17 -- Et elle veut un bébé...

Publié le par JaneDo


Hehhhh... Encore un truc que je n’avais pas osé dire à Pascal. Jess veut lui faire un bébé....... :(

Je ne veux pas d’enfants, je devrais être contente pour lui? Ben non! Si elle lui fait un enfant, je le perds, c’est sûr. Pfffff. Je ne peux pas lui en parler sans avoir l’air de vouloir les séparer ou de chercher à inventer des trucs pour essayer de les séparer. Vraiment pas la position idéale. J’étais tellement choquée que je n’ai rien dit, je ne me suis même pas autorisée à y penser. Mais je n’avais pas réussi à dormir, j’avais tourné comme une crêpe toute la nuit.

Je ne lui donnerais jamais d’enfants, mais l’idée qu’une autre femme puisse avoir un petit bout d'homme de lui, là carrément, ça me rend follement jalouse. Je ne vais pourtant pas changer d’avis, je ne serais jamais capable d’élever un enfant. Je n’en ai ni la force, ni le courage.

Aaaaaah, ça me fait mal, ça me fait vraiment souffrir. Elle le tenait et elle n'était pas prête à le lâcher. Jess avait raison, ils ne se quitteront jamais si elle lui fait un bébé! Ils seront enchaîné l'un à l'autre à jamais. Lui en parler me ferait aussi comprendre suivant sa réaction, qu’ils ne se regardent pas dans le blanc des yeux. Glauque.

Depuis que j’avais dû faire les magasins avec elle, j’avais fait l’effort d’effacer tout ça de ma tête. Je me suis même persuadée qu’il n’y avait aucune chance que ça arrive, parce qu’il n’y a pas si longtemps, elle et Layne aussi, m’ont fait comprendre qu’il ne se passait rien dans leur chambre à coucher. Mais en tournoyant comme une crêpe toute la nuit après les avoir vu au Tiger, je n’arrête pas de soupirer. Même quant j’en suis consciente, je n’arrive pas à m’en empêcher. Et aussi à secouer la tête.

Pendant 5mn, je suis convaincue qu’il ne faut pas que j’en parle à Pascal, et les 5mn suivantes, je suis persuadée qu’il faut que je lui en parle.... mais alors, je saurais qu’ils font plus que dormir comme de bons amis dans des lits séparés... Ahhhh.

Et si lui aussi voulait des enfants? Alors là, je serais bonne pour la casse... pfffff. Oui, ça fait depuis longtemps que j’ai passé 30ans, mais les vieux réflexes de toujours font surfaces dans ces moments de grandes tensions.

J’avais le choix entre mettre mes poignées sous l’eau froide d'un robinet, et ça risquait de durer un long moment... et Patricia s’en rendrait compte. Pas question non plus que je pleure devant qui que ce soit, même une très bonne copine. J’aime rester dans mon coin dans des moments comme ça. Alors j’ai choisi la 2ème solution que je choisissais toujours quant je vivais chez mes parents et que j’allais encore à l’école. Seule solution quant on est entouré de frères et sœurs encombrantes qui viendraient regarder comment tombent vos larmes et qui s’empresseraient à l’occas de se moquer de vous. J’ai été me planquer dans le noir mon armoire.

J’avais besoin d’être dans le noir, dans un petit espace, sans fenêtres. Qu’on me fiche la paix, donc qu’on ne puisse pas me trouver...

2h plus tard quant j’ai émergé, je savais que je n’avais pas vraiment le choix, il me fallait affronter mes démons, quitte à entendre et remarquer des choses que je préférais ignorer et surtout, pire... jouer le mauvais rôle.... Fallait que je le dise à Pascal.

L’idée me faisait trembler... s’il voulait aussi avoir des enfants... j’étais cuite!

Il aura le choix; avoir un enfant et vivre avec une femme qu’il n’aime peut-être pas forcément ou ne jamais avoir d'enfants pour éventuellement vivre quelque chose avec quelqu’un qu’il aime, mais qui ne lui donnera jamais d’enfants et qui ne veut pas vivre en couple en partageant le même appart... chiotte... En énonçant la réalité, je pouvais deviner son choix!

On n’en avait pas vraiment parlé. Une fois, je lui avais juste balancé en vrac que je ne voulais pas vivre en ménage avec qui que ce soit, ni me marier, ni avoir des enfants... behhhh mais, ça n’aurait pas servi à grand chose de lui mentir, ç’aurait été trop nul. Ohhhr, en ce moment je détestais Jess, et j’avais envie de me glisser chez eux pour remplir de contraception toute boisson se trouvant dans la maison. Arf. Avec mon bol, aucune chance qu’elle soit stérile!!

Mince, alors soyons lâche jusqu’au bout... je ne lui dis rien, et je profite de chaque moment jusqu’à la rupture inévitable. Ou je l’évite pour ne pas affronter la réalité... ouais, j’étais à 2mm de faire ça! Oh-la-la, j’avais encore besoin de prolonger la cession dans l’armoire. J’y suis retournée...
Je m'y suis endormie après une autre bonne séance de torture mentale.

