360 -- Joyeux Noël :(
Joyeux Noël :(
360 - (25/déc/08 -mer)
La mémoire enregistre avec exactitude la dose de douleur qu'on ressentira en faisant tel ou tel mouvement... aïe, alors après quelques exercices de respirations près natal, j'ai finalement résolu de me laisser glisser hors du lit. Douleur pour douleur, un bon coup et ce serait fait. Je suis bien restée 10mn à voir les étoiles danser dans ma tête parce que j'avais les yeux fermés tellement la douleur était vivace.
Après avoir passé la journée d'hier à faire tout ce qu'il ne fallait pas, au matin, il m'a fallu approx 1h et pas mal de courage pour rouler hors de mon lit. Je me retrouvais face contre moquette à chercher le courage de me mettre à quatre pattes et avec l'aide de mes bras m'accrocher à un meuble ou deux pour me remettre en position humanoïde. Quelle calvaire. Je me suis promise que cette fois, la visite chez un oesthéopathe s'imposait au plus tôt.
Je ne supporterais plus de souffrir comme ça.
Je n'ai sorti Max qu'une seule fois de la journée, vers midi, juste faire un pipi. Je souffrais encore plus qu'hier, et même les médics n'arrivaient pas à soulager la douleur et je ne tenais pas longtemps debout. Et les escaliers?... c'était carrément le délire.
Pauvre chien... Il me regardait avec de gros yeux compatissants. A croquer. Avec la pile de neige sur le balcon, Maxou a résolu de faire ses pipis urgents sur le balcon. Sauvée. Mais pour les grosses commissions... je priais qu'il attende l'arrivée de son papa. Il venait me faire des câlins voyant que j'étais à l'article de la mort. Petit chou va.
Pascal bouleversé voulait absolument venir m'aider avec le chien, me faire les courses, à manger... mais non, non... Hors de question qu'il me voit dans cet état. Je lui ai dit que mon ex passerait chercher le chien, ce qui était vrai. Que ma voisine du rez s'occupait de moi. J'ai eu de la peine à le convaincre, alors je lui ai fais croire que Layne était déjà sur mon dos, que ce serait mieux qu'il n'intervienne pas. Ça a résolu le problème.
Aux appels de Thomas et Layne... je n'avais pas le coeur à répondre, d'ailleurs à aucun appel. Résultat; ils n'ont pas arrêtés de rappeler jusqu'à ce que je finisse par répondre. God... qu'on me fiche la paix quoi !
J'avais trouvé une position plus ou moins agréable sur le canapé devant la télé, et je priais pour ne plus avoir à bouger. Mathieu savait que la porte serait ouverte, il est venu prendre Maxou. Petit cœur ne voulait pas partir. Il est venu se coucher à côté de moi et quant Mathieu l'a appelé, il a posé sa tête sur mon ventre. Je l'aurai couvert de bisous ce petit nounours. Malgré la douleur, je lui ai quand même fait des bisous-câlins, je savais que je ne le verrai pas pendant quelques jours, et il allait me manquer.
Après son départ, Marie a envoyé son fils, Yves m'apporter à manger. Vraiment trop trop chou. Je n'avais pas trop faim alors j'ai tout laissé pour le soir. Elle avait ajouté de la glace et des gâteaux.
Je n'aimais pas les gâteaux... trop suisse-allemandes... rempli de noix, de raisins confits, de chocolat et tout... Berk. Mais comme elle s'était donnée autant de peine, même si elle n'était pas là pour voir, j'ai tout mangé. Un de mes défaut. Et la bouffe... trop bon. J'ai rarement mangé une dinde aussi bonne. Il y en avait pour 4 personnes, j'ai tout mangé quitte à en être malade. Je ne pouvais pas jeté quoi que ce soit parce que c'était de la pure gentillesse. Mais ciel, demain je ne veux pas voir de bouffe et je cherchais déjà le moyen de l'éviter.
J'avais de la peine à tenir les hommes de ma vie à distance. Sachant que je risquais de mordre, je préférais qu'on me fiche la paix, sinon ils découvriraient une autre moi vachement moins sexy et adorable !!!
En tous cas, la fête de Noël battait son plein sur mon canapé d'où je n'ai pas bougé... Joyeux Noël !
J'ai passé la soirée à répondre aux adorables messages de mes neveux trop déçu de ne pas me voir. Pascal voulait juste passer voir si j'allais bien, mais c'était exclu. J'ai aussi envoyé Layne sur les roses.. Je ne devais pas bouger, et je ne voulais de la présence de personne... à part Brian.
Brian a été le seul que j'ai laissé passer la porte. Il me connaissait mieux que personne, et lui ne me voyait pas autrement que telle que j'étais et je n'avais pas de secret pour lui. Brian m'a forcée à bouffer encore. Ouais, je peux pas appeler ça autrement que bouffer.
Après quelques heures avec sa famille, il avait pris la fuite avec l'excuse de Noël avec sa nana... mais ce n'était que pour se réfugier chez moi.
Brian avait apporté une télé qu'il a installé dans ma chambre, pour éviter que je n'ai besoin de quitter mon lit. Il a joué au docteur. Adorable. Il a aussi installé un de mes lecteurs DVD et on s'est larvé. Ca m'a fait un bien fou. Je n'ai plus bougé de là. Quel amour. J'ai même mangé au lit. Dans la soirée, j'avais l'impression que ça allait déjà mieux.
Encore de la dinde, encore du gâteau et encore de la bouffe... Suis dégoûtée, ça me sort par les oreilles... eeeeerk.
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