202 - Grillage c/ les garçons

Publié le par JaneDo

La journée de grillade était vraiment très sympa.

A part Barbie, il y avait aussi 3 autres filles que je ne connaissais pas. Elles semblaient bien connaître les garçons.

Y pas à dire, Barbie est vraiment une belle fille. Elle est foutu comme une Barbie quoi. Absolument flashy en maillot de bain. Etonnant qu'elle soit encore célibataire. Elle a essayé de nouer le contact. mais je me méfie trop pour me laisser aller. Mais j'ai ressenti une sorte de... sympathie pour elle en voyant comment les autres filles la traîtait, la regardant de haut et tout.

Le fardeau des jolies filles hélas...

Sans les connaître, les autres filles les déteste d'emblée. Ca m'a fait un peu mal au coeur et je ne voulais pas faire partie de la clique. J'avais donc ma chaise près d'elle et on a bavardé un peu, évitant les sujets trop perso.

Ma super meilleure amie a toujours eu ce genre de problème avec les autres filles

Elle est très jolie, grande, blonde, sportive et super sympa... et les filles la déteste. Pourtant plus sympa et fidèle en amitié qu'elle, tu meurs! C'est la fille la plus super chouette que je connaisse, et je l'adore. Elle me manque depuis qu'elle vit en UK.

Pascal était un peu plus distant. Ok, c'est normal, mais bon... God, ce qu'il est beau, j'en avais souvent le souffle coupé. Ses expressions corporelles voilà ce qui m'a plu chez lui... termes bizarres que expressions corporelles...

Oui, mais c'est un de mes travers. J'aime observé le language du corps. Je ne sais pas pourquoi. C'est ce qui fait le déclic. Quant un homme m'attire, c'est presque toujours son expression corporel qui m'a fait TILT. Sa manière de se bouger, les mouvements de son visage quant il s'exprime. Les mouvements de ses bras, sa manière de pencher la tête, d'observer les choses, l'attention qu'il porte à la personne avec qui il parle, sa façon de rire, pas son rire, la façon. C'est-à-dire toutes les petites expressions du visage avant le rire, et la façon. Par exemple, je déteste ceux qui rient en se tapant la cuisse, ou en pédalant en même temps.... suis complique, aïe!

Pascal me traitait en simple copine, comme n'importe laquelle des autres filles. Par contre, le bras autour de l'épaule, ça c'était nouveau. C'était un geste qu'amical. Pote quoi. Thomas a commencé aussi a en faire autant, mais lui, ça avait une petite note autre qu'amicale. C'était un peu gênant. Je sais bien qu'il m'aime un peu plus que bien, mais tant qu'il ne me le dis pas ouvertement, je ne peux pas mettre les choses au clair. Pourtant, plus ça va traîner, plus ce sera gênant. Ensuite, il aura l'impression que je me suis foutu de lui. Je ne peux rien faire tant que c'est pas sur l'assiette. Poisse.

Faut que je trouve une solution et vite.



Assis sur le ponton devant la villa, Pascal et moi avons discuté un peu. J'adorais positivement être en sa compagnie. Même quant on ne se parle pas, on se comprend. Y avait pas de malaise.

Je voyais bien que quelque chose le tracassait. Quoique, je devinais. Il se sentait coupable. Même s'il essayait de ne pas le montrer, je le voyais bien. Je suis adepte de "chacun ses secrets", je n'ai pas à vouloir entrer dans la tête des autres. Ce qui s'y passe ne me regarde pas. Mais là, je pense que ça me concerne un peu.

Pascal a essayé de me dire que ce n'était rien. Comme les autres pouvaient nous voir d'où ils étaient, je ne pouvais pas le toucher, mais j'aurai bien voulu le consoler. Il semblait si abattu par moment. J'ai pensé que je devais l'encourager à parler. Il a plongé ses magnifiques yeux verts taquins dans les miens en faisant une petite mou boudeuse. Il hésitait.

Il a reconnu qu'il n'avait personne avec qui parler de ça, mais que quand même... je n'étais probablement pas la meilleure personne non plus. Ce qu'il dirait pourrait peut-être me faire de la peine et ça il ne le voulait pas.

Mais j'ai insisté quand même. Alors il a essayé de me faire voyager dans sa tête...

