175/2008 - Le QI d'un asticot
175/2008 - Lun 23 juin 08 - Le QI d'un asticot
Quant je me suis tirée dimanche matin de chez Pascal alors qu'il dormait, je m'attendais au moins à un petit coup de fils dès son réveil, ou dans le courant de la journée. Mais... niet. Du coup, je commençais à regretter d'avoir filé en douce. Pourtant dans MON manuel des trucs infaillibles, celui-là était l'un des incontournables. Je pestais à l'intérieur.
Pas eu le temps de tenir mon journal à jour... et pourtant...
Il ne s'est rien passé de faramineux... On a passé un moment sympa ensemble. Mais il n'a absolument rien tenté. On a pas gazouillé; pas de bisous bisous, ni de mains moites qui se cherchent. Rien.
Passer mon temps à fixer mon téléphone. Le pire, c'est de se rendre compte qu'on tourne autour du fichu téléphone. Que quoi que je fasse, je m'arrange pour que ce soit à proximité immédiate du téléphone! C'est ringue et ridicule. Il va falloir que je me donne un gros coup de pied au c.. et que je me sorte de cette idiote et lente descente aux enfers.
Qui a dit; j'irai au paradis car l'enfer c'est ici... Il a raison. J'ai tellement d'autres soucis plus grands que la Tour Eiffel, j'ai pas vraiment le temps d'être dans cet état "énamouré". Ouais. Je suis allée faire un petit jogging avec mon chien. J'adore ça. Ca me détend. J'aime ces moments dans la nature. J'aime entendre la forêt, j'aime son odeur, j'aime cette indépendance. Ca m'est vital. La souffrance aussi dans l'effort me plaît. Je me suffit à moi-même et j'aime ça. Alors quant je perds le contrôle ça me stress un max.
Ne pas avoir envi de quitter la maison parce qu'on espère un stupide coup de fils... pathétique. Ce que ça peut consumer quand même quant on a plus le contrôle de sa tête et de son coeur... Ca m'épuise. Perdu aussi quelques kilos en quelques jours...
Etre amoureux rend maigre!
Dimanche de M....!
Rentrée, j'aurai dû au moins en profiter pour dormir, j'étais crevée. Mais impossible... peur de ne pas entendre le téléphone sans doute! En début de soirée mes pupilles commençaient à prendre la forme d'un téléphone, j'imaginais entendre le téléphone sonner sans arrêt. J'ai même vérifié à plusieurs reprises si ce machin fonctionnait correctement. Me suis faite appelée par le natel du scouateur pour être sûre.
Mon frère et Mai étaient supposé finir de débarrasser leurs affaires de l'appart du rez et surtout, vider la cuisine... hum... sous prétexte qu'ils avaient leurs gosses... ils n'étaient pas là. Maï à Zurich, quelle tâche celle-là; "On a décidé de se faire un petit week-end à Zurich avec les enfants" qu'elle me dit. Non seulement, elle a demandé de venir scouater chez moi, mais en plus on lui a prêté la voiture d'une de mes soeur et cette... cette... va à Zurich avec!!! Y en a qui ne manque pas d'air quand même! Elle est incapable de faire 10km sans commettre d'infractions ou d'avoir un accident, pffff. Mon frère était aux abonnés absents. Quant j'ai enfin réussi à l'avoir au bout du fils, il m'a dit qu'il voulait passer du temps avec son fils... pffff. Et je me suis vue entraînée, je ne sais comment, à faire leur déménagement. Colère.
Une de mes nièce vient d'emménager dans son propre appartement, alors je suis sûre qu'elle aura besoin de quelques trucs comme vaisselles ou autre. Etant donné que mon frère jetait tout... J'ai appelé ma puce en lui proposant de faire un saut. Elle est passée avec son copain. Mon Dieu quel plaie son copain. On devrait avoir le droit de choisir pour eux (nos enfants, neveux)...
On a aucune idée de la personnalité de quelqu'un vraiment si on vit pas dans leur intimité. Et lui il est... bête. Il a le QI d'un asticot. Le copain de ma petite Malice se prend pour un super canon. Il croît être tombé de la cuisse de Jupiter. Il se trouve hyper beau et pense que toutes les filles tombent à la renverse en le voyant... Quel crétin. Il est tellement idiot, je me demande bien ce qu'elle lui trouve. Quant je dis idiot, il est idiot et stupide.
A Noël, on avait organisé avec des potes de passer les fêtes à la montagne. Un soir, on a organisé une soirée CARTES. Il voulait jouer (ou plutôt, ne supportait pas de faire autre chose pendant que ma puce jouait aux cartes) Il n'arrivait même pas à comprendre les règles du jeu. et on avait beau lui expliqué. Il disait sans arrêt qu'il avait déjà joué (hum... je me demande bien avec qui????) Rien à faire, le mec n'arrivait pas à saisir. Il ne savait même pas reconnaître "Le Roi", ni à piger l'ordre des cartes; As, Roi, Reine, Valet... Diable que le mec est con.
On triait, jetait, portait cartons et autres et lui restait là, les mains dans les poches. Vérifiant dans toutes les surfaces-miroir possible si son jean ou ses cheveux étaient en place... ciel ! Fallait tout lui dire. Un moment donné, fallait enfiler une friteuse dans un cornet, il n'y arrivait même pas tout seul. Sous prétexte que le cornet ne restait pas bien ouvert... pfff, il a tout posé parce qu'il n'y arrivait pas. Alors je lui ai prêté mains forte. Je tenais le cornet, et il n'arrivait même pas à deviner comment tourner la friteuse pour qu'elle s'enfile aisément dans le cornet. Bref, je l'ai fait en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et toute seule. Pas si compliqué. Et en plus, il te sort des conneries du style; "ouais t'es une fille, c'est pour ça" tsssss... Ouais, parce qu'on est née avec une puce "mettre dans cornet?"... ARFFF
Pendant tout ce temps, COLERE contre mon frère et Maï. COLERE de me taper leur déménagement. COLERE contre moi-même d'être assez tarte pour être en train de le faire. RONGEE par un coup de fils qui ne venait pas. Le plus pénible, je trouve, est de faire semblant de rien. Dans ces moments là, on a vraiment envie d'être seul. J'étais plus cool en surface, alors qu'une tempête sévissait derrière la façade. Je méritais une "Palme d'Or" pour une telle performance. Le fait d'être envahie dans mon appart me rendait agressive, mais je ne le montrais pas.
J'étais complètement raide, complètement à cran, une boule de nerf. Si je faisais de la boxe, j'aurai été me faire une séance d'entrainement.
Ce n'était pas les minuscules 2h où j'ai dormi dans ses bras... amicale... qui allait me retaper.