261/11 - De pire en pire... (4) - Dimanche
261/11 - De pire en pire (4)
Dimanche, 18 sept 2011
Dimanche, en fin d’après-midi, comme la plupart d’entre nous, je suis montée pour faire une sieste. Je crois aussi que j’espérais que Caroline soit dans la chambre, de ne pas la voir, je savais qu’elle était avec Pascal. En passant, j’avais essayé sa porte, elle était fermée à clé, donc ils ne voulaient pas être dérangé. Je les déteste, un peu plus lui.
Je les déteste, lui un peu plus qu’elle. J’ai pleuré... Il ne supportait pas de me toucher, ne pouvait pas, mais elle, oui! Je le hais.
Des tas de choses me sont passés par la tête, en vrac. Ma tête semblait sur le point d’éclater, j’ai toujours été sujette aux migraines, et j’en avais une carabinée. Je l’entendais rigolé après qu’on ait osé aller le chercher dans la chambre d’hôtel de la chanteuse du groupe, la manière dont j’avais été désagréable avec la pouffe qu’il avait osé ramener au chalet, après l’avoir déposé, Pascal m’a demandé de ne pas recommencer, qu’elle n’avait rien à voir avec nos histoires, qu’il n’avait rien dit, mais qu’il ne fallait pas que je recommence un truc pareil sinon, je l’obligerais à être désagréable.
Je l’avais suivi quant il avait été la ramener, probablement aussi pour savoir où elle logeait, je savais maintenant où aller le chercher. Mais... je ne suis pas sûr que j’aurai le courage de le faire, il avait eu l’air très sérieux quant il m’a demandé de ne pas l’obliger à devenir désagréable.
Épuisée par mes larmes, d'avoir trop pleuré, j’ai fini par sombrer dans un semi coma.
Vers 20h, Caro m’a secouée pour me demander si je descendais manger. Elle était rayonnante, je devinais pourquoi. Non merci, je n’avais pas faim. Je ne pouvais surtout pas supporter de voir Pascal. Je me sentais coincée au chalet, coincée de ne pas pouvoir me tirer, j’aurai dû prendre ma voiture, pfff.
Je dois être mazot parce que je lui ai demandé si elle avait fait la sieste avec Pascal. Pfff, je connaissais sa réponse, je dois aimé souffrir, ou peut-être que je voulais être sûr de ne pas m’être torturée la tête pour rien.
Parfois, je me demande si Caro le fait exprès ou quoi, ou si elle pense vraiment qu’elle peut tout me raconter??? Elle racontait comme il avait été adorable, et que si c’était ce qu’il appelait ne plus sortir ensemble, alors ça lui allait très bien. Je voulais juste être sûre d’avoir bien compris, alors je lui ai demandé clairement s’ils avaient fait l’amour, et son sourire heureux ne laissait pas de doutes. Le rat, dire qu’il ne me touche pas! Une vague de jalousie m’a parcouru tout le corps, je l’enviais, je lui en voulais, j’étais “colère”.
J’ai fait bonne figure, lui ai dis qu’elle avait de la chance, lui ai avoué que j’en avais pas autant! Elle a rougi, alors elle le savait très bien. Je lui ai avoué qu’à sa place, j’aurai menti pour ne pas lui faire de peine, mais, je préférais quand même qu’elle me dise la vérité. On a débattu sur le sujet, je voulais savoir si la prochaine fois, je devrais lui dire la vérité ou pas. Caro a fini par reconnaître qu’elle préférait que je lui mente, sinon, elle ne pourrait pas s’empêcher de lui en faire le reproche. Puis, elle n’était pas sûre, elle me laissait le choix d’après son humeur du moment. Moi, je préférais qu’entre nous, qu’elle me dise la vérité.
Je lui ai demandé de m’avertir quant ils seraient sur le point de sortir, pour le moment, j’étais fatiguée, je préférais rester dans ma chambre. J’étais fiévreuse, alors j’ai dormi encore.
Je me suis réveillée peut-être 1h plus tard, apparemment, ils n’avaient pas encore décidé de partir d’après le bruit qui provenait du rez. Tranquillement, je me suis préparée et je suis descendue.
Ils n’avaient pas l’air pressé de sortir, et il y avait des tas de personnes que je ne connaissais pas.
Puis, mauvaise surprise, la pouffiasse d’hier était là aussi. Elle avaient emmené des copines à elle, apparemment des poulettes pour les garçons. Ça avait l’air de marcher, les garçons étaient complètement subjugués. La petite blonde était aux côtés de Pascal, ils discutaient, riaient, se chuchotaient des trucs à l’oreille. J’étais verte et je regrettais d’être descendue finalement. De voir les petits groupes, s’amuser tous, ça m’a un peu bloquée, j’ai filé vers la cuisine. Je me sentais hors course, de trop.
Mon regard a croisé celui de Pascal, la lueur dans ses yeux m’avertissait de ne pas dépasser les bornes...
Pour me donner un genre, j'ai été me préparer un café et je suis retournée au salon. J’ai repéré Caroline, pâle, beaucoup moins rayonnante que quelques heures plus tôt. Elle ne quittait pas des yeux l’endroit où se tenait Pascal. Moi, j’ai fait mine de l’ignorer, mais j’avoue que mes oreilles, mes sens étaient tous dirigé dans la même direction.
Enfin, on a décidé de se bouger pour aller au Clochard. J’étais soulagée de quitter le chalet pour se retrouver dans un endroit plus bruyant, j’espérais pouvoir attirer l’attention de Pascal, ou je pourrais toujours essayer de lui parler un peu, ou alors, m’incruster à ses côtés et pousser l’autre un peu plus loin.
Mais... Mais... J’ai entendu Pascal dire qu’ils nous rejoindraient plus tard au Pub...?
Hun? Pascal et la petite blonde restaient au chalet? Pour quoi faire? Pourquoi ne venaient-ils pas avec nous? Une dalle m’a barré la respiration, mes pieds semblaient soudainement lourde, je ne voulais pas partir, à voir, Caroline non plus, pourtant les copains nous ont presque tirées dehors. Sans le vouloir, muettes on a dû suivre la troupe.
Je ne sais pas pour Caro, mais j’avais la chair de poule, je ne voulais vraiment pas quitté le chalet. Tout en marchant, milles choses me passaient par la tête, milles excuses pour faire demi tour. Et au regard qu’on s’est échangé, Caroline semblait tout aussi bouleversée que moi.
Pascal et cette nana étaient resté au chalet, tout ce qu’on voulait, c’était faire demi tour, et retourner au chalet...
Est-ce que ce week-end allait donc être merdique jusqu’à la fin? Je ne l’avais pas imaginé comme ça, ça commençait à bien faire! Que ce soit Caroline ou moi, on ne voulait pas laisser Pascal là-bas, tout seul avec elle, il y avait pas moyen. On allait retourner au chalet, et tant pis si ça l’énerverait, on allait mettre cette nana dehors et récupérer Pascal. Point Final.
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261/11 - De pire en pire (4) - Dimanche, 18 sept 2011