Dimanche.... 18 juillet 2010
En rentrant, j'aurai au moins dû envoyer un message à Pascal, mais j'en ai même pas eu le courage. J'aurai dû, parce qu'en ne me trouvant pas à la maison, et le fait que je ne réponds pas au téléphone, c'était vite fait de deviner que quelque chose n'allait pas. Alors j'ai fini par répondre, ma voix tremblait.
Pascal pensait que je lui en voulais d'être sorti, comme s'il aurait dû rester parce que je ne voulais pas sortir. J'aurai pu en profiter pour alimenter la flamme de la discorde en lui faisait croire que oui, et lui faire prendre toute la responsabilité, mais ç'aurait été un peu vache. Si je ne voulais pas qu'il se doute de quoi que ce soit, je devais me foutre des claques et tout faire pour ne montrer aucun malaise.
Il est passé me chercher. Je n'avais pas très envie d'aller chez lui, sachant que Thomas était à l'étage me dérangeait un peu après ce qui s'était passé. Je ne voulais pas qu'il pense que je naviguais si facilement des bras de l'un à l'autre. Probablement qu'il ne se doutera même de ma présence, mais moi, je sais que j'aurai de la peine à ne pas y penser.
En rentrant, j'avais eu le temps de prendre une douche et de me calmer.
J'avais beaucoup de mal à regarder Pascal dans les yeux, maintenant, je me sentais coupable, avec la désagréable impression de l'avoir trahi. Oui, maintenant je me sentais très mal. Malgré tout, j'aimais passer la journée du dimanche chez Pascal, même si on restait enfermé toute la sainte journée.
Ciel, ce que j'aimais faire l'amour avec Pascal, c'était un bout de paradis, ce que c'était bon d'être dans ses bras. Quant il m'embrasse, j'ai l'impression de voler, de ressentir chaque fibre de mon corps reprendre vie. Je me suis demandée comment je pouvais oublier aussi facilement que quelques heures plus tôt, j'étais dans les bras d'un autre.
Le lendemain, Caro est passée faire du jogging avec Pascal. A son retour à la maison, Thomas l'a interpellé et il s'est invité à déjeuner. Moi, je suis restée cachée dans la chambre. Je crois que je n'avais pas trop envie de me retrouver nez à nez avec Thomas. Bah, au moins, j'ai pu traîner au lit.
Caro a essayé de s'incruster, mais Pascal et Thomas voulaient rester seuls, alors à contre-cœur elle est rentrée chez elle. J'entendais vaguement les garçons parler, je ne comprenais pas grand chose de ce qu'ils se disait, mais quant j'ai entendu mon prénom, j'ai sauté du lit pour me rapprocher précipitamment, silencieusement de la porte. J'ai juste entendu l'exclamation de Pascal;
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Huh? Qu'est-ce que tu raconte...
Là, j'ai perdu un litre d'eau à transpirer. Si Thomas lui disait quoi que ce soit, je le tonds et lui coupe la langue. Je ne le lui pardonnerai pas. Thomas n'était pas au courant des arrangements avec Jess, et j'avais peur qu'ignorant que je sortais toujours avec Pascal, il pense pouvoir se confier à son meilleur ami. La panique me rendait sourde, je n'entendais pas grand chose.
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Tu te fou de ma gueule, hein?
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Je peux te le prouver, Jane est là, elle est dans ma chambre...
Thomas a dû être surpris par ce que Pascal lui disait. J'ai su plus tard que, Pascal a fini par lui dire qu'on était toujours ensemble. Thomas lui avait demandé si ça le gênait pas qu'on se fréquente un peu plus, il pensait que c'était fini de toute façon avec Pascal. Quant Pascal a décidé de lui avouer que ce n'était pas ce qu'il paraissait, et qu'en fait il avait tout faux, qu'on se voyait toujours, Thomas a cru qu'il se fichait de lui ou, que c'était seulement parce qu'il ne voulait pas que Thomas fréquente son ex.
