187 - Ce soir, je lui saute dessus!

Publié le par JaneDo

M'assoir sur "fille bien"..

Sur le chemin du retour, Brian m'a posé des tonnes de questions. J'y ai répondu, j'avais envie et besoin d'en parler. Je l'adore, il comprend tout. Brian est tout sauf fidèle etc mais c'est une bonne oreille.

Brian s'est moqué quant j'ai souri comme une empaffée en recevant de petits sms de Pascal. Thomas m'a aussi envoyé des messages me demandant s'il pouvait m'appeler ou passer chez moi. CA NON ! Je ne vais pas gâcher ce qui n'existe pas encore en faisant la bêtise de me retrouver dans un endroit fermer avec un autre mec, qui se trouve être le meilleur ami de Pascal ! De plus, même si ça m'aurait fait plaisir de le voir, je sais qu'il dira à Pascal qu'il a passé chez moi, et Pascal risque de prendre la tengeante... No way!

Je lui ai répondu qu'on se verrait ce soir-là, qu'on était crevé, fallait mieux dormir dessus.

Il m'a demandé qui était Brian pour moi? Qu'il aurait aimé me voir, qu'on avait presque pas pu se parler ce soir. Je lui ai dit que j'étais crevée, à plus tard, ce soir.

J'avais décidé de faire le grand saut samedi soir avec Pascal. Encouragée par le fait qu'il ne m'avait pas repoussée quant je l'ai embrassé.

Ce soir, c'étais décidée, j'allais lui sauté dessus

Je n'avais plus envie d'attendre indéternum qu'il se décide à faire le 1er pas. Pas envie de jouer au chat et à la souris. J'étais un peu ennuyée quand même de devoir faire le 1er pas... mais bon. J'aurai certainement des cheveux gris avant qu'il ne tente quoi que ce soit... alors tant pis.

En fait, j'essaie de me trouver tous pleins d'excuses pour faire ce que je veux .

 


 Ce soir, je lui saute dessus

On s'est retrouvé comme prévu, avec mes potes, dans notre quartier général. Bien sûr, nous les filles, avons d'abord perdu un temps fou au téléphone. Sur place, après ma petite suggestion l'air de rien, on a décidé d'aller plutôt sur une terrasse au bord du lac. J'espérais apercevoir Pascal  bien sûr. Il faisait très chaud, diaboliquement chaud. Bien sûr une partie du groupe est restée sur place.

Pendant la journée, autant Thomas que Pascal m'ont envoyés de gentils messages. On a convenu que si on ne se voyait pas dans leur bar favori, ils essaieraient de venir au Central, sinon on se retrouverait en boîte. Cool. Comme ça, si je n'arrive pas à diriger la barque sur Ouchy, je les retouverai de toute manière d'une façon ou d'une autre.

J'étais un peu embêtée par Thomas, l'impression que ce soir, il allait tenté quelque chose. Je ne savais vraiment pas comment me débrouiller pour pas me le mettre à dos. J'étais un peu tendue. Et comment Pascal allait-il réagir ce soir? Je m'étais rendue compte que les messages sont une chose, après, il y a le face à face, et souvent, c'était un peu plus problèmatique. Puis j'étais impatiente aussi.

On a pas réussi à se retrouver dans l'un ou l'autre des bars que nous fréquentions! J'étais donc contente d'être enfin en boîte où je pouvais enfin me rincer l'oeil à le regarder, hafff. Sa bande était déjà là quant nous sommes arrivés, et il y avait BARBIE avec ses paluches sans arrêt sur lui. Pfff, j'ai décidé de l'ignorer. Ils étaient installés dans notre coin. Quant on est arrivé, il avait son bras par dessus ses épaules. Inutile de décrire l'état dans lequel ça peu mettre sauf par brfffargrhhhiggg. Quant il m'a vue, il a enlevé son bras. J'avais le coeur, les poumons et la langue dans les godasses. C'était un peu bizzare. Pascal agissait comme s'il ne s'était rien passé, alors moi aussi ! Il était sympa et me parlait comme aux autres, rien de plus, sauf... par moment, une petite flamme brillait dans son regard ou son petit sourire en coin. Que j'aime ses yeux, hahhh et son sourire! Son fameux sourire. J'adore. Difficile pour moi d'arrêter mon coeur de s'affoler quant je pose les yeux sur lui !!!

