239.2 -- (mardi) - Le pot en pote !

Publié le par JaneDo

Le Pot en Pote !
(26 août 08-mardi)

Si Pascal faisait autant de sport, c’était d’abord parce qu’il aimait les sports d’équipe, mais aussi au début, pour s'occuper, Jess n’étant pas là. J’ai failli lui poser des questions sur sa famille, mais je ne l’ai pas fait. Je n’avais pas besoin de savoir toutes ses choses. Je savais déjà qu'il était fils unique.

On parlait des aspects de nos vies dont on ne parle jamais trop occupé à se sauter dessus. Je lui ai parlé de mon envie de récupérer mon espace vital chez moi. Comme j’étais toujours encombrée de scouateurs, ça commençait à me porter un peu sur les nerfs. Pascal m'écoutait amusé. Il m’a dit que mon entourage pouvait difficilement me prendre au sérieux parce qu'avec la manière que j'en parle, c' était plutôt amusant. Je racontais les choses avec peut-être trop d’humour. Je lui ai dit que c'était censé être cynique pas humoristique. Que j’arrivais difficilement à en parler autrement. Je pète un câble sur le moment, mais je ne dis rien. Après, j’essaie de tourner les choses autrement pour ne pas rester énervée ou j’essaie de voir le bon côté des choses.

Pascal souriait. God, que j’aime ses sourires, et ses yeux... Arfff. J’avais envie de lui sauter dessus.

Pascal m’a raconté, un peu, ses années d’études aux États-Unis, et ensuite en Angleterre. Qu’il avait vécu en Suisse étant plus jeune, mais qu’il nétait de retour que depuis quelques mois. Il avait été dans une école privé à Leysin. Qu'il aimait beaucoup le ski, le snowboard et m'a demandé si j'aimais les sport d'hiver. Hhhhh, petit toux. Oui, j'aime les sports d'hiver, mais je les aime encore mieux sous le soleil d'hiver et sur une terrasse. Ils avaient un chalet à Zermatt, et il espérait que je monterais cet hiver.

Je lui ai dit que je savais par Thomas et aussi Paul, que Thomas et lui s’étaient un peu pris la tête. Je voyais que Pascal choisissait ses mots au cas où nous étions écoutés pour m'expliquer pour Jess... Arf, je voyais qu'il n'était pas très à l'aise. Puis, pour clore le sujet, il m'a dit que quoi qui se passe, il n'aimait pas parler de choses tant qu'il n'avait pas de réponses ou de solutions. C'était un peu mettre la charrue avant les boeufs, et il n'aimait pas trop ça.

Je lui ai posé des questions à propos de Cassandra. Son sourire a disparu. Je n'aurais pas dû, quelle tarte! Je ne sais pas ce qui m'a pris de lui poser une question pareille. De quoi je me mêle enfin !!! Il m’a expliqué qu’il sortait avec Cassandra et à la mort des parents de Thomas et Jess, il avait dû rompre avec Cassandra. C’est là que son mariage avec Jess avait été décidé.

Un moment donné en parlant, Pascal a failli me prendre la main, il a suspendu son geste et à la place, il a attrapé le sel. On s’en ait rendu compte tous les 2. Il s’est mordu la lèvre en étouffant un rire. Il s’est senti un peu bête avec la salière dans la main, alors il a salé énergiquement son plat...  C’était déjà assez salé... Moi, j’ai pas pu m’en empêché, j’ai éclaté de rire.

Il avait l’habitude d’être seul et il était un peu solitaire à sa manière. Pascal aimait beaucoup voyager, mais pas spécialement pour aller visiter tous les monuments et musées.

Il préférait se mêler à la foule, mais pas au point d’aller vivre et dormir n’importe où. Il aimait surtout le contact avec les gens du coin plutôt que le contact avec des objets inanimé. Ça m’a fait sourire, parce que je suis pareille. Ce qui ne voulait pas dire que s'il était en Égypte, il n'irait pas voir les pyramides! Mais tout son séjour ne serait pas consacré à la visite de monuments! Il aimait aussi beaucoup faire de la photo.

Je n’avais pas spécialement envie de manger, mais plutôt d’aller me balader avec lui. Mais Pascal m’a chuchoté que pour la 1ère fois, sous l’oeil de Moscou, valait mieux qu’on soit dans un restaurant. Il était sûr de ne pas faire de faux pas au moins. J’ai rit. Alors on est resté là.

On s’est beaucoup amusé et franchement c’était sympa. Je ne sais pas pourquoi j'avais si peur. J'aimais vraiment beaucoup sa compagnie.

* * *

C’était le début de la soirée, et j’étais vraiment crevée. Je rêvais d’un peu de tranquillité et de calme... J'essayais de manger quelque chose, je venais de passer une heure au fourneau! Ah oui, Patricia, ne cuisine pas... Alors en général, elle attend que je veuille bien faire quelque chose pour manger, sinon c'est livraison de pizza, chinois, etc...

Une de mes copines, Brig, qui vit au USA, en Floride, m'a appelée. Je la connais depuis... poufff, très, très longtemps. Hu-m, mouais, je connais la plupart de mes amies depuis des siècles. Je suis très fidèle en amitié, en général, c'est à vie.

Depuis quelque temps, Brig m'appelle pratiquement tous les soirs de la semaine... Bon le "tous les soirs" me gave un peu. Je ne peux pas faire grand chose d'autre avec le téléphone collé à l'oreille. Elle est très déprimée parce qu'elle vit une histoire d'amour compliquée. Quant c'est comme ça, ben, on a besoin de ses amis.

Ça énerve un peu Pat, qui connaît Brig, parce que finalement, on ne passe pas la soirée ensemble. Je suis dans une autre pièce avec téléphone et ordi. C'est un peu chiant... Mais hé, c'est bien connu, les filles sont de vrais maniaques du téléphone ou des conversations qui durent des heures. J'ai calculé que Brig et moi avons passé, un soir, 6h d'affilé non-stop au téléphone. Un peu excessif quand même. Et pas 1x, dans nos conversations, je n'ai parlé de moi. Elle m'a raconté ses impressions, ses sentiments, son mec pendant plus de 6h et ça, au téléphone; USA-Suisse! Waouh. Ça va nous coûté bonbon, c'est sûr.

Et ça, c'est presque tous les soirs de la semaine!!! Le week-end, si je la laissait faire, j'aurai aussi l'oreille collé au téléphone. Et ce soir, elle avait le moral dans les tongues...

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Publié dans diary, journal

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J
Woohhh... Quant on reçoit la facture... Ca calme ! ;)))
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A
Hihi moi aussi je reste trop longtemps au tel ^^
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