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324 -- Lune de Miel, Lune de Sable

Publié le par JaneDo

Lune de Miel, Lune de Sable
(16-17-18-19 nov.08)

La semaine de l'absence de Pascal, j'ai traîné ma carcasse de minutes en minutes, d'heures en heures, de jours en jours. J'étais patraque, pas faim, envie de rien et je m'emmerdais à mort. Pascal me manquait. Je me demandais bien pourquoi? Quant il est là, on ne se voyait pas tout le temps. Il se pouvait qu'on passe une semaine entière sans se voir... enfin... quant je faisais la tête, par exemple!!!

Mais bon, la possibilité de le savoir tout près, d'avoir la possibilité de le voir, faisait je crois, toute la différence. Tandis que là, il était au fin fond de la planète, dans un endroit ridicule (heum, ouais, j'exagère) dans les Seychelles... et je ne les enviais pas du tout (la rage oui).

Hahhhh, j'avais hâte qu'il rentre.

Après le mariage, je m'étais endormie chez Layne. Il était bel et bien furieux.

Après m'avoir laissé dormir un peu, il m'avait réveillée et proposé de sortir rejoindre les copains. Hélas, je n'en avais pas envie. Je savais qu'il n'y avait aucune chance de tomber sur Pascal. Pascal n'était pas là. J'étais déprimée et j'avais de la peine à le cacher, ce qui augmentait encore la fureur de Layne. Alors, il m'a ramenée chez moi.

J'aurai préféré qu'il dise quelque chose, on se serait prit la tête une bonne fois pour toute et ce serait fait. Mais cette sourde colère silencieuse, ça me plaisait pas du tout. C'était ma spécialité! En plus, j'étais dans mes tords alors, je n'avais pas vraiment envie de commencer les hostilités.

Il s'attendait sûrement à ce que je le rappelle, mais je ne l'ai pas fait. Ce n'était pas un domaine où j'excèlais non plus!


Dimanche - 16 nov.08

J'ai passé la journée chez moi.

Je n'avais pas la force de m'habiller, ni l'envie de sortir. Envie de voir personne. Brian était au mariage, mais j'étais tellement dans les nuages, que je l'avais complètement zappé. Il était avec une nouvelle poulette. Inutile de dire que je ne pourrais pas la reconnaître.

Layne ne me donnait pas de nouvelles, mais je restais chez moi au cas où.

Déjà qu'il était fâché, si en plus il passe à la maison et que je n'étais pas là... Ce sera pire.


Lundi - 17 nov.08

Je n'avais toujours pas de nouvelles de Layne!

Celui-là, comme petit ami, il se pose un peu là. Quoique... Est-ce que je pouvais vraiment lui lancer la 1ère pierre? Je ne crois pas. Pourtant, je pouvais difficilement suivre Paul sans que ce soit impoli... Bah... J'essaie de me trouver des excuses! Il avait raison, c'était pas bien.

Mais Paul aussi... Il aurait pu être plus discret, et Layne ne se serait aperçu de rien!

Voilà, c'était la faute à Paul...


Mardi - 18 nov.08

Layne a fini par m'appeler. Il était froid.

  • -Tu va bien?
  • -Oui.

Pas question que je fasse le 1er pas. Je restais froide aussi.

  • -Tu n'as rien à me dire?
  • -Non... Je crois pas!
  • -Ok. Salut.

Ben alors... Ça, c'était un coup de fils!!!

Bouche bée, je regardais encore mon natel après qu'il ait raccroché. Je ne savais pas comment réagir à ça... Le rappeler? Oui, mais, pour dire quoi? Alors, je ne l'ai pas rappelé.

Pascal me téléphonait tous les jours, et ça me faisait hyper plaisir d'entendre sa voix. Je lui manquais à mort. Tant mieux, parce qu'il me manquait encore plus!!! Il avait chaque fois peur de tomber mal, que Layne soit dans les parages... Mais je ne voulais pas lui dire que Layne était quelque peu fâché avec moi et qu'on ne se voyait presque pas...

En fait, que je ne l'avais pas revu Layne depuis le mariage!


Mercredi - 19 nov.08

Thomas m'a invitée chez lui pour un dîner "livraison à domicile".

Thomas est loin d'être un fin cuisinier, alors, les dîners sont toujours du "prêt-à-manger". J'avais bien sûr le choix; me mettre aux fourneaux, mais c'était une très mauvaise habitude à encourager chez un mec. On a passé une soirée adorable. J'étais contente de retrouver l'ami en lui. Je crois qu'il a dû rencontrer quelqu'un, mais... chuuuut. Il ne m'en a pas parlé et je n'ai pas posé de questions.

Thomas avait remarqué mes yeux de chien battu pendant le mariage. J'étais remplie secrètement de mélancolie, étant donné que l'appartement de Pascal était juste en-dessous. Comme un bon chien, j'aurai voulu pouvoir y entrer et me coller à ses affaires, sentir son odeur, sa présence... Mais évidement, c'était pas possible.

Thomas a aussi immédiatement remarqué ma bague, celle que Pascal m'avait offerte. Je me suis rendue compte qu'il faudrait que je sois prudente, ou que je la cache. Si Layne s'apervevait des inscriptions à l'intérieur, il exigerait que je la rende à Pascal ou que je ne la porte plus. Alors, autant ne plus la porter tout le temps et la garder pour des occasions spéciales.

Quant c'était l'heure de rentrer, Thomas m'a proposé de sortir avec lui, d'aller rejoindre ses copains, et que Layne serait là, et qu'il pourrait le remercier de m'avoir laissée passer la soirée avec lui.

Pffff... Layne n'est pas mon père! J'ai pas de permissions à lui demander!!! Comme on était toujours en froid, pas question que je lui facilite la tâche.

Je suis partie de chez Thomas pour aller m'effondrer dans les bras à Brian, ma soupape de sécurité. J'avais besoin de quelqu'un à qui je pouvais me confier, me plaindre. Bref, j'avais besoin de vider mon sac.

J'ai passé la nuit chez lui. Finalement, j'espèrais que Layne passe chez moi et ne m'y trouve pas. Je voulais voir sa réaction. Peut-être qu'enfin il éclaterait et on pourrait se faire une bonne petite séance d'engueulade. Ça me défoulera!

Pascal me manquait tellement que j'avais décidé de ne plus faire la tête pour rien. Je le verrais aussi souvent que possible, même si c'était à coup d'1 minute. Aussi, je mentirais comme une arracheuse de dents, et je deviendrais super copine avec Jess. Comme ça, je saurais tout ce qu'elle fait et dès qu'elle aura le dos tourné, j'arracherais chaque seconde que je pourrais à ce destin de merde.

Bah... ouais, la tristesse me faisait délirer! Le délire partait dans tous les sens, parce qu'il y avait aussi;

Faut que je mette un terme à cette histoire. C'était plus possible, parce que si je trouve 1 semaine interminable... Je ferais quoi le jour qu'il déciderait qu'il en avait assez, hein? Je me trucide? Non, fallait arrêter ça. Quant il rentre, je lui dirais que c'était fini et basta. Parce qu'après tout, j'avais pas commencé à respirer depuis que je le connaissais, je respirais bien avant! Et Layne était vraiment mignon, alors il n'avait qu'à s'occuper de sa noireaude-femme.

Parfois, j'avais aussi les moments carrément à la masse ou j'hésitais à prendre le 1er avion pour les Seychelles. Problème; je ne savais pas exactement où ils étaient et de plus, il rentrait dans juste quelques jours, le temps que j'y arrive, je devrais repartir. Pire cata, je devrais prendre le même avion qu'eux pour rentrer... Alors, à moins que j'arrive à apprendre en mode exprès à me déguiser en dissimulant mon teint... Ouais, pas faisable... Au moins, après 10mn dans mes rêves de Seychelles, ça me remettait les cellules grises en place!!!

Ou aussi; s'il lui fait l'amour, il ne me touchera plus jamais! Bon... quoique... Arf... Je vivais très mal son absence. J'étais une loque humaine! Huhhh, il me manquait.

 

*photos; Layne & Thomas + chez les garçons + image cadeau de Loup Blanc


 

Publié dans diary, jane-do, journal

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320 -- Mariage Inferno

Publié le par JaneDo

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Mariage Inferno
(15 nov 08 -sam)

Les jours précédents le mariage de Pascal et Jess avaient été un long gluant cauchemar. Le jour du mariage encore pire.

J'avais fini par me décider à aller au mariage et pourtant Pascal préfèrerait que je n'y assiste pas. Ce serait très dur pour lui sachant que j'étais dans la salle. Je n'avais pas envie d’assister à ça, mais j'avais envie de le voir, lui, même s'il était inapprochable ce jour là.

