221 - Blessé Pascal sans le savoir

Publié le par JaneDo


On avait à peine passé la porte que Pascal me sautait dessus ;)). On a même pas eu le temps d’aller jusqu’à la chambre à coucher. Je me demande si c’est pas typiquement masculin de seller le rapprochement en faisant l’amour. C’est aussi une manière  pour le mâle de posséder la femelle. Je ne pouvais pas me plaindre. Pascal m’avait dit plusieurs fois que c’était dans ces moments là qu’il avait vraiment l’impression que je lui appartenais corps et âme. Aussi les seuls moments où je m'abandonne vraiment. Son impatience et sa manière d'être me montrait combien je lui avais manqué. Je le ressentais dans tous ses gestes, dans sa manière de me serrer si fort, dans ses baisers. Ahhh, j’en ai jamais assez de l’embrasser, j’aime j’aime j’aime...

voir l'image en taille réellePascal avait pourtant voulu qu’on en revienne à la simple amitié tant qu’il était avec Caroline, mais il ne le pensait pas vraiment. Il ne voulait pas qu’on coupe le contact parce qu’apparemment, il ne savait pas comment me prendre, je changeais un peu trop rapidement d’humeur. C'était un peu tard pour le demander, mais je voulais savoir s'il voulait qu'on s'en tienne à une relation amicale. Sa réponse m'a fait chaud au coeur;

  • Je ne veux pas de ton amitié, je te veux toi...

Puisque les filles semblaient préférer les pires salauds, il avait décidé d'en devenir un, mais il avait encore du boulot. Ce n'était probablement pas dans son tempéremment! Pascal m’a fait rire, il n’avait pas envi d’attendre pour discuter. Je ronronnais comme une chatte, lovée au creux de ses bras, bien loin de moi l’envie de discuter, mais comme c’était passé minuit, il estimait qu’on était dimanche. Trop drôle.

Même si on a passé la majeure partie de la nuit et de la journée à faire l'amour, on a aussi discuté entre 2 ;)

Pascal a voulu savoir si j’avais pris le temps de réfléchir durant ces quelques jours où on avait pas pu se voir parce que ma copine était là. Il voulait savoir ce que j’attendais de notre relation? Comment je voyais les choses? Qu’est-ce que je voulais? Hum, un peu tard pour me demander ça, non? Cela me semblait assez évident.

J’avais bien pris conscience qu’il fallait que je me fasse violence et dire ce que je pensais vraiment. Comme Akemi-sama avait si bien mis le doigts dessus; Jess passe encore, mais Caroline, c’en était trop.

Quant on a refait le tour des raisons de mes petites humeurs ces temps-ci, je n’étais pas très fière de moi, surtout après mes grandes théories!

J’avais bien sûr peur qu’il éprouvait des sentiments pour Caroline, plus qu’il ne voudrait l’avouer. Est-ce qu'elle avait eu le temps de planter ses crocs? Je pense que oui. Pascal l'aimait, je pouvais le voir dans ses yeux, ou à sa manière de détourner le regard quant on parlait d'elle. Ils s'étaient beaucoup rapproché... trop. Je tremblais un peu quant je lui ai balancé que je ne voulais pas le partager. En théorie ça semblait simple, mais que j’étais loin d’être aussi forte que je l’imaginais.

J’ai reçu un petit gros choc quant Pascal m’a dit ce qu’il en avait pensé...

Pascal avait été blessé que je semble si facilement disposé à le partager, ce qui l’a fait se poser des questions sur mes sentiments. Il a voulu savoir jusqu’où, et si je l’avais supporter, c’est que...  je ne l’aimais pas vraiment!
Il m'a raconté ce qu'il avait ressenti. De savoir que la personne que tu aimes se fiche de te savoir avec une autre fille??? C'était assez difficile de croire que je l'aimais vraiment après ça. Il m'a raconté tout ce qui lui avait passé par la tête; à propos de tout ce qui c'était passé, Layne et tout le reste...

Ha!... Ben alors là... C’est fou comme on ne peut jamais imaginer ce qui se passe dans la tête de l’autre! Au lieu de penser que j’étais la petite amie la plus cool du monde, non, Pascal avait trouvé ça plutôt vexant et s’était mis à douter de moi, de mes sentiments, de nous! Il avait aussi voulu voir si je n’allais pas en profiter pour me jeter dans les bras d’un autre. Là, ça aurait été la fin. Il aurait voulu pousser le bouchon un peu plus loin, mais ça aurait aussi signifier passer encore des jours, voir des semaines à garder ses distances... c’était un peu trop dur!

Comme je l’adorais de trouver trop dur d’être loin l’un de l’autre. Ou est-ce que j’étais un peu trop midinette de service là? Pascal était en somme heureux de me voir pété les plombs. Au moins, ça signifiait que je l’aimais et que partager? Merci, mais non.En me taquinant, Pascal m’a demandé de ne plus jamais lui servir ce genre de théorie débile. Pour Pascal, quant on aime, on ne veut pas partager, point final.

voir l'image en taille réelleDire que mon petit chou avait pensé que je ne l’aimais pas plus que ça, que je ne tenais pas à lui. S’il savait... Je regrettais de l’avoir blessé.

Pascal avait coupé son natel, c’est seulement quant il l’a remis en route en fin d’après-midi que j’ai compris que les bips-bips incessant, des appels en absence, venaient presque tous de Caroline. Je me suis demandée ce que Pascal allait faire? Comme je m’y attendais, Pascal l’a rappelée. J’ai préféré ne pas écouter ce qu’ils avaient à se dire, mais je me préparais mentalement à ce qu’il parte la rejoindre. Ça me traumatisait.

Aucune idée de ce qu’ils se sont dit, mais il n’est pas parti. Il savait très bien que je l’aurai plutôt mal pris. J’étais soulagée.

On a passé tout le dimanche scotché l’un à l’autre, la plupart du temps à l’horizontale. Sa passion était communicative et on avait beaucoup de temps à rattraper. J’avais l’impression d’avoir été sevré depuis des mois, je ne pouvais pas respirer si je m’éloignais...

Il y a des hommes comme ça qui vous font perdre les pédales rien qu’avec la flamme dans leurs yeux, ou une simple caresse, leur manière d’enlever une mèche de votre visage... Ils ne sont que trop rare et Pascal était de ceux là. Son regard me rend belle et désirable.

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J'avais blessé Pascal sans le savoir - (221-dim-09.août.09)

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Publié dans janedo's diary

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