173 - Au White et En Boîte

Publié le par JaneDo


Samedi - 21 juin 2008  - 173/2008 - Au White et En Boîte

19h  -  Trac géant... Ma tête va exploser. Je devrais être en train de me maquiller... Une boule de la taille de l'Himalaya se balade dans mon ventre. J’ai le trac. A la sortie de la douche, je transpirais à nouveau.

Ma chambre ressemble à un stand du marché au puce. Des vêtements, des chaussures partout. J'ai les pieds en compote. Je tremble d'impatience et de trouille. Je cours dans tous les sens dans l’appart, à faire ci, commencer ceci... Courir regarder et jauger mon tas de fringue.

Pour une fois, pas de scouateur, je suis tranquille, mais pas tranquille.

Des images de catastrophes inondent ma tête. Je stress et mon trac grandit. Je me loupe, manque une marche, et m'étale de tout mon long, et Pascal et ses copains sont mort de rire... Ou, il n'est pas célibataire, je me suis fais tout un film, et en fait, il me trouve juste sympa, et ne voilà t'y pas qu'il se pointe avec sa copine?!?

Stooop. Stop. Arrête de réfléchir ma fille, ça ne te réussi pas!

C'est une soirée comme une autre. Pouce toi et va t'habiller, ensuite, profitant d'être encore dans mon sanctuaire; danser et chanter à tue-tête question de me détendre. Pour moi, c'est comme le sport.

Quelques trucs bien choisi pour me donner la pêche et me recentrer, question d'avoir mon air "à l'aise Blaise". Damned....Faut que j'aille m'habiller et me maquiller... Faut que je sorte le chien avant... Arrffff... j'ai le coeur dans les tongues!


21h30 - J'étais en train de me préparer quant mon natel à sonner. C'était Thomas, un des potes à Pascal. Il appelait pour demander si j'avais besoin d'un taxi. En fait, il se proposait de jouer le chauffeur. Drôle. Je n'étais pas encore prête alors, j'ai failli dire non. Après réflexion, je lui ai menti en disant que ce serait super mais que j'avais encore du monde à la maison et que si ça allait pour lui, dans une heure alors.

C'était pratique. Je n'avais plus besoin de me creuser la tête dans tous les sens pour trouver comment me retrouver dans le même endroit que Pascal.

Mais, quant on est arrivé, Pascal n'était pas là.

Il y avait tous ses copains, mais lui nonLa soirée s'annonçait bien décevante. Et pourquoi m'avoir appelé si finalement il ne venait pas. Et je ne pouvais tout de même pas demander à ses potes s'il venait. 

Avec mes potes, ben, comme d'habitude, on va toujours au même endroit, mais je ne sais pas pourquoi, on passe notre temps à s'appeler avant d'y être, surtout entre filles  "un peu dinguo quant j'y pense". Alors ,les uns après les autres je leur ai dit où j'allais que serait super s'ils descendaient aussi. Ils étaient un peu surpris. C'est, je crois, la 1ère fois que je leur impose un endroit. Moi qui n'arrive pas à dire non. La plupart du temps pour faire plaisir à celle-ci ou celle-la on va ou elles veulent. Suis pas trop pénible.

Puis tout à coup, comme d'habitude, je me mets à délirer dans ma tête. Trop tard pour sauter de la voiture de Thomas et partir en courant comme une dératée. Je vais en territoire inconnu. Mais qu'est-ce qui m'a pris d'accepter!!! Et, sans mes amis comme bouée de sauvetage, en plus! Je ne connais pas la plupart de ceux qu'on va retrouver. NON MAIS, qu'est-ce qui m'a pris enfin!!!! Discrètement j'essayais de jeter un coup d'oeil à la tête de Thomas. Et si c'était un “sérial killer”? Je me suis jetée moi même dans la gueule du loup! Bah... non... Il faut vraiment que j'arrête de laisser mon imagination me prendre la tête.

