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184 - Toujours Crazy in Love... - (2/2)

Publié le par JaneDo

Samedi..... 3 juillet 2010
(2/2)

Independance Day demain... Évidemment, comme à son habitude, Thomas avait fait les choses en grand pour fêter ce jour vraiment spécial, pour tous les américains de la planète ;) L'air de rien, je me réjouissais vraiment de participer à la fête.

On s'était couché tard, vraiment tard, alors j'ai traîné au lit. Tant pis pour le déjeuner. Je ne pouvais tout de même pas passer toute la journée au lit, alors même crevée mortelle, je me suis levée vers midi. Arf, ces week-ends me crevaient, ensuite je passais toute la semaine à essayer de récupérer.

Pascal et ses copains ont passé le samedi après-midi a préparer les trucs pour le barbecue de ce soir. A minuit, il y avait les feux d'artifices pour la Fête Nationale. Pascal n'avait même pas l'air fatigué. Il avait le sourire, il semblait heureux, ça le rendait encore plus beau. Il était torse nu, miam miam, et portait un de ses bermuda genre militaire. J'adore.

Il discutait avec une bande, l'épaule appuyé contre le montant de la baie vitrée de la piscine, son acolyte Paul debout à côté de lui. En fait, ils discutaient avec des filles, et Marilou faisait partie de la bande. Ha! Yumi aussi! Pascal avait dû se baigner parce que ses bouclettes qui tombaient sur son visage rayonnant. Arhhh, trop mignon, tout bronzé. Oups, il avait les marques de mes ongles sur tout le dos. Oups oups!

J'aurai tellement voulu pouvoir trouver le courage de marcher droit vers lui, mais, j'avais une de mes petites attaques de timidité. Par contre, je ne ressentais pas la même gêne vis-à-vis de Thomas, alors j'ai été vers Thomas qui s'occupait du barbecue.

Hier soir en rentrant de boîte, Pascal et les autres ont continué la soirée au chalet.

Ils avaient fait sauté quelques pétards, et avaient même fait un bain de minuit sans maillot de bains. Ils s'étaient aussi couchés dans l'herbe pour regarder les feux d'artifices et les étoiles filantes. Zut, et moi j'avais raté tout ça!. Je m'en voulais. Quant j'avais été me coucher, Thomas était descendu pour les rejoindre et faire la fête. Merde, comment est-ce que j'avais pu m'endormir sans entendre le bruit! J'étais un peu envieuse d'avoir raté une chouette partie de la soirée, j'aurai peut-être réussi à passer un moment seul à seul avec Pascal. flûte!

Layne m'a embarquée par la taille pour m'entraîner discuter sur le ponton vers les bateaux.

  • Tu te souviens de la fête last year?
  • Oups, tu sais, j'ai pas une bonne mémoire.. Ou disons, la mienne ne fonctionne pas comme ça, alors disons vaguement...
  • Tu sais que c'est ce soir l'année passée que tu m'avais plaqué! Ici même?
  • Oups...
  • Tu ne te rappelle pas? Tu m'avais balancé à la gueule que tu voulais Pascal, que t'avais toujours voulu Pascal. Tu te rappelles?
  • Heum... Non.
  • Tsss, menteuse. Tu l'aimes toujours hein?
  • Oh ça oui!
  • Ça se voit! Pour ce que ça t'as apporté... J'suis pas parfait, mais je suis libre!!! T'aurais mieux fait de rester avec moi!!

Je regardais son profil, lui regardait la lune en souriant. Quelle chance que Layne ne m'en veuille pas plus que ça et qu'on puisse être ami. C'était agréable d'être en sa compagnie. Je l'aimais bien ce mec, s'il était incapable de se montrer fidèle, c'était probablement parce qu'il savait qu'il était plutôt mignon et qu'il pouvait se taper toutes les filles qu'il voulait.

Layne me disait qu'il regrettait que ça n'ait pas marché entre nous, que j'étais amusante et agréable. Il aurait aimé que je lui accorde autant de liberté que j'en accordais à Pascal. Il parlait de Caro bien sûr, c'était des compliments et ça fait plaisir.

