226 -- (mercredi)
Passé une journée stressante à rattraper ma léthargie des 2 derniers jours!
Les enfants ont appelés pour me demander s’ils pouvaient venir dormir ici ce soir. Ça ne m’arrangeait pas des masses. J’étais encore crevée de mon week-end en enfer!
Après réflexion, je me suis dis que ce n’était peut-être pas une si mauvaise idée!!!! Si je les prenais dormir jeudi soir, ça m’empêcherait de faire la bêtise de sortir en espérant voir Pascal. Tomber sur Pascal voulait dire, voir Pascal avec Jess. Et ça, c’était trop insupportable pour l’instant. Je ne pourrais pas supporter de les voir ensemble, IEK.
J’ai donc appelé ma nièce, Kachouka, pour proposer de la prendre dormir jeudi soir. Ma soeur m’a dit qu’elle a sauté de joie avec un gros “YES”. J’ai donc ensuite organiser aussi avec les 2 autres petits mecs, ses cousins. TOP. Je voulais faire d’une pierre 2 coups. Après ça, j’étais tranquille pendant un moment!
Donc, même si je le voudrais, jeudi soir, je ne pourrais pas sortir... YES!
Le soir, Patricia a essayé de me faire sortir pour aller traîner dans le bar où traîne son type de l’autre soir. Celui qui ne l’a pas rappelée. Elle devenait un peu... Je n’en avais aucune envie... beurk. Le mec ne l’avait pas rappelée, je n’avais pas trop envie qu’elle aille se ridiculiser en le poursuivant. Mais bon, qui j’étais pour lui donner des conseils, hein! De plus, je n’en avais pas envie parce que, demain soir, j’avais les gamins, et les gamins, ça épuisent!!! Alors, j’ai appelé Alex (Alexandra), une cops à moi qu’elle connaît aussi, et elles sont sorties ensemble.
Patricia ne conduit pas, alors Alex est passée la chercher. Quant elle est descendue rejoindre Alex, elle m’a appelée pour me demander de descendre parce qu’Alex voulait me voir. Je leur ai demander de monter mais elle tenait à ce que je descende. En descendant, Patricia a trouvé Pascal devant la maison, et il lui a demandé de me faire descendre... OHHH Pascal, tu me torture!!! Ça m’a coupé les pattes...
*Je voulais te voir... J’avais peur que tu ne veuilles pas me parler?*
(I needed.. I... I wanted... I had to see you! I was affraid you wouln’t want to see me?)
Pascal savait qu’il n’aurait pas dû venir, ni me harceler de cette manière (oh chouchou, harcèle moi tant que tu veux, voyons!). Que ce n’était sûrement pas correct. Pascal voulait que je sache que, je pouvais l’appeler à tous moment, demander ce que je voulais, qu’il serait toujours là pour moi.
Ça me touchait. Qu’est-ce que j’aurai bien pu faire? Partir en courant? Le voir me rendait faible. Tous les souvenirs de lui, tous les bons moments, tous revenaient en vrac me hanter, et me rendait encore plus faible. J’étais trop contente de le voir... mais en même temps, je savais que ce n’était que reculer pour mieux sauter... une souffrance lente et à petit feu!
Je m’étais faite violence pour ne pas répondre à ses messages et ne pas l’appeler. Je ne pensais pas le revoir de si tôt. Je ne voulais pas parler, parce que tout ce que j’aurai pu dire était que j’avais envie de faire partie de sa vie.
Pascal espérait qu’on puisse essayer d’être simplement amis. Il ne voulait et disait ne pas pouvoir se résoudre à ne plus me voir, mais qu’il n’avait rien d’autre à m’offrir que son amitié. Des amis? ARFFF. Être seulement une amie? Je ne pense pas que j’y arriverai non!
C’était toujours mieux que rien, mais ce n’était pas grand chose non plus.
J’ai essayé d’être forte, et je lui ai dit que c’était difficile pour moi de le considérer que comme un ami. Alors, c’était peut-être mieux de ne plus se voir, en tous cas pas pour l’instant...
ARRHHH, mais qu’est-ce que je raconte? J’ai envie de le voir, même si c’était pour avoir seulement une mini-trini place dans sa vie. Non, non, non, je ne pouvais pas dire ça à haute voix. J’avais plein de questions qui me trottaient dans la tête; Est-ce qu’elle vit chez lui? Est-ce qu’ils ont...? Comment il a fait pour être là? Que des conneries en fait, ça ne me regardait pas.
Je n’ai pu que dire; “Et qu’est-ce qu’on fait maintenant?”. Il a souri. ARHHH, ce sourire unique... ce sourire qui me fait tomber les chaussettes. J’allais fondre, il aurait fallu que je me rentre et que j’arrête de le regarder.
- - "Et si on restait là, sans rien dire?"
Les mains dans les poches, il a haussé les épaules avant d'ajouter encore; - - "J’ai peur de dire des bêtises si je continue à parler”
Faiblasse. Il m’avait trop manqué. J'avais peur de ne plus le voir et j'en souffrais. Je ne savais pas comment faire pour le contacter et je n'osais pas. Il aurait très bien pu ne rien tenter, et ça, ça m'aurait fait hyper mal au coeur. Ca aurait voulu dire qu'il en avait rien à cirer.
Je n'aurais probablement pas osé faire quoi que ce soit pour essayer de ne pas le perdre. J'aurais attendu de le croiser au hasard des boîtes. Et ça, c'aurait pas été top. Et j'admire les hommes qui osent, ceux qui reste lâchement en attente que la nana fasse le 1er pas, ne m'inspire pas.
Je me suis jetée dans ses bras, il m'a serré très fort. J'avais envie de sentir sa présence, de le toucher. Je n'aurais peut-être pas dû, mais je l'aime. Appuyé contre sa voiture, on est resté comme ça sans rien dire jusqu’à ce qu’il s’en aille.
J’ai remarqué le bleu à sa mâchoire, mais je n’ai rien dit. Probablement le sport!