Je suis maudite jusqu’à la racine des cheveux.... J’avais vraiment besoin de temps loin de tout le monde, de calme complet, de temps et aucune distraction. Le désordre dans ma tête finirait par se tasser un peu...

En sortant de l’armoire, c’était décidé, fallait que je vois Pascal et que je lui en parle. Je piaffais sur place, je ne pouvais pas attendre, alors je l’ai appelé.

Pascal ne pouvait pas me voir aujourd’hui, ni s’éclipser. Jess partait dimanche alors, ils passaient le plus de temps possible ensemble. C’était bien la 1ère fois qu’il ne se précipitait pas à mon appel. Arf. Ça le rendait un peu triste d’avoir dû me dire non, ce qui était rassurant. Il a essayé me faire parler au téléphone, mais je ne pouvais pas balancer ça, comme ça, à froid. Et j’étais nerveuse de le laisser passer la soirée avec elle sans lui parler. Pour ne pas me décevoir trop, il proposait de passer en vitesse, ou de se retrouver quelque part, mais il ne pouvait pas rester longtemps. Et ça, c’était pas terrible. Fallait que ça sorte pendant la conversation. Alors j’ai refusé, mais j’avais envie de le voir, envie d’être rassurée, mais... Est-ce qu’il réussirait à me rassurer???

Il ne sortait pas non plus ce soir prendre un verre avec les autres, non plus pas en boîte. Zut, je ne le verrais pas aujourd'hui.

Pascal a insisté pour que je lui dise ce qui semblait me torturer, si tout allait bien avec Layne, si ça me concernait, ou lui? Si ça pouvait pas attendre dimanche soir? Je suis restée muette comme une carpe. Je ne pouvais pas lui parler maintenant.

J’étais désespérée, triste, down, je traînait ma carcasse dans l'appart et Pat se demandait ce qui m’arrivait. Grrrr. J’avais pas envie de parler, juste envie d’être seule ou de me changer les idées. Qui mieux que Layne pouvait faire ça! Je l’ai appelé, je ne l’avais pas vu le soir d’avant. Layne ne répondait pas, alors j’ai laissé un message. Il m’a rappelée en début de soirée. Il avait à nouveau un truc avec ses potes ce soir. Bizarre, 2 soirs de suite, très bizarre. Il y avait sûrement une fille là derrière. Il a voulu savoir ce que j’avais prévu pour la soirée, mais je n’en savais rien encore.

Je ne pouvais pas laisser Pat seule tous les soirs, ce serait pas très cool. Layne a dit y avoir pensé, c’est pour ça qu’il avait accepté de sortir avec ses potes. Yahoooo! Sachant que j’allais sûrement et certainement être coincée à la maison, il avait le champ libre. Je crois que la situation lui plaisait bien. Il m’a souhaité une bonne soirée et a raccroché. Paka.

Pourquoi quant quelque chose va mal, tout l’univers se ligue pour que tout aille encore plus mal en même temps!

Toute la soirée, j’ai imaginé Pascal et Jess. N’y tenant plus, j’ai enfilé une tenue de Ninja, et j’ai filé chez lui la peur au ventre.

C’était vraiment un couple. Ils étaient tous mamours et consorts. Zut, je n’aurais pas dû venir pour voir ça. Encore pire. Pascal faisait à manger et Jess se pavanait en petite tenue. Elle mettait la table, sur la table basse du salon. Thomas était chez lui, pas seul. Ce devait être la blonde avec qui il était sorti il y a quelques semaines.

Après avoir mangé, Pascal et Jess se sont coulés dans les bras l’un de l’autre devant la cheminée. Ça faisait un peu mal de le voir tout tendre avec elle, lui enlever les cheveux de devant les yeux en parlant et de les glisser avec tendresse derrière ses oreilles. Je ne pouvais pas le supporter. Je suis partie avec la boule à l’estomac.

Sur le chemin du retour, je suis passée chez Layne. Il se préparait à sortir en parlant au téléphone. J’étais trop loin pour entendre. Il s’est appuyé contre la baie vitrée côté jardin et regardait dans ma direction. Je suis partie. Pas question qu’il me surprenne. J’aurai pu attendre et le suivre, mais à part le fait que ce serait une manière comme une autre de se distraire, je n’en voyais pas l’intérêt. Je devinais qu’il ne voyait probablement pas que ses copains, ou pas de copains du tout. Il avait sûrement rendez-vous avec une fille. Mais peu importait, j’avais d’autres soucis plus gros et qui se nommaient tous; Pascal.

Si Jess tombe enceinte ce soir... aïe! J’aurai dû trouver le moyen de le lui dire quant il était passé à la maison. Je suis une idiote. Paka!

*  *  *  *  *

Et elle veut un bébé - (17 jan 09 -sam)

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Publié dans diary, janedo, journal

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J
C'est pas aussi simple que ?Fandemangas! si seulement...
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F
A?parle lui, ne le laisse pas avoir un enfant avec une autre femme sinon ce sera un voyage au bout de l'enfer pour vous! tu peux y aller qu'il sera enchain? elle pour le restant de ses jours... et au fait!!! est-ce que ce sera bien de lui?
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