien.
Le natel de Pascal a sonné plus d’une fois, je lui ai dis que c’était Caro. Pascal m’a demandé de répondre. J’étais contente que Pascal ne lui ai pas téléphoné de la journée, ni même proposé de venir ce soir. Ridicule, mais mon coeur s’est enflammé d’amour. Je ne lui ai pas proposé de venir non plus, on voulait passer une soirée tranquille. Qu’on ne sortait pas.
Hier soir j’avais pleuré, pas parce que Pascal était avec Caro, non, mais parce qu’il lui avait dit qu’il m’aimait. Avec toute la résistance que je lui oppose, il m’aimait quand même. Re-flamme d’amour. Un sourire amoureux aux lèvres, je le regardais se battre avec sa manette de jeux. Il se tortillait, riait, se mordait la lèvre inférieur, fronçait les sourcils sous la concentration; je l’adore.
Ce garçon, avec des yeux si verts, un sourire à faire fondre les glaciers de l’Himalaya, ce mec là m’aime! Je n’arrivais pas à y croire, et même, je m’attendais toujours au pires souffrances pour être si heureuse.
L’orage s’est pointé dans la nuit, et j’étais si contente de me calfeutrée dans ses bras. Après tous ses baisers, ses câlins, nos corps enflammés, j’ai dormi comme un bébé avec la pluie en bruit de fond.