174/2008 - Il ne mets la tête à l'envers
174/2008 - Dim.22.juin.2008
Petit café du matin
Donc, j'avais accepté d'aller prendre un dernier verre chez lui. J'avoue que même après avoir passé la soirée, pas en tête à tête, mais tout de même quand même avec lui... et toute sa bande et la mienne. Il me mettait toujours la tête à l'envers.
Un moment donné, quant on roulait, il m'a dit qu'il trouvait que j'étais bien silencieuse. Ma voui, je n'arrivais pas à croire et à réaliser que j'étais assise là à côté de lui.
Toute la soirée, je m'étais torturée l'esprit (ok, peut-être encore) à me demander si Barbie était ou non sa moitié!
Quant elle a grimpé en voiture avec nous, devant en plus, je me suis dite que c'était effectivement sa copine. Elle m'a même demandé où j'habitais pour savoir qui on déposait en 1er.
Je souriais comme si ça planait toujours et que je ne trouvais rien d'anormal ou de désagréable. Au contraire; sympa de me ramener. Mais en dedans, j'étais déçue, même un peu mélancolique.
J'évitais même de le regarder, même si j'avais envie de le dévorer des yeux... Je ne voulais pas qu'il remarque que je le scrute dans son rétroviseur. Je participais à la conversation, tout en baillant avec force, pour montrer que si je n'avais pas plus d'entrain, ce n'était que par fatigue et non par déception... Puis, je suis sortie de ma léthargie quant j'ai cru entendre Barbie lui dire qu'il s'était trompé de route pour me déposer. Pascal a lancé un "mince" qui semblait dire qu'il l'avait fait exprès. Ou était-ce encore mon imagination!!!
Et mon petit coeur s'est mis à cogner d'une force... 


Le coeur suspendu
On a raccompagné Barbie. Si le regard pouvait tuer, je serais morte. Barbie tout à fait civile jusque là, m'a jeté un de ces regards noir et narquois... Bien sûr que j'étais mal à l'aise, parce qu'évidemment j'avais un faible pour le même garçon. J'avais passé la semaine à le rêver, même si une partie de moi aurait voulu que je ne m'impose pas. Même si j'aurai voulu suivre les propagandes standards cinématographiques des "comportements à adopter", tristement, je savais qu'il m'était difficile de résister à l'attraction fatale qu'il m'inspirait.
Je l'ai regardé accompagné Barbie jusqu'à sa porte. Ciel, je crois qu'une petite pique de jalousie... arf, faudra que je travaille ça. Horrible. Il est hors de question que je me laisse emporter sur ce chemin là.
Je ne voyais pas très bien d'où j'étais s'ils s'embrassaient ou pas. Non, non, je pense que j'imagine des choses. Barfff. Puis ce qu'elle m'a dit quant on était en boîte m'est revenu; que le verbe "papillonner" avait été inventé pour lui... Elle avait ri en me disant qu'elle savait qu'il m'avait tapé dans l'oeil... Qu'est-ce qu'elle pouvait bien essayer de me faire comprendre?
A SON APPARTEMENT
Son appartement est vraiment très chouette. Il habite au rez d'une villa dans les vignes. Super vue sur le lac. Il semble qu'un de ses potes habitent aussi la même villa. Sympa. J'étais un peu sur la défensive. J'essayais d'éviter tout rapprochement. Slibar GM oblige. Il me plaît vraiment beaucoup, alors j'ai décidé d'être direct. Je lui ai dit que, ça me faisait plaisir de prendre un dernier verre mais, ce n'était pas pour autre chose, ni pour me retrouver dans un exercice compliqué de jeux de jambes.
Son regard très direct et très concentré posé sur moi, je regrettais déjà d'avoir parlé. J'aurai peut-être dû me taire et simplement la jouer fine en évitant que les choses ne dérape c'est tout. "Oh fille, ta grande gueule. Si seulement t'apprenais à la fermer de temps en temps". Il a rit. "T'inquiète pas. Je ne vais pas te sauter dessus si c'est ce qui t'inquiète. Relax". Les mots de Barbie résonnait furieusement dans mes oreilles. C'est un peu difficile de s'y retrouver; Ce que tête veut et ce que fille veut, pas tout à fait en accord.
Il est à moitié américain et sa mère est de je ne sais d'où. Je comprenais tout à coup pourquoi il avait autant de carisme et pourquoi il était si bien fichu. Il a un adorable petit accent. Ou ciel, c'est peut-être parce qu'il me plaît autant je trouve tout super chez lui ???
On a passé la soirée à discuter. C'était super de se retrouver enfin seul. Il est vraiment super. J'aime le son de sa voie, j'aime sa manière de contracter sa mâchoire, son sourire en coin. J'étais suspendu à ses lèvres. Tout ce qui sortait de sa bouche semblait intéressant... Ha, il est trop mignon.
On a dû s'endormir, je ne me souviens pas quand. Un moment, on papotais assis l'un à côté de l'autre, et... Je me suis réveillée dans ses bras, tout habillée. C'était très agréable. J'ai filé sans le réveillé. Je voulais laisser un mot, mais je savais pas quoi écrire.
Finalement, j'ai mis; "Doit filer, pas voulu te réveiller. A plus...". Pour être nul, c'était nul. Mais, je trouvais que c'était neutre, sympa et laissait la porte grande ouverte. J'aurai peut-être dû mettre que j'avais passé une bonne soirée?
Qu'il n'ait rien tenté, ça c'était vraiment cool.... ou peut-être pas!!!! Mince!! Il est peut-être pédé (quel gâchis)! Ou il me trouve seulement sympa? Ou juste qu'on soit des potes, oh non pas ça.. (j'ai assez de potes, pas besoin d'1 de plus)!
Zut, voilà que ma tête recommençait à fonctionner en mode *débile*.