230.3 -- (dimanche) - Détective Qui Veut !?!
Après le dîner avec Thomas, j’étais plutôt nerveuse. Il fallait vraiment que j’avertisse Pascal. Je n’osais pas l’appeler. Évidemment, je pourrais simplement lui envoyer un message, mais je crois que j’avais envie de le voir! Et ça, c’était plutôt une bonne excuse...
C’était un peu risqué parce que Thomas le surveillait sûrement...
Mais non, non et non. J’avais vu Pascal mercredi, vendredi et samedi, donc hier! Alors je ne pouvais pas encore vouloir le voir ce soir... mince. Comment se fait-il que j’aie tout le temps envie de le voir? Pas normal. Je crois que c’était pire depuis qu’on avait décidé de se la jouer “friends”.
En rentrant, j’ai raconté à Patricia le calvaire, omettant de parler de la situation sociale et familiale à Pascal, Thomas et Jess. Je tournais en rond dans mon appart. Patricia m’a fait remarqué que si je voulais voir comment était Pascal avec Jess, savoir s’il était sincère avec moi... voir comment il était en réalité avec Jess, dans son intimité... C’était aujourd’hui ou jamais, parce qu’après avec un détective qui rôde, ça n’allait plus être possible.
Dans notre délire, Patricia et moi, nous nous sommes préparé en vitesse pour notre soirée d’espionnage...
Quelle horreur, et c’est moi qui fait ça??? Pourvu que Pascal ou un de ses proches ne tombent jamais, jamais, au grand jamais sur ce blog... Je serais sciée! Je n’aurais plus qu’à déménager à Tombouctou (je sais pas si ça s’écrit comme ça).
On avait une vue panoramique sur l’appartement de Pascal.
Les rideaux n’étaient pas tirés. Pascal et Jess étaient assis sur la terrasse et discutaient en riant. Jess était toute chose avec lui. GRRR, j’avoue que ça me rendait légèrement BEAUCOUP jalouse. En fait, ils étaient en train de manger, assis à même le sol. Ils étaient vraiment mignon ensemble, et ça me rendait malade de même le penser.
Voilà exactement le genre de truc que je ne voulais pas voir. Maintenant, chaque fois que je l’imaginerais chez lui, je l’imaginerais avec elle, et, en train de rire, de s’amuser ensemble... BEURK. Maintenant, il y aura Jess dans mes films de lui... Mince.
Pascal et Jess étaient un couple quoi... Ça se voyait qu’ils se connaissaient bien, même à cette distance. Ils devaient sûrement avoir déjà habité ensemble? Peut-être même ici? Elle semblait bien connaître la maison et avait l’air carrément à l’aise...
Ils se chamaillaient gentiment en débarrassant et on a dû les regarder biduler dans la cuisine... Est-ce la jalousie, ces petits pincements que je ressentais? Cette chaleur? Cette envie de pleurer?
J’en voulais un peu à Pat de m’avoir poussée à faire ça, mais aussi à moi-même. Je n’avais pas à accepter après tout. C’était vraiment nul. Tout de même, difficile de détourner les yeux du spectacle qu’on avait en face des yeux.
Je ne devrais pas être là. Ce n’était pas bien d’espionner les gens comme ça, c’était même en plus horriblement ridicule de supporter de les voir si... de LE voir si heureux! BEURK.
Thomas en rentrant chez lui s’est arrêté chez Pascal et... Jess. Ben oui, ils vivaient ensemble... dormaient dans le même lit... j’ai grimacé. Pas penser, pas penser. Niet, effacer. Concentrer sur ce qui se passait devant... non. pas concentrer... partir...
Les garçons se sont à peine salué et Pascal a tourné les talons pour laisser Jess avec son frère. C’était presque la Sibérie entre les 2... Triste. Pascal s’était remis devant sa planche de travail. Je me suis rendue compte que je n’avais jamais pensé m’intéresser à son travail. Je suis quand même plutôt bizarre comme fille tiens!!!
Après avoir discuté un moment avec sa soeur, Jess a été faire un bisou à Pascal en lui passant ses bras autour, puis ils sont sortis main dans la main sur la terrasse. Il a répondu à son bisou. RRRAHH. Thomas a fait signe à Pascal et ils se sont éloignés de la maison pour discuter. Jess a voulu les suivre mais Thomas lui a fait comprendre qu’il voulait discuter seulement avec Pascal.
Thomas lui a fait signe et ils ont commencés à marcher en direction du lac... POISSE.... dans notre direction... CRAP... pas bon ça!!!
On s’est aplati comme des crêpes, et j’ai chuchoté à Patricia que si on se faisait prendre, je la tue, alors elle avait intérêt à ne pas faire de bruit. D’ailleurs, je me suis éloignée d’elle... on ne sait jamais. J’avais déjà contrôlé les alentours pour une retraite rapide au cas où... Mon corps entier s’est transformé en pulsations cardiaques!
Patricia et moi entendions leur discussion, à mesure qu’ils s’approchaient de notre cachette!