251 - Escapade Amicale
Escapade Amicale
(7 sept 08 - dimanche)
Thomas avait organisé un barbecue, chez eux, dans l'après-midi, après leur truc de sport, je le savais par Pascal. J'imaginais bien que Caroline y était. Moi, bannie du cercle de Pascal par Thomas, par la faute à Pascal pour lui avoir tout dit, je n'étais pas invitée, ni la bienvenue. Du coup, je gardais mes distances avec Pascal, pour qu’il ressente aussi ce bannissement et comprenne pourquoi je ne voulais pas qu’il parle.
Jess, dans l'ignorance totale, avait insisté pour que je vienne. Elle était toujours curieuse des raisons de notre apparente "séparation" avec Thomas. Elle avait essayé de me persuader que, même si Thomas ne le disait pas, il serait heureux de me voir. Hum, ça, j'en doutais très fort! Je ne pouvais vraiment pas. Pascal, de son côté, avait aussi essayé d'insister, mais j’ai refusé. Être invitée par lui... et Jess? Euhm... non.
Mais j’aurai bien aimé être une mouche!
Pascal m'a appelée dans l'après-midi. C'est vrai, qu'il me manquait. Il n'était pas d'humeur "barbecue", ni envi de toute cette compagnie, mais plutôt d'un dimanche tranquille. Toute une semaine sans se voir, c’était trop l’enfer. Je me suis faite violence pour essayer de le raisonner. Pascal m'a demandé carrément, si j'avais envie de le voir ou si je préférais qu'il me laisse tranquille?
Oh, mon petit coeur, qu'est-ce que je pouvais bien te répondre?
Je ne pouvais pas te dire que j’aimerai que tu vois comme c’était idiot d’avoir tout dit à Thomas. Et oui, j’avais envie de te voir, bien sûr, que j'en avais envie. J’essayais de retrouver les bonnes raisons pour lesquels je me suis privée de le voir, et je n’arrivais plus à mettre le doigt dessus...
J’ai essayé de lui expliquer que j’avais juste besoin d’un peu de temps et qu’en attendant, je préférais qu’on essaie de se voir en ami. Que je ne savais pas très bien où j’en étais... Phrase débile qu’on dit quant on a rien à dire! Arfff, je me serais noyée dans la baignoire dès que les mots sont sorti de ma bouche.
Mais qu’est-ce que je racontais moi? Le voir en ami? Dingue! Je n’était pas très sûre d’y arriver. Pfoufff, qu’est-ce que je dis? Je ne crois pas que j’avais vraiment envie d’y arriver.
Quelque part au fond de moi, j’espérais pouvoir réussir à me détacher de lui. Parce qu’une chose était sûr, il allait se marier avec Jess quoi qu’il arrive. Je n’y pouvais rien, c’était comme ça. Je savais pertinemment que cette couleuvre là, allait être difficile à avaler. Quant ce jour “J” arrivera, je ne voulais pas être aussi accrochée, sinon j’allais la piler à fond. Et 5ans, c’est hyper long. J’étais un peu perturbée aussi, parce que je savais, que je ne pouvais rien lui offrir de mieux. Je savais aussi qu’il était très attaché à Jess malgré tout, et à Thomas aussi. Je ne voyais pas très bien ma place dans tout ça, même si j’étais raide dingue de lui. Je n’étais probablement, qu’une jolie petite passade et je ne voulais pas être, dans cet état, quant il le réalisera!
Pascal est resté un moment silencieux. Puis il m’a répondu qu’il comprenait, après tout “ami” c’était mieux que de ne pas se voir... C’était mieux que rien.
Je crois qu’il devait se sentir un peu blesser...
Pour détendre l’atmosphère, Pascal a ri en disant qu’au moins, qu’il était content de savoir que Thomas ne me tournerait plus autour. Il m’a promis qu’on se verrait en ami, qu’il n’y avait pas de problème. Arfff, j’étais en train de flancher et prête à laisser tomber mes résolutions pour courir le voir. Oui, j'avais envie de le voir. Alors j’ai fini par céder...
On a marché un peu, et c’était bien difficile de me retenir de ne pas lui donner la main. Il me racontait sa semaine. Je me foutais de sa semaine, mais j’adorais entendre sa voix. Il aurait même pu me lire le bottin que ça m’aurait plu. Je regardais le mouvement de ses lèvres, ses petits sourires adorables, sa manière de me regarder par moment, qui faisait battre mon coeur de travers. Inconsciemment, il m’a pris la main, mais je l’ai retirée doucement. Ce n’était pas vraiment un geste qu’on pouvait se permettre en public. Pascal regrettait d’avoir parlé à Thomas parce qu’il se sentait encore plus mal à l’aise depuis. Mais il ne le regrettait pas, pour d’autres raisons.