Puis je me suis rappelée que j'étais sensée être super cool et à l'aise, pas trop timide. Alors petit sourire en coin, j'ai enfin osé le regarder plus ouvertement. Tout une programmation. Du coup, ça m'a fait oublier un peu que j'allais me retrouver seule en terrain hostile dans... OUPS, on y était! Au White.

Snif... Arrivé au White, j’avais beau chercher, il n'était pas là. Pascal n’était pas là, pas là... Le rat.


Presque une heure plus tard, Pascal est arrivé, ENFIN... Damned! La vache! Il était avec une bombe nucléaire blonde. Il était avec une sacré bombe nucléaire blonde -> .

Le sourire un peu crispé, j'ai dis bonjour à "Barbie". Elle s'appelait Sophie, Sylvie ou un truc du genre. Barbie quoi. C'est le genre de fille à qui tout va. On dirait que ses habits sont fait tout spécialement pour elle. Argggr. On ne doit pas fréquenté les mêmes boutiques!!!

Il a passé un bras autour de ma taille quant il s'est penché pour me faire la bise. Mes jambes sont devenus chicklets. J'aime tout chez lui. Sa manière de se pencher, son petit sourire en coin. Ses cheveux foncés coupés courts style militaire. Son toucher électrifiant. Hum, ça, ça doit être moi ...dans ma tête!!! J'aime sa manière d'écouter attentivement la personne qui lui parle, sa manière de regarder dans les yeux aussi. Faut dire qu'il a des yeux d'un vert magnifiques, Arff.

J'étais trop occupée à les observer du coin de l'oeil, lui et sa bombe, essayant de déterminer si Barbie était sa petite copine ou non, pour répondre par autre chose que par monosyllabe à mes interlocuteurs. De temps à autre, quant cela semblait dans le ton, je riais avec eux. Mais, je n'avais aucune idée de quoi on parlait. Ridicule.

On commençait à être un peu trop nombreux autour de nos 2 tables, alors on a migré autour du bar. Un moment donné, il a passé le bras autour de la taille de Barbie. Petite pique d'envie. Pas que je pensais que ce geste m'était réservé mais quand même, un gros noeud s'est formé au fond de mon estomac. Heureusement qu'on était pas là pour manger. Je n'aurai rien pu avaler. C'EST SA COPINE? Je pensais observer discrètement, mais quant Pascal m'a fait un clin d'oeil de loin, j'ai compris que non. Poisse.

Barbie ne pouvait pas lui adresser la parole sans le toucher. Ses mains étaient comme de petites ventouses.  Et à chaque mot, hop que je te touche le bras, que je te caresse l'épaule. J'avais un champ de bataille dans ma tête. Sa copine, pas sa copine??? Pour finir, j'ai préféré me tourner de manière à ne pas le voir et me concentrer sur la conversation de mes vis-à-vis. Petit à petit, je me suis détendue et oublié mon obsession de le dévorer des yeux..

On ne s'est pas beaucoup parlé, mais je ne m'ennuyais pas. Probablement stimulée par sa présence. Il me souriait quant nos regards se croisaient. on aurait dit qu'il essayait de s'échappait, mais probablement moi qui prend mes rêves pour de la réalité!!!

Thomas était vraiment très cool. Il avait de la conversation sans oublier l'humour. Vraiment très drôle. Avec lui, pas de moment d'embarras à chercher un sujet de conversation. Un mec très agréable. J'ai appris que c'était lui le meilleur pote à Pascal. Je ne savais plus lequel, entre lui et Paul. Faut toujours faire bonne impression au meilleur pote!

On allait bientôt partir en boîte, il était plus d'1h du mat. Les bars ferment à 2h du matin. Puis j'ai senti son bras autour de ma taille et il m'a souri en me chuchotant à l'oreille; "Enfin... ça va?" Quelque chose d'assez inaudible est sorti de ma bouche mais heureusement j'avais la possibilité d'utiliser ma tête pour faire signe que oui. Ouf, la musique couvrait les sons.

