148/15 - Journée marathon comme d hab.

Publié le par JaneDo


Jeudi - 28 mai 2015 - 148/15 - Journée marathon comme d’hab.

Entre équitation, visites de l’appart, passer chez Maria, faire les courses, trouver dans tout ça un moment pour travailler, je n’ai pas eu une minute à moi. Après tout ça, il fallait encore que je sois en forme pour sortir ce soir. Surtout si je voulais voir Pascal. Difficile d’arriver chez lui sur les rotules et de n’avoir qu’une envie; dormir!

Bon, rien n’était vraiment prévu pour ce soir; il ne m’avait pas proposé de passer chez lui, mais, c’était jeudi, et souvent, il sort un petit moment, ou rencontre ses potes. D’après ce que j’avais cru entendre, c’était porte ouverte chez Thomas pour prendre un verre entre amis.

Pascal était la source de mon bonheur, de mon énergie, l’idée de l’existence sans lui me paralysait littéralement. Dès le début, je me suis dis que tout était trop parfait pour durer. Pourquoi un type pleins aux as, un corps de Dieu Grec, avec de si beaux yeux verts et un sourire à damner les saints s’intéressait-il à moi? J’avais toujours eu beaucoup de chance, mais là, ça défiait l’entendement.

C’est peut-être aussi pourquoi je ne voulais le présenter à aucun proche. J’avais toujours l’impression que ça allait se terminer d’un moment à l’autre, alors pourquoi me faire du mal en le découvrant à ma famille et mes proches. Je savais aussi qu’ils me regarderaient tous comme si j’étais « tapée ».

Certains me détesteront d’avoir autant de chance, des filles pour la majorité, en souhaitant aussitôt mon malheur, d’autres ne se priveraient pas pour semer la zizanie. D’autres encore ne se gêneraient pas pour critiquer notre différence d’âge. Ils ne se gêneront pas pour demander ouvertement ce qu’un homme comme lui fiche avec une nana comme moi!

Lorsqu’ils apprendront la fin de notre idylle, ils me consoleraient tous d’un « c’était couru d’avance ». Ce qui voudrait dire; qu’il était trop bien pour moi. Ils vont jubilé de me voir souffrir.

Vers 20h, je me suis pointée chez lui confiante. J’avais essayé de le joindre sans succès. Chez lui, il n’y avait personne non plus. Pas plus que chez Thomas. Zut, déplacement pour rien. Après avoir attendu une bonne demi heure, j’ai laissé un billet sur sa porte et je suis rentrée bredouille. Autant pour moi, j’aurai dû l’avertir.

Pascal a essayé de me rappeler vers 23h30. Plutôt tard! Je pense qu’il était rentré et avait dû trouver mon mot. J’étais plongée dans mon bain avec un bouquin, mon natel sur silence, alors je n’ai rien vu. Tant mieux, au moins comme ça il sait que je ne suis pas pendue derrière mon téléphone à attendre.

Je me demande s’il était encore avec cette Manuella??? D’après le message qu’il m’a laissé, Pascal disait qu’il avait eu un match et qu’il avait été prendre un verre avec son équipe avant de rentrer, pour fêter leurs victoires. Hum! Il me raconte peut-être des cracks.


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