22 -- Regards de chatte en chaleur
C’est la folie, mais j’adore être avec Pascal. Quant je pense à Pascal, c’est; chaleur, tendresse, couché de soleil, plage aux sables fins, main dans la main... Layne, lui c’est; tornade, tempête, les bruits de la ville, soirées arrosées, disputes et réconciliations.... La tendresse chez Pascal est spontanée et complètement naturelle, chez Layne c'est souvent quant il a une idée derrière la tête. Personne n'a dû lui apprendre que ce n'était pas ça les préludes!
Avec Pascal, on a prévu de fuir les environs pendant le week-end et d’aller à son chalet. Au moins là, personne ne viendrait nous déranger. On sera libre; pas de Thomas, pas de Pat, pas de potes, pas de visiteurs inattendus. Rien, ni personne, juste “nous deux”.
Donc, ce soir, je sortais avec mes potes et Pascal avec les siens. Ayant rempli nos obligations amicales, on pouvait se préparer pour notre week-end. Iiiiiie.... me réjouissais trop.
Donc Pascal au petit-dêj, au déjeuner, au dîner et encore en dessert.... Trop parfait. Je rêvais éveillé. l’imaginant saucissonné entre 2 tranches de pains bien tendre. Mince........
J’avais oublié Layne dans l’équation! Zut!
Patricia babillait sans relâche pendant que je faisais tous les efforts du monde pour me concentrer sur mon travail et les modèles que je devrais présenter la semaine prochaine, mais mon esprit vagabondait en essayant de trouver une solution concernant Layne!
1. Provoquer une dispute; ce qui mettrait un peu d’espace pour le week-end?
2. L’excuse d'obligations familliales?
3. Inventer un week-end avec une copine à la montagne... mais sans Pat? Louche.
4. Prétendre partir à l’étranger pour le week-end... mais s’il me trouve... Aïe!
5. Rien dire et faire ce que je veux! Après tout, il n’avait qu’à aller retrouver Miss Tennis ou Alexia!
Baf, j'allais m’en remettre à la chance et voir comment les choses tourneront. De toute façon, on sera très loin d'ici tout le week-end, après; "advienne que pourra". Mais que faire de Thomas? Mince Thomas... Fallait que je lui fasse une petite visite cet après-midi, comme ça, ce sera fait, et ce sera une chose que je pourrais tracer de ma liste. Patricia aimait bien Thomas, alors, je l’ai emmenée avec moi. Il n'était pas en grande forme, faut dire que Pat non plus. J’en ai profité pour faire à manger pour mes 2 malades. Du “Hachis Parmentier JaneDo”. Facile à avaler au cas où Thomas avait un peu mal à la gorge et une petite soupe aux asperges en entrée.
Ma visite lui a fait plaisir et vite redonné un peu de couleurs. Le pauvre, il était vraiment mal et avait même perdu du poids. Il s'était tout de suite senti mieux après avoir mangé.
Ça m’a fait un peu de peine de réaliser à quel point Thomas tenait encore à moi, j’avais fini par oublier qu’il était encore amoureux, même après Pascal et Layne, 2 de ses plus proches amis. Mais ça n’avait jamais été son tour. L’amour peut être tellement cruel. Thomas avait quand même prévu de sortir un petit moment ce soir, mais je doute qu’il puisse, il surestimait un peu ses forces!
Layne semblait bizarre ces temps-ci, il avait par moment de grands débordements de tendresses (culpabilité???) ou était carrément distant et dans la lune (amoureux???).
Je me suis demandée s’il ne chercherait pas lui aussi un moyen d’avoir son week-end? Si c’était le cas, comment amener le sujet sur la table sans éveiller ses soupçons et lui donner l’impression que, c’était son choix et que moi, en parfaite petite amie, j’étais adorablement conciliante. Évidemment sans mentionner des trucs comme; je te fais confiance, ou j’attendrais patiemment ton bon vouloir, ni que je m’ennuierais sans toi... des trucs qui risqueraient à un moment ou un autre de titiller son sentiment de culpabilité et le conduirait dans la mauvaise direction....> chez moi!!!
Finalement, c’était plus facile que je ne l’aurais cru. Trop facile. Layne avait apparemment des projets pour le week-end et je ne faisais pas partie de l’équation.
Une fois la question réglée, Layne s’était détendu. On sortait chacun de son côté et on se retrouverait chez lui plus tard, pour ne pas avoir Pat sur les bras. Il n’avait pas proposé de me rejoindre. Bizarre. Il ne voulait pas qu’on nous voit ensemble ou quoi??? Miss Tennis ne savait peut-être pas qu’il avait une copine, alors il ne pouvait pas se permettre de se montrer avec moi. Rat des bois!
Avec mes potes, on a d’abord été jouer au Bowling. C’est assez rare. On se retrouve en général pour manger un truc ensemble, mais c’était surtout boisson à gogo, pas des trucs sportifs. C’était super chouette, j’adore les changements de routine. On a grignoté sur place avant de se retrouver tous au Tiger comme d’hab.
Pascal et ses potes étaient déjà au Tiger à notre arrivée. Mon coeur a commencé son petit twist en apercevant Pascal, et un rock endiablé à son sourire. Rhhhh... suis irrécupérable! Ciel, je pourrais passer des heures à le regarder comme s’il était un film. J’aime sa manière de se mouvoir, de marcher, ses expressions, ses rires, ses sourires, ses froncements de sourcils...
Caroline était avec eux. Difficile de ne pas la remarqué, elle avait opté pour un jaune assez flashy et s’accrochait au bras de Pascal en me jetant des regards de chatte en chaleur. Peste. J’essayais de ne pas trop regarder dans sa direction, enfin, le moins possible. Thomas n’était pas sorti finalement, il n’était pas encore d’attaque.
Pascal m’a chuchoté à l’oreille, qu’on pouvait se retrouver chez lui 1h plus tard. Il devait d’abord raccompagner Caroline. Mais ça ne marchait pas, je passais la nuit chez Layne pour pouvoir passer le reste du week-end avec lui.
Nos équipes se sont mêlées et on s’est retrouvé tous réunis autour du même bar. Caroline a dû se joindre à nous, même si elle n’en avait pas envie. Elle a soigneusement évité de me saluer. J’en ai fait autant. Elle ne savait pas que j’étais chez Pascal hier soir.
On faisait comme d’habitude; de parfaits copains. Nos épaules se touchaient par moments, même si je ne le regardais pas, c’était bon de le savoir assis à côté, de sentir sa présence. Je ne pense pas que Pascal se doutait que chaque fois que nos regards se croisaient, je frissonnais de la tête aux pieds. Ses sourires étaient des décharges électriques.
Caroline nous observait constamment, mais j’en avais rien à fiche. J’avais aussi remarqué son petit manège pour essayer de me rendre jalouse, mais il était hors de question que je lui fasse ce plaisir.
J’étais impatiente de partir avec Pascal. D’être seule avec lui, libre de la terre entière.
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Regards de chatte en chaleur -(22jan09-jeu)