J'étais à fleur de peau, nerveuse, tremblante, le souffle court, j'avais froid et chaud. J'étais vraiment tendue comme une arbalète. Même en m'habillant, je n'arrivais pas à arrêter les tremblements qui me secouaient de la tête aux pieds. J'avais mal jusqu'aux os.

Je sursautais pour un rien et Layne a fini par remarquer ma nervosité. J'étais moins combative que d'habitude... Une loque!

J'étais dans un brouillard épais pendant presque toute la cérémonie. Le cœur battant comme une idiote quant Pascal est entré pour aller se mettre près du Pasteur.

Pascal m'a repérée dans l'assistance presque aussitôt et m'a fait un semblant de sourire, mais son visage restait tendu et fermé. Ou était-ce mon imagination? Ou ce que je voulais bien croire?

J'ai assisté à toute la cérémonie dans un état second, jusqu'au moment où le pasteur a posé LA QUESTION fatidique... J'ai cru que j'allais vomir à cause du suspens. Est-ce que quelqu'un allait se manifester? Non? Oui? Pourquoi Pascal ne voulait-il pas que je vienne à son mariage? Il avait peur que je me lève et vocifère le "Oui, je m'oppose à ce mariage?". Wooohw, jamais! J'aurai eu bien trop peur du ridicule.

A la question finale; "Est-ce que vous prenez Jessica etc?" Pascal a, me semble-t-il, hésité avant de répondre. On a toujours l'impression dans ces moments là que le temps est suspendu... Et on attend sans oser respirer... Est-ce que je prends mes désirs pour la réalité? Qu'est-ce que j'espérais... qu'il dise; "non"? Peut-être bien!

Se tenant les mains, Pascal et Jess se regardaient... Il a répondu; "OUI". C'était un oui, clair et sonore. Crap. C'était fini, trop tard. C'était fait.

Hypnotisée, je l'ai regardé enfiler la bague au doigt de Jess. Ils étaient vraiment très beaux tous les 2, et mon estomac vraiment très à l'envers. Mon cerveau embuée a entendu les pleurniches de la mère à Pascal. J'aurai pu y faire écho, mais bon, je suis bien trop pudique. Jess était absolument rayonnante et Pascal avait l'air d'un beau petit prince.

Ils se sont embrassés, et j'ai été poignardée en plein cœur.

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Le reste pour moi n'était qu'un flou artistique. Je faisais bonne figure, mais je nageais en eaux troubles. J'avais l'impression d'être une spectatrice, j'étais pas vraiment là en chair et en os. A la sortie, avec Jess à son bras, il avait l'air... content ou est-ce que c'est plutôt... heureux? J'essayais d'apercevoir dans son regard de la tristesse, quelque chose qui pouvait me rassurer... mais rien.

Est-ce que j'avais imaginé la nuit dernière? Est-ce bien le même qui disait m'aimer à la folie?

Pascal semblait loin, et tellement inatteignable. Je me suis rendue compte que j'avais oublié la présence des autres invités, perdue dans mes délires. Si je m'en étais souvenu, j'aurai évité de fixer Pascal et Jess si fort, j'aurai au moins pris un air joyeux. C'est Layne qui m'a un peu ramener les pieds sur terre;

  • You're still in love with him, huh? (T'es toujours amoureuse de lui, hein?)

I didn't think an answer was necessary, he could read how I felt all over my face. I was sad, no... more than sad, devastated.

Thomas saw the look in my eyes and came around. He tried to cheer me up, but it was not that necessary, I wasn't going to weep in front of everyone... give the girl some credit here!

C'était une question qui ne demandait pas de réponses. Layne a passé son bras autour de ma taille en me chuchotant d'essayer de me contrôler, que si je continuais à faire cette tête, il me planterait là. Glups. J'avais oublié où j'étais!!! Oui, il fallait que je fasse un effort.

Pascal souriait, mais ce n'était pas à moi. J'avais envie de rentrer, j'en avais assez. Chaque fois, que nos regards se croisaient, Pascal détournait aussitôt la tête. Il évitait mon regard c'était sûr. Malgré la présence de Layne, et de toute la foule, je me sentais drôlement seule. Il y avait beaucoup de monde, mais je ne voyais et ne ressentais que lui. C'était absolument cauchemardesque et j'étais drôlement contente que Layne soit à mes côtés. Il me serrait les doigts entre les siens et c'était rassurant, comme une promesse de me ramasser si je tombais. 

Peu après le début des festivités, Jess a été se changer. Ils étaient sur le poing de partir pour leur voyage de noces dans l'île paradisiaque des Seychelles. Une limousine blanche les attendait déjà. On attendait tous au bas des escaliers, Pascal en compagnie de Thomas et son père au 1er rang. Paul est arrivé derrière moi et m'a chuchoté à l'oreille que Pascal voulait me voir et m'a demandé de le suivre. Je n'ai même pas pensé à Layne, j'ai lâché sa main et suivi Paul jusqu'à la bibliothèque. Les battements de mon cœur était tellement violents et fort, ça me faisait trembloter.

Quant Pascal est entré, mon coeur a cessé de battre. Paul s'est éloigné pour se tenir près de la porte. Pascal m'a prise dans ses bras et son masque est tombé. Je retrouvais mon Pascal. Hahhh ses bras, j'adore ses bras... On s'est embrassé encore et encore, oubliant même la présence de Paul. Pascal disait n'avoir pas osé me regardé pendant toute la cérémonie de peur de ne pas pouvoir continuer à jouer son rôle, mais il ne pouvait pas partir sans me voir. Paul le pressait de se dépêcher. Un dernier baiser et il a filé. J'ai attendu quelques minutes avec Paul et on est sorti ensemble.

Layne attendant derrière la porte, l'expression de son visage en disait long. Il ne m'a pourtant pas posé de questions, il m'a juste attrapé par le bras et on est parti aussitôt.

Pascal et Jess étaient déjà en route pour leur Lune de Miel.

Layne m'a ramenée chez lui, il n'avait pas desserré les dents pendant tout le trajet. J'avais pas besoin qu'il me dise qu'il était furieux, je le devinais. Je me ferais pardonner plus tard, pour l'heure, j'avais mal à la tête et j'étais crevée. Je me suis effondrée dans le lit et j'ai dormi. J'avais besoin de dormir.

C’était ma thérapie; l'oubli dans le "No Man's Land".

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319 -- Jeu, Set et Match

Publié le par JaneDo

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Jeu, Set et Match
(14 nov 08 -vendredi)

 Pascal avait disparu de la surface de la planète, je n'avais quasi pas eu de nouvelles depuis le dîner chez ses parents. Mais en tant que petite copine, même cachée, je lui envoyais de petits messages d'amour. J'espérais que ça lui remonte le moral s'il en avait besoin.

Le samedi était arrivé avant de pouvoir dire ouf.

Avant ça, à mesure que le temps passait, je perdais peu à peu l'envie de parler. Je n'arrivais presque pas à sourire et peu à peu je m'étais renfermée. Je n'avais pas vraiment envie de voir qui que ce soit.

Pourtant, je faisais des efforts pour que tout paraisse normale. Layne m'avait à l’œil, je sais qu'il se doutait des raisons de mes silences...

Le vendredi soir, je n'arrivais pas à fermer l'oeil. Demain... je meurs... Je ne savais pas encore si j'allais avoir la force d'aller au mariage... Arf, non... je ne pouvais pas ne pas y aller!

En plus, tristesse de chez tristesse, Pascal avait essayé de me joindre. Comme Layne était à côté de moi et je n'avais pas pu lui répondre. J'avais envi d'exploser.

Pour finir, j'ai quand même pris son appel 1/2h plus tard. Je ne pouvais pas résister. J'avais le cœur qui battait trop fort et je n'ai pas entendre ses 1ers mots.

La honte, pour que Layne ne se doute de rien, j'ai prétendu que c'était Brig. J'ai demandé à me rappeler 5mn plus tard parce que je n'aurai pas de réception au garage et que j'allais sortir le chien. Layne en pensant que c'était Brig avait roulé des yeux. Il faisait peut-être froid et tout, mais je n'ai jamais autant été contente d'avoir un chien et pouvoir l'utiliser comme prétexte pour sortir. Entendre la voix de Pascal me réchauffait le cœur.

Pascal avait sa fameuse soirée "enterrement de vie de garçon". C'était chou qu'il prenne le temps de m'appeler, je ne m'y attendais pas du tout, pas le soir avant le grand jour!!

  • Tu me manques, j'ai tellement envi de te voir...

Crrrrrek... J'étais muette. Je ne trouvais rien à dire. Trop d'émotions. Comme si j'avais couru un marathon, j'avais le souffle court et j'étais au bord des larmes. C'était pour demain. Demain, le bail de 5ans commençait. Demain une autre allait porter son nom. C'est vrai ça, c'était comme si elle louait sa vie pendant 5ans, seulement, lui n'avait rien à y gagner. Ciel, il allait payer le prix fort.

