188 - Ca c'est fait !
Après m'être éclipsée en douce après un réveil un peu embarrassant, j'ai passé un super dimanche à revivre chaque moment de la nuit passée dans les bras de celui qui fait battre mon petit coeur tout fragile.
J'ai éteint mon natel.

Débranché mon téléphone maison.
Je préférais ne pas savoir si Pascal essaierait ou non de me joindre. S'il ne le faisait pas, ça m'angoisserait et me rendrait triste. Ma tête se mettrait en "mode débile" et à me jouerait des tours. Avant la fin de la journée, je serais complètement down ou en larmes ou encore à me ronger les ongles en m'inventant des scénarios de catastrophes. Ou encore pire et pas très reluisant à chercher des excuses, tous plus bidons les uns que les autres pour l'appeler.
Ce qu'on ne sait pas, ne fait pas mal. Alors je ne voulais pas savoir s'il m'appellerait ou pas. Par contre sûr, je n'oserais pas me repointer chez lui... Ca ferait vraiment "mauvaise façon...
J'ai rêvassé toute la journée. Heureuse d'être toute seule, heureuse d'avoir mon espace, j'étais aussi heureuse de me laisser bercer par mes palpitations sans interruption. Chacun de ses gestes, les nuances dans le ton de sa voie, ses sourires, les différents tons de ses yeux verts, sa manière de pencher la tête, son rire, son odeur, jusqu'à la couleur profonde de la nuit.
Tout était gravé, enregistrer dans ma banque de données... mon cerveau. Le plus fiable et meilleur disque dur que je connaisse.
J'ai passé une journée formidable pleuplée de rêves éveillés!