Pascal était complètement inquiet, il voulait savoir pourquoi, j’étais si distante, depuis qu’on était descendu du chalet? Est-ce que je préférais qu’on reste seulement ami? Que non, du coup je me demandais pourquoi je faisais tout ce cirque? J’essayais de me justifier, sans pour autant lui dire que je me sentais exclue, bannie, écartée, que je ne le verrais pas aussi souvent, comme par exemple avec le barbecue, etc...
Pascal, qui avait dû mieux me comprendre que moi-même, m’a dit une chose très juste; Si Thomas n’avait pas envi de le voir disparaître en soirée ou par exemple du barbecue, il n’aurait pas d’autres options que de m’inviter au même titre que Caroline et autres!!! Et il avait foutrement raison.
La, je dois dire que Pascal marquait un point, mais en même temps, c’était un peu forcer la main à Thomas, non? Mais bah, oui et après! S’il voulait que Pascal reste avec eux, Thomas n’avait plus qu’à m’inviter, NA! Pascal marquait vraiment un gros gros point. Parce qu’évidemment, ce qui me gênait, c’était d’être bannie.
Puis lancée, j’allais revenir sur le sujet et Pascal m’a fait taire gentiment. Il ne m’avait pas vue depuis pratiquement une semaine, il n’avait pas trop envi de parler de Thomas et autres.
On a fini par s’asseoir sur notre muret habituel en essayant de ne pas trop s’approcher. Hahhh, il souriait à nouveau, j’avais envie de le bouffer tout cru et sans sauces! Mais Pascal restait stoïquement pote et gardait ses distances. Ça m’a fait un peu tiquer. Et s’il en prenait l’habitude? ARFFF, ça m'inquiétait, alors j’ai commencé à le titiller un peu. En m’approchant tout près sans pour autant me coller à lui, etc. Pétasse.
Je m’étais habillée en conséquence; sexy mais pas trop, décolletée mais pas trop, maquillée mais pas trop. Intérieurement, je souriais parce que Pascal essayait de ne pas trop me regarder. Et quant il le faisait, je remarquais les grandes inspirations qu’il prenait en se forçant à détourner les yeux. J’écoutais sa voix chaude et caressante et j’ai fini par enfilé ma main sous la sienne alors qu’il parlait. Ça lui a coupé la parole tout net.
Il a continué à fixer l’horizon, mais il a souri et m’a tirée contre lui en ébouriffant et en me traitant de peste.
Pascal avait fait attention après que je lui ai retiré la main. Il n’avait pas envi que je refuse de le voir, parce qu’il n’arrivait pas à garder ses distances comme je le lui avais demandé! Zut, quelle tarte je fais, je ne lui demanderais plus un truc pareil... Quoique... J’aimais bien quant il craquait!
Pascal a continué à faire attention de ne pas dépasser les limites, même si en marchant, il a passé son bras sur les épaules, c’était un geste amical. Je connaissais la différence. J’avais envie d’être dans ses bras. Dire que j’avais insisté pour être dans un endroit publique pour éviter de sauter dans ses bras à la 1ère occas...
Ciel, ça allait être dur!
Son natel n’arrêtait pas de sonner alors il l’a mis sur discret. Mais j’entendais les vibrations. Hum, Thomas, Jess etc, sûrement.
On a passé la fin de l’après-midi ensemble. Il n’avait pas très envi de partir, et moi, pas trop envie de le laisser partir... Il a proposé d'aller manger ensemble, insisté et tout. Mais, je ne voulais pas qu’il puisse avoir une indigestion de moi, alors j’ai tenu bon. Il fallait qu’il rentre. Arfff... Je ne savais pas si j’avais raison de faire ça, j’avais vraiment envie qu’il reste. Non, non et non, stop. Arrête de débloquer, t’as dit en ami, alors soit raisonnable ma fille!
Quant il m’a ramenée, je lui ai fait la bise et je suis rapidement sortie de la voiture pour éviter d’avoir envie de l’embrasser, sinon j’aurai été cuite. Je crois qu’il s’en ai rendu compte et ça l’a fait sourire. Hahhh, ce sourire que j’aime tant...
C’était vraiment dur de le laisser partir. Vraiment, vraiment dur!