203 - Il est venu quand même
Heum... Ma tête me joue des tours...
Je suis passée en "mode-débile", et je n'arrive pas à arrêter la machine! Je me demandais ce qu'il faisait, l'imaginais déjà en train de conter fleurette à une autre fille... J'imaginais son sourire, mais il souriait à quelqu'un d'autre sûrement... alors je ne voulais plus imaginer son sourire! Peut-être que je n'étais pas la seule à qui il faisait le coup du charmeur... BAHHHH - fallait que j'arrête ça... trop débile!
Pascal, comme s'il devinait mon besoin d'être rassurée, a commencé à m'envoyer de petits messages. Qu'est-ce que j'suis nulle quand même... pourquoi être partie!!! (soupir).
- Je sais que tu étais là il y a à peine 1h, mais j'ai envi de te voir! (Pascal)
- Ben :( ...moi aussi... trop envie de te voir encore... (moi)
- Aimerait tellement que tu sois encore là... (Pascal)
- Tu peux passer après si tu veux, suis seule à la maison... plutôt rare! (moi)
- ;/ Peut-être mieux pas Jane!!! (Pascal)
Lui ai carrément dit que j'avais envie de le voir et d'entendre sa voix et aussi qu'on se serait sûrement vu un petit moment, s'il n'avait pas peur que ça finisse au lit! Il a répondu "Gagné". SNIF. Donc, ce sont les autres qui profitaient de sa présence. RE-SNIF. Je n'avais qu'à pas partir après tout. TOC.
J'avais super envie de le voir. Mais on s'était vu 3 jours d'affilés, j'étais à 2 doigts de lui proposer d'y retourner, mais finalement, je me suis dit, qu'autant laisser le petit manque que de l'écoeurer à force de se voir.
Oui. On ne pouvait pas se voir de toute façon. Il y avait encore du monde chez eux, et ils partiront tard. Ensuite, un peu difficile pour lui de filer à l'anglaise sans que Thomas s'en aperçoive. Il ne manquerait pas de lui demander où il avait bien pu aller cette nuit. Difficile aussi pour moi de me glisser chez lui, et à quelle heure, sans que Thomas m'entende, ensuite repartir sans être vue... Mouais... donc inutile de rêver. On ne pouvait pas se voir ce soir de toute façon.
Je ne sais pas comment il s'est débrouillé mais il m'a appelé parce qu'il savait que j'avais envie d'entendre sa voix. J'ado-oooo-re. C'était vraiment chou. Il m'a répété qu'il avait envi de me voir à la folie. Il avait le don de parler à mon coeur. C'est sûr, je suis dingue de lui.
Quant on a raccroché, j'entendais encore le ton de sa voix et je souriais de plaisir. Oui, raide dingue. Une demi heure après il me rappelais. Il allait passé mais un tout petit moment pas longtemps, pas question de... juste être ensemble un petit moment tout seul. Je l'adore carrément.
Tornade Jane a passé à travers mon appart question de ranger un peu. Vite vérifié de quoi j'avais l'air. Je m'étais démaquillée, ZUT, et je n'avais pas le temps de me remaquiller. Le training? ça c'était pas trop top. Il fallait que je me change vite fait... Trop dur., il me faut des heures!!! Alors j'ai juste changé de training pour en mettre un, plus glamour. Et voilà.
10mn après son appel, il était déjà là. C'était vraiment trop chouette. Je l'ai attrapé par le collet et l'ai tiré à l'intérieur comme ils le font dans les films, hi hi hi...
- Jane? On avait dit..
- Oui, je sais!
J'étais tout sourire. Heureuse jusqu'à la pointe de mes cheveux. Même si je l'ai traîné dans ma chambre, il était clair que je n'allais rien faire qui puisse lui faire regretter d'être venu. Pascal risquait de ne plus se laisser aller à être aussi spontanément chou et à tomber parterre.
Tout en me prenant dans ses bras, il regrettait de ne pouvoir rester jusqu'à ce que je m'endorme. Mais, ça m'était égal, je l'avais pour moi toute seule un petit moment, alors j'étais aux anges!
Je souriais. J'en avais tout plein de sourires en stock. J'avais fait le plein ce week-end. J'étais vraiment trop heureuse. Il me serrais très fort, ça m'éttouffais un peu mais comme c'était bon. L'entendre chuchoter à mes oreilles, c'était plus que magique. Puis ça a commencé un peu à dérâper. Croix de bois et de fer, pas moi qui ait commencé. Il m'a embrassé, c'était chaud. Un peu trop risqué de faire des bêtises. Si je craque et je le laisse faire, il se sentira de toute façon coupable après et il ne refera plus un geste aussi romantique. ARFFF dur dur, mais, je devais le repousser. Fallait bien qu'un des 2 ait la tête dans la place!
