263/2015 - Se faire prendre la main dans le sac

Publié le par JaneDo


Dimanche - 20 septembre 2015 - 263/2015 - Se faire prendre la main dans le sac

Samedi, j’ai eu de la peine à joindre Pascal au téléphone. Quant je l’ai finalement eu au bout du fils, il était pressé. Rendez-vous avec 2 copains en ville. Ok. Moi, ce que j’avais compris, c’est qu’il ne voulait pas me voir. Devinant ma façon de fonctionner, Pascal m’a appelée une fois à son rendez-vous, pour me dire que si c’était ce que je pensais, c’était faux.

On a oublié de se dire si on s’appelait plus tard ou si on se voyait, ce qui fait que ça m’a complètement bloqué et je n’ai pas osé le rappeler. Le soir, je piaffais et tournais autour de mon natel à espérer que Pascal m’appelle. Le temps passait et rien. Je me suis résolue à lui envoyer un message. Ne pas recevoir rapidement de réponse m’a fait péter un câble.

Je suis allée près de chez lui pour voir s’il était là. Evidemment, il ne l’était pas. Alors, j’ai voulu aller à pieds jusqu’à la maison. J’ai longé la plage, passé devant chez Caroline. Caro semblait être chez elle, à moins que ce soit Alexia. J’ai continué mon chemin, et en arrivant à la hauteur de la haie qui sépare les 2 propriétés, un garçon est passé en trottinant avec des bières à la main.

Thomas avait sorti le bateau, et le jeune homme en bermuda, qui était passé devant mon nez est monté sur le bateau. Wow! En tournant la tête en direction du lac, je les ai vu, mes yeux ont tout de suite repéré Pascal assis sur le pont du haut, un verre à la main et riait. D’après ce que je pouvais voir, il n’y avait que des mecs. Pas de nanas.

Glups... j’étais tétanisée... Mon Dieu, si ce gars n’était pas passé, God, quelqu’un m’aurait vu en train de me glisser dans les fourrés... ou me cacher pour approcher de la maison... ou encore, entrer chez lui, moi qui n’avait soit-disant plus de clés! La honte! Je suis restée sur place, tant j’étais sonnée d’avoir failli me faire prendre dans mes investigations...

Quelqu’un a dû me voir debout là, raide comme un « i », Pascal a tourné la tête dans ma direction, il s’est redressé, puis il a crié mon nom. J’ai fait un signe de la main. Pascal s’est précipité vers moi. Je pense que c’était pour la forme, Pascal a insisté pour que je me joigne à eux. J’ai décliné; il n’y avait pas d’autres filles. Il a rigolé et a dit que ça allait sûrement changé avec les arrivées tardives.

Pascal avait laissé son natel à la maison, alors il n’avait pas vu mes messages. Hum, probablement parce qu’il s’était douté que j’allais essayé de l’appeler!!! Comme j’avais dis que j’avais déjà quelque chose et que je ne pouvais pas rester, que j’étais seulement venue aux nouvelles, je ne pouvais pas rester. Hélas, j’avais l’art de me couper l’herbe sous les pieds toute seule :/

J’étais sur le point de partir, désolée de ne pas savoir quoi faire, puis j’ai tenté ma chance; je lui ai demandé si je pouvais revenir plus tard, si je pouvais dormir avec lui. Glups, j’aurai mieux fait de me taire, à sa tête, je connaissais sa réponse. Pour ne pas perdre la face, comme il tardait à trouver quoi me répondre. j’ai prétendu que finalement, je n’étais même pas sûre de pouvoir, et je suis partie presque en courant. Je ne crois pas qu’il ait tenté de me retenir.

En arrivant chez moi, j’ai planté mon natel sur silence. Argh, je suis sûre qu’il ne m’appellerait pas, et même s’il le faisait, je me sentais obligée de refuser s’il avait pitié de moi et me disait de passer. Après tout, j’étais loin d’avoir fini de m’installer, alors autant me replonger dedans. Snif, et dire que c’était un long week-end.

Pascal a bien essayé de me joindre, mais, j'ai regardé mon natel sonner en silence sans réagir. J'avais déjà quelque chose de prévu; je mangeais chez ma frangine; beignets aux pommes et soupe maison. Je devais ramasser Kaya et Sèb au passage. Donc, je ne pouvais de toute façon pas le voir aujourd'hui. Ou disons que je ne voulais pas être son dernier petit coup du soir. Pas aujourd'hui, pas ce soir.


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