Je n'ai pas passé beaucoup de temps avec Pascal pendant la journée. C'était comme si on était sorti chacun de notre côté, mais planté dans le même jardin. Mais une chose m'a fait vachement plaisir, j'ai remarqué qu'il me suivait partout du regard. Quant nos regards se rencontraient, il me faisait un petit sourire ou un petit clin d'œil et ça me faisait fondre de plaisir. Ridicule, rien qu'un sourire et me voilà qui me transforme en marshmallow, pfff. Donc, je n'étais pas la seule à le suivre des yeux, lui aussi :))

Je commençais à désespérer de réussir à l'avoir un moment à moi de toute la journée, quant en fin d'après-midi Pascal m'a enlevée pour m'emmener à la chambre. Miam, je l'adore. Apparemment, on avait les mêmes envies :) Pascal m'a promis de venir me réveiller plus tard et il m'a laissé faire une sieste.

Les origines asiatiques de Yumi lui donnait un petit côté exotique, c'était une très jolie fille. A la voir avec Thomas et Pascal, c'était facile de deviner qu'ils se connaissaient bien. C'était des amis d'enfance. Je l'aurai bien imaginée avec Thomas. Je me demande s'ils étaient sorti ensemble? Yumi était timide aussi, ce qui faisait partie de son charme.

Quant je suis descendue plus tard, j'ai remarqué que Caro semblait vraiment déprimée, elle n'avait pas bonne mine. J'avais oublié qu'elle ne travaillait plus dans la même boîte que Pascal. D'ailleurs, elle n'avait pas cherché autre chose, elle n'arrivait pas à s'y faire. Caro avait perdu son entrain et son côté pétillant, elle restait dans un coin, comme une âme en peine dévorant Pascal des yeux. D'habitude, elle allait vers lui, trouvait facilement comment s'intégrer à n'importe quel groupe, là niet. Je ne la reconnaissais pas!

D'après Layne, c'était clair, Pascal ne voulait plus d'elle et n'avait pas le courage de le lui dire. Il essayait de la plaquer en douceur. Ça me semblait bizarre, je n'y croyais pas. Encore d'après Layne, Marilou était devenu le nouveau centre d'intérêt pour Pascal, et pour s'être cassé les dents sur elle, Layne pensait que c'était réciproque. Là non plus, je n'y croyais pas. J'avais l'impression qu'il essayait de semer le doute dans mon esprit.

Plutôt efficace, du coup, j'ai passé la soirée à les épier, scanner chaque geste, chaque sourire, rire, chaque détail quant ils se retrouvaient ensemble. Mince, je n'avais pas envie de commencer à me scléroser le cerveau, j'étais plutôt préoccupée par Caro, elle m'inquiétait. Pascal aussi avait remarqué.

Tout le monde semblait d'humeur à faire la fête, sauf Caro. J'ai donc essayé de discuter avec elle. Elle a presque aussitôt fondu en larmes. J'étais un peu méfiante, ce n'était peut-être que du cinéma pour que je lui propose de passer la nuit dans notre chambre. Avec tous les efforts du monde, je me suis concentrée pour que ce genre de proposition ne traverse pas mes lèvres. Je ne voulais pas me faire avoir.

Après avoir quelque peu réussi à lui remonter le moral, je suis retournée à l'intérieur nous chercher à boire et nos clopes, à mon retour, Pascal était avec elle.

Elle lui demandait s'il pouvait passer vers elle, avant d'aller me rejoindre, vu le retour d'Ethan, elle se doutait bien que Pascal ne partagerait pas la chambre de sa femme, et devinait la suite. Pascal a dit qu'il ne pouvait pas, alors elle a commencé à chercher à lui faire accepter qu'elle passe la nuit avec nous. J'étais à cran, il n'avait pas intérêt à accepter. Heureusement, il n'a pas accepté. A cours d'arguments, il lui a dit qu'on avait voulu passer le week-end ensemble et on avait pas eu cette chance, parce que tout le monde est venu au chalet, et que lundi, ça ferait 2ans qu'on sortait ensemble. Pour une fois, il voulait que personne ne vienne gâcher cet anniversaire, et surtout pas m'imposer la présence d'une autre femme.

Malgré sa déception, Caroline a eu l'air de comprendre. C'était chou de la part de Pascal. Je me suis retirée discrètement pour les laisser.

