239.1 -- (mardi) - Le pot en pote ?
Le Pot en Pote ?
(26 août 08-mardi)
Depuis que je me suis réveillée, je tourne en rond comme une hélice! Je me prépare, je me prépare pas? Finalement, j’ai décidé de me préparer.
J’étais un peu anxieuse, nerveuse, excitée... j’avais envie d’appeler Pascal. Je savais plus ou moins, d'après la conversation bizarre devant chez Paul, qu’il aurait aimé qu’on aille mangé ensemble ou tout simplement se voir? Hha Hha... pffffou... Être nerveuse comme ça n'avait aucun sens... Trop nul... Surtout avec un garçon, que je pense quand même connaître un peu maintenant... Depuis le temps, cette espèce de nervosité d'anticipation était complètement débile!
J’ai décidé de passer à l’agence (mon boulot) pour apporter les derniers croquis et projet. Ça allait m’occuper et m’enlever de la tête le fichu téléphone à faire. J’avais finalement décidé de n’appeler que dans l’après-midi. Cela me donnait un peu plus de temps pour m'y préparer... je ne suis pas très courageuse!
Quant mon natel a sonné, j’ai reconnu le numéro à Pascal. J’avais déjà des palpitations avant même de répondre... Complètement à la masse... grrr... La voix est un instrument, comme un instrument de musique, et je dois dire qu’il maîtrise la sienne à fond. J’adore les intonations de sa voix, ses craquelures, le sourire qu’il y fait passer et tout... bref j’arrête...
Pascal me proposait de manger avec lui à midi.
Fini de me scléroser pour l'appeler. Plus besoin de réfléchir à quant, ni quelles allaient être mes 1ers mots... Pascal avait pris les devant. J'adore les mecs qui prennent les devants, c'est top sexy à mes yeux. Comme, je ne l’appelais toujours pas, et qu’il allait avoir un meeting jusqu'à midi, il m’a vite appelé avant.
J’étais tendue, parce qu’il allait falloir faire attention à ce qu’on allait se dire. Pas se prendre la main, ni se regarder bêtement, éviter les silences qui en disent longs... Arf, je ne comprenais pas très bien pourquoi Pascal voulait qu’on aille manger ensemble? Éviter de parler de nos secrets en fait... ça allait être pénible.
* * *
Je l'ai retrouvé au casino. Mon coeur se met chaque fois à jouer des claquettes quant je le vois. Comme s'il devinait ma timidité, il m'attendait à l'extérieur. J'aurai pu me jeter à ses pieds, pour le remercier, rien que pour ça. Je suis tellement timide, que ça me bouche la vue et je ne l'aurai pas vu même s'il avait été le seul dans le restaurant... quoique!! Et ce sourire, ciel, comment peut-on avoir un sourire aussi MIAM. Comme il était chou. Je l'avais rarement, sinon jamais, vu en habit de travail. Et il était à croquer, carrément renversant. S'il m'intimidait déjà avant, inutile d'en parler maintenant... Totalement pire. Fini le short, les jeans ou le t-shirt. J'avais l'impression de rencontrer un nouveau Pascal. Pour la 1ère fois, honte à moi qui le scrute sans arrêt, je remarquais ses cheveux qu'il laissait pousser depuis qu'on s'est rencontré. Ça lui allait trop bien.
En entrant dans le restaurant, je voyais les regards des filles se tourner vers lui et je dois l'avouer, j'étais assez fière d'être sa cavalière. Je me suis demandée s'il se rendait compte à quel point il était mignon!
On pouvait se parler un peu, en chuchotant par moment. Pascal avait réservé une table un peu à l’écart vers les fenêtres et on avait une vue imprenable sur le lac et les côtes françaises. Avec le bruit ambiant, se serait dur à moins d’avoir un micro collé sur notre table, d’entendre ce qu’on se disait, mais on ne sait jamais. Fallait faire attention à ne pas se toucher, et les regards...
Je ne sais pas pourquoi j’avais tellement la trouille... Peur qu’on ne sache pas quoi se dire en dehors des plumes? Peur qu’on ne sache pas parler d’autres choses que de “nous 2”? Mais finalement, c’était même très chouette ce dîner, parce qu’on apprenait à se connaître mieux.