309/2012 - Déjà la routine?
Lundi - 5 novembre 2012 - (309/2012) - Déjà la routine?
Miam, soirée en amoureux. Trop bien. J’avais pleins de trucs à demander à Pascal, mais je ne voulais pas bousiller notre petite soirée. Et c’était super. Pascal a toujours et une surprise pour moi, j’aime ses sourires, ses accès de joies, ses petites plaisanteries.
Même après toutes ces années, je suis encore et toujours épatée, émerveillée d’être à ses côtés, avec lui. Toujours incroyablement étonnée qu’il m’ait même regardée. Comment un type aussi magnifique, merveilleux pouvait s’intéresser à moi. Après l’amour, lovée dans ses bras, la tête au creux de son épaule, je souriais béatement, heureuse d’être là, heureuse de respirer le même air que lui.
Tout à coup, j’ai eu u peu peur d’être trop là, tous les jours. Peut-être qu’il me trouvait collante? Wah, il allait falloir que je le laisse un peu respirer, non? Mais, Jess rentre jeudi ou vendredi, je voulais profiter de chaque seconde! N’était-ce pas un peu trop?
Lundi matin, j’ai pris le café avec lui. C’était devenu une habitude, une routine. Peut-être pas bien? Jeeez, je commençais à douter de tout. Zut.
J’ai bossé comme une folle pour me libérer pour aller chez Pascal après avoir soupé chez ma frangine avec les enfants. Pourtant, en milieu d’après-midi, j’ai foncé chez ma frangine pour essayer de courber le souper de ce soir. Mouais, j’étais impatiente d’aller retrouver Pascal. Malgré mes grandes théories de ce matin, je crois que je mettrais en pratique la semaine prochaine. Pour l’instant, Jess n’était pas là et je voulais être avec Pascal.
Je n’ai pas pu échapper au souper. On devait faire le tirage au sort pour les cadeaux de Noël, mais évidemment, trop occupé à nos bavardages , on a oublié. Dobby a voulu venir avec moi encore, mais ce soir, ça ne jouait pas. Pauvre pitchoune. Je la prendrais le week-end prochain, je l’ai promis à David. Marco était malade, alors j’ai été lui apporté de la soupe maison qu’avait fait ma soeur en partant.
A 21h30 approx, j’étais chez Pascal. Il était au piano, sa guitare était à côté. J’adorais le regarder jouer. Non, j’adore le regarder tout court. Trop mignon. Je ne sais pas ce qu’il jouait, mais c’était beau, tendre, romantique, comme lui. Mince, comme je l’aime lui.
Pascal ne m’a pas vue. Sur la pointe des pieds, j’ai posé ma veste pour aller lui passer les bras autour du cou et frotter ma joue contre sa tête. Sentir ses cheveux contre ma joue, le renifler, le toucher, le respirer. Je devais être un chat dans ma vie passée. Il a arrêté de jouer pour me planter sur ses genoux et m’embrasser. Le désir de lui a explosé dans tout mon corps. Chaque parcelle avait envie de lui, de l’embrasser, de sentir sa peau, de se coller sous sa peau. Mon coeur est partie à la dérive.
Je sais bien que je laisse tout tourner autour de moi sans y faire attention, parce que la seule chose qui m’importe, qui m’intéresse, c’est lui. Je devrais lui parler de ce qui s’est passé ce week-end, je voulais savoir ce qu’il y avait avec Caro. J’avais des tonnes de questions à lui poser. Afff, ça pouvait attendre. Quant je suis dans ses bras, tout peut attendre.
Sa main s’est faufilé sous mon sweat. Une main chaude, caressante, tendre. J’avais aussi l’intention de lui demander de continuer à jouer, et j’aurai pu le dévorer des yeux, mais…