229 -- Pascal a juste dit "OK"
Pascal a juste dit "OK"
(16 août 08 - samedi)
Vers les 4h du matin, je suis rentrée. Je ne voulais pas rester trop tard, et Jess semblait s’être prise d’amitié pour moi et me suivait partout. Sûrement, parce qu’elle croyait qu’un jour ou l’autre, je finirais par accepter d’être la petite copine de son frère. J’avais peur de finir par l’apprécier, et là, je n’aurais pas pu continuer à voir Pascal.
Jess avait bien sûr remarqué le manège de Caroline. Elle m’a demandé ce que je connaissais d’elle. Mais je ne connaissais rien vraiment. Ça ne m’a jamais vraiment intéressé. Je me rappelle que de notre altercation dans des WC ou elle avait tenu à me dire que Pascal tomberait dans ses filets. Garce. Heum... Elle n’était pas la seule garce en fait... Aïe, j’aillais passer pour une garce? Oh merde! Et même si j’aurai su quoi que ce soit, ce n’était pas à moi de commenter Caroline.
Jess aimait se faire remarquer. Elle aimait surtout attirer l’attention des garçons et fleurtait facilement avec eux malgré la présence de Pascal. J’ai essayé de voir comment réagissait Pascal, mais il semblait ne pas y prêter trop d’attention. Bon c’est clair... c’était une jolie fille, alors Pascal devait, sans doute, en avoir l’habitude.
Ciel, j’ai passé la journée à essayer de me retenir d’appeler Pascal. Chaque fois que j’avais mon natel en main, j’avais envie de sélectionner son numéro. Pascal et Thomas avait un match de basket dans l’après-midi. Thomas m’avait invitée à passer, mais j’ai refusé. Je savais que je retrouverais Jess dans les gradins, alors je préférais m’abstenir.
Le soir, j’ai retrouvé mes potes dans notre sanctuaire habituel.
Je ne voulais pas négliger mes potes, il fallait que je fasse acte de présence, de temps en temps. Je tremblais un peu à l’idée de croiser Pascal. Je n’avais reçu aucun autre message de lui depuis le barbecue. Est-ce que je lui manquais tant que ça??? J’avais l’impression de le perdre.
Patricia a essayé de me convaincre d’aller l’espionner, chez lui, un de ces soir, question de voir comment il est avec Jess. Je n’en avais pas trop envie. Je n’ai pas besoin et n’avais vraiment pas envi de voir ça. Ou est-ce que j’avais peur de la vérité???
Si je ne le croisais pas, ça ne m’empêchait pas de l’imaginer dans leur bar, discutant avec ses copains, Jess dans ses bras. J’étais un peu triste. j’ai prévenu Thomas que je sortais avec mes potes ce soir, je ne voulais pas qu’il passe me chercher, ni qu’il passe tout court. J’avais passé pas mal de temps avec eux, et je voulais en passer avec mes amis. On est resté sur, éventuellement, se croiser en boîte plus tard. Mais je savais que je n’irai pas en boîte. Je n’avais pas envie de voir Pascal avec Jess.
Un peu sonnée quand même après seulement 2 verres, je suis rentrée en envoyant un petit message à Thomas pour l’avertir que je n’allais pas en boîte. Je me suis rendue compte que je n’avais rien mangé de la journée, et je n’avais pas faim.
Probablement parce que j’étais un peu cuite ou peut-être l’excuse que je me donne... Je tenais plus... J’ai appelé Pascal.
Je me doutais bien qu’il avait son natel sur lui et qu’avec le bruit dans les bars ou boîtes, il serait sûrement le seul à entendre ou sentir son natel vibrer. Si par hasard, quelqu’un d’autre voyait mon appel, je pouvais toujours trouver une excuse! Pascal n’a pas répondu.
Mais, Il m’a rappelée peu après. Entre temps, je mettais traitée de tous les noms pour avoir osé. Persuadée qu’il n’allait pas me rappeler et même, probablement, se moquer du fait que j’aie osé essayé de l’appeler en pleine soirée, un samedi soir en plus!!! RRRREH. Alors, j’étais surprise qu’il me rappelle.
Il avait dû sortir, parce qu’il n’y avait pas trop de bruit autour de lui, à part la circulation. Quelle voix douce. Il semblait content de m’entendre (ou, c’est moi qui me fait des films), pourtant, je suis sûre que je dérangeais. J’ai dit à Pascal que j’avais envie de le voir. ARFFF. J’avais peur qu’il me dise que ce n’était pas possible à peine les mots ont passés mes lèvres...
Pascal a ri. Ça a augmenté mon angoisse. Je n’aurai pas dû l’appeler, c’était vraiment trop bête. Maintenant, il allait, sûrement, me servir la phrase qu’il avait dû préparer pour le cas où je finissais par l’appeler, mais il a juste dit; “OK”. Ça m’a coupé la chique! J’ai répété bêtement, tellement surprise.
Il a dit... “OK”... OK. Il était d’accord, il allait venir... Voilà que mon coeur débile se met à gigoter. Je piaffe d’impatience, j’ai un petit tourbillon dans le bas ventre...
Arf, il a dit “ok”... Je l’adore de chez Adore-Land.