Thomas m'entourait d'attention, monopolisait mon attention et trouvait toutes les occasions pour me toucher; l'épaule, le bras autour de la taille, ça n'arrêtait pas. Je me débrouillais bien pour éviter toute autre tentative, genre un baiser volé! Ca n'aurait pas été top. Pascal risque d'imaginer que j'embrasse tout ce qui bouge, hum! J'avais envie de fondre sur Pascal, mais je n'osais pas trop. Quant il s'approchait, c'était en camarade, même quant il passait son bras sur mes épaules. Mais miam j'adore. Bref, j'adore tout !!!

Comme à mon habitude, je me suis détachée du groupe, pour savourer un petit moment de solitude. J'aime regarder autour de moi et être seule dans mon coin. J'en ai besoin. Pascal est venu me rejoindre dans ma bulle. On a commencé à bavarder. Il fallait s'approcher vraiment près pour s'entendre. J'ai adoré me penché à son oreille. Je pouvais le renifler sans en avoir l'air. J'aime son odeur. Je devais être un chien dans ma vie passée! Il était apuyé sur la barrière et on regardait les gens danser. Evidemment, je le dévorait des yeux chaque fois que j'en avais l'occasion. En parlant, il sourait par moments et j'imprimais ses sourires dans ma banque de données.

Puis oh désespoir, calamité. Il a dit qu'il était un peu fatigué et beaucoup de boulot en retard et il est rentré. Arghrrr. Poisse. Pourquoi au nom du ciel? Est-ce le fait que Thomas était trop près? Il n'était pas comme moi qui aurait pu scotché là jusqu'au matin juste pour être dans son entourage... Les mecs ne sont vraiment pas comme les filles!

Mon peps à fait une descente vertigineuse... D'un coup j'étais ra-pla-pla!

Oh mais non... Je n'allais pas le laisser s'en tirer comme ça... Non, non, non. Ce soir, j'avais décidé de lui sauter dessus, alors qu'il parte foutais mes plans parterre! Pas question!

Oups... est-ce qu'il s'en était douté ???


Et je lui saute dessus...

J’ai défié toutes les règles, les miennes en tous cas... 

Quant Pascal a quitté la boîte, j'avais du plomb dans les ailes, plus d'entrain, ra-pla-pla. Je m'ennuyais ferme. Je n'arrivais même plus à respirer tellement j'avais envie d'être avec lui... J'avais le souffle coupé... les pattes aussi!

Je me suis donc pointée chez Pascal... Je l'ai suivi, poursuivi... et tant pis si une fille ne fait pas ça! C’était du culot. Heureusement, je n'ai pas comme à mon habitude pesé le pour et les contres. Sinon, je n'aurai jamais osé. Mais tout de même, j’avais peu de chance qu’il me repousse. Un homme est rarement assez stupide pour refuser une femme qui s’offre à lui ! Les filles en revanches, bourrées de petites idées reçues... Donc, je savais qu’il y avait peu de chance qu’il me repousse, alors j’ai pris mon courage à 2 mains, mon cœur battait tellement fort que je suis sûre qu’il l’a entendu avant même d’ouvrir la porte.

En arrivant devant sa porte, j’ai hésité, le trac avait repris ses droits. Mais je pouvais difficilement reculer maintenant. Je savais qu’une fois que j’aurai frappé à cette porte, il n’y aura plus d'échappatoire... je ne pouvais quand même pas partir en courant quant il ouvre, j’aurai l’air de quoi ! Je l’ai épié un peu à travers la fenêtre. Il était devant sa table de dessin et buvait un coca en canette. Pourquoi j’ai remarqué ça, mystère! Puis j’ai eu peur qu’il s’aperçoive de ma présence et là j’aurai vraiment l'air bête. Alors il fallait que je frappe maintenant avant qu’il ne me voit. J’ai encore jeté un coup d’oeil à l’intérieur... Ciel il venait vers la porte, il fallait que je frappe, il le fallait maintenant... Son chien s’était mis a aboyer et à renifler sous la porte, il fallait vraiment que je tape sur cette sonnette ou à la porte, maintenant, là, tout de suite, sinon il allait venir à la fenêtre ou à la porte regarder pourquoi le chien aboyait et il allait me voir... J’ai souflé un bon coup et frappé... 1 coup d’abord... puis 2 coups... repris ma respiration... et j’allais frapper encore quant la porte s’est ouverte.

La surprise se lisait dans son regard vert, profond et sérieux. J’ai aussi remarqué les contractions de sa mâchoire. C'est sûr, il hésitait, ne sachant pas quoi faire de moi !!! J'avais le soufle court comme si j'avais couru un 100m haie! Son chien est sorti me renifler, puis à aboyé encore. J’ai pas peur des chiens alors, je n’ai pas vraiment regardé ce que faisait le chien. De toute façon, je n’entendais plus rien de rien. Mes yeux et mes oreilles aussi étaient concentré sur lui. J'épiais chacun de ses mouvements, si d’aventure, malgré mes certitudes, il tentait de me repousser, j’avais déjà préparé ma phrase... "Il faut qu’on parle"... phrase idiote et stupide, mais qui vous sort de toutes les situations abracadabrantes et désastreuses!