Mais, c'était trop bon d'entendre sa voix. C'était ridicule de ne même pas trouver 2 mots à se dire.

  • Jane? Tu ne dis rien? Tu m'entends? Parle moi... Ça me ferait plaisir d'entendre le son de ta voix tu sais...
  • Heum... Pascal...
  • Enfin! Ou vas-tu promener Max?
  • Heu... j'sais pas... j'y avais pas réfléchi... Sorry, j'sais pas quoi dire...
  • Tu devrais aller... tu sais à la cabane... On pourrait parler plus longtemps?
  • Bah, pourquoi pas. Ça éviterait que... (ça éviterait que Layne, ne me voyant pas revenir, m'y trouve). Je pensais...

Puis je l'ai vu.

Inutile de dire que, javais lâché mon natel, sans même prendre la peine de l'éteindre pour courir lui sauté dans les bras. Ça, c'était vraiment une très, très bonne surprise.

C'était pour des choses comme ça que je l'adorais tellement. Pour que les autres mecs fassent des trucs pareils, il aurait fallu qu'ils soient américains ou leur donner un script.

Lui, il osait, et j'aime les hommes qui osent. Parler était complètement inutile. De toute façon, je n'avais pas grand chose à dire, à part "Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime...".

J'avais les boules...  Cet espèce d'anxiété extrême qu'on avait avant des examens. Affreux. Même s'il me serrait déjà fort, je me suis serrée contre lui de toutes mes forces. Mince, je n'avais vraiment pas envie qu'il se marie demain. Pire, là, à ce moment précis, j'avais envie qu'il plaque Jess et tout pour pouvoir enfin être avec lui. Je ne sais pas combien de temps on est resté comme ça. Je sais seulement qu'il avait le trac pour le lendemain. De toute façon, ça ne changeait plus rien, le mariage civil avait déjà été fait auprès de l'ambassade le mercredi. Alors officiellement, il était déjà marié. Mais comme presque tout le monde, pour Jess et leur famille, le mariage religieux avait une signification plus grande.

Je suis rentrée le cœur dans les baskets.

Je regrettais carrément que Layne soit là. Il me tardait d'être seule pour laisser libre court aux chutes du Niagara. Ni vu, ni connu. Alors utilisant toute mes capacités de négociatrice, Layne a fini par rentrer chez lui. D'abord, je lui ai dit que j'avais besoin d'être un peu seule, et comme je sentais que ça ne suffisait pas, j'ai prétexté que j'avais une autre copine extra down, et que j'allais filé chez elle, mais que j'aurai préféré ne pas lui le dire.

Une fois qu'il était parti, je me suis laissée aller un moment avant de carrément me mettre à divaguer. De fabulations en fabulations... J'avais la chair de poule tellement j'avais envie de voir Pascal. Sachant que Jess n'était pas chez lui, vu que c'était la veille de la célébration religieuse, j'ai filé chez Pascal. Je me rends compte que je n'y avais pas beaucoup réfléchi, j'avais juste envie de le voir, envers et contre tout, impossible de me contrôler, impossible non plus d'être logique.

Apparemment Pascal n'arrivait pas à dormir non plus. J'ai eu l'impression qu'il n'était pas tellement surpris de me voir... Je ne suis repartie qu'à l'aube, j'allais un peu mieux, mais j'étais mal... c'était le jour J.

Le jour du cauchemar!

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317 -- Anniversaire à David

Publié le par JaneDo

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Anniversaire à David
(12 nov 08 -mer)

On fêtait l'anniversaire à un de mes neveux ce soir, David.

Je devais me concentrer au fourneau pour lui faire son gâteau d'anniversaire. Pourquoi au nom du ciel, je me suis mise à faire des gâteaux? Pourquoi faire les gâteaux que les gamins aiment, du coup, je suis toujours de piquet pour tous les anniversaires! Nul... mais bon, trop tard pour faire marche arrière! Faut aussi que je lui trouve un cadeau original, mais quoi?? C'est terriblement plus facile pour les filles!

J'essayais de ne pas penser à Pascal, mais c'était mission impossible.

Qu'est-ce que ma frangine peut parler... arf, ça n'arrête pas. Moi, qui ne voulait ne pas faire trop tard... Elle m'a assommée de tous ses petits soucis de boulot, par le plus menus des détails. Je n'arrivais pas à filer. Mon frère et mon autre soeur n'étaient pas là? Ma frangine avait cru que je n'avais pas reçu son message d'hier soir pour confirmer que je faisais le gâteau et que je venais! Ouais, j'avais commencé le message et... pas envoyé!

Avec le dîner chez les parents à Pascal... j'avais commencé le message, puis... J'avais oublié...

Cindy était là. Pauvre chérie, sa peine pour la mort de son papa était palpable. Elle avait de la peine à sourire. Mince. C'est elle qui l'avait trouvé le mercredi vers les midi... raide. Je ne pouvais pas m'empêcher de me demander, comment est-ce possible que certaines personnes soient obligés de traverser tant de malheurs et pourquoi? La maman, la sœur aînée, et maintenant le papa! Comme si ce n'était pas assez, elle n'avait déjà pas grandi en compagnie de grand-mère ou de grand-père. Ils étaient morts aussi très tôt. Comment peut-on traverser la vie comme ça... sans famille, sans racines. A sa place, j'aurai peur de trop m'attacher au gens, de peur de les perdre aussi. J'avais le cœur qui saignait pour elle. Je remerciais le ciel d'avoir eu la chance d'avoir eu une famille, et une merveilleuse famille.

Ce soir, je ne rêvais plus d'être fille unique!

Layne savait pour l'anniversaire de mon neveu. Il aurait aimé m'accompagner, mais la présentation à la famille n'était pas à l'ordre du jour. Il me faut le temps de connaître mon partenaire, le temps d'être sûr de lui et tout avant... Wafff, en général, il me faut de 6mois à 1année, minimum, pour me décider à présenter quelqu'un à ma famille, et si je pouvais éviter... jamais! Tout simple!

La cata... le compte à rebours du jour tant redouté avait commencé, et je crois que je frémis de trouille...

Devrais-je dire quelque chose? Lui dire de ne pas? Continuer à lui montrer que ça me faisait quelque chose au lieu de continuer à prétendre le contraire? Arfff, je ne savais pas. En même temps, je me doutais bien que quoi que je dise ou fasse, ça ne changera rien!

Alors autant ne rien dire...

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316 -- Dîner sous surveillance

Publié le par JaneDo

Dîner sous surveillance
(11 nov 08 - mar)

Le dîner chez les parents de Pascal s'est plus ou moins bien passé.

Thomas était passé me chercher et sur le chemin m'avait assommée de conseils pour éviter que la mère à Pascal ne me bouffe toute crue. Le conseil le plus important était de l'éviter à tout prix. Pendant ses périodes de crises, Jess avait mentionné mon nom à maintes reprises, et sa mère n'était pas du genre à oublier un prénom. Longue habitude qui lui vient des soirées mondaines probablement!

Jess était un peu surprise que je sois venue avec son frère. Elle s'attendait à voir Layne. Elle a tenu à nous montrer, à nous les filles, sa robe de mariée. Quelle horreur, je l'enviais. Sa robe était vraiment magnifique. Une vraie robe de princesse. Je me demande pourquoi elle a tenu à avoir une telle robe après tout ce n'était pas un vrai mariage!! Elle voulait, sans doute, se gausser de son prochain mariage. Arf, je suis pas juste, elle était juste contente, et voulait partager son bonheur, c'est tout.

En fin de compte, c'était pour me prendre à part et s'excuser de m'avoir donné du fils à retordre et pour ses accusations. Je lui ai dit que ce n'était pas grave, que j'en aurai probablement fait autant à sa place. Et, je savais de quoi je parlais!!!

Tout se passait très bien et Thomas était un vrai chevalier servant. Il jouait très bien son rôle.

Autant que possible, j'ai évité Pascal. On a même évité de se regarder. Mais Pascal surveillait de loin ce qui se passait. Il avait peur que ses parents s'en prennent à moi. Quant son père a essayé de me passer sur le grill, Pascal ne l'a pas laissé faire. His father tried to grill me, but Pascal, thank God, came to my rescue. I liked the tone, no yelling nothing, just; "Dad... Back off".

C'était par hasard qu'on s'était finalement retrouvé tous 2 sur la terrasse. Evidemment, pas question de se tenir ou se toucher, ni parler de quoi que ce soit de perso, on aurait pu nous entendre. On est donc resté à bonne distance, très pote-pote. Je ne sais pas si on appelle ça des métaphore, mais il me disait des trucs comme; il était content de cette soirée, ça lui permettait de voir ses amis et de lui changer les idées... Traduction; cette soirée lui permettait de me voir encore et de ne pas trop penser au week-end à venir. C'est drôle, mais depuis le temps qu'on faisait attention et qu'on se voyait en cachette, on était passé maître dans l'art de se parler "en code". La même chose dès que quelqu'un se pointait.

