250 - Sortie quand même!

Publié le par JaneDo

Sortie quand même!
(6 sept 08 - samedi)

Mouais... Je suis trop faible... J'ai passé la journée entière à me chercher des excuses pour sortir ce soir... ouais, ouais, malgré les bonnes résolutions prises. Voilà pourquoi, je ne dis jamais à haute voix ce genre de choses. Parce que si je flanche, c'est avec moi et moi que ça se deal.

J'ai passé une super journée. Pourquoi? Parce que pour une fois, je n'ai répondu à aucun des appels de ma famille, donc ils ne sont pas venus scouater mon samedi, hihihi. Patricia est retournée avec son plouk, alors j'ai mon chez moi pour moi. Hahhh, le bonheur d'être seule chez soi, presque orgasmique.

Évidemment, Pascal hantait ma journée, mais comme un tendre et doux rêve. Bon ok, j'avais envie de le voir, même si c'était à distance. En même temps, je me disais que ce serait une torture. De plus, d'avoir sa bande qui m'évite comme la peste, ou peut-être pas? Après tout, il n'y a que Thomas et Paul, qui sont au courant, les autres non? Bah, aucune idée comment ça se passera alors, pour le savoir faut entrer dans la danse, non? Bref, je savais bien que je me cherchais des excuses pour sortir. Il se pourrait que son équipe ne vienne pas dans la même boîte? Mince, donc je ne le verrais pas! Donc, il n'y avait pas de raisons que je me prive de sortir?

J'avais décidé de sortir...

Mon regard sillonnait les environs dans l'espoir d'apercevoir Pascal... gros soupir... rien à l'horizon. Je crois que je m'étais fait une raison. Je ne le verrais pas ce soir, et sûrement pas de si tôt. Thomas, en ce moment, te déteste, grrr!

J'ai quand même réussi à tirer mon monde dans la boîte où j'avais le plus de chance de tomber sur Pascal, Thomas, etc. Rien. J'ai remarqué Caroline, hum... évidemment, on ne se salue pas, on ne s'était jamais vraiment appréciée. Il devait être assez tard quant j'ai aperçu Paul. Je n'osais pas aller le saluer, alors j'ai fait semblant de ne l'avoir pas vu, et ouf, c'est lui qui est passé dire bonjour. Je lui faisais la bise quant j'ai failli perdre mon coeur. Je venais d'apercevoir Pascal... J'en tremble encore. Si j'étais du genre à rougir, j'aurai été écarlate. Il m'a vue aussi, et rien que de croiser son regard, je tombais presque dans les pommes. Il me fait toujours un effet du tonnerre.

Caroline et ses copines étaient à leurs tables. Quelle chance, les vaches. Thomas m'a vue aussi. Quant je l'ai vu venir dans ma direction, j'avais les jambes qui tremblaient si fort que j'ai préféré m'asseoir sur le tabouret de bar. Je ne pensais pas qu'il allait me saluer, alors autant lui tourner le dos et faire semblant de ne pas l'avoir remarqué. Mais, oh surprise, Thomas m'a tapoté sur l'épaule et fait la bise, en marmonnant un "Tu vas bien?" qui ne demandait pas vraiment de réponse. Et au bord de l'évanouissement, j'ai plutôt senti la présence de Pascal avant même qu'il ne me touche. Thomas continuait à saluer les potes qu'il connaissait de ma bande. En sentant le bras de Pascal autour de ma taille, je crois que je n'avais déjà plus de souffle. Je lui ai fait la bise comme à Thomas et Paul et c'était tout.

Après les bonjours d'usage, ils ont rejoins leur équipe, et moi j'avais toujours le coeur au fond des baskets. Puis j'ai vu Jess foncé sur nous, elle m'a fait la bise. Je trouvais qu'elle avait l'air tout spécialement en forme.

Si Pascal n'avait jamais vraiment été le bout en train de sa troupe, ce soir, il était encore plus distant et presque à part. Il ne participait pratiquement pas à leurs discussions. Il avait l'air de s'ennuyer comme un rat mort. Moi, au contraire, j'essayais de donner le change, en participant activement aux discussions, et riais de bon coeur, mais rien de trop. J'avais le coeur lourd et en plomb.

Pascal regardait distraitement les gens autour de lui. Il n'avait pas l'air d'avoir envi d'être là, et plus souvent qu'il n'aurait dû, jetait des coups d'oeil dans ma direction. Alors, je faisais tout pour que mon malaise ne se remarque pas. Jess était restée là à papoter avec Fred et les autres, joyeusement. On a parlé et ri ensemble un peu avant qu'elle ne retourne vers son équipe. Elle aurait aimé que nous soyons tous à la même table, mais j'ai dit que ce soir, on avait envi de scouater le bar et qu'on attendait d'autres copains (mensonge).

Désormais, ça allait être ça? Chacun dans son coin? Gros soupir...

C'était difficile de ne pas envier Caroline et les autres filles qui pouvaient librement approcher Pascal, librement lui parler, le toucher. Même si Caro s'écartait à l'approche de Jess, pour revenir en force dès qu'elle tournait les talons. J'essayais de ne plus y penser et me forcer à m'amuser à coup de vodka. Pascal m'observait pendant que je dansais et j'ai essayé de zapper, sinon je me mettrais sûrement à pleurnicher comme une larve.

Juste avant d'être en nage, je suis retournée scouater mon tabouret de bar et je discutais avec les autres quant Pascal s'est pointé. Thomas jetait des coups d'oeil inquiet dans notre direction... A quoi s'attendait-il? A ce que Pascal me renverse sur le bar pour me rouler une galoche? Sûrement pas!

C'était magique de le sentir si près. Pour se parler, il devait coller son visage à mon oreille, je palpitais de plaisir. Pourtant on ne se disait que des banalités; où est-ce qu'on avait traîné avant, etc. Puis il m'a dit qu'il n'était sorti que dans l'espoir de me croiser, mais il avait fini par croire que comme hier, il ne me verrait pas, alors il était content. Hahhh, ce sourire... J'avais envie de prendre son visage entre mes mains et de l'embrasser, mais évidemment, je ne pouvais pas. Alors en faisant mine de lui parler, je lui ai fait une petite bise près de l'oreille. Je l'ai senti frissonner. Il m'a traitée de crapule en riant. God, j'avais envie de lui sauter dessus.

Caroline en m'ignorant carrément, est venue le chercher pour aller danser. Il a gentiment refusé. Puis son regard a dû croiser celui de Thomas et son sourire s'est effacé. On a bavardé encore quelques minutes. Il m'a chuchoté qu'il n'allait pas faire tard, qu'il n'était sorti que pour me croiser, maintenant il pouvait rentrer. Il m'a fait la bise et il est retourné rejoindre son groupe.

Moi aussi, je l'avais vu et je n'étais sorti, en fait, que pour ça. Alors, je pouvais aussi rentrer.

Vraiment trop faible!

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Publié dans diary, journal

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