204.2 - mardi
Pascal avait envi qu'on se voit. Sachant que Thomas n’était pas en ville, mais à des kilomètres, pour le boulot, à l’autre bout du pays, on ne risquait pas grand chose. Et j'avais trop envie de le voir.
Alors, j’ai flanché...
Chou comme un coeur, il m’a fait à manger, et ce qui n’enlevait rien, il était à l’aise dans sa cuisine. C’était vraiment adorable. Mince, il savait cuisiner! Waouh.
Après avoir mangé, on a été se ballader en amoureux au bord du lac, c’était super chouette. Encore, encore...
.On a essayé de ne pas parler pendant toute la soirée des peurs et problèmes qui allaient nous tomber sur le coin de la figure pour juste profiter avec insouciance du temps qu’on avait la chance de passer ensemble. Parfois, je voyais un petit voile traverser ses yeux verts. Je me demandais s’il voyait les mêmes dans les miens? J’espère que non.
Ciel qu’il embrasse bien. J’aime quant il me prend le visage entre ses mains, j’aime son regard, la douceur de ses lèvres, sa gourmandise... HHHH. J’aime sa manière de m’entourer de ses bras, sa manière de me regarder, sa manière de me prendre la main... Arrrr... J’aime tout chez lui en fait.
De retour chez Pascal, même si on en mourrait d’envie, on a décidé de ne pas se précipiter dans la chambre, après tout on avait toute la soirée devant nous. Les rideaux et les portes fermées, on a même pas allumé la télé. J’étais confortablement installée entre ses jambes, dans ses bras. Heureuse, je flottais sur mon petit nuage, berçée par la musique de sa voix. Tout en parlant, il me faisait de petits bisous en jouant avec mes cheveux. J'adorais chaque seconde que je gravais précieusement dans ma mémoire. Et on a frappé à sa porte...
On s’est regardé, surpris, un peu pris au piège. A vrai dire, il a blêmi. C’était Thomas. J’aurai pu proposer de me tirer par la fenêtre mais ce n’était pas très glamour. De toute façon, ma voiture était devant la maison, alors il n’y avait pas d'échappatoire. Zut, c’était ridicule, on est ami, donc, j’avais le droit d’être là.
Thomas était censé dormir sur Zurich!!! En voyant l’expression sur son visage, il était facile de voir qu’il n’était pas ravi de me voir chez Pascal. Les sourcils froncés, il évitait mon regard. Je devinais pourquoi. Pascal était toujours un peu blême et quelque peu mal à l’aise. On ne sait pas dit grand chose et un silence plutôt embarrassant commençait à alourdir l’atmosphère. Je n’étais venue qu’une fois chez Thomas, depuis j’avais refusé toutes ses invites et dès qu’il avait le dos tourné, me voilà chez Pascal? Fallait pas être devin!
Je me sentais légèrement de trop, mieux valait partir et laisser les garçons régler ça entre eux. Hélas, je n’ai pas pu entendre leur conversation. Je n’ai pas reçu de nouvelles de Pascal après. Rien. Je n’ai pas osé lui envoyé de messages non plus.
Super inquiète, tendue, je rongeais mon frein en attendant et j’ai mal dormi.