Sa mère avait aussi essayé de me poser des questions sur ma vie, mes parents, etc, mais avant même que j'ouvre la bouche pour bégueller quelque chose, Pascal était là.

Tout s'est finalement bien passé. Ses parents n'ont pas eu beaucoup l'occasion de m'approcher. Thomas était toujours à mes côtés. D'ailleurs, curieux, il m'a demandé comment ça allait avec Layne. Il m'a rappelé qu'ils étaient copains, qu'à part Pascal, c'était son autre meilleur pote. En fait, il ne voulait pas que je prenne de travers qu'il m'ait avertir concernant Layne, que c'était parce qu'il le connaissait bien. Il voulait me rappeler qu'il m'aimait beaucoup et que je pouvais compter sur son épaule!

C'était difficile de me décider à partir, parce que je savais que la prochaine fois que je revoyais Pascal, ce sera pour le voir se mettre la corde au cou. Il sera en train de mettre sa vie entre les mains d'une autre femme.

Pascal nous a raccompagner jusqu'à la voiture. J'avais remarqué son père nous observer depuis le porche. J'ai dû me contenter d'un "hug" mais j'ai souris tout le trajet du retour pour le "Love You" qu'il m'a chuchoté à l'oreille.

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315 -- Manic Monday

Publié le par JaneDo

Manic Monday
(10 nov 08 - lun)

Toute la journée Pascal m'avait couverte d'attention, d'amour, de tendresses et encore d'amour. C'est un manteau que j'aurai bien aimé porté à vie! Je suis vraiment dingue de ce type, c'est vraiment la folie. Je crois le désespoir nous rendait plus encore plus tendre. Les heures passaient vite et mon anxiété grandissait parce qu'en fin de journée, on allait devoir partir chacun de son côté... et je n'avais pas envie de le voir me quitter.

Sachant que tout le monde était au travail, on a été balader Maxou au bord du lac. Maxou l'adore. Traître de chien, il le prend pour son maître! Peut-être quelque chose avec les voix, sûrement. Ou parce qu'il sait siffler, moi non... En tous cas, Maxou lui obéit plus qu'à moi!!!

Toute la journée le natel à Pascal n'avait pas arrêté de vibrer. Il a fini par rappeler Thomas à contre-coeur. Thomas avait essayé de passer chez lui et s'était rendu compte qu'il n'était pas à la maison. Thomas voulait savoir s'il avait l'intention de faire une saut et manger avec eux plus tard?

Les parents avaient organisés un petit dîner cocktail et invitaient quelques amis à Jess et Pascal. Petite soirée avant le mariage quoi! Pascal a appelé son père pour annuler. Il n'avait pas l'intention de couper notre tête à tête pour aller manger chez ses parents. J'ai cru comprendre qu'en fait c'était une idée à son papa, qui voulait voir de plus près à quoi je ressemblais... hum!

Les amis n'étaient que l'alibi pour que Pascal me fasse aller chez eux et peut-être aussi pour que sa mère ou même Jess, ne se doute de rien!!! Apparemment, l'invitation avait déjà été lancée et il n'y avait pas moyen de s'y soustraire. Pascal était furieux. En fait, j'ai compris ce qui se tramait quant Pascal a dit qu'il allait s'arranger pour que je sois accompagnée par Thomas, et qu'il a dit à son père que Thomas était au courant. Pascal m'a lancé un regard d'excuse.

Mais Pascal a été inflexible, pas question d'aller dîner chez ses parents ce soir.

Son père a essayé de lui faire changer d'avis alors Pascal a répondu que ce serait sans lui, sans nous. Puis il a rappelé Thomas pour s'arranger avec lui. J'ai souris quant Pascal a insisté pour que Thomas n'en parle pas à Layne ou même lui mentionne ce dîner. Il était clair qu'il ne voulait pas de Layne. Il m'a expliqué après qu'il avait pas envi de voir Layne me rouler des pèles devant ses parents. Il pensait que Layne le faisait exprès. Il n'avait pas tord.

Donc, je me doutais que le fameux dîner allait se passer demain soir... Pauvre Pascal... et pauvre moi!

On avait encore des gros mûrs qui bloquaient l'horizon. Quelle poisse. Je n'avais vraiment pas envi d'aller me faire examiner par ses parents.

J'avais la chair de poule en pensant au week-end prochain. Je ne voulais pas du week-end prochain. C'est fou comme notre cerveau peut avoir des compartiments, ou sous-blog. Dans un coin, je savais forcément que les minutes, heures, jours allaient forcément s'enchaîner, mais dans un autre coin, je gardais espoir comme si ça n'allait pas arriver. Berk. J'arrivais difficilement à me projeter à dans une semaine!

En caressant son visage, même si je gardais le sourire, j'avais envie de pleurer. J'essayais d'imprimer sur mes doigts les contours de sa bouche, de son visage, la douceur de sa peau et d'enregistrer la tendresse de son regard. J'avais du chagrin.

Mais il fallait que je sois honnête avec moi-même, je ne pourrais jamais lui offrir une vie de couple. Je n'étais pas taillée pour le mariage. Je n'avais aucun désir de vivre avec quelqu'un, pas envie d'avoir d'enfants et absolument pas envie de me marier... Quoique... Arf... J'étais perdue dans le fouillis de ma tête. Dès que je pourrais, faillait que je fasse de l'ordre.

Pour l'heure, j'avais juste envie qu'on nous fiche la paix et profiter de chaque seconde avec Pascal.

On était un peu moins bavard, plus de temps passait. Je crois qu'on arrivait pas à oublier qu'après ce soir, on ne se verrait pratiquement plus pendant 2 semaines. Pleins de choses peuvent se passer d'ici là, et j'avais un peu peur du "dans 2 semaines"...

Pascal, mon petit amour, a soulagé mon anxiété, il n'avait aucune envie de me laisser partir et pas envi de rentrer. Il était sûr de déprimer à mort et de finir chez moi. Alors, on a décidé de rester ensemble encore cette nuit. On avait toute la soirée et la nuit et pas à se quitter encore ce soir... Ouf, ça m'a redonné un peu de peps.

On a pas fermé l'œil... Le pauvre, il sera naze demain!!!

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314 -- Mon Coeur Lui Appartient

Publié le par JaneDo

Mon Coeur Lui Appartient
(9 nov 08 - dim)

Ciel... Je ferais mieux de résumer un peu plus, parce que 'ai tendance à écrire trop, m'étaler... Résumer, résumer...

Hahhh, dimanche de rêve... Je l'ai passé collée à lui comme une gigantesque limace. Slurp. Je me suis goinfrée comme une folle, avec des oeufs au bacons, j'adOre ça. Et des saucisses, confiture et tout. Pascal me préparait mes tartines, c'était trop chou, il n'arrêtait pas de sourire. Il n'avait jamais remarqué que je pouvais manger autant...

Hihihi. Ouais, normal, d'habitude, je picorais dans mon assiette parce que sa présence me coupait trop le souffle. Oups, est-ce que je commencais à m'habituer un peu trop à lui? Non... Non, parce que son sourire me faisait toujours chavirer.

On a pas décollé de la chambre. On a pris un long bain ensemble et essayé d'éviter les sujets qui risquaient de nous déprimer. Pourtant, j'avais dans un coin de ma tête une angoisse grandissante de savoir que le week-end prochain, il sera marié... J'évitais de le montrer que ça me fichait le moral dans les basquettes. Je ne voulais pas y penser, ni croire que ça arriverait vraiment.

Je me posais quand même des tonnes de questions; comment est-ce qu'on fera quant Jess et lui vivrons ensemble? Ça allait être l'enfer! Mais je ne voulais pas le lui demander, pas aujourd'hui, PAS aujourd'hui... Le temps passait trop trop vite, aussi vite que l'angoisse de la séparation. Faire semblant de ne pas y penser était surhumain.

Normalement, le soir, il aurait dû aller rejoindre Jess et les autres... Comme il en avait aucune envie, il les a appelé pour annuler. Je ne l'ai pas fait, mais j'aurai dû aussi appeler Layne mais, ça me gênait carrément devant Pascal. J'avais aussi peur que Layne se doute de quelque chose. Je préfèrais le laisser imaginer que j'étais avec ma famille ou avec ma copine.

Plus tard, Pascal a rappelé Thomas pour l'avertir qu'il n'irait pas travailler lundi pour qu'on passe la journée ensemble. Je pense qu'il essayait de compenser pour sa semaine d'absence en Lune de Miel. Il ne me l'a pas dit clairement, juste qu'il serait absent une semaine... Mais, je savais bien que c'était ça.