 Aucun mot ne semblait pouvoir franchir ma bouche. Ma langue pesait 1 tonne et demi. Pascal non plus n’a pas dit un mot. Je crois qu’il savait parfaitement ce que je faisais là. Gluuups. Difficile aussi même d'avaler ma salive. Crrrr. Évidement, que peut bien faire une fille à 3h du matin devant sa porte. Ciel, il aurait pu être en train de dormir et j’en aurai eu pour mon déplacement !!! Ou encore, horreur, s’il avait été avec une autre fille? Aïe. Bon je serais partie me cacher dans un coin pour pleurer toutes les larmes de mon corps. Kkrrrrkkkrp. Stoooop. Pas de pensées négatives, trop tard pour ça. Quant même... s'il me dit qu'il n'est pas seul ou de partir, je ferai semblant de tomber dans les pommes, le temps de réfléchir à la suite....

On était là debout, et j'avais envi de lui dire de faire quelque chose parce que ça commençait à être un peu embarrassant quant il m’a tendu la main pour m’attirer à l’intérieur sans un mot.

J’étais adossé à la porte, ça évitait que la peur qui faisait trembler mes jambes ne me fasse tomber. Il m’a regardé droit dans les yeux, je voyais sa machoîre se contracter. Il réfléchissait, je ne sais pas à quoi, mais il réfléchissait et hésitait. Pourvu qu’il ne me demande pas ce que je faisait là... pleeeease... qu’il ne me le demande pas ça..

Toujours sans un mot, il a pris mon sac et l’a lancé sur un des fauteuil du salon. Il se mordillait la lèvre, ses yeux verts avaient une couleur encore plus profondes, orageux... Etait-ce les yeux qu'il a quant il est en colère... Arfff ciel... pourvu que non! je voyais bien qu’il réfléchissait et je me demandais de mon côté s’il fallait que je me lance et que je me jette sur lui ou pas... Miss courage était introuvable à cette adresse... je n'arrivais pas à faire un seul geste, niet, j’étais clouée à la porte. Impossible de bouger. Et de toute façon, il aurait fallu que je m’agrippe à son bras ou catastrophe que je m’appuie à lui. Il me dévisageait, je commençais à vraiment me sentir mal, surtout avec le gros caillou dans ma poitrine.

Puis il a enfin bougé, enfin. Lentement, il a cherché mes lèvres, et après c’était le feu d’artifice...Et j’ai passé la plus merveilleuse nuit de toute la planète. Une nuit de rêve. C'est officiel, je suis raide dingue de lui. Pesée, emballée, expédiée dans la pile de ses fans! Ciel pourvu qu’il ne tombe jamais sur ce blog... Je serais à découvert, comme à poil au milieu d’une réception... iiiak... Quelle tuile !

C’était géant... magnifique, sensas...

On a entendu Thomas rentrer. Il devait être à peu près 6h-7h du matin. Il est venu frappé chez Pascal, à cause de la lumière sans doute. On a fait attention de ne pas faire de bruit. Puis je ne me souviens pas de grand chose. Je me suis endormie. Je ne voulais pas, je voulais filer avant de m’écrouler et dormir là.

Je me suis réveillée en sursaut un peu avant midi. Il était déjà debout et se rhabillait. On s’est regardé sans trop savoir quoi dire.... Arfff, juste ce que je voulais éviter. Je déteste les lendemains matin.

J’ai plutôt tendance à fuir “le lendemain matin”. Laisser à l’autre le soin de se débrouiller. Je fais comme si je ne connais plus le type, allant même jusqu’à “t’es qui?” s’il ose une approche... oui un peu moche, mais hey... depuis le temps que les garçons font ça aux filles, y a pas de raisons qu’ils ne goûtent pas au même plaisir !

Pascal était embarrassé ou était-ce des regrets que je voyais dans ses beaux yeux verts? Non, non, non. Je ne voulais pas qu’il commence à regretter quoi que ce soit, alors j’allais vite partir pour qu’il n’ait pas à me jeter dehors. Son visage a esquissé un demi-sourire. Hahh que j’aime ses sourires, même celui-là. C’était clair qu’il ne savait pas non plus quoi dire... ben on était 2!

J’ai voulu parler mais... niet. Rien ne sortait de ma bouche... arf!

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Publié dans diary, journal

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