Comme il se sentait mal dans cette situation. Il ne voulait pas être un tricheur, il ne voulait pas tromper Jess. Il ne voulait pas jouer à ça et pourtant... Il avait regretté d'être repassé chez moi. Puis il s'est décidé d'arrêter de regretter puisqu'il le faisait quand même. Il se demandait, du coup, s'il était capable d'être fidèle? Se demandant si chaque fois qu'il croiserait une fille qui lui plaît, alors quoi... il trompera sa copine? En pensant à toutes ces choses, ça lui donnait parfois envi de vomir.

GLUPS, Pascal ne croyait pas si bien dire, il avait raison, ça me faisait un poil mal d'entendre tout ça. D'entendre que "nous" lui donnait envi de vomir!

Il n'aurait jamais le courage d'avouer à Jess ce qui s'est passé. Il aurait voulu avoir le courage d'arrêter de me voir. Il le faudrait mais il ne supportait pas l'idée. Il a avoué aussi évité de répéter "qu'on ne devrait pas, qu'il fallait qu'on arrête ça". Ce qu'on faisait était mal. Il avait honte de sa propre faiblesse. Il tenait à Jess, ils avaient grandi ensemble, il ne souhaitait pas lui faire de mal. Et pourtant, il avait envi de me voir tout le temps. Il pensait à moi tout le temps. D'en avoir tellement envi à ce point à en avoir mal, c'était l'enfer.

Ca me faisait plaisir d'entendre ça, parce que moi aussi, je pensais à lui tout le temps, à chaque minute. Je ne voulais pas entendre parler d'elle, mais là, je ne pouvais pas faire grand chose. Alors je la fermais et le laissai parler. C'était assez dur pour moi d'écouter son calvaire sans me sentir un peu coupable.

Il a eu un sourire triste en secouant la tête.

Et qu'est qui allait se passer quant Jess sera là? Qu'est-ce qu'on allait faire? Comment est-ce que ça allait se passer? Qu'on arrêterait de se voir? Ou on essayera de rester ami? Est-ce qu'on y arriverait? Si oui, alors pourquoi ne pas commencer tout de suite? Jamais il n'oserait l'avouer à Thomas non plus. Ni à  leur famille.

En parlant de leur famille, il a soupiré lourdement. Si j'avais pu, je lui aurais sauté au cou. Mais peut-être pas une bonne idée. Pas quant il était en plein doute. Et, il y avait les autres, pas loin, qui s'affairait pas loin autour du barbecue.

Pascal me dit que ce n'était peut-être pas le meilleur endroit pour un coeur à coeur. Il souriait en disant qu'on en discuterait une autre fois. Il avait raison, c'était une après-midi de détente, alors basta. On allait pas laisser un gros nuage gris ternir le paysage.

Sachant quand même qu'il pensait à moi autant que je pensais à lui, ça rassure. Tout de même, je ne pouvais pas empêcher les petites pointes de jalousies chaque fois qu'une des filles l'approchait, lui faisait des sourires ou le touchait. Je ne pouvais pas lui coller aux basques comme une limace. Une jolie petite limace, mais une limace quand même. J'ai fait un effort et participé aux activités et blablas. Petit à petit, je suis entrée dans l'ambiance et laissé de côté notre discussion pour le moment.

Et ouf, ma tête a pris des vacances!

Vers les 21h, il fallait quand même penser à rentrer. Je n'en avais aucune envie, mais je n'allais pas scotcher là jusqu'à qu'on me fiche dehors. Et puis... je n'avais pas envie de partir tant que les autres filles étaient là. Alors je me suis faite violence. Je ne suis pas de nature jalouse, et je ne voulais pas commencer. La jalousie est une maladie, selon moi, et un horrible cercle vicieux. J'ai vu tant de copines en souffrir. Niet. Pas pour moi, alors je me suis décidée à partir.

Pascal et Thomas ont insisté pour que je reste. J'ai failli craquer et dire oui, mais non, non. Dans la voiture je me serais cognée d'être partie. J'avais envie de faire demi tour. Faiblasse. Je ne voulais pas être faible alors je suis rentrée. SNIF. J'ai même pensé revenir me planquer et regarder ce qui se passait. Mais le ridicule si je me faisais prendre m'a coupé l'envie. Aussi, le fait que je risquais de mal interpréter des gestes, des choses, et que ça risquait de réveiller ma jalousie... Non.

Je me suis persuadée qu'il pensait sûrement à moi et que je lui manquais. Pascal m'a envoyé durant la soirée de petits messages adorables. Ca m'a rassurée.

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Publié dans diary, journal

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