On a fini par atterir à notre endroit habituel au bord du lac. C’était complètement désert. On s’est installé, côte à côte, sur notre petit muret.
Pascal n’arrêtait pas de me répéter à quel point il était heureux que je l’ai appelé. Qu’il n’y avait rien qui aurait pu l’empêcher de venir ce soir. Qu’il avait fini par s’imaginer que je n’avais peut-être pas envie de le voir... Quel idée??? C’était bon d’être là, à côté de lui, de respirer sa présence.
D’un côté, je regrettais d’avoir agi comme une petite fille gâtée et insécure. Sa bande allait sûrement remarquer son absence, c’était un peu nulle de ma part.
Son natel a sonné, il ne voulait pas vraiment répondre. C’était Jess. Elle devait se demander où il avait passé. Pascal se sentait coupable, d’agir comme il le faisait. Il trouvait ça dégueulasse vis-à-vis de Jess.
Un peu embarrassé, Pascal m’a avoué avoir eu envi, l’autre soir, de faire demi tour et de revenir... mais il savait qu’il n’en avait pas le droit. Qu’il passait son temps à faire des efforts terrible, pour ne pas céder à l’envie de m’appeler. Qu’étant donné sa situation, il ne se sentait pas le droit de me relancer, si je voulais qu’il me fiche la paix. De plus, comme je n’avais pas répondu à ses messages, il avait fini par s’imaginer, que je préfèrais qu’il me laisse tranquille.
J’ai répondu que ce n’était pas du tout parce que je voulais être tranquille, mais surtout parce que je ne savais vraiment pas quoi dire, à part, qu’il me manquait aussi.
J’ai posé ma tête sur son épaule et Pascal a passé son bras autour de mes épaules. C’était bon de sentir sa présence.
Pascal m’avait manqué à mort alors je le lui l’ai dit et que je n’avais, non plus, pas osé l’appeler de peur de l’ennuyer. Tendrement, il m’a donné un bisous sur la tête, en murmurant que je lui manquais et que je ne le dérangeais jamais. Il semblait sérieux et l’intonnation de sa voix était tellement douce quant il a dit ça, que j’avais envi de l’embrasser.
Son natel n’arrêtait pas de sonner, entre Thomas, Jess et même... Caroline! Puis, il a reçu un message de Paul, qui l’avertissait que tout le monde le cherchait et essayait de le joindre.
Je pensais qu’il ferait mieux d’y aller. De l’avoir vu un petit moment, me suffisait. Je ne voulais pas lui causer d’ennuis.
Pascal m’a averti qu’il avait décidé de parler à Thomas, et, je n’ai pas réussi à l’en dissuader. Je trouvais ça, vraiment... vraiment risqué, parce qu’on ne pourrait probablement pas se voir, comme ça, pendant un moment... il allait être surveillé.
J’ai fondu quant il a dit qu’il avait envi qu’on puisse se voir sans avoir besoin de se cacher tout le temps. Que tant qu’il n’avait pas mis les choses au clair, on ne pouvait pas vraiment être ensemble, et ça, c’était dur. J’aurai voulu lui dire que, c’était frustrant pour moi aussi, mais je me suis tu.
Cette période que je vis avec Pascal, est, ce que j’appelle “la période; Lune De Miel” ou la saison des amours. J’aime qu’elle dure le plus longtemps possible. Pas besoin de se précipiter.
Je n’ai pas besoin de tout savoir de l’autre, ni maintenant, ni après non plus. Je ne veux pas connaître déjà l’issue, j’aime vivre les choses au jour le jour, sans trop de précipitations. Une fois cette période passée, je n’aurai plus besoin d’être collée tout le temps à l’autre. J’aurai, à nouveau, besoin de mon espace. Je n’aurai pas besoin de voir l’autre, tous les jours non plus... Et vivre chacun chez soi, pour moi, c’est le must.
Mais ce n’était pas le bon moment pour lui dire ça!
Pascal trouvait étonnant que je ne pose pas plus de questions, ou que je ne le presse pas de tout avouer à Thomas et à Jess. Il il n’y comprennait rien et ça le déstabilisait un peu. J’aurai pu me boxer pour l’énorme connerie que je lui ai répondu... “Que peut-être à la longue, on se rendrait compte qu’en fait, l’amitié nous suffisait et que le reste n’avait été qu’une grosse bourde”.
Pascal a souri, de son petit sourire en coin, que je trouve, tellement sensas et adorablement sexy, pour dire qu’il n’y n’avait rien d’amical quant il pensait à moi ou quant on était ensemble, mais que c’était plutôt, beaucoup d’efforts pour que ça le reste. Ca m’a fait sourire, parce que j’aurai pu lui dire pareil.
C’était difficile de se séparer, difficile de se dire au revoir. Encore plus, de ne pas s’embrasser. Il m’a juste serrée dans ses bras. Ca m’a rassurée, qu’il me répète que je pouvais vraiment l’appeler n’importe quant. Qu’il gardait toujours son natel sur lui, un tic depuis qu’il me connait... Que personne à part lui, ne peut savoir qui appelle et je n’avais pas de soucis à me faire pour ça.
C’était chou, je lui ai dit qu’il pouvait aussi m’appeler...