261 - Prémonitions
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Prémonitions
(17 sept 08 - mer)
J'étais angoissée, super angoissée. Je n'avais pas envie de répondre au téléphone, ni à la porte, ni aux messages de Pascal non plus. J'avais une horrible boule à l'estomac, et ça me bouffait. Encore une de ces affreuse prémonition. Je crois que ça va être quelque chose de moche. Ça allait être lourd et difficilement supportable. Et à l'avance, je souffrais déjà.
Encore une mort, un accident grave ou une maladie grave annoncée, ciel, ce que j'aimerai ne pas avoir de prémonitions. Ça me rend malade à chaque fois. Je n'arrive presque pas à respirer, je suis tendue, des frissons et j'angoisse. Je n'arrive plus à encaisser, j'en ai eu mon compte pour cette année. Terrible parce qu'aussi, je fais toute la liste de mes connaissances, et j'essaie de deviner où le glaive allait tomber cette fois. Ça ne va pas être loin, et ça me faisait peur.
Automatiquement, ça me donnait envie de m'éloigner de tout le monde, et de m'enterrer dans mon coin jusqu'à ce que la tornade passe. Comme si ceux que je rencontrais se retrouvait du coup sur la liste des malchanceux. Euhm... ça avait souvent été le cas. Du coup, je me demandais si je ne devrais pas éloigner la foudre, en choisissant moi-même ceux de la liste? Non, je ne pouvais pas faire ça. Et pourtant, si ça tombait mal et trop près, alors je regretterais de ne pas l'avoir fait. AFFF, j'étais super mal et je n'arrivais presque pas à fonctionner. Ohrrr, l'angoisse me bouffe.
J'avais envie de faire l'autruche, planter ma tête dans le sable pendant plusieurs jours.
J'ai été courir pour me fatiguer; rien à faire. Balader le chien avec de la musique à fond dans les oreilles; rien à faire. J'ai essayé de me forcer à dormir; rien à faire non plus... Haffff. Bref, je n'avais envie de voir personne. J'étais au fond du puit!
J'étais trop mal pour que même Pascal me manque...
Mais peut-être que si je pensais à Pascal, ça éviterait de me focaliser sur... Mais je n'étais pas des plus positives. Du coup, je me mettais à imaginer Pascal, chez lui, avec Jess... Pas drôle. Je les imaginais ensemble, à se faire des câlins. J'imaginais Jess dans ses bras. Elle avait la chance de pouvoir poser sa tête sur ses épaules, l'entourer de ses bras, de le voir sourire, d'entendre sa voix... De le voir sortir de la douche... ARF, non, non... Pas penser à Pascal. C'était encore pire.
Une copine est passé en début d'après-midi, Laurence. Elle avait essayé de me joindre toute la matinée et hier aussi. Pas répondu. Elle m'a apporté des confitures qu'elle fabrique elle-même. Suis pas visitable, pas causante, pas envie. C'était pas très cool, la pauvre, elle avait sûrement besoin de parler, mais c'était pas mon jour.
Il fallait quand même que je réponde à Pascal. Il m'avait envoyé des messages, essayé de m'appeler, je ne répondais pas. Je n'aimerai pas qu'il me fasse la même chose. Même s'il n'allait pas bien ou n'avait pas envi de parler, je trouverais normal, qu'il me réponde quand même. Sinon, je me mettrais à baliser. Il était hors de question qu'il se rende compte que quelque chose n'allait pas. Je ne voulais pas qu'il vienne chez moi, on ne sait jamais. Si Jess n'avait pas été là, j'aurai peut-être été me fondre dans ses bras. Mais Jess existait, et elle était là. (Grimace).
Même un bain ne m'a pas fait de bien. Je vais aller planter mon iPod dans les oreilles avec du hard rock, et me couvrir la tête de mon coussin... Aujourd'hui, je me débranche!
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