115/15 - Pascal me cache quelque chose...
Samedi 25 avril 2015 - 115/15 - Pascal me cache quelque chose...
Par moment, je souffrais du manque de régularité dans ma relation avec Pascal. Son manque de consistance. Il pouvait se montrer très amoureux, mais devenait distant dès le lendemain. On a rompu à plusieurs reprises, mais on finissait par toujours se remettre ensemble. J’étais accro de ce type et j’aurai fait n’importe quoi pour être avec lui. Chaque séparation me rendait folle.
Après une nuit suave, pleine de tendresses et d’amour, le voilà à nouveau distant! Il semblait si loin, si intouchable, inapprochable. Peut-être était-ce de ma faute? Peut-être est-ce moi qui n’osait pas assez? Pourtant, j’avais tellement envie d’être près de lui, mais je restais cantonnée vers le bar à le regarder. On échangeait que des sourires à distance.
Pascal est parti faire son jogging au saut du lit. J’ai quitté son appartement très tôt après un café en tête à tête. J’ai pensé qu’il retrouvait certainement Caro pour aller courir ensemble. Il avait envoyé un message ce matin à quelqu’un, ce devait être Caro. Je n’ai pas eu envie de lui demander de confirmation.
Je suis arrivée chez moi peu avant la femme de ménage. God ce qu’elle peut parler! Elle m’a tenue la jambe pendant une bonne demi heure, et j’ai dû lui dire à plusieurs reprises que je devais me préparer.
Je ne comprends pas la moitié de ce qu’elle raconte, il faut se concentrer et je n’étais pas d’humeur. Alors après quelques «hahh ok», j’ai pu filer sous la douche, traverser le salon au pas de course pour retourner m’habiller dans ma chambre.
Ma nièce et Luke avaient du retard, mais moi aussi. Pendant que je me maquillais Lilice lui a fait visiter, et on est parti sur les chapeaux de roues. On était pratiquement les derniers à arriver. Mon papa avait les larmes aux yeux. Il était si fier de ses enfants, si heureux qu’on soit tous là, avec ses petits enfants et tout, qu’il a eu de la peine à avoir les yeux secs.
On a fait des tonnes de photos, que je vais trier et mettre les meilleures dans son album. Je l'aime fort mon papa.
Je suis passée chez moi me changer avant d’aller rejoindre Pascal, Thomas, etc. Ils étaient au Quantum ce soir. C’était noir de monde, et il y avait pas mal de mecs grands. Ma timidité a refait une rentrée en force dès que j’ai passé la porte du bar. J’étais aveuglée par la foule, incapable de repérer qui que ce soit même s’ils étaient en face de moi.
Quelqu’un m’a attrapée par le bras, et je me suis retournée violemment, avant de me raisonner et réaliser que ce ne pouvait être que quelqu’un du groupe. Paul. Après lui avoir fait la bise, il m’a indiqué le coin du bar, à l’étage inférieur, occupé par l’équipe. J’avais une vue plongeante. Pascal avait son bras autour des épaules de Natacha, leurs têtes se touchaient et il lui parlait à l’oreille. Caro fulminait à ses côtés.
Des sourires éclairaient leurs visages. Une main vicieuse m’a serré le coeur; une petite pointe de jalousie. Cette fille qui lui avait avouée être amoureuse de lui! Il aurait dû savoir qu’il ne devait pas être si... câlin avec elle, sinon elle allait encore espérer.
J’allais lâché ma barrière pour descendre quant je l’ai vu faire discrètement oui de la tête, laisser Natacha et Caro, qui l’a suivi des yeux, lorsqu'il est parti en direction de l’autre bout du bar. J’ai suivi sa direction moi aussi. C’était cette fille... Encore elle! C’était la fille à qui je l’ai vu faire des signes déjà l’autre fois. Qu’est-ce qu’elle faisait là? Les fourmis que j’avais eu dans la nuque ne m’avaient pas trompé alors!
Pascal n’a pas terminé son trajet. Paul l’a happé au passage et lui a montré où je me trouvais. Il a levé la tête et m’a souri. Pascal a aussitôt fait marche arrière pour monter me chercher. Je ne sais pas si je devais être contente ou pas, parce que du coup, je ne savais pas s’il allait la rejoindre ou pas.
Pendant qu’il montait, j’ai cherché "l’autre" des yeux, mais elle avait disparu! Merde! Ouais, il y avait un truc bizarre! Il fallait absolument que je sache qui était cette fille et que je sache où elle habitait.
Dès que j’en ai eu l’occasion, j’en ai parlé à Caro. Elle avait aussi remarqué.
Tout au long de la soirée, j’ai continué à chercher la masse de cheveux ondulés tombant derrière le dos d’une grande brune. Pas maigre, elle avait un air exotique, Italienne peut-être, tout à fait le genre qui attire Pascal. Je n’avais pas eu l’occasion de voir sa poitrine pour le moment. Maintenant, on était 2 sur le coup. Merci Caro.
Pascal ne pouvait pas me faire un coup pareil quand même... pas à quelques heures de mon anniversaire! Ce serait trop trop moche! L’estomac dans les pompes, j’ai continué à sourire gaiement. Pourtant, le coeur n’y était pas.
Je croisais parfois le regard méprisant de Natacha quant elle ne se savait pas observée. Pourtant, au cours de la soirée, elle a tenté une approche amicale. Apparemment, elle voulait me connaître.
Natacha s’est montrée sympathique, rigolote. J’ai appris que c’était la soeur d’un des joueurs de basket, qu’elle connaissait Pascal depuis longtemps, qu’elle le trouvait gentil. Qu’il passait parfois chez eux.
Elle a voulu en savoir plus sur moi, savoir comment je connaissais Pascal, depuis quant, etc, mais je n’étais pas d’humeur à me confier. Je suis restée vague. La boule que j’avais dans la gorge grossissait, j’étais à 2 doigts de craquer et me mettre à pleurer... je voulais rentrer. Je devais sans doute être fatiguée, et c'est ce qui me rendait si sensible.
Les doutes n’ont fait que s’accentuer lorsque, au moment de partir, Pascal m’a dit qu’il devait ramener un copain, qu’il me rejoindrait à la maison. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de l’accompagner, je n’y ai pas pensé. A la maison, j’ai attendu pendant plus de 2h avant de le voir franchir la porte de son appartement. Il m’a raconté que son copain avait un problème de voiture et qu’ils avaient dû la tirer, et s’est excusé.
Pourtant, il avait beaucoup plût et Pascal n’était pas mouillé! Le trajet en voiture lui avait laissé le temps de sécher? J’en doutais!