Layne était invité au mariage, moi non. Bien sûr qu'il m'avait demandé de l'accompagner, mais je n'avais encore rien décidé. Est-ce que j'avais envie d'aller me faire poignardé en plein coeur? Je ne crois pas.

Mais en même temps, je suis comme Juda, je dois voir pour croire! Mouais... Bah, je me donnerais une seconde pour y penser quant je serais de retour entre mes 4 mûrs. Pour l'instant, j'avais envie de m'imprimer de sa présence. On n'allait probablement pas pourvoir se voir pendant tout le reste de la semaine, avant le jour de ma descente aux enfers, alors j'avais intérêt de profiter de chaque seconde. Je savais qu'initialement, le voyage de noces avaient été prévu sur 2 semaines, mais Pascal l'avait écourté pour, soit-disant, des raisons professionnelles.

Dans la soirée, Thomas a voulu m'inviter à prendre un verre, mais j'ai pas répondu tout de suite à son message. Il se demandait comment j'allais. Il se doutait bien que ce mariage devait me bouffer les nerfs et voulait sans doute me soutenir un peu. Mais, c'était quand même le frère à Jess, et le voir me ferait trop y penser.

Ciel, ça me faisait mal au bide de penser que dans une semaine...

Je me demandais si Pascal s'attendait à ce que je réagisse, que je lui demande de ne pas ou s'il espèrait qu'au contraire je ne fasse rien.

J'avais décidé de faire des efforts et d'accepter les tentatives de rapprochement de Jess. En plus, ça me permettrait de toujours être prêt de Pascal quoi qu'il arrive. Oui, j'allais me rapprocher de Jess... Je ferais tout pour.

Plus les heures passaient, plus je le trouvais noyé dans des pensées lointaines... Pensait-il à Jess? Je n'osais pas lui poser la question. Une autre question embarrassante me brûlait les lèvres... Est-ce qu'il coucherait avec elle pendant leur Lune de Miel? Et... depuis son retour de Paris... Est-ce qu'ils avaient? Souvent...? Mais je n'osais pas et n'avait absolument pas le droit de lui poser ces questions là.

Et pour mon plus grand embarras, j'ai commis la gaffe que je n'aurais pas dû commettre...

J'avais la tête sur lui, détendu, Pascal jouait avec mes cheveux. Je l'écoutais me raconter que le seul moment où je rendais les armes et que je lui appartenais entièrement était quant je perdais le contrôle en faisant l'amour. Il me taquinait parce que c'était aussi un des moments où je me laissais aller à lui dire autant que je l'aimais.

  • -Je veux pas que tu te marie...

Arf, ça m'était sorti tout seul et je me suis mordue la lèvre. Trop tard. Pascal sétait raidi, il a suspendu son geste. Glups. Il a essayé de relever mon visage. (Oh honte suprême, un trou vite pour me cacher... arf). Je venais de me montrer faible et je déteste ça.

  • -Je suis désolée, ça m'a échappé, je n'aurais pas dû...
  • -Chuuut, t'excuse pas voyons!Je m'attendais à quelque chose comme ça depuis longtemps. Hé, regarde moi...

Le regarder, je pouvais pas! J'avais trop la honte. Je savais parfaitement qu'il ne pouvait pas ne pas se marier. Mais ça m'avait juste échappé, je ne pouvais pas lui demander un truc pareil, parce que je savais qu'il était coincé. C'était vraiment gênant.

  • -Ce qui me surprenait, c'est que tu avais plutôt l'air de m'encourager, et j'avoue que, par moment, ça m'inquiètait un peu... Je suis surpris que tu n'aies rien dit plus tôt. Si j'avais eu le choix de pouvoir tout annuler, tu te rends compte que c'est un peu tard de me dire une chose pareille maintenant?
  • -Alors tu n'es pas fâché? Tu ne m'en veux pas?
  • -Pfff, pourquoi je t'en voudrais... Je pourrais jamais t'en vouloir d'avoir la chance de partager ce que tu ressens.

Il avait plongé ses beaux yeux verts dans les miens, et ça me troublait. J'avais les oreilles rouges sang, arf. Pascal voulait savoir pourquoi je n'avais pas osé lui dire quelque chose plus tôt, pourquoi j'avais gardé ça pour moi. Ben, je savais que ça ne changerait rien. Mais il estimait que même si ça ne changeait rien, au moins, on pouvait en parler, que je pouvais lui dire ce que je ressentais au lieu de jouer à la fière. Je ne voulais pas qu'il connaisse le foutoir qui se trouvait dans ma tête, c'était déjà assez compliqué, même pour moi. Mais puisqu'il me tendait la perche... je me suis défoulée. Ça m'a fait un bien fou.

Ça avait l'air de l'amuser, et il a partagé avec moi toutes les idées folles qui lui avait aussi traversé l'esprit. Entre tout avouer à Jess, décamper, trouver un arrangement avec Jess pour pouvoir me voir... Ou encore, après le mariage la ré-expédier au States, et ils vivront séparément. Bref, je n'étais pas la seule à être aussi farfelue, apparemment, il n'était pas à la traîne...

Pascal a essayé de me rassurer, mais lui aussi s'inquiètait et avait le moral dans les chaussettes. Ou sinon, il méritait un oscar, parce qu'il jouait vraiment très bien la comédie. Peut-être que j'aurai dû faire un plus gros effort pour ne pas lui casser les pieds à propos de son mariage, je ne sais pas... A force de le mattraquer avec ça, il a fini par craquer. Pascal avait les larmes aux yeux. Pour la 1ère fois, je me rendais compte à quel point ça devait être compliqué et surtout à quel point il souffrait. Il était à cran et espèrait toujours qu'il se passerait quelque chose qui éviterait ce mariage.

Il m'a raconté les prises de becs avec ses parents, difficilement supportable. Sa mère était persuadée que j'étais un petit monstre qui en avait après son argent. Pfff, elle ne voyait peut-être pas à quel point son fils était mignon et bourré de charme. Pascal était tout simplement irrésistible. Qu'à part son argent, il y avait mille et une raison qui m'aurait fait me damner pour lui...

Pascal avait fini par avouer à son père qu'il me voyait. Apparemment, son père l'avait bien pris, mais Pascal ne voulait pas que sa mère soit au courant. Elle lui aurait pris la tête et harcelé jour après jour, jusqu'à ce qu'il se range à son avis. Il connaissait sa mère! Ensuite, elle aurait forgé des plans et tout fait pour m'écarter, allant jusqu'à probablement essayer de me contacter.

On allait peut-être se trouver un appartement, un endroit à nous, un endroit où on pourrait se retrouver tous les 2. Je trouvais que c'était une super idée. Hé oui, on faisait des plans sur la commette! J'ai même proposé de faire les recherches moi. J'avais peur qu'il le dise comme ça, en l'air, et qu'en fin de compte, il ne fasse rien. Mais Pascal voulait s'en occuper.

Je lui ai dit que sa semaine d'absence allait être un vrai calvaire, que je l'imaginerais avec elle et que j'avais peur qu'il n'ait plus tellement envi de me voir après. Il m'a dit qu'il n'y avait aucune chance et que dès son retour, il se précipiterait chez moi. J'étais à moitié rassurée.

C'était fou, mais une chose que j'adore vraiment chez lui, était sa manière de savoir détendre des situations qui auraient pu tourner à la confrontation ou carrément finir en engueulade.

Son regard me rendait belle. Cette manière qu'il avait de me suivre amoureusement des yeux, de me couvrir de bisous et d'attentions, me dire sans arrêt qu'il aimait mes sourires ou encore d'aimer tout ce que je faisais, tout ce que je pouvais porter, me dire encore et encore, à des moments inattendu qu'il m'aimait... Et surtout, de trouver mes horribles défauts amusants et charmants... Arf, je l'adore!

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313.3 -- Week-End.. Pascal

Publié le par JaneDo

313.3 -- Je l'adore
(8 nov 08 -sam-dim)

Pour que tout paraisse normale, surtout pour ne pas disparaître de la scène les 2 en même temps, on avait convenu que Pascal sortirait avec sa bande. Moi, je n'avais pas l'intention de quitter la luxueuse chambre d'hôtel et j'avais très, très envie de me farcir une bonne tranche de séance TV... hihihi. Alors je lui ai dit de prendre son temps. hum... une bonne petite femme quoi! Ciel, le luxe j'adore! Qui pourrait dire ne pas aimer ça, franchement!?!

Pascal a donc été rejoindre Jess et les autres. A peine parti, il me manquait déjà.

