234 - Absente, Pascal me remplace par Caroline!
Je n’ai pas réussi à dormir, trop envie de voir Pascal et de dormir dans ses bras. Après avoir tourné comme une hélice, j’ai décidé d’aller chez lui. J’espère qu’il était à la maison sinon, snif, ce serait un aller-retour en taxi qui allait me coûter la peau des fesses. Pascal n’habitait pas la porte d’à côté Peut-être que je serais bien avisée de l’appeler avant? Non, lui faire la surprise était bien plus romantique.
Il était bien chez lui, mais la voiture à Caroline aussi! Non mais, c’est quoi ce binz? Pas de lumière? Alors, elle dormait chez lui? A quoi il jouait là? Je croyais qu’on était ensemble? Alors qu’est-ce qu’elle faisait là, elle? J’étais furax ou aussi plutôt... malade d’angoisse, triste, le coeur plus lourd qu’un pavé. Le sentiment “malade” dominait le tout.
Elle, elle dormait dans ses bras. Elle, elle pouvait le toucher, le sentir, sentir sa chaleur. J’imaginais ses cheveux blond étalé sur ses épaules, ses bras la serrant contre lui... Hahh, je me sentais mal, j’avais envie de fondre en larmes, ou de débouler là-bas et frapper furieusement à sa porte jusqu’à ce qu’il m’ouvre. Mais si je faisais ça, ce serait la rupture fatalement. Sinon, il recommencerait et continuerait à la voir jusqu’au prochain déluge... Ça voudrait dire que j’acceptais aussi...
Mais le chauffeur de taxi m’observait, je ne voulais pas qu’il puisse deviner mon humeur, ma déception, mon envie de pleurer ou ce qui se passait dans ma tête. J’ai baragouiné quelque chose comme quoi; il n’y avait personne, pas de chance, retour au point de départ. Pendant le retour, je continuais à garder un visage stoïque, faisant semblant d’être calme, observant la route avec intérêt... parfaitement bien... mais à l’intérieur, je pleurais déjà.
Il n’allait pas avoir de mes nouvelles de si tôt, et je ne sortirais pas dans les endroits qu’il fréquente, qu’il aille se faire pendre chez les grecques! Il n’avait toujours pas réglé les choses avec Caroline, qu’est-ce qu’il attendait? Le déluge? Ben, je ne serais pas là pour le déluge. Va te faire voir! Et en plus, Caroline dormait dans “notre” lit. Ahrh, j’étais trop fâchée. C’était pour ça qu’il voulait que je plante Layne? Pour lui avoir 2 femmes? Ben, il peut me soustraire de l’équation, je ne ferais pas partie de sa liste...
Après que le taxi m’ait déposé, frissonnante de colère et de désillusion, j’ai sorti le chien avant de laisser libre court au torrent de larmes qui allaient suivre.
Mais, retour à un peu de raisons en promenant mon bébé dans le calme de la nuit; Pascal m’avait reproché plus d’1 fois, que chaque fois que les choses allaient bien de soudainement couper les ponts, ou soudainement fâchée sans dire pourquoi et de me murer dans le silence. Mais bon là, c’était quand même lui le fautif! Bon, si je disparaissais à nouveau, il aurait raison. Et aussi, je savais que les choses n’étaient pas encore réglées avec Caroline, et j’ai quand même voulu brûler les étapes et ne pas attendre parce que j’avais envie d’être avec lui. Arf... j’étais mal barré. Mais quand même... comment pouvait-il continuer à la voir? Pascal savait aussi que je ne voulais pas le partager, ce qui voulait dire que je ne pouvais pas accepter qu’il continu à voir Caroline... Alors je lui ai envoyé un message, au moins comme ça, il saurait que je savais; “J’espère que Caroline et toi passez une bonne nuit!”
1h plus tard, je ne dormais toujours pas. Pas de réponse. Cette fois, je n’ai pas pu empêcher la déprime, ni les larmes.
Brig a essayé de m’appeler vers les 4h du matin. Je ne dormais toujours pas, mais je n’étais pas d’humeur à bavarder des heures au téléphone. J’avais compris que Pascal, pas seul, dormait... et pour éviter de fixer mon natel toute la nuit en espérant son appel, j’ai mis ce foutu bidule sur silence. Basta pour cette nuit.
Mais pourquoi est-ce que je me suis infligée ça? Je n’aurais pas dû aller chez lui, ou au moins, j’aurai dû appeler avant!
Le reste du samedi a été une vrai torture. J’ai dû emmener partout le gros gros boulet que j’avais dans la poitrine, me forcer à sourire quant j’avais envie de pleurer.
J’imaginais qu’ils étaient tous sur le lac ou à la piscine chez Paul, ou encore en train de s’amuser ailleurs, et je n’étais pas de la partie. Pascal avait essayé de m’appeler plusieurs fois, mais je n’ai pas répondu. Qu’est-ce qu’il aurait bien pu dire pour me faire avaler la pilule?
Avec Vania, on a fait les boutiques et j’ai fait en sorte qu’on évite les endroits où je risquais de tomber sur Pascal. Je ne sais pas ce que j’aurai fait ou comment j’aurai réagi. Après avoir pris un verre à la fermeture des magasins, Vania m’a proposé d’aller manger chez elle. Je ne pouvais pas, ma carapace commençait à s’effriter, il me fallait rentrer dans mon sanctuaire, à l’abri des regards au cas où elle se briserait.
Comme Vania insistait pour qu’on se retrouve plus tard, qu’on ne prenne qu’une voiture et tout le bidule, j’ai fini par dire oui sachant parfaitement que je n’avais pas l’intention d’aller prendre un verre au Tiger, ni rejoindre mes potes s’ils sortaient dans les endroits où Pascal pourrait se trouver.
J’étais trop triste. Déjà qu’on ne pouvait pas se voir la semaine, mais voilà que le week-end, il y avait Caroline?
En fin de journée, Pascal est venu sonner chez moi, mais je n’étais pas d’humeur. Et ça lui ferait les pieds de ne pas me trouver pour me servir un de ses mensonge gros comme une maison. Quoi qu’il dise, je n’y croirais pas. J’ai effacé ses messages à mesure pour ne pas être tentée de les lire. Qu’il aille se faire voir! Il n’avait qu’à retourner vers Caroline.
Plutôt naze, j’avais envie de dormir pour sombrer dans l’oubli, avant de couper mon natel, j’ai inventé une excuse et envoyé un message à Vania.
J’étais une vrai serpillière, down de chez down... J’avais l’impression que Pascal avait profité de mon absence pour passer la soirée avec Caroline. En ce moment, je le détestais aussi fort que je pouvais l’aimer. Je lui en voulais à mort.
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Absente, Pascal me remplace par Caroline! - (234-sam-22août09)