272 - Aucun caractère moi!
Aucun caractère moi !
(28 sept 08 -dimanche)
Complètement crevée. Je n'avais envie de rien aujourd'hui à part rester tranquille chez moi. Alors, j'ai passé la journée à me larver. Qu'est-ce que c'est bon de se larver quand même. Je me suis faite plaisir dans un long bain de bulles et fait de longues promenades avec mon Maxou.
Pour éviter de me laisser envahir par qui que ce soit, j'ai coupé mon natel. Après tout, le dimanche c'est sacré!
Dans l'après-midi, Thomas a essayé de passer chez moi. Arf... Depuis la fenêtre, je l'ai regardé repartir tout déçu. Hum, mais tant pis. Pascal a essayé de m'appeler et je n'ai pas répondu non plus. Puis Pascal aussi est passé à la maison, et là, faiblesse totale, honte à moi, je lui ai ouvert. C'était difficile d'être là à se regarder sans se sauter dessus, alors on a été balader le chien. J'étais un peu surprise de le voir. Il avait prétendu partir pour faire un jogging. Hum, alors c'était moi le jogging?
Comme je l'avais prévu, je lui avais manqué à mort pendant la soirée. Il espérait me voir réapparaître avec ou sans Lane. Je savais qu'il chercherait à savoir ce qu'on avait fait, mais je l'ai laissé nager. J'avais envie de lui poser pleins de questions, tout à coup, sur lui et Jess, mais la pudeur m'a empêché de le faire. Et je crois, que je connaissais la réponse à certaines questions, et je ne voulais pas les entendre. Ouais, suis une autruche, aller hop, la tête dans le sable. Hum... je crois que j'ai toujours été une autruche. Si on connait déjà la réponse, pourquoi poser la question, surtout quant on ne veut pas entendre la réponse!!! Donc motus. Quand même, j'étais curieuse de savoir si Jess était de retour chez lui ou... mais je crois que je préfèrais imaginer que non.
Bien entendu, il ne pouvait pas rester longtemps. J'étais un peu distante, malgré mon plaisir de le voir, je n'aurais pas supporter qu'il me prenne dans ses bras, comme je l'avait vu le faire avec Jess. Ahrrrr. Il se rendait compte que quelque chose n'allait pas. Pascal a essayé de me faire parler, mais j'étais pas d'humeur. Il a voulu me prendre la main et je les ai fourrer dans ma poche. L'idée qu'il me touche me fichais la chair de poule, je n'en avais pas envie. Surtout parce que je me connaissais, j'allais encore fondre malgré les visions qui roulaient en boucle dans ma tête.
Pourquoi est-ce qu'il était venu? Pourquoi a-t-il fallu qu'il vienne? Pourquoi idiote moi lui avait ouvert? Rhohhh. En plus, j'étais en colère contre moi-même d'avoir envie qu'il me prenne quand même dans ses bras.
Quant il est parti, on s'est juste regardé. Je me suis tenue assez à distance et je priais pour qu'il ne dise pas "Viens là". Je l'ai regardé partir la mort dans l'âme. Ciel... envie d'être dans ses bras et ne pas pouvoir le supporter. C'était bête, mais j'avais l'impression qu'il m'avait trompée, qu'il m'avait trahie. J'ai monté les escaliers au bord des larmes. Je ne me comprenais pas, entre ce que j'avais envie et ce que je devrais faire, il y avait un gros gros trou. J'ai entendu du bruit dans les escaliers, j'ai pensé que c'était un des voisins. Ciel, je n'avais envie de voir personne. J'ai réalisé que c'était pour moi, quant j'ai senti des frissons me parcourir tout le corps. Quelque part dans mon cerveau, dans un petit coin en éveil, j'ai senti que c'était Pascal. Ma température à grimper d'un coup.
Atroce faiblesse de ma part, je l'ai laissé me prendre dans ses bras, et le pire c'est que j'en avais envie. Et comme toujours quant il s'agit de lui, je perds les pédalles. Je suis restée comme ça, la tête enfouie contre lui. Je me serais arrachée la langue quant je me suis entendue dire; "Je t'aime". 'CRRREK' complètement nulle. Il m'a pris le visage dans ses mains un peu moqueur en demandant si c'était vrai ça et je l'ai laissé m'embrasser. Vraiment pas de caractère! Aucune réponse n'était nécessaire, je crois qu'il connaissait bien la réponse. Ses bras ont serrés un peu plus fort. Mes résolutions avaient pris la tengante! On est resté un long moment serré l'un contre l'autre en silence. J'étais heureuse.
Waf... C'est horrible, j'en veux toujours plus. Il était sur le poing de partir et je lui ai demandé de rester. Trop trop nul. Je savais bien qu'il ne pourrait pas et je n'aurai pas dû le lui demander. J'ai baissé les yeux, je ne voulais pas qu'il puisse lire de la faiblesse dans mon regard.
Qu'est-ce que j'aime ces manières. C'était toutes ces petites choses, tous ces petits gestes qui me rendaient si dingue de lui. Sa manière de prendre mon visage entre ses mains quant il m'embrasse, sa manière de m'attirer à lui avec tendresse, de me prendre les mains et de les embrasser, comme si j'étais sa petite princesse. Ou encore, parfois en parlant sa manière de me caresser la joue ou le bras ou la nuque, l'épaule... arf. Ca avait le don de me mettre dans tous mes états et me rendre toute molle et sans volonté. Ces tonnes de gestes de tendresses que j'adorais tellement... C'est pas possible, il avait dû écrire le manuel de "comment banir toutes résitences chez une femme" ou "trucs infaillibles pour séduire"... Déjà quant il plonge ses magnifiques yeux verts dans les miens, je me liquéfie! Ouais, c'était toutes ses petites choses qui me faisaient tant craquer.
Pascal a gentiment pris mes mains dans les siennes, elles étaient chaude et douces. J'imagainais déjà ce qu'il allait dire, mais à ma surprise, il a jeté ses clefs dans ma boîte à clefs et refermé la porte. Pascal, quel fou furieux! (sourire) Mais je ne pouvais pas le laisser encore faire une bêtise, fallait pas pousser non plus. Alors je lui ai avoué que ce n'était qu'un petit moment de faiblesse en faisant la grimace. Il avait envi de rester. 'Ahrrr', ce sourire que j'aime tellement...
En le poussant gentiment vers la porte, je lui rappelais les raisons pour lesquels, c'était pas possible qu'il reste. Il fallait qu'il rentre. Je trouvais déjà vraiment chou qu'il se soit donné la peine de passer; un dimanche en plus. L'empêche que j'aurai bien passé le dimanche collée dans ses bras... arf. On s'est embrassé encore et encore et il a filé. Je me sentais un peu vide.
De la voiture il m'a rappelé. Pascal voulait vérifier si j'avais changé d'avis, un seul mot et il faisait demi tour. Quel amour. J'ai ri en lui disant que j'avais mon stock de tendresses pour la journée. Ca l'a fait rire.