220..1 - Notre endroit à nous au bord du lac

Publié le par JaneDo


voir l'image en taille réelleTard ce soir là, ou devrais-je dire tôt samedi matin, j’ai répondu à l’appel de Pascal. Il pensait me trouver à la soirée chez Thomas après son match, mais je n’étais pas sortie. Pascal insistait pour me voir et il n’y avait pas de raison que je refuse. S’il savait que j’avais passé la soirée à me ronger les freins pour ne pas courir dans toute la ville en espérant l’apercevoir!!!

1h plus tard, on se retrouvait au bord du lac à notre endroit habituel. Après avoir parqué nos voitures, on s’est dirigé vers notre petit coin à nous, un peu à l’écart.

Sans doute pour éviter que je ne lui prenne la main, Pascal les avait enfoncé dans ses poches. Il fallait plus que ça pour m’empêcher de lui prendre la main, alors j’ai enfilé ma main dans sa poche. D’abord surpris, il a sorti sa main de sa poche pour prendre la mienne. Après avoir fait quelques pas comme ça, Pascal a fini par me passer son bras autour des épaules et m’attirer à lui, en me faisant un petit bisous sur la tempe. Miam!

Pascal avait envi de parler de ce qui s’était passé le fameux lundi matin quant j’étais partie de chez lui comme une furie, ensuite, je l’avais évité comme la peste. Pourtant, s’il m’avait appelé, c’était seulement pour passer un moment ensemble, seuls, avant de retourner à la fête chez Thomas et pas spécialement pour parler

  • Dis moi un truc, si je n’avais pas arrêté de te harceler au téléphone, et si je ne t’avais pas appelé ce soir, tu m’aurais appelé, toi, ce week-end?

Petite quinte de toux mental. Pascal m’avait appelée dans la journée, je n’avais pas répondu, mais au fil des heures, je m’étais radoucie, et j’ai fini par répondre... je ne voulais plus le fuir, ni jouer à mes jeux débiles, j’en avais assez qu’il me manque.

  • Je sais pas...
  • Huh... Donc, même pas.

Comme d’habitude quant j’étais près de lui, je n’avais pas envie de parler, parce que je ne voulais pas gâcher le peu de temps que je pouvais le voir. Mais...

  • Dis? J’aimerais qu’on parle de ce qui s’est passé lundi matin quant tu es partie en courant de la maison? Ça va presque faire 2 semaines?
  • Je veux pas parler...
  • Pourquoi est-ce que ça ne m’étonne même pas?

voir l'image en taille réellePascal a eu un petit sourire. Il avait trouvé ma réaction un peu excessif;

  • On s’était quitté bizarrement. J’aime pas ça. A tord ou à raison, depuis quelques temps, j’ai l’impression qu’on passe notre temps à se fâcher. Je trouve ça très désagréable et si on ne profite pas d’en parler quant on se voit, ça va continuer... et c’est pas top.
  • Pour le moment, est-ce que je peux juste profiter de te tenir la main et être avec toi?

Malgré ce qu’il venait de dire, Pascal souriait toujours, avec tendresse il m’a serré contre lui. Miam... Juste rester comme ça, contre lui. J’aime trop comme il sent bon, et j’adore carrément être dans ses bras. On s’est assis sur notre petit coin de muret. Je me rend compte que j’aime les petites habitudes et que j’avais horreur des changements. Pour l’heure, j’étais bien.

  • Je voudrais pas être chiant, mais faut quand même qu’on en parle. Je veux savoir pourquoi tu es partie comme une furie et tu m’as battue froid pendant des jours. Ça me rend fou que tu ne veuilles même pas t’expliquer ou au moins qu’on en parle... Tu pensais faire la tête pendant combien de temps cette fois?
  • Dimanche. Si tu veux parler... alors dimanche.
  • Dimanche... Waouh, suivant comment, je vais encore passer une semaine de merde... Ok.

Long moment de silence, pendant lequel Pascal me tripotait les doigts. Après s’être renseigné pour savoir si j’allais aussi à la soirée chez Thomas, Pascal a voulu savoir si on pouvait se voir samedi, mais pas plus tard dans la soirée. Il n’avait pas eu besoin de le dire; je devinais qu’il avait rendez-vous avec miss Caroline. Ça me rendait malade. Je n’avais pas envie d’aller chez Thomas sachant que je devrais supporter de le voir partir avec “elle”.