On a mangé dans le jardin. Ce soir, je n'avais pas envie de me priver de lui, alors j'ai scouaté sa table. Pascal m'avait réservé une place à côté de lui. Caro était aussi avec nous. Je ne sais pas s'il avait reçu le feu vert de Jess ou pas, mais Pascal m'a passé le bras autour de la taille à plusieurs reprises, me faisait de petits bisous par-ci, par-là.

Puis on s'est éclipsé sous prétexte d'aller chercher du vin à la cave, et on s'est barricadé dedans... ;)

Pascal avait quelques verres dans le nez dans la soirée, alors il a oublié toute réserve; il me prenait par la main, me faisait des bisous, me collait à lui. Quant je lui ai posé la question, il m'a dit que ce soir, rien à cirer. Peut-être qu'on avait droit à une trêve pour la Fête National? Collé l'un à l'autre, on a admiré les feux d'artifices. Ce soir, il était à nouveau mon petit ami et ça me rendait follement heureuse.

Je sais bien que la plupart de ses amis qui pensaient qu'on avait rompu au retour de sa femme, devait se dire que j'étais vraiment idiote, peut-être même avoir pitié de moi, ils devaient penser que Pascal m'utilisait comme bouche-trou, même se moquer, mais je m'en tapais. Ils pouvaient bien tous me prendre pour la dernière des tartes, moi j'étais heureuse.

En souvenir d'il y a 2ans, à minuit, Pascal m'a prise dans ses bras et on s'est embrassé. Et tant pis si on était pas seuls. Que de souvenirs... Dire qu'il y a 2ans, j'avais osé me pointer chez lui sans penser qu'il aurait pu me jeter! Afff, je l'adore, et il embrasse toujours comme au 1er jour, comme un Dieu!

Marilou a posé quelques questions à mon sujet à Thomas, il me l'a dit. Il ne lui avait pas dit grand chose, ça, on pouvait lui faire confiance. Aucun des copains à Pascal ne lui répondrait, si elle voulait savoir quelque chose, elle devait s'adresser à Pascal lui-même.

On a joué à des jeux débiles, baignades, on a aussi bu plus qu'on aurait dû, mais c'était une soirée géniale. En plus, j'avais la chance d'avoir retrouvé mon homme.

* * * * * *
------ Still Crazy in Love with him!  (2/2) - 3.juil.10.sam - (184) ------
 

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184 - Toujours Crazy in Love - (1/2)

Publié le par JaneDo

Samedi..... 3 juillet 2010 
(1/2)

Presque 1h du matin, on a décidé d'aller en boîte. Ethan était rentré tout spécialement pour la Fête Nationale Américaine avec ses copains, mais aussi certainement pour venir rechercher Jess. Enfin, c'est ce que je pense. Le temps de poser ses affaires au chalet, Éthan nous a rejoint au Clochard. Dès qu'elle l'a vu, Jess a immédiatement volé dans les bras de son chéri.

A sa manière, je crois que Jess aime sincèrement Ethan. Thomas, toujours pas au courant de tout, n'approuvait pas le comportement de sa sœur et l'a fait savoir, Il aurait aimé qu'elle fasse plus attention, qu'elle soit plus discrète. Apparemment, Jess ne pensait pas que les préoccupations des parents la concernait!!!

J'étais un peu énervée. Elle avait monopolisé Pascal depuis son retour, et dès qu'Ethan pointe le bout de son nez, elle oublie toute prudence. Fâchée qu'elle ait tenu Pascal en laisse pour qu'il se tienne à carreau en public depuis si longtemps et c'était la 1ère à enfreindre les règles.

Pascal a été, je pense la rappeler à l'ordre. Ils se isolés dans un coin pour discuter, mais tout de suite après, elle est retournée faire son cinéma avec Ethan.

J'ai remarqué qu'au vue de la situation, plusieurs filles ont essayé d'en profiter pour approcher Pascal. Il est tellement chou et si sympa, mais c'est Marilou qui a eu la chance de pouvoir lui parler plus d'une 1/2h au bar. D'habitude, ça m'aurait sûrement fait péter un câble, mais Pascal dormirait avec moi et bientôt, Jess ne ferait plus parti du paysage, alors j'étais toute calme.