Disons que ma tête est partie en vrille dans des débilités; qu'est-ce qu'il fait? peut-être que ça l'arrange, sachant où je suis, il se sentira plus libre pour jouer au joli coeur avec Jess? Grrr, je l'imaginais même... affreux! Au moins quand j'étais dans les parages, il n'osait pas. Est-ce que la bague était aussi un artifice pour endormir ma méfiance? ARF, je fonctionnais en "mode-débile" à nouveau, CRAP. Du coup, je regrettais de ne pas être sortie aussi... Mais non, on avait pris la bonne décision. Du moment qu'un de nous était dehors, qui pourrait se douter de quoi que ce soit! Personne. Je devais apprendre à lui faire confiance, et surtout éviter de laisser mon imagination faire des siennes, ARF!

En regardant les petits coeurs avec nos noms graver à l'intérieur de ma bague, je me suis sentie rassurée.

Je voulais profiter de mon temps, au lieu de me ronger les sangs. Petit chou, il n'a pas fait long, 2h plus tard, il était de retour. '""Bécassi-ne, c'est ma cousi-ne... pffff""... J'ai failli flinguer notre soirée! Mais heureusement que Pascal me pardonne beaucoup de choses!!! Quant même, je ne voulais pas surpasser Bécassine! Eurkkk!

Je n'ai pas pu m'empêcher de demander à Pascal s'il était aussi tendre et amoureux avec Jess. Ses yeux se sont transformés en "points d'interrogations", il a froncé les sourcils. De toute façon, je connaissais la réponse... Oui! Alors, je ne voulais pas spécialement entendre la réponse. J'ai enchaîné avec une autre question qui me tarabustait depuis la semaine passée, quant il m'avait avoué être blessé que je sorte avec Layne. Il avait lancé un truc que je n'avais pas compris; "qu'il n'avait pas touché Jess depuis qu'on était ensemble?". Glups. Moi qui les imaginait, connaissant Pascal, sans arrêt, en train de faire des galipettes! Ben, je m'étais trompée?

  • -Non, je ne l'avais pas touchée.

J'avais un peu de peine à le croire et je lui ai dit ce que Jess nous avait raconté avec moultes détails, lors de notre unique soirée entres filles, le soir où elle m'avait harponnée chez Thomas. Pascal a dit que c'était faux, et que c'était en partie à cause de cela qu'elle s'était doutée qu'il voyait quelqu'un. Après toutes les excuses qu'il avait pu trouver pour éviter ça. D'abord, il s'était contenté de trouver des excuses, il pensait qu'il le pourrait, mais il n'avait pas pu, ça lui donnait l'impression de me tromper. Je lui ai rappelé que, tromper ce n'est pas seulement couché, mais bien avant ça.

  • -Tu n'avais pas... avais?

C'était la 1ère fois, que je voyais Pascal rougir, mais vraiment rougir. Ça m'a tordu l'estomac. Donc j'avais raison, le terme "avais pas" était utilisé pour une bonne raison... "Avais pas"; comme dans par le passé... C'était horrible, je me suis sentie malade... Donc après, ça avait changé? et... il l'avait touchée?

Pourtant, je ne voulais pas lui montrer que j'étais blessée. Je n'avais vraiment aucune raison de me sentir trompée, ni le droit de lui faire de reproches, ni de lui en vouloir. Mais alors, pourquoi ça faisait si mal? J'ai essayé de me retenir, mais comme les larmes allaient se précipiter incessament sous peu, j'ai baragouiné une excuse pour aller m'enfermer aux toilettes. J'avais la honte parce que je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer et je n'en avais pas le droit. Je me sentais pitoyablement stupide. Je voulais pouvoir bloquer mon cerveau pour ne pas les imaginer. Je connaissais ses soupirs, ses baisers, ses caresses, les différents tons de sa voix, son toucher... Arf, j'avais mortellement mal et jalouse de l'avoir partagé... même s'il lui appartenait plus qu'il ne m'appartiendra jamais.

Pascal frappait doucement à la porte en me demandant d'ouvrir, mais il fallait que j'efface toutes les traces de larmes. Les yeux rougis et bouffis ne me vont pas du tout.

Je suis sortie de là avec un petit sourire d'excuse. Pascal a essayé de me prendre dans ses bras mais j'ai esquivé. Le toucher ferait réapparaître les chutes du Niagara. Embarrassé, on s'est assis chacun à un bout du canapé. Salaud, ces machins sont un peu plus longs que les tailles standard. Il semblait loin. Et si seulement j'arrivais à la fermer, mais non!

  • -Quant?

Pascal a hésité avant de répondre. Je ne voulais pas savoir et je voulais aussi savoir. Go figure!!

  • -A quoi bon parler de ça...
  • Quant?

Je ne le quittais pas des yeux. Je voulais voir sa figure quand il me répondrait, je saurais de suite s'il me mentait. En même temps, je priais pour qu'il mente. Pascal a poussé un gros soupir en baissant la tête.

  • Après avoir compris que tu sortais avec Layne.

Il m'a jeté un petit regard de côté

  • En rentrant de Paris...

Ce soir là, il avait failli éclater, boxer Layne et me tirer de la piste de danse quant il a vu Layne m'embrasser. Il s'était retenu à cause du monde et Jess. Mais il n'avait pas arrêté de le regretter depuis. Il ne savait pas que c'était moi qui ait demandé à Layne de sortir avec moi... Peut-être pas le moment de le lui dire! Ce soir là, il était parti avant Layne et moi, flanqué Jess dans un taxi, puis attendu dans sa voiture. Il nous avait vu partir ensemble et nous avait suivi chez Layne.

Pascal avait attendu des heures, et comme je n'en sortais pas, il avait compris que je... dormais chez Layne. Il disait ne jamais avoir eu aussi mal. Il avais décidé de mettre des distances entre nous parce qu'il ne voulait plus jamais souffrir autant. Puis il était parti à Paris pour le boulot. Il n'avait plus l'intention de se laisser distraire par ses sentiments, mais en recevant mes messages, il n'avait pas pu se retenir de me rappeler. La souffrance qu'il ne voulait plus ressentir l'avait frappé encore une fois de face quand il s'est rendu compte que Layne était juste à côté, en fait, que Layne était chez moi. Tout ça pour me dire, qu'en rentrant de Paris, il pensait que nous 2 c'était fini, alors oui, il avait essayé de recoller les morçeaux avec Jess.  Oui, lui et Jess avaient... Arf, ça faisait trop, trop mal.

Mon coeur venait de se suicider au fond de mes basquettes.

Je lui ai dit que je n'avais pas couché avec Layne ce soir là. J'étais un peu saoûle, mais pas à ce point là. Après ça, j'avais voulu lui parler, et j'ai été l'attendre à son travail, mais je l'ai vu sortir avec Caroline à son bras. Ca m'avait retourné l'estomac. Après ça, j'avais décidé de sortir avec Layne.

  • Je suis désolé... Tellement désolé!

Pascal n'avait pas à être désolé. Même s'il n'avait pas... avec Jess, moi oui avec Layne... Alors il n'avait pas à être désolé, je ne pouvais pas lui en vouloir. D'ailleurs, je ne lui en voulait pas, j'étais juste jalouse. Berk, je déteste ça.

Caroline travaillait dans la même boîte, mais ça, je l'avais appris après coup. Ils sortaient souvent dîner ensemble, mais comme un tas d'autres collègues avec eux. Elle s'incrustait souvent dans son groupe, mais c'était seulement pour dîner!

Bravo! On s'était complètement planté et laissé notre imagination nous jouer des tours. Et voilà maintenant, on s'était enfilé dans des gouffres d'où on arriverait pas à se sortir. On est resté un moment comme ça, dans le silence complet. Maxou avait décidé de nous dérider un peu et nous proposait sa ba-balle. Mais on avait pas le coeur à jouer. On se rendait compte tout à coup de tous les malentendus qui nous avaient pourri la tête. Surtout moi. Tout ça nous avait conduit là, dans cette situation débile. Du coup, ça m'avait juste amenée à compliquer encore plus les choses entre Pascal et moi.

Sa main a cherché la mienne, et franchement, c'était avec soulagement que je l'ai laissé me prendre dans ses bras. Tout était de ma faute. Ce que je pouvais être compliquée quand même, une vrai peste, mais je n'avais pas envie de flinguer notre week-end. Je me foutrais des coups poings plus tard, chez moi, toute seule. Et je pourrais aussi me passer une bonne rasade d'insultes en me traitant de tous les noms d'oiseaux que je pourrais trouver, ça me fera du bien.

Mais pour l'heure, j'avais juste envie de me coller à lui, sentir son odeur, sa chaleur, la force de ses bras autour de moi et de me perdre au fond de l'océan de ses yeux.