Pascal n'avait pas envi d'être raisonnable. J'ai insister un peu. Je veux qu'il puisse passer à la maison chaque fois qu'il en avait envi sans qu'on finisse toujours par faire des bêtises. Je ne voulais pas qu'il se dise après qu'il n'aurait pas dû venir. Avec un gros soupir, Pascal a fini par se raisonner. Il aurait bien aimé rester encore, mais il fallait qu'il y aille. Ca faisait déjà un heure qu'il avait filé de la grillade!!! Il n'avait vraiment pas envi de partir, ça m'a fait chaud au coeur.
Je le voyais hésité alors, je l'ai attiré à nouveau dans mon lit encore un petit moment. On était joue contre joue, serré-serré comme 2 sardines et c'était super. Puis il fallait qu'il parte. On s'est embrassé quand même encore. C'était bon d'avoir pu passer un moment ensemble.
J'ai dormi comme un bébé.
Le lundi, bien sûr, mes visites familiales terminées. J'ai été faire mon jogging sous un soleil de plomb, et je suis enfin rentrée. Evidemment, mon frère est passé avec mon pti chou. Mai aussi. Mais tant pis, j'étais de bonne humeur. Je leur ai fait quelque chose à manger. Après le café, j'ai enfin retrouvé mon paradis pour moi toute seule. J'ai passé le reste de l'âpre chez une de mes soeurs.l Les enfants pouvaient jouer ensemble pendant que nous, les filles, on papautait tranquillement.
Ensuite, je suis rentrée enfin travailler un peu.
Pascal occupait toutes mes pensées. Il ne m'avait envoyé qu'1 message
, chou mais 1 seul. Thomas m'a bombardé, lui. J'ai ensuite été manger avec Brian et Martin (un copain à Brian, qui est devenu le mien aussi depuis).
Dans la soirée, Pascal m'a appelée. Il en avait eu envi toute la journée, mais s'était retenu. Le rat
. Il ne savait pas quoi dire; "Envi de t'entendre..." Il trouvait ça un peu nul, alors il l'a pas fait. Je l'ai bien sûr rassuré en lui disant qu'il pouvait m'appeler 20xpar jour s'il voulait, ça me ferait toujours plaisir, même s'il n'avait rien à dire. Il s'est moqué de moi en me demandant pourquoi je l'ai pas fait alors?...
BEUHHH ... Il avait raison... J'ai pas osé non plus!
"Ok d'accord, j'ai envi de t'entendre, te voir...
Tu crois qu'on peut se voir? Tu fais quoi à midi?
On mange ensemble?
Je l'adore... C'est moi ou son message est adorable? C'est adorable. Mais, je ne peux pas à midi.. CRAP. Et je ne crois pas que ce soit une bonne idée de le voir ce soir non plus.!!!
D'abord parce que j'ai promis de voir Mathieu, pas mon ex, celui-ci est blond, drôlement chou. Son seul défaut... s'appeler Mathieu! Le pire est que je l'ai rencontré juste après ma rupture avec l'ex-Mathieu!!! Il est mignon, pas mal du tout comme mec, mais, il a été rayé de la liste avant même d'avoir postulé. Je peux pas annuler pour la énième fois... Cela faisait un moment que je n’avais pas eu le temps de le voir.
On ne pouvait pas se voir à midi et on ne pourra pas se voir ce soir. SNIF. Pascal avait des entraînements et moi ma ménagerie! Suis vraiment maudite.
On dirait vraiment qu’ils se sont donnés le mot pour m’emmerd.... J’en peux plus. Mais toujours aussi idiote, je n’arrive pas à dire non!!! Je sens que je vais avoir les nerfs à fleur de peau à nouveau... D’ailleurs, j’ai déjà les crocs! Fallait vraiment que je trouve le moyen d'éviter d'avoir tout le temps du monde qui scouate chez moi. C'était insupportable pour moi, et à la longue pour eux, parce que je n'arrivais plus à contrôler mes nerfs, tellement j'en avais ras le bol.
Pascal me manquait... je ressentais un peu le vide. Plusieurs jours d’affilés à se voir... mauvais. On prend l’habitude, et... après... ça manque.
J’étais un peu surchargée, j’avais envie de le voir à tel point que je finissais par ne penser qu’à ça. Tout tournait qu’autour de le voir. J’avais envie d’aller chez lui. Je devenais cinglée. Après son entraînement, il a essayé de me joindre en me laissant des messages. Fallait que je me change les idées pour ne pas craquer.
Et j’ai rien trouvé de mieux que d’atterrir chez Brian. Je ne supportais pas d’être chez moi, parce que je n’y étais pas seule. Ça me mettait hors de moi. Avec Brian, on se raconte toutes nos histoires. Brian ne comprenait pas pourquoi je me mettais autant de barrières. Ça pouvait arriver d’être avec quelqu’un et malheureusement de rencontrer quelqu’un d’autre.
On ne vit qu’une fois après tout... Brian m’encourageait à vivre l’instant présent. Ok, ça fera peut-être mal après, mais c’est après. Oui, mais ça fera mal...