De retour à la table, Pascal m'a invitée à danser. Hmmm, j'adore tellement danser avec lui, que rien n'aurait pu me faire refuser, même pas le fait, qu'il le faisait probablement pour faire enrager sa femme. Ça m'a fait plaisir que Pascal m'invite moi, avant d'en faire autant avec Caro ou Marilou.

Pascal avait un t-shirt blanc sans manche, alors je pouvais poser mes petites menottes sur ses biceps, miam, j'avais envie de le bouffer. J'adore son odeur, collée contre lui, je le laissais me guider sur la piste. Il avait un de ses petits sourires tendres et mystérieux que j'adore et qui me donnait l'envie de lui sauter dessus. Il se mordait la lèvre, je devinais qu'il avait envi de m'embrasser. Je sentais les mouvements de tout son corps, j'avais envie de lui faire l'amour, là tout de suite. Arf, j'avais hâte que la soirée se termine pour me nicher au creux de ses bras.

D'après ce que Pascal m'a expliqué, Jess mettait en scène son départ. Pascal avait annulé notre soirée vendredi, parce que Jess voulait qu'ils ne sortent que les 2. Elle voulait qu'il ne se gêne pas pour s'énerver au cas où, Jess voulait déclencher une dispute, ce qui lui donnait un bon prétexte pour le quitter et retourner à Londres. C'était bien vu!

Pascal pensait quand même qu'ils devraient rester sur leurs gardes, pas Jess. Lui en tous cas avait l'intention de le rester, il ne voulait pas que son père lui fasse à nouveau un rappel à l'ordre.

Pascal m'avait demandé d'être compréhensive, il ne pouvait pas passer toute la soirée rien qu'avec moi. Il disait ne pas pouvoir rester trop près sans avoir envi de me toucher, ou de me prendre dans ses bras. Peut-être que c'était de bonnes excuses pour que je sois rassurée et que je me tienne tranquille? Tant pis si c'était le cas, quoi qu'il arrive ce soir, je dormirais dans ses bras. J'étais un peu verte quand même, il passait plus de temps avec Caro, qu'avec moi! Fais chier, notre week-end en amoureux prenait l'eau!!!

Pascal ne restait pas à la table, il discutait, faisait le fou avec ses copains ou dansait. Il a dansé avec Marilou, Caro et d'autres filles. J'ai préféré rentrer avec Thomas.

On s'est installé sur son lit et on a regarder un film en DVD. En fait, on a plus bavardé que regarder le film en somme. C'était une chouette fin de soirée en fin de compte. J'étais contente d'être avec Thomas, ça ne lui ressemblait pas pourtant de rentrer si tôt.

Thomas pense que si je tenais à Pascal, je devais lui rendre sa liberté. Pascal ne pouvait pas se permettre d'être sérieusement avec une seule fille. S'il était avec plusieurs filles, ça paraîtrait moins suspect, tandis qu'autrement, c'est une liaison et pas une aventure. Quoi dire? Les réflexions de Thomas me perturbaient et me faisaient mal. Pourquoi me disait-il ça?

Avant de m'endormir chez Thomas, j'ai préféré regagner ma chambre. Pascal n'est rentré se coucher qu'aux env. de 5h du matin. Je me suis endormie, et pourtant j'avais essayé de rester éveillé pour l'attendre. Ne pas dormir de la nuit, me faire réveiller par ses bisous ne me gênait pas du tout, bien au contraire. Sentir que je lui avais manqué toute la soirée, même si j'étais à 2 pas, faisait battre mon pauvre petit cœur endormi... Et il était tendre, et câlins...

On n'était pas les seuls à être encore réveillé... Jess et Ethan aussi... On les entendait! On n'avait pas pris la chambre dans l'attique mais celle voisine de Jess, au cas où Pascal devait retourner dans sa chambre avant le matin. C'était plus pratique pour les aller-retour entre les 2 chambres. Apparemment, Pascal ne devait pas savoir qu'Ethan serait là. Je me demande si le concert d'orgasmes était pour les oreilles à Pascal??? Ça n'a pas eu l'air de le lui faire plus que ça, ou sinon, il le cachait bien. On avait augmenté le volume de la télé, mais ses cris augmentaient comme le volume de la télé.

Je n'aurai pas dû, mais j'étais trop curieuse, je lui ai demandé ce qu'il ressentais de les entendre, d'entendre quelqu'un d'autre faire l'amour à sa femme. Ma question l'a quelque peu surpris, il n'y avait pas vraiment pensé.