Après avoir passé un peu de temps à se consoler mutuellement, à se réchauffer jusqu'à l'os, on s'est lové devant la cheminée qui crépitait doucement. J'adorerais pour toujours le bruit du feu qui crépite. Comme tous les amoureux de la terre, la télé était un prétexte parce qu'on a rien suivi. Mais, ni l'un ni l'autre n'avions envi de dormir. On arrivait pas à se décoller l'un de l'autre, comme si on avait peur que l'autre disparaisse si on se lâchait. Les vilains nuages tous noirs avaient rapidement disparu. On a discuté encore et encore. J'adore entendre sa voix. Si j'avais pu, je me serais pincée pour être sûr que je ne rêvais pas.

A l'aube, on s'est endormi collé-collé, épuisé, mais heureux... en tous cas moi!

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313.2 -- Week-End.. Pascal

Publié le par JaneDo

Week-End.. Pascal
(8 nov 08 -sam)

Quant je me suis réveillée en fin de journée, je me suis résolue à rappeler Layne. J'avais envie de rester en peignoir et de flâner dans les canapés crèmes du salon devant l'énorme écran plat et de passer la journée devant la télé. En même temps, je n'avais pas envie que Pascal me trouve comme ça! Une vrai flegme quoi!!! C'est un des avantages que j'apprécie de vivre seule, je peux flaner et traîner toute la sainte journée si je le veux, et personne pour me le reprocher silencieusement. Personne ne me voit entre mes 4 mûrs à moi.

J'ai été rejoindre Layne, on a traîné un peu chez lui avant d'aller balader le chien au bord du lac. J'ai été sous le choc quant on été prendre un verre de retrouver, non seulement Thomas, mais Pascal et Jess. Il devait certainement être aussi surpris que moi. Il m'a fallu un moment pour reprendre mes esprits. Jess était assise sur ses genoux, comme s'il n'y avait pas assez de sièges! Nos regards se sont croisés une ou deux fois. Je ne pouvais décripté son expression.

J'aurai mieux fait de me concentrer sur la conversation au lieu de passer mon temps à observer du coin de l'oeil tous ses faits et gestes envers Jess. Par contre, il avait toujours un sourire à damner tous les saints du paradis et de l'enfer, merde, j'étais vraiment folle de lui. Layne ne se gênait pas pour montrer, je pense que c'était surtout destiné à Pascal et peut-être aussi à Jess, son ex, que je lui appartenait. Mais ça ne me dérangeait pas trop. J'aime bien qu'il me passe la main dans les cheveux ou son bras autour de mes épaules.

Personne ne se doutait qu'on avait passé la nuit ensemble et plus de la moitié de la journée, ni que quelques heures plus tôt, il me faisait l'amour. Je réalisais que derrière nos sourires à tous, autant qu'on était autour de cette table, nous avions tous des vies cachées que les autres ne connaissaient pas.

Finalement, on ne connaissait pas grand chose les uns des autres. On ne fiait à que ce qu'on voulait bien dire ou montrer. Qui pouvait deviner l'être chaleureusement et passionnément sensuel qui se cachait derrière le regard vert de cet homme distant, beau comme un Dieu, avec ses sourires mi-figues, mi-raisons, qu'était Pascal. Ciel, et il m'aimait moi... J'avais peine à le croire quant je n'étais pas dans ses bras! Parfois, je me surprenais à m'observer dans la glace me demandant ce qu'il y avait trouvé dans ce visage? Ces yeux? En tous cas, je remerciais ma bonne étoile et mon ange gardien. J'avais vraiment beaucoup de chance de pouvoir être aimée en retour par les hommes que j'aime, non, que j'avais choisi d'aimer... Vraiment toujours eu beaucoup de chance...

Après avoir passé la fin de l'après-midi avec Layne, je l'ai averti que je ne sortais pas ce soir et que je passais la soirée avec ma cops d'Angleterre et certainement une grande partie du dimanche. Qu'ensuite, c'était la famille, etc, et que si j'avais de la chance, je pouvais enfin me reposer une partie de la soirée. Si Dani savait que je l'utilisais comme alibi!!!

Du coin de l'oeil, j'avais vu Pascal presque pouffer de rire en m'entendant expliquer tout ça à Layne. Rire qu'il a couvert en toussant. Grrr, pas rire!

Layne voulait me convaincre de passer un moment chez lui. Mais non, je ne pouvais pas. Passer des bras de l'un à l'autre, c'était au-dessus de mes forces. J'ai réussi à me défiler en trainant dehors, avec lui, jusqu'à ce qu'il me dépose chez moi. Il a voulu monter, mais j'ai prétexté être déjà assez en retard pour aller chercher ma copine, et Layne savait que la ponctualité n'était pas une de mes plus grandes qualité.

J'avais un peu de remords, il avait été vraiment adorable le petit moment qu'on avait passé ensemble. CRAP. Il aurait eu envi qu'on passe la soirée ensemble ou au moins rencontrer ma copine mais il avait été assez compréhensif pour ne pas insister. Si au moins il m'avait énervée ou été désagréable, je me serais sentie moins coupable. Sentiments de culpabilité qui se sont envolés dès que j'ai retrouvé les bras de Pascal.

J'étais pressée de retourner à l'hôtel. Pascal n'était pas encore de retour, mais ce n'était pas grave. J'ai été faire une balade avec Maxou. A mon retour, toujours pas de Pascal, mais je le savais déjà. Il m'avait envoyé un message pour dire qu'il mangeait avec Jess. Grrrr, petite pique de jalousie vite réprimée. Encore un désavantage d'être en couple, c'était qu'automatiquement, on planifie en fonction de l'autre même sans le vouloir.

J'en ai profité pour me commander un petit dîner que je n'avais pas besoin de faire. Ciel, je pourrais m'habituer au luxe très facilement. Si j'avais eu la chance d'être très très riche, la vie à l'hôtel était vraiment la seule façon agréable de vivre. Pas besoin d'engager de domestiques, ni de les former, ni de les avoir dans les pattes 24/7. C'est l'hôtel qui faisait toutes ces sales corvées. Pas besoin de cuisiner, de faire de ménage, de lessive... rien de rien. Le rêve. Et le sumum du blues, pouvoir aller s'installer où on veut, quant on veut. Quelques semaines dans tel pays ou ville, et selon l'humeur, hop, quelques mois ailleurs. Le rêve de chez rêve!!! Ouais, je ne vivrais qu'en hôtel. Oh, en plus, même un qui vous promène votre chien. Pfff... Totalement géniale!

Vu le confort et le petit feu de cheminée, que le garçon d'étage était venu préparer sur mon claquement de doigts, je me suis endormie sur le canapé, et ça, ça ne m'arrive jamais chez moi.

Les petits bisous dans le cou et les petits câlins de Pascal m'ont réveillés. Ce n'était même pas tard. Il avait inventé une excuse bidon, a prétendu n'avoir pas faim. Il s'est contenté de tenir compagnie à Jess pendant qu'elle mangeait et s'était tiré à toute vitesse, impatient de venir me retrouver. Miam, je l'adore.

Ce soir là, pendait qu'on mangeait étalé devant la cheminée, Pascal m'a offert une bague.

J'ai encore le coeur qui bat chaque fois que je regarde cette bague, parce qu'elle me ramène le souvenir de l'éclat de ses yeux, au ton de sa voix et de tout ce qui a suivi. Et ce n'est pas parce que c'est une bague en diamant... A l'intérieur de la bague, il a fait graver nos 2 noms. J'ai trouvé ça vraiment, vraiment adorable.

Comment arriver à se détacher de quelqu'un d'aussi... impossible!

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313.1 -- Week-End.. Pascal

Publié le par JaneDo

Week-End.. Pascal
(8 nov 08 -sam)

Hum, que c'est bon de se réveiller auprès de la personne qu'on aime. Je l'ai regardé dormir, arrrrh, il est si chou-x. J'aurai pu le regarder longtemps, j'aurai pu y passer la journée, mais il a ouvert un oeil. Il a souri de son sourire adorable. Hum, moi, je ne souri jamais en me réveillant, faudra que je prenne exemple, parce que c'est drôlement chouette. J'ai sauté du lit pour vite aller me laver les dents pour revenir me jeter dans ses bras encore chaud (je déteste les baisers-poubelle au matin! Lui aussi, hihihi). D'habitude, je ne supporte pas d'avoir quelqu'un dans la salle de bains en même temps que moi, mais j'étais émerveillée d'être avec lui. Et on s'est lavé les dents en coeur. J'étais dans un état de félicité et ses petits bisoux dentifrises dans la nuque me faisaient frissonner et je riais comme une sotte.