Dépitée, je me suis recouchée, je n'avais plus qu'à attendre... Je tremblais un peu quand même...
Arrrhh, au cas où Pascal aurait eu l'idée de venir m'extirper de la chambre, je me suis attelée à faire semblant de dormir. Ça n'a pas manqué... Rhhh. Je n'avais pas la meilleure place à ce moment là moi! Au moins, Thomas était tout aussi embarrassé que moi, mais j'espère que Pascal ne s'est aperçu de rien. Non en fait, je n'avais pas l'impression que Thomas était aussi mal à l'aise que moi!! Ou il le cachait mieux. J'avais cru qu'il l'était parce qu'il n'osait pas me regarder, tout comme moi, mais non, il avait l'air ok.
Thomas est parti à l'arrivée d'une bande de copains, on s'est recouché devant la télé, et on a passé tout le reste de la journée au lit. On a même mangé au lit. Un dimanche comme je les aime.
Pascal a quand même trouvé que j'étais bizarre. 1 ou 2 fois, j'ai remarqué qu'il fronçait les sourcils en m'observant. Je me suis même demandée s'il n'était pas au courant et attendait que je lui en parle? Je me sentais tout de même en tord, alors j'étais encore plus câline, et encore plus adorable. J'avais commis une faute, et je faisais tout pour me pardonner à moi-même. C'est vrai que j'étais plus silencieuse, j'évitais aussi son regard. J'avais peur qu'en plongeant dans mon regard, il puisse lire ma culpabilité, mon désarroi et surtout, ma trahison.
Pascal était tout câlin comme à son habitude, me couvrant de bisous pour un oui, pour un non. Plus il était tendre, plus je me sentais mal. J'avais de la peine à répondre à ses mots d'amour, à ses "I love you", j'avais l'impression de commettre un sacrilège, que ça sonnait faux, comme un mensonge dans ma bouche. Pascal, si tu savais comme je suis désolée...
L'empêche, j'avais de la peine à vraiment me sentir coupable; zut, c'est pas parce qu'on a un bel arbre qu'on adore dans son jardin qu'on n'a pas envie de voir la forêt, non? J'avais aussi envie de m'amuser même si je l'aimais à la folie! Je n'étais qu'une faible femme après tout, avec ses pulsions et ses envies!!
Même si personne, jamais personne n'égalera jamais Pascal pour la bagatelle, je devais reconnaître que j'avais eu envie des bras de Thomas, et c'était bien.
Pourquoi je ne pourrais pas de temps à autre faire un petit accroc? Aoutch, est-ce que c'était mon côté masculin qui parle là? Est-ce que l'été me brouille le système? Est-ce que je ne cherche pas à avoir l'argent et l'argent du beurre?
Thomas nous a proposé de les rejoindre pour prendre un verre, mais Pascal n'avait pas envi de bouger de la maison, ça m'arrangeait bien. Je n'en avais pas envie, mais je n'aurai pas osé le dire de peur que mon malaise transparaisse. Je crois que je suis auto-destructrice, chaque fois que les choses vont bien, il faut que je fasse une bêtise qui risque de tout gâcher, pfff!
Puis, aussi surprenant, je me suis dit qu'après tout, qu'est-ce que ça pouvait faire s'il ne le savait pas? Puis ce n'était pas grand chose, je m'étais juste amusée un peu, ça ne changeait rien à mes sentiments, alors pourquoi est-ce que je devrais me sentir coupable! Si j'étais un mec, je ne me sentirais absolument pas coupable! Dès ce moment, j'ai commencé à me sentir de moins en moins coupable. Après tout, je l'aimais à la folie, et coucher avec un autre ne changeait rien à ça. Dans ses bras, je ne pensais à personne d'autre.
En tous cas, si Pascal venait à l'apprendre, je le nierai tout en bloc et mentirais comme un arracheur de dents, même sous la pire des tortures, parce que sinon, ce serait la fin! Il ne me le pardonnerait pas.
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------ Ça n'existe pas! - 18.juil.10.dim - (199) ------