247 - Pas si fatigué que ça!

Publié le par JaneDo


Passé la journée à bosser comme une folle. La présence constante de Patricia commençait à me sortir par les yeux. Impossible de comprendre pourquoi elle semblait se plaire chez moi. Je croyais que j’étais une peste? De la voir se ballader sur la pointe des pieds à travers mon appart me faire dresser les poils sur la tête. J’évitais de dire quoi que ce soit, elle faisait déjà l’effort de ne pas être dans mes pattes et de s’absenter le plus possible. Grrrr, il y avait pas photo, j’étais faite pour vivre seule!

Hahhh, je ne savais pas quant je verrais Pascal. Il avait un match ce soir et je n’ai même pas trouvé le courage de m’imposer. J’avais même appelé Thomas aujourd’hui espérant qu’il insisterait pour que j’aille voir le match, mais il ne l’a pas fait.

Assise à la maison en me rongeant les ongles, je me demandais pourquoi je n’osais pas y aller quant c’était Pascal qui me le proposait... rhhhh. Je devrais me mettre des baffes, mais même ça n’y changeait rien, j’étais bien trop timide pour oser. Au moins, je l’aurai vu un moment, même de loin.

voir l'image en taille réelle Le match terminé, il irait peut-être manger avec son équipe avant de rentrer, et je ne le verrais pas. Ensuite, j’attendrais comme une cruche qu’il m’appelle ce week-end. Tartuffe que je suis!

Après le match, surprise de ne pas me voir, c’est Vania qui m’a proposé de la rejoindre pour prendre un verre. Dans l’espoir de voir Pascal ou ne serait-ce que d’entendre son nom ou parler de lui, j’ai accepté. Désespérant non? Je commençais à ressembler à ces cruches que je détestais tant. Pas de Pascal. Je pense qu’il était rentré sagement se coucher, raide après sa semaine à courir à travers l’Europe.

Vania m’a appris qu’une partie de la bande avait été boire un verre ensemble à Ouchy. Je n’ai pas osé demander si Pascal faisait parti du voyage, pourtant c’était pas faute d’avoir essayé d’aiguiller le sujet sur lui.

Puis... désastre total pour mon moral...

J’avais gardé mon natel sous le coude au cas où Pascal essayerait, contre toute attente, de me joindre quand même. Mais hélas, aucun des messages reçus ne venaient de Pascal. Peu avant minuit, j’ai eu la surprise de voir un appel de Caroline. Ma 1ère réaction aurait été de ne pas répondre, mais la curiosité autant que la surprise m’a fait répondre. En répondant, un petit picotement dans tout le corps m’a fait savoir que ça n’allait pas me plaire. Et ça ne m’a pas plu... Caroline m’apprenait que Pascal allait chez elle, que si je ne la croyais pas, je pouvais aller vérifier, et elle a voulu me donner son adresse. Mais j’ai refusé et raccroché. Je connaissais déjà son adresse!

Je préférais lui faire croire que ça ne m’intéressait pas, mais je ne tenais plus en place. Je ne devrais pas me laisser aller à remettre le pieds dans l’engrenage de la jalousie, ne devrais pas aller voir, ne devrais pas... mais je ne tenais plus en place... Je voulais voir si c’était vrai, alors j’ai inventé une subite fatigue mortelle et j’ai filé.

Arf... la voiture à Pascal était bien chez Caroline...

Après 1h d’attente, j’en ai conclu qu’il y passait la nuit. Mais bon, je ne voulais pas me laisser aller à déprimer, ni à commencer à me faire tout un film. Bon, je n’aurai pas dû aller voir, mais je n’y aurai pas cru sans ça. Pas question de pleurer, pas question non plus de lui en parler. Je ne dirais rien, je ferai comme si je ne savais pas. Je verrais bien s’il m’en parle. Quoique... je préférais que non!

En attendant, j’avais le droit dans mes pensées de le qualifier de tous les noms d’oiseaux connu sur terre... Menteur, menteur, menteur. Pas si fatigué que ça. Haute trahison, salaud. Je te déteste, monstre... Bon, il m’avait peut-être dit être fatigué pour ne pas avoir à me dire qu’il avait prévu de la voir. Gros gros soupir.

Un autre truc qui me sortait par les oreilles; le duo Alexia-Caroline! Je les enviais aussi, elles arrivaient toujours à obtenir ce qu’elles voulaient, ce qui n’était pas mon cas :( J’ai chassé les gros nuages gris qui s’amassaient au-dessus de ma tête, planqué le mode-débile au fond d’un tiroir. Pas question que je sombre!

Allé ma fille... smile :)

*  *  *  *  *  *
Pas si fatigué que ça! - (247-ven-04sept.09)

Publicité

Publié dans janedo's diary

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article