J'essayais de ne pas le fixer, mais je le dévorais des yeux... miam. Qu'est-ce qu'il est bien fichu, arhhh. Je crois que j'aurai bien voulu pouvoir me réveiller tous les matins avec lui... Petit coup d'anxiété... Euhm, non. Et non, je ne voulais pas non plus aimer tant quelqu'un, parce qu'après, on se fait de la bile pour eux. On vit avec une angoisse permanente à l'idée qu'il pourrait leur arriver quelque chose. On pouvait même aller jusqu'à faire un pacte avec le diable et donner sa vie pour eux. Berk... non je ne voulais pas aimer à ce point, mais plus je le regardais et plus je me rendais compte que j'étais peut-être déjà fichue. Ouais, suis vraiment raide dingue de lui, ça me rendait faible.

On a aussi pris la douche ensemble, une longue douche, miam. Je passais mon temps à le dévorer des yeux. Ça aussi, c'est un truc que je déteste... heum... détestait! Je détestais que le mec que je fréquente dérange mon moment avec l'eau et dans la salle de bains. Mais Pascal, c'est pas pareil ;) Il m'a soulevée et emportée comme un fétu de paille pour me jeter sur le lit. On s'est larvé au lit et devant la cheminée tout le reste de la matinée et une grande partie de l'après-midi.

Le déjeuner avait été une petite merveille. Le genre de déjeuner que je ne prends qu'en vacances. Quant je ne suis pas en vacances, je suis bien trop stressée pour me relaxer et prendre de bons déjeuner; des oeufs aux bacons, miam-miam, de super bons petits croissants, de la confiture de toutes les sortes, de petites saucisses... hahhhh, il me fallait plus d'un matin pour me goinfrer de tout ça! Vivement demain matin!!!

A nous 2, on avait eu assez d'appels pour remplir un standard. Jess rappelait à Pascal qu'ils avaient rendez-vous. Elle était passée chez lui dans la matinée, comme elle ne l'avait pas trouvé, elle lui avait laissé messages sur messages. J'ai été m'enfermer dans la salle de bains sous le prétexte de me préparer pour le laisser téléphoner, mais j'avais l'oreille collée à la porte. Je n'entendais pas grand chose. Quant je suis sortie de la salle de bains je l'ai vu sur la terrasse, tête baissée, il avait l'air si abattu, ça m'a serré le coeur. Je suis sortie sur la terrasse l'entourer de mes petits bras pour lui transmettre ma force et tendresse en espérant que cela lui remonte le moral. J'étais en grande partie responsable de la plupart de ses problèmes, mais je ne voulais pas me sentir coupable.

  • -On ne tiendra jamais 5ans...

Il avait dit ça dans un souffle, en chuchotant, comme s'il se parlait à lui-même. Glups. Lui aussi pensait à ça? Il avait poussé un gros soupir. C'est drôle comme on peut facilement oublier ce qui se passe dans la tête des autres! Et qu'est-ce que j'aurai bien pu répondre à ça? Je n'en savais rien. J'étais presque sûr de pouvoir tenir 5ans, mais ce qui me faisait le plus peur, c'est... Est-ce qu'il m'aimera toujours, ou se fatiguera-t-il de moi? Ou, horreur, s'il se mettait à aimer Jess? Ou, encore plus angoissant, si une autre me vole son coeur?

  • -Et si on tient 5ans, on aura peut-être trop pris l'habitude de se voir comme ça... et peut-être que les aléas du quotidien nous détruira? Et quant on pourra enfin vivre ensemble, on se rendra peut-être compte que ce n'était qu'un mirage?

Wohhh, il me faisait peur! Heum, d'abord, je ne voulais pas vivre avec quelqu'un! Mais, ce n'était certainement pas le moment idéal pour le lui rappeler. Mais en plus, il avait raison, vivre ensemble était un "tue-l'amour" dont je me passais très bien. Mes ex, je les aimais beaucoup en "temporaire", mais en fixe, plus tellement. Leurs petites habitudes, leurs manies et tout, finissaient par me porter sur les nerfs. Il fallait avoir une sacré paire de couille pour vivre à 2, pour se marier et avoir des enfants. Fallait sacrifier sa vie pour l'offrir à quelqu'un d'autre ou à sa nouvelle famille. Les mecs, de nos jours, ont plutôt des cacahuètes, et les cacahuètes, je ne les aime que salés et avec un apéritif comme amuse-bouche. Je n'étais pas assez généreuse, ni assez courageuse pour offrir mon coeur en pature à quelqu'un et bien trop lâche pour me donner sans savoir ce que j'aurai en retour.

  • -Alors peut-être qu'on devrait profiter de chaque moment parce qu'on ne sait pas combien de temps ça va durer? Mais, moi, j'ai pas peur (menteu-euuuu-se! j'avais la trouille oui). Je t'aime, alors je veux bien essayer...
  • -Tu ne te rend pas compte que ça va être dur, très très dur et le mot peut difficilement exprimer à quel point. Tu crois vraiment qu'on a une chance d'y arriver? 

Il avait besoin d'être rassuré, je voyais des lignes se creuser sur son front adoré et ça me faisait l'aimer encore plus. On allait souffrir, c'était sûr, enfin... j'allais morfler, mais je ne pouvais pas renoncer à lui.

  • -Je ne peux pas... Je ne veux pas te faire vivre ça, ce serait trop moche...
  • -Ah non hein... écoute moi... ne me redis plus jamais ça, sauf si tu cherche un moyen de rompre sans me faire trop de mal. Ne redis plus jamais ça. Pascal... Je t'aime et je préfère un petit bout de toi que rien du tout. Je suis vraiment sérieuse, ne le redis plus jamais.
  • -Mais...
  • -Non, pas de mais. La prochaine fois que tu dira des trucs pareils, c'est que tu veux me plaquer.
  • -Ecoute moi...

Il a attrapé mes mains que j'agitais en parlant, à l'italienne, comme d'habitude quant j'étais sous pression!!!!

  • -Ecoute... C'est normal que je me pose la question. C'est normal que je ne veuille pas t'entraîner dans une sâle histoire. Jane... hé... C'est déjà dur aujourd'hui... alors essaie d'imaginer... 5ans de pire en pire?

Je ne voulais même pas le regarder, ni l'écouter, mais il a subitement arrêté de parler, et j'ai vu toute l'angoisse du monde traverser son regard. Ca m'a serré le coeur. Puis il a continué à détailler; les rendez-vous manqués, les 5 à 7, les petits rendez-vous en cachette, jamais assez de temps ensemble pour construire quoi que ce soit, l'enfer de ne pouvoir vivre une vie normale de couple rempli de quotidien, mentir, mentir tout le temps, etc etc... Arf... Il pensait que je sacrifiais ma vie.

  • -Je ne veux pas t'entraîner dans mon enfer. Je ne peux pas, non plus, te promettre de ne plus en parler.

Je l'ai fait me promettre de ne plus douter de moi, de ne plus me sortir des trucs pareils parce que ça me faisait peur. J'avais peur qu'il essaie de rompre et que je n'accepterais qu'il me dise ça, que si c'était vraiment ce qu'il voulait faire. Il allait essayer. Je me rendais bien compte que je lui mettais la pression. Que s'il voulait se simplifier la vie, il devait se débarrasser de moi... Afff, et ça, je ne voulais pas l'imaginer. J'étais prête à m'accrocher à lui, comme une huître à son rocher, aussi longtemps et autant que je le pourrais.

  • -Tu vas finir par me déprimer, je me mastique assez dans la tête toute seule. Si ça peut te rassurer, j'y pense aussi assez souvent.

Je ne sais pas si j'aurai dû lui dire ce qui a suivi, mais c'était déjà sorti de ma grande bouche avant que j'aie pu retenir les mots. Je regrettais seulement de souligner ce qu'il devait déjà savoir, et s'il n'y avait pas pensé, alors zut;

  • -C'est moi qui t'ai entraîné en enfer. A cause de moi, tu te retrouve... dans la merde.

Ca l'a fait sourire, il m'a fait taire en me prenant dans ses bras et en me rassurant avec ses baisers. Heureusement... parce que j'avais encore tout un wagon de choses à me reprocher. La chaleur de son corps et de ses caresses m'ont transportés au paradis de l'oubli.

Pascal devait aller retrouver Jess. De mon côté, je me suis larvée au lit. J'avais du sommeil à rattraper. Avant de partir, Pascal avait confié Maxou au garçon d'étage qui l'avait sorti pour moi. Maxou était tout heureux à son retour et dès que Pascal est parti, Maxou est venu dormir sur le lit à mes pieds. Maxou a toujours dormi aux pieds, dans le bas du lit. Térette, ma chienne, elle, quant elle le pouvait, c'est-à-dire, si la place n'était pas occupée par mon ex, elle dormait à mes côtés. Ma petite fifille était un vrai bébé. Bien sûr ses poils posaient un problème, mais j'adorais quand même l'entendre ronfler collée à mon dos. Ca me fait rire d'y penser, parce qu'autant je ne supporte absolument pas les ronfleurs, j'aimais entendre ma puce ronfloter.

Publié dans diary, jane-do, journal

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