Pascal trouvait qu'on avait toujours tendance à se fâcher quant tout allait bien. Il ne savait jamais à quoi s'attendre avec moi; ça l'inquiètait un peu. Mais, je n'avais vraiment pas envie de parler, et surtout, hum, il avait raison, alors autant passer sur le sujet!

  • voir l'image en taille réelleEt si on... n’y allait pas?

Pascal a rigolé;

  • J’y avais aussi pensé, mais... pas cool pour Thomas. Il y a un truc qu’il faut que je te di...
  • STP... N’y va pas... Si on restait ici...

Je me suis mordue la langue à temps pour ne pas lui dire que je pensais qu’il ne voulait pas faire faux-bond à Caroline surtout. Je crois qu’il a deviné un peu ce qui se passait dans ma petite tête en voyant la petite flamme dans mes yeux.

  • Caroline sera là ce soir aussi. Et oui, elle m’attend là-bas. Mise à part que je ne voudrais pas faire faux-bond à mon pote, j’y allais surtout parce que j’avais pensé t’y voir. Mais te connaissant, dans le doute, j’ai préféré t’appeler... et te voir...
  • Reste...

Je voulais qu’il me serre dans ses bras, lui faire des tonnes de bisous, mais discuter... plus... pas envie. Alors je me suis penché vers lui et je l’ai embrassé. Ça l’a pris au dépourvu et c’était clair que mon geste l’a un peu embarrassé. Il a essayé de parler avant de perdre la partie et me prendre, enfin, dans ses bras. Quelque chose à propos de son voyage à Paris, mais je ne voulais rien entendre. Je savais déjà par Thomas, que Caroline était à Paris avec lui, et rien que d’y penser aurait flingué mon moral.

Il commençait à se faire tard, et Pascal devait y aller, alors on s’est quitté. Au dernier moment, j’ai senti comme une sorte d’hésitation, comme s’il ne voulait pas partir... Mais j’ai dû me faire des idées!

Je n’allais pas chez Thomas. J’espère que je lui manquerais à mort. Hun... Ou, plus tard, peut-être que je l’appellerai pour une panne-fiction, comme Caroline savait le faire? Ben oui... j’allais le faire, après tout, pas de raison de me priver... Je ne pourrais pas le voir de la journée, j'avais déjà d'autres projets auxquels je ne pouvais échapper, alors... si je pouvais, autant passer la nuit dans ses bras. J'allais à mon tour rendre la vie difficile à miss Caroline...

J’ai attendu  1 petite heure et demi et j’ai envoyé un message à Pascal; “Besoin de ton aide... Help!”. Pascal m’a appelé quelques minutes plus tard. Je n’ai pas fait de mystère; je voulais le voir. Il était hésitant cherchant des excuses bidons. Son hésitation m’a énervé. J’étais incapable de fondre en larmes au téléphone comme Caroline, mais quand même, il avait chaque fois accouru. J’ai pété un câble. Je lui ai dit que si ça l’embêtait tellement de ne pas rester avec Caroline, il n’avait qu’à oublier mon message, et inutile d’essayer de m’appeler ou de passer, je n’avais plus envie de le voir.

J’ai raccroché. J’étais hyper verte.

*  *  *  *  *  *
Notre endroit à nous au bord du lac - (220..1-sam-08.août.09)

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Publié dans janedo's diary

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J
Tu vois, j'ai fini par trouver le courage! Pascal avait fini par croire que si je réagissais comme ça, c'était seulement parce que ça me bousillait la soirée... pas parce que je ne voulais pas le partager! T'avais raison, quelle folie d'accepter ça!!!!
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J
Oui... :( j'avais dit que je supporterais tout... et j'ai pas pu...
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B
Oui... :( j'avais dit que je supporterais tout... et j'ai pas pu...
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A
Tu vois, j'ai fini par trouver le courage! Pascal avait fini par croire que si je réagissais comme ça, c'était seulement parce que ça me bousillait la soirée... pas parce que je ne voulais pas le partager! T'avais raison, quelle folie d'accepter ça!!!!
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