230.4 -- (dimanche) - PAS DE REGRET
C’était enfin intéressant... du coup, je sais pas vraiment si je regrettais d’être là... quoique...
Ils n’étaient pas très bavards. Pascal a pris la parole en disant que si Thomas voulait encore parler de ça, ce n’était pas la peine. debout côte à côte, ils regardaient le lac. Thomas a joué la carte de l’amitié et de la fraternité, il a fait promettre à Pascal de ne rien dire à Jess. Il lui demandait d’attendre encore un peu... Que si c’était juste un histoire de fesses...
Pascal à souri tristement en secouant la tête. Il a remercié ironiquement Thomas d’avoir fait venir Jess et avoir ameuter toute la famille. Qu’il ne lui aurait jamais fait un truc pareil. Pascal lui a fait remarqué, que de toute manière, il avait déjà choisi son camp, celui de sa soeur. Qu’il aurait bien aimé retrouvé l’ami de toujours à qui il pouvait se confier. Pascal regrettait de ne pas pouvoir lui parler. Thomas lui a encore demandé s’il connaissait la fille de qui Pascal s’était entiché? Pascal a hésité, puis hoché la tête. Thomas a aussi hoché la tête
Après une discussion entrecoupée de longs silences, Thomas a tourné les talons laissant Pascal au bord du lac. Pascal a sorti son natel... et merde! J’ai sauté sur le mien pour vérifier s’il était bien éteint. Il a dû entendre un bruit parce qu’il a tourné la tête dans notre direction. J’ai fermé les yeux.
Quant j’y pense, je ne comprends pas pourquoi je ferme les yeux dans des situations comme ça, comme si ça me rendait invisible. Puis, j’en ai ouvert un. J’ai regardé Patricia qui me faisait de gros yeux... Je lui ai fait un sourire dentelé... Je me demandais qui il pouvait bien appelé... moi?
Jess s’est pendu au cou de Pascal quant il est rentré et ils se sont embrassés. Ça m’a retourné l’estomac. IERK. Je me suis rapprochée de Patricia qui avait été aussi silencieuse qu’une feuille morte. Superbe comparse d’espionnage. En regardant Pascal et Jess, dans les bras l’un de l’autre, ça me rendait malade. Je brûlais à l’intérieur. Horrible de voir son mec... et c’est pas vraiment mon mec... dans les bras d’une autre, même si elle est sa fiancée... ARFFF, je débloque. Mince, je l’enviais.
Ensuite, j’ai fais une vacherie que je n’aurais jamais imaginer faire... J’ai envoyé un message à Pascal. Pour le détacher de Jess? Pour qu’ils arrêtent de s’embrasser? Pour voir comment il réagirais en voyant de ça venait de moi? Est-ce qu’il allait ignoré mon message? J’étais curieuse de voir sa réaction. En allumant mon natel, j’ai constaté qu’il n’y avait aucun appel en absence. Donc il avait essayé d’appeler quelqu’un d’autre!
ARF, Je ne devrais pas être ici, je n’aurai pas dû faire ça non plus. Nul. Mais c’était un peu trop tard. Pascal a entendu son natel. Il l’a sorti pour regarder de qui c’était et Jess a essayé de lui l’arracher des mains. Il a lu mon message et remis son natel dans la poche. Flûte... Il n’y a pas répondu... Jess et lui discutaient, elle était assise sur la table de travail de la cuisine. Je n’avais plus envi de les voir se cocoller.
J’en avais assez, je voulais rentrer.
Puis mon natel a sonné, c’était Pascal. Là, ça m’a fait trop plaisir. En fait, je frissonnais de plaisir.. Trop plaisir d’entendre le son de sa voix. Je lui ai dit que j’avais envie de le voir... Pascal a ri. AHHH, comme j’aime son rire. Je lui ai dit que c’était bête, mais cela faisait des heures que j’hésitais à lui envoyer mon message. Pascal a ri encore et m’a demandé si c’était lui ou mon message n’était pas tout à fait “pote”. Cette fois, c’est moi qui riait... jaune. Ouais, c’était un peu entre 2. Pote, si ça l’ennuyais, et non, si pas! (waouh... suis clair... aïe). Ce qui était des plus rassurant, c’est que ça lui faisait plaisir de m’entendre.
Quant Pascal m’a fait remarqué que ce n’était pas une très bonne idée, mon humeur s’est dégonflé comme un ballon. Pascal a dû s’en rendre compte, parce je ne disais plus rien. En fait, je ne savais pas quoi ajouter à ça. Mais mon ballon s’est regonflé tout de suite après, parce qu’il m’a dit que ce n’était pas parce qu’il n’avait pas envi de me voir bien au contraire... Mouais! Je ne le croyais pas trop après ce que j’avais vu ce soir. SHOOT, voilà, je n’aurai pas dû y aller!!!
Il m’a fait fondre en disant que ce n’était pas une bonne idée parce qu’il n’avait pas envi de me voir en “pote”. Qu’il avait passé la journée à penser à moi, mais pas en pote! J’ai ri... (Moi non plus!) Que ça avait été plutôt dur l’autre fois, qu’il avait passé toute la journée à se raisonner pour ne pas m’appeler, et qu’il avait aussi envi de me voir. Il me fait chaque fois fondre en parlant aussi ouvertement de ce qu'il ressent... MIAM, je l'adore...
Il savait que j’avais mangé avec Thomas à midi et il se doutait que du sujet de notre conversation. Je l’ai coupé pour lui dire que Thomas allait lui mettre un détective au fesse dès le lendemain. Il a juste dit; "AOUTCH"... Mais il ne voulait pas parlé de Thomas. Je lui ai encore dit que j’avais envie de le voir... et pas tellement en pote non plus...
C’est drôle à dire mais, j’entendais son hésitation...
Puis Pascal m’a dit que ce n’était pas raisonnable, qu’on ne pouvait pas. Ce n’était pas comme ça qu’on allait réussir à être que des amis... puis il s’est interrompu au milieu de sa phrase... “Puis zut, j’ai envi de te voir... j’arrive ok?”.
Je nageais de joie... que j’étais idiote quand même... J’ai vite envoyé un message à Patricia pour lui demander de ne pas rentrer avant 1h ou 2h du matin, ou d’attendre mon message...
Encore sur le pas de la porte, Pascal m’a proposé d’aller se balader? Que c’était peut-être mieux, sinon on risque de faire une bêtise et le regretter ensuite. Qu'il n’avait pas encore parler à Jess. Je ne voulais pas parler de Jess. Je lui ai raconté ce que je savais par Thomas. Ca l’a un peu déprimé. Pascal a reconnu que j’avais peut-être raison, qu’il n’aurait pas dû parler, mais maintenant c’était trop tard.
On était tellement prêt l’un de l’autre, mais ce n’était pas encore assez. On a failli s’embrasser. Il était à 2 doigts de le faire, mais il s’est retenu... Dommage. Pascal a dit qu’il ne devrait pas être ici, mais je n’avais pas envie de le laisser partir et je ne crois pas qu’il en avait vraiment envi non plus. On a essayé de trouver des solutions pour se revoir. Ça m’a fait plaisir quant il m’a dit que ça allait être dur, mais c’est encore plus dur de ne pas se voir de toute façon.
Et Pascal a craqué, il m’a prise dans ses bras. Ses mains tendres et chaudes sur mon visage... sa bouche... Je l’adore... Tant pis pour les bonnes résolutions ce soir... C’était comme si on avait plus que ce soir, comme si c’était la dernière fois qu’on pouvait se retrouver.
Je l'adore...