194/5 - Embarras du matin (samedi soir-dimanche matin)
Embarras du matin !!!
Mince je me suis endormie et pas éclipsée comme je l’avais prévu. Poisse. Et voilà le grand embarras du matin. Il était déjà debout et s'habillait quant j'ai émergé. Il ne souriait plus. "Jane, Il faut vraiment qu'on parle". Ouuuuhhh, comme je détestais ces mots là! D'après son expression, ça ne prévoyait rien d'amusant.
Pour une chose, il était comme moi, il n'était pas question qu'on s'embrasse au saut du lit. Le cinéma a tellement promu ces "baisers matinales", mais ce n'est qu'un mythe. Se rouler des patins sans s'être laver les dents. Beurk. Donc, pas d'élans de tendresses matinales.
Pascal était à nouveau tout sérieux. Ses yeux verts encore plus verts si c'était possible. Sa mâchoire se contractait. Oh la la, je n'avais pas envi qu'il me sorte la fameuse "on aurait pas dû". Mais d'après l'expression de son visage; ça n'allait pas tarder. Je me suis extirpée du lit et j'ai foncé avec la couverture me débarbouiller dans la salle de bain. Je n'avais pas de brosse à dents, alors je me suis lavée les dents avec la bonne vieille méthode, le doigt.
Déjà la 1 ère fois, le matin, je me souviens vaguement qu'il voulait qu'on parle. Mais je n'en avais pas vraiment envie. Cette fois, je voulais savoir... enfin... je crois! Il était appuyé à la fenêtre et me tournait le dos. Mais il m'avait entendu sortir de la salle de bain. Mon château de cartes a volé en éclat quant il s'est mis à parler...
- Il faut que je te dise quelque chose, et, je te promets que si je pouvais l'éviter...
(Glups... me sentait pas très bien du coup)
Je... Je ne suis pas libre... J'ai... J'ai déjà quelqu'un dans ma vie...
(Aoutch... la baffe du matin. Alors c’était bien ce que je pensais... lui et la bombe atomique..)
- Je me suis lançée et demandé; - Sophie?
- Non, Sophie est sa meilleure amie, c’est tout...
(Pause)
Elle va venir me rejoindre ici.
(Pause gênante, j'ai détourné le regard)
Je suis désolé, j'aurai dû te le dire plus tôt...
Et je te promets que je ne te dis pas ça pour t'éloigner ou me débarrasser de toi...
Tu allais finir par le savoir, et... je ne voulais pas que tu l'apprenne par quelqu'un d'autre...
Elle s’appelle... Jess. Et elle est la sœur de Thomas...
Jane... Je... je suis marié...
- Oh boy!
C'est quoi ça... Oh Boy? C'est tout ce que j'ai trouvé à dire; Oh Boy !!! Marié? La vache, si je m'attendais à ça. Je n'arrivais pas à en croire mes oreilles. Marié, comme dans... m-a-r-i-é! Et j'avais la tête tellement vide, je n'avais rien trouvé d'autre à dire! Oh boy! Je comprenais mieux ses réserves et ses distances. Il est mignon et chouette, pas étonnant qu'il soit marié, mais... marié!!! Désastre.
Je restais assise là comme une cruche à le regarder. Je n'arrivais pas à penser. De toute façon, dans des situations tangentes, j'avais besoin de prendre du recul et réfléchir. C'était trop chaud pour que je puisse fonctionner. Mes neurones étaient aux abonnés absents. Les seules choses qui me passaient par la tête est "Il est marié, crap, il est marié" comme un disque rayé. Il était donc marié, c'était pour ça qu'il essayait de m'éviter. Pourquoi est-ce qu’il fallait que j’aie autant de poisse. Marié... affff.
Il fallait que je parte... Je n’avais aucune idée quoi dire ou faire. Il fallait juste que je parte. Surtout avant de sortir une autre idiotie comme "Oh Boy!". Et pourtant... je n’en avais aucune envie. J’aurai aimé remonté le temps un peu, et l’empêcher de parler... peut-être si je n’avais pas filé à la salle de bains lui laissant le temps de se préparer à parler... Non, je n’avais vraiment pas envie de partir... et je ne sais pas s’il voulait que je parte ou pas, peut-être qu’il m’avait dit ça pour effectivement que je m’en aille. Je ne pouvais pas lui demander la preuve...
Ca y est... je roulais à nouveau en “mode débile”