231 -- (lundi) - I LOVE YOU
Je suis cassée...
Des heures planquées dans le noir avec Patricia, avec la trouille de se faire prendre, ça fiche des courbatures quand même... hihihi... Mais bien sûr que non, ce n’est pas le fait d’avoir poireauter dans l’obscurité dans la perspective de voir quelque chose de compromettant... Non, pas ça du tout...
Pascal l’a dit... “I Love You”.. Il l’a dit.. 3 petits mots qui vous transportent direct au 7ème Ciel, direct au paradis; ...18 août 2008 vers les 00h45... HAHHH... Qu'est-ce que c'est bon à entendre! J'ai regardé l'heure quelques minutes plus tard sur mon réveil, mais dans ma tête, c'est marqué d'une pierre blanche! "I'm crazy about you... I love you" J'allais passé le reste de la soirée à ré-entendre la bande enregistrée dans ma tête avec un sourire ébahie débile sur la figure et revoir ses yeux verts quant il l'a dit!
Pascal est venu malgré Jess à la maison, il est complètement à la masse... Je ne sais pas ce qu’il a inventé, mais il est venu, c’est tout ce qui comptait. Demain... en fait depuis aujourd’hui, il ne pourra plus être aussi libre de ses mouvements. Mais il l’a dit, et je flotte littéralement dans les air, dans ma bulle, sur mon petit nuage tout pink.
Pascal m’a serré si fort avant de partir que j’ai cru qu’il allait m’écraser. ll n’avait pas envi de partir, mais il le fallait bien. Puis il a chuchoté qu’il m’aimait avant de m’embrasser encore et encore. HAHHH... Je n’avais pas envie de le laisser partir.
Quant j’ai fermé la porte, j’ai été me poster à la fenêtre, comme je le fais d’habitude, pour le voir jusqu’à la dernière seconde, puis j’ai senti ses bras autour de moi... AHHH il était revenu juste pour me dire bonne nuit encore.
Comme on peut être un peu bébête quant on est amoureux quand même! Mais c’est fichtrement bon. Cette fois, c’était mes bras autour de ses épaules et c’était moi qui profitais de ses bras protecteurs et tendres. Malgré les quelques heures ensemble, j’avais l’impression d’avoir passé toute la soirée avec lui.
Pascal n’avait vraiment pas envie de partir, et pour l’heure, il se fichait des conséquences. Oui, mais c’était pour le moment. J’ai fait un gros effort sur moi-même pour le faire partir. Quand même essayer de ne pas abuser. Je ne voulais pas que ça lui cause trop d’ennuis. Je l’avais vu un petit moment, mais je ne voulais pas que ce soit la catastrophe après et... OUPS, je crois que malheureusement, il porte ma marque partout. Je crois que je l’ai tatoué en m’accrochant à lui comme une huître à son rocher... Je n’arrive pas à le contrôler.
Je l’aime à la folie... et je n’ai même pas su le lui dire...
Là, je me sens déprimée, vide. Je trouvais un peu bébête le “Je t’aime aussi”, ou le con “Moi aussi”... alors je n’ai rien dit. Qu’elle tâche je fais. J’ai sauté sur mon natel... Je sais bien que ce serait mieux de dire ça de vive voix... mais... j’avais envie qu’il sache que moi aussi, je l’aimais. J’ai juste appelé pour dire ça et j’ai raccroché tout de suite après. Il n’a rien dit, mais j’imagine qu’il souriait.
Il m’a rappelé droit derrière, on pouvait se parler parce qu’il avait la “main-libre” dans la voiture... Il a ri... Il devait sûrement me trouver un peu citrouille mais bon! j’adore trop trop son rire et cette voix si agréable à mes oreilles. (J’ai exprès mis la chanson de Howie Day “Collide”.. parce que sa voix ressemble à celle de Pascal... hum...)
On a juste bavardé tout au long de son trajet jusqu’à ce qu’il arrive chez lui. On a évité de parler de nos déclarations réciproques. Jétais trop excitée, trop heureuse, au sommet du bonheur et presqu’aussitôt, j’ai sombré dans la mélancolie quant on a raccroché... la descente aux enfers des doutes et des questions.
Vers les midi, j’ai reçu un message de ma soeur pour aller prendre le café chez elle. Elle a déménagé dans une nouvelle maison ce week-end. Mais seul inconvénient, le loup était dans la bergerie! Maintenant on a toujours son mec dans les pattes! Il travail depuis la maison. Je plains ma soeur quand même. C’est insupportable d’avoir son mec à la maison 24h sur 24h... La poisse!
C’est drôle, en pensant à ça, je réalise que le seul de mes ex que je supportais sans problème à la maison c’était mon ex, Mathieu! Bizarre. Me ressemblait-il? En tous cas, c’est la seule personne au monde que je supportais, c’est vraiment drôle de m’en rendre compte maintenant. Du coup, je me demande si je supporterais Pascal? AOUTCH, je ne voulais pas penser “négatif”, pas maintenant. J’ai donc été prendre le café chez ma soeur. J’avais fait aussi 2 ou 3 tradings avant de partir chez ma soeur... C’était bête parce que je ne pouvais pas suivre l’évolution...
En rentrant, évidemment, j’ai essayé de mettre à jour mon journal mais, j’avais la tête dans les nuages. Pourtant j’ai pas grand chose à faire à part, mettre noir sur blanc étant donné que je prends des notes de tout.
J’ai reçu un message de Pascal... lui qui déteste les sms... mais par internet. Il m’avait fait livrer des roses baccarats. Le fou furieux. Des tonnes de bouquets, mon appartement ressemblait à un magasin de fleuriste. Il est complètement cinglé et je ne pouvais même pas le remercier.
En plus, ce n’était pas très malin avec le type que Thomas a engagé pour le suivre à la trace. On va l’appelé... Duck... ouais Ducky! Les gens comme Ducky ont des tas de techniques pour cerner, traquer... le natel, les ordis, etc, rien n'y échappe. Sans compter des yeux partout... Je crevais d’envie d’appeler Pascal, mais je savais que c’était pas une bonne idée. Lui non plus ne pouvait pas m’appeler...
Ciel... mais qu’est-ce qu’on allait faire!
Il y avait toujours les emails... mais là encore, ils peuvent te piéger et tout savoir. Ce que tu tapes, à qui tu les envoi. BEUH... J’avais envie de sentir ses bras, d’entendre sa voix, son rire, voir son sourire...
Il me manquait... CRAP!