149 - Chalet... Pas un mot!
Layne est passé me chercher peu avant midi et on a pris la route.
Thomas avait proposé de passer le long week-end au chalet, en prenant congé pour ceux qui pouvait. Thomas m’avait assuré que Pascal ne montait pas. Ça me rendait triste, mais j’éprouvais aussi du soulagement, ou quelque chose entre les 2, je ne saurais le dire. C’était d’ailleurs la raison qui m’avait fait courir chez Pascal le jeudi soir. En y pensant, ça me rendait encore plus triste, parce que c’était fini de chez fini et je n’étais pas sure de réussir à surmonter mon chagrin. C'était une bonne idée le week-end au chalet, et j'aimais beaucoup .
La plupart d’entre nous avions pris le vendredi après-midi et on s’est retrouvé au chalet en début d’après-midi. J’ai été drôlement contente de voir Caroline se pointer, au moins elle ne passait pas ce long week-end dans les bras de Pascal. J’étais quand même étonnée qu’elle ne soit pas restée en ville pour être avec lui. Petit joie en me disant que la communication ne devait pas fonctionner des masses entre eux.
Alexia était là aussi, peut-être que Caroline était montée par solidarité pour son amie? Tant mieux.
Jess et Ethan étaient les 1er sur place et avaient fait la plupart des courses. J’avais apporté aussi quelques courses pour préparer un plat à moi et sur la liste de Thomas, j’avais choisi . Les choses étaient toujours bien organisés. Sur la liste des plats, courses etc, je m’étais portée volontaire pour le dessert de la mousse au chocolat. On avait tous pris de quoi alimenter les grillades. J’avais épicé des côtelettes et prévu de quoi préparer de la salade de pommes de terre. J’avais aussi pris de quoi faire une grosse salade aux maïs, j’adore ça.
Layne et 2 de ses copains, ainsi qu’Alexia, Caroline et Jess ont été se baigner à la piscine. Ils avaient l’air de bien s’amuser. Je me suis sentie de trop alors j’ai rejoins Thomas dans la cuisine pour préparer ce que je pouvais et ranger les courses.
J’ai passé le reste de l’après-midi avec Thomas qui s’inquiétait de savoir comment je me portais. Il avait appris l’incident d’hier soir.
Après avoir rangé les affaires dans la cuisine, on s’est rabattu dans le petit salon qui donnait sur la bibliothèque. Thomas ne comprenait pas pourquoi j’avais voulu m’infliger ça et comprenait que je n’avais pas vraiment envie d’en parler. Il m’a appris que Pascal avait finalement décidé de nous rejoindre au chalet en fin de journée. On a fini par s’endormir sur le canapé et on a été réveillé par Layne, qui a taquiné Thomas en lui demandant “s’il n‘essayait pas de faire une passe à sa copine par hasard?”. Une passe? Bah, je ne connaissais pas l’expression, mais je pense qu’il voulait dire, draguer ou un truc du genre.
Pascal est arrivé en début de soirée.
Après notre petit tête à tête de la soirée précédente, j’étais plutôt tendueà l'idée de le voir. Pascal agissait comme d’habitude, comme s’il ne s’était rien passé. L’atmosphère était un peu chargée par les petits regards en coin de ceux qui étaient au courant. Je n’avais pas l’impression que Caroline le savait et tant mieux. De toute façon, elle n’allait pas tardé à le savoir, peut-être par Jess (grrr) ou par Pascal.
J’étais bien décidée à suivre les conseils d’Akemi-sama, de rester près de Layne, donc de l’ignorer et d’agir avec lui comme avec les autres potes, comme Ethan, Michael ou les autres. Aussi, de contrôler les battements de mon coeur, mais surtout d’éviter de le regarder ou si possible, même, de lui parler tout court. Ce n'était pas si difficile, apparemment, Pascal aussi m'évitait. A part quelques regards discret de temps à autres, teinté d'ammertume, on ne s'est litéralement pas adressé la parole.
Après avoir mangé au chalet, comme une meute de loups, on a envahi le village en fin de journée et investi le bar où on avait l’habitude de se réunir, et on a fait la fête. C’était sympa et après quelques verres de vodka, je réussissais assez bien à éviter tout contact avec Pascal. Je restais scotchée à Layne, pour le plus grand désarroi d’Alexia, qui lui lançait des regards pleins de sous-entendus de chatte enflammée. Elle était à bout de bras et faisait tout pour s’accaparer l’attention de Layne. Même s’il discutait avec elle, et la laissait le toucher à tout bout de champ, Layne restait collé à moi aussi, m’entourant de ses bras d’une manière assez protecteur, me donnant des tonnes de bisous. C’était rassurant, j'adore. Pour une fois, à part quelques rares escapades groupées aux toilettes, je suis restée près de mon homme toute la soirée.
Ça faisait longtemps qu’on avait pas passé une soirée aussi chouette où, pour une fois, tu es restée vers moi. J’aime bien quant tu reste collé à moi comme ça.- Tu étais adorable, c’était facile.
Une fois pendant la soirée, mon regard a accroché celui de Pascal, mais j’ai aussitôt détourné les yeux, me forçant à ne pas chercher à savoir s’il nous observait ou si c’était le hasard. Je ne voulais pas penser à lui, et préférais faire comme s'il n'était pas là.
De retour au chalet, j’ai voulu m’isoler dans la bibliothèque, sous prétexte de lire un peu. En fait, j'avais juste envie d'être seule. Thomas m’a tenu compagnie un petit moment et s’est éclipsé avant que je lui fasse comprendre que je voulais rester seule. Malin, il commençait à me connaître plutôt bien. Pour éviter d’être dérangée dans ma quête de solitude, j’ai flâné ça et là. Je ne pensais pas nécessaire de dire à Layne que j’avais surpris sa conversation avec Alexia.
- Elle était toujours flanquée à côté de toi, on a même pas pu passer un moment ensemble. En plus, t’as passé ton temps à la tripoter. Tu essayais de me rendre jalouse ou quoi.-Hein? De quoi tu parles?
- Pourquoi tu l’as emmenée? Je suis sûre qu’elle n’avait pas envie de venir. Pourquoi tu ne mets pas les choses au clair avec elle?
- Alexia, tu me les brise. A quoi tu t'attendais? C’est ma copine. Tu savais dès le début que j’étais avec quelqu’un, non? Je ne t’ai jamais rien promis et certainement pas que j’allais quitter ma copine. Il en ait pas question.
- Mais alors? Nous 2 c’est quoi?
- Si ça te convient pas, on arrête tout de suite. C’est ce que tu veux?
Là, elle ne savait plus quoi dire.
- C’est ce que tu veux? Non? Alors arrête ça, ça me casse vraiment les pieds.
- T’es vraiment un salaud.
- Oui, je le sais.
Puis il l’a prise dans ses bras. Ouais Layne, t'es vraiment un salaud. Mais n’était-ce pas ce qui faisait son charme? Discrètement, je me suis retirée dans notre chambre pour lire en l’attendant. Il n’a pas tardé à venir me rejoindre.
Je dois dire que je lui tire mon chapeau, parce qu’il passait des bras de l’une à l’autre, avec l’aisance d’un poisson dans l’eau. Toujours aussi amoureux, tendre et pressant, comme si j’avais été la seule femme de sa vie. Sacré Layne!
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Chalet... Pas un mot! (149-ven-29.mai.09)