Quelqu'un a proposé qu'on se bouge, alors on a commencé à s'organiser pour les voitures. Certains laissaient leurs voitures sur place. Barbie est venu se coller contre lui, je me suis écartée. Quant j'ai levé les yeux, j'ai vu que Thomas m'observait en souriant. J'ai souri comme de rien.

Scouateur a proposer de prendre une équipe aussi, Pascal m'a pris le bras en me disant quelque chose mais j'ai rien compris, j'ai juste hoché la tête. J'ai compris que je descendais avec lui, c'est tout ce qui comptait. Scouateur n'avait de yeux que pour Barbie. Tout à fait son genre. Apparemment, on était du même voyage.

Thomas était à l'arrière avec moi. Chose . Arrivé à la boîte, il a déposé tout le monde et m'a demandé de l'accompagner parquer la voiture. Enfin un moment seul. Barbie s'est proposée mais il a gentiment décliné. Chouette, extraordinaire et rien que pour ça j'aurai pu lui rouler un patin. C'est pas sa copine, mais une copine.

En fait, Pascal m'a proposé une ballade au bord du lac, ça ne lui disait rien de s'enfermer tout de suite dans une boîte. Et c'était super. On s'est assis sur un petit mur à Ouchy et on a papoté et rit de tout et de rien. J'étais plus détendue de ne pas être sous les regards des autres. Je crevais d'envie de lui demander s'il sortait avec Barbie, mais je n'ai pas osé. Probablement parce que je redoutais  peut-être un peu la réponse. Je suis adepte du "ce qu'on ne sait pas ne peut pas nous faire du mal".


En Boîte

De retour dans la boîte, je l'ai vu parler avec Barbie. Ils avaient l'air de se prendre la tête. Après j'ai perdu le fils. J'ai beaucoup dansé. J'adore danser. Bu un peu plus que peu. J'ai passé une super soirée, euphorique de notre petite escapade au bord du lac.  De temps en temps mes yeux voyageaient de son côté quant il s'en apercevait il me lançait un petit sourire ou un clin d'oeil. Il a un sourire qui vaut de l'or. On a aussi parlé un peu, mais en boîte c'est pas terrible.

On s'arrangeait, ou était-ce moi qui m'arrangeais pour m'assoir soit en face ou à côté de lui? Puis fatiguée, moite d'avoir trop dansé, je me suis écartée du groupe après un passage "séchage" aux toilettes pour reprendre mon souffle mais surtout parce que c'est ma nature. J'aime bien être en équipe surtout parce que je n'ai pas besoin d'alimenter la conversation et que je peux m'isoler. Je suis une solitaire, et parfois, souvent, j'ai besoin d'espace.

Tout à coup, il était là, à côté. Je ne pensais pas que mon coeur pouvait battre si vite. J'étais dans un état indéterminé, mais que je décrirais comme "en palpitations". Il s'est mis derrière moi et à poser son menton sur mon épaule. Harrhhh, c'était bon. Il m'a proposé de danser avec lui mais j'ai refusé. L'excuse; j'avais trop chaud. C'était en partie vrai, j'étais trop moite, et si proche, il se serait rendu compte que je tremblais quand même un poil. Tandis que là, debout sans vraiment se toucher, j'étais dans une sorte de "comfort zone".

J'avais opté pour le slibar GM, mais j'ai quand même accepter d'aller chez lui. J'espère qu'il ne tentera rien, sinon, je n'aurais plus qu'à fuir. Impensable qu'il pose les yeux sur ce slibar, non, non, non!!! Dans "Bridget Jones", le mec trouve ça marrant... en tous cas, si j'étais un mec... niet.

Je pourrais plus jamais poser les yeux sur la nana sans l'imaginer avec son slibar...


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Publié dans Diary, Journal

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