243/244..1 - WEEK-END DES AVEUX
LE WEEK-END DES AVEUX
samedi 30, dimanche 31 août 2008 - (243 /244)
On s’est retrouvé embarqué à passer le week-end avec une partie de la clique au chalet. On avait rêvé et prévu de se voir samedi, mais Thomas avait organisé au dernier moment ce week-end au chalet. Je me demande, si ce n’était pas pour avoir Pascal à l’oeil. Thomas n’avait pas envi que Pascal s’éclipse à la dernière minute avec le prétexte de les rejoindre sans le faire!! Mouais, notre soirée était fichue...
Thomas ne quittait pas Pascal d’une semelle.
Pascal n’avait pas pu m’appeler pour m’avertir des changements, mais Thomas, ne sachant toujours rien, m’a invitée, grâce au ciel. Pascal l’aidait à organiser le week-end. Thomas a prétexté une panne de voiture, pour que Pascal lui serve de chauffeur! Malin! C’était un week-end en petit comité, je pensais que ça allait être plus reposant, mais j’avais tord.
Le week-end allait être une véritable catastrophe!
Il y a eu plusieurs petits incidents qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille. J’aurai dû aussi faire attention à mes faits et gestes et je n’aurais pas dû pousser Pascal à bout... ouais... C’est toujours ce qu’on se dit après, mais personne n’a jamais pu remonter le temps...
En arrivant au chalet, Thomas m’a proposé, en insistant lourdement de partager la même chambre. A l’oreille, il me jurait qu’il ne se passerait rien. Pascal a essayé de se contenir en attendant ma réaction. Je le voyais bouillir sur place, ça l’énervait. Hum... j’ai failli accepter juste pour l’embêter... Je savais que ça allait lui faire péter une durit... mais j’ai dit non.
Jess s’ennuyait. L’idée de passer le week-end avec des têtes connues ne l’emballait pas des masses. Elle avait envie de sortir, aller faire la fête et aurait nettement préféré rester sur Lausanne. Jess pestait et était de très mauvais poil.
Je me demandais encore pourquoi j’étais venue, c’était un peu idiot. Si c’était pour Thomas? C’était le mener en bateau, pas très cool. Pour Pascal? Il était avec Jess, donc inutile.
Au moins j’avais mon ordi et mes bouquins.
Hahhh, ce sourire, ce regard vert tendre... J’ai le coeur, carrément affolé, qui me tape dans les tympans dès qu’il m’approche. Je rêve du jour où je pourrais être près de lui sans que tout mon corps se mette en émoi. C’était un peu de la folie, mais oui... je savais pourquoi j’étais venue !
Jess ne voulait pas jouer à des jeux de société, ni rester plantée au chalet. Pour elle, le samedi soir, c’était pour faire la fête. Jess et Barbie, ont décidés d’aller en boîte flanquée de Denis, Mickael et Anthony.
Nous, on a joué aux cartes et raconté nos pires souvenirs. Pendant une petite pause WC, quant tout le monde s’éparpillait dans tous les sens, Pascal m’a attrapée au passage et attirée dans la bibliothèque. J’avais un peu les flopettes qu’on se fasse prendre. C’était tout ce qu’il pouvait y avoir pendant ce week-end, de petits bisous en cachette. De petits moments volés ça et là. Pascal en avait ras la casquette!
Ethan était un peu pompette, et il me baratinait gentiment. Il avait un peu les mains baladeuses, mais, je le laissait faire pour enrager Pascal. C’était pas très cool de ma part, même un peu enfantin. J’avais oublié que ça pouvait aussi enrager Thomas, mais Thomas semblait bien le prendre. Ethan me touchait sans arrêt, ou me passait son bras autour des épaules en me collant contre lui ou me racontait des foutaises à l’oreille, ce qui me faisait rire. Pascal a pété un câble, il a attrapé le bras d’Ethan assez brutalement et lui a demandé d’arrêter de me tripoter. Thomas a assisté à la scène et se posait des colles, il a froncé les sourcils en regardant Pascal bizarrement. La réaction à Pascal avait été un peu excessive et il s’en ai rendu compte. Il a demandé à me parler avant de quitter la pièce.
Après sa petite prise de tête avec Pascal, Ethan est parti rejoindre les autres à la piscine en espérant qu’ils étaient moins mortels que nous!
Pascal était énervé, c’était sûr. Là, j’aurai dû me méfier, j’aurai dû lui faire du chantage, que s’il balançait tout, on ne pourrait plus se voir et que je refuserais de le revoir autrement qu’en copain.
Pascal ne voulait sérieusement plus avoir à se cacher tout le temps ou passer de week-ends sans se voir. Il ne voulait plus de cette situation débile, se voir pendant le week-end 'en passant', passer un moment ensemble 'en passant'...!!! J’ai tenté de le raisonner, mais il n’a rien voulu savoir. Il ne voulait plus jouer à ça, il en avait assez. Il voulait mettre cartes sur table avec Thomas et Jess. Glups, ça m’a fait dresser les cheveux sur la tête. Là, va falloir que je lui parle avant qu’il ne bousille sa vie pour rien! Je ne savais pas que je n’en aurais même pas le temps!!! Pascal voulait parler à Thomas dès la fin du week-end, et je n’arrivais pas à le faire changer d’avis.
Puis, il y a eu la cassette vidéo... Ça, c’était pas de chance. Aïe.
Je lisais tranquillement dans mon coin dans le jardin d’hiver. Pascal et Paul discutait près des portes-fenêtres, quant Thomas s’est ramené avec une des cassette vidéo de surveillance du chalet du 1er week-end qu’on avait passé ensemble. On a pas vraiment fait attention à lui. Puis, j’ai sorti mon nez de mon bouquin quant j’ai vu Pascal traverser la pièce en trombe et arracher la cassette de l’appareil vidéo.
Le visage tout pâle, Pascal a dit à Thomas qu’ils avaient des choses à se dire. OUPS... Pas bon. Paul et moi avons voulu quitter la pièce, mais Thomas nous a demandé de rester. Pascal lui a dit que ce serait mieux s’ils étaient seuls... Je crois que là, j’ai les poils qui se sont mis au garde à vous! Je crois qu’il y a des moments comme ça où on devine ce qui va se passer...
C’était pas bon.