  • Ben... Je sais pas... Pas grand chose.
  • Oui mais, tu.. D'habitude, enfin non, c'est ta femme, tu... Ça doit te faire bizarre de savoir qu'un autre... enfin...
  • Waouh, de la peine à trouver tes mots?

Pascal a ri. Arf, rire et sourire lui vont si bien. Son visage change, s'éclaire, et de petites fossettes se dessiner sur sa joue. Il a une belle bouche et de très belles dents.

  • Je pense que ça m'aurait fait quelque chose si je ne t'avais pas rencontré, ou disons, si je n'avais pas rencontré quelqu'un avec qui je me sens bien et que j'aime... Probablement. Mais, ce n'est pas le cas, donc, à vrai dire, je me sens soulagé. Soulagé de ne pas être responsable de la rendre heureuse. Je suis aussi soulagé qu'elle ne souffre pas de la situation entre nous... Ça répond à tes questions comme ça?

Oui, ça répondait à mes questions. Tout de même, je ne comprenais pas que ça ne lui fasse rien. Nous les filles, on était vraiment pas comme les garçons, on fonctionne vraiment autrement!!! C'était peut-être parce qu'on avait beaucoup plus d'imagination?!

Pascal a voulu recommencer à faire l'amour, on l'avait déjà fait 3x, je commençais à avoir mal. Si je ne venais pas de lui parler de ce qui se passait dans la chambre d'à côté, j'aurai essayé de lui faire comprendre que j'avais ma dose pour ce soir. Le problème c'est que, moi, ça me coupait un peu de les entendre, ça m'embarrassait. Et moi, ce n'était pas ma femme! Si j'avais pu, je me serais bouché les oreilles, ou augmenté encore plus la télé. Je faisais tout pour ne laisser aucun sons traverser mes lèvres. Très vite, j'ai oublié le bruit d'à côté et aussi que j'avais mal.

Le laisser partir? Le quitter par amour, pour son propre bien? Arfff, je ne pouvais pas!

Dire que ça va bientôt faire 2ans qu'on est ensemble, et j'éprouve toujours autant de passions pour lui... Je l'aime toujours aussi passionnément.

* * * * * *
------ Crazy in Love with him (1/2) - 3.juil.10.sam - (184) ------

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183 - W-E en amoureux foutu.. grrr!

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 2 juillet 2010 - 183

J'étais crevée et comme je n'avais pas beaucoup dormi la nuit de jeudi à vendredi, j'ai dormi tard. Zut, j'avais rendez-vous avec une copine, on devait passer l'après-midi ensemble. Je lui avais déjà fait faux bond hier, je pouvais difficilement lui refaire le coup aujourd'hui.

Aurore me proposait 20h chez elle, pour manger sur son balcon, mais ça ne jouait pas pour moi, j'avais rendez-vous avec Pascal! Mais, il a appelée pour annuler, il sortait avec sa femme, donc on se retrouverait plus tard. Pour ça, il devait me rappeler pour me dire comment on allait s'organiser. Hhhha! J'étais dégoûtée.

Si je l'avais su, je serais allée chez Aurore, pffff. J'ai attendu son appel des heures. Finalement, quant il m'a appelé, il m'a carrément dit, qu'il préférait que je ne sorte pas, pour éviter qu'on se retrouve nez à nez quelque part.

Pascal promettait de m'expliquer quant on se verrait. Petit indice, Jess rentrait à Londres finalement, qu'elle partait lundi matin.

Hééé?! Quant j'ai posé mon natel, je ne savais pas si je pouvais entamer une danse pour remercier le ciel ou si je devais m'inquiéter. Était-ce à cause de notre conversation du matin? Qu'importe, ça y était, elle s'en allait. Elle foutait le camp!!! JESS PARTAIT... enfiiiiin! Il était temps! Youpiiiiii! Je pouvais bien ne pas voir Pascal ce soir, un soir ce n'était pas grand chose... Youpiiiiii.

Apparemment, Éthan venait en Suisse pour le week-end, et arriverait sans doute dans la nuit. Éthan venait sûrement récupérer sa Jess!! Ohhh, je sens un regain de sympathie pour lui tout à coup!

Puis le programme a changé en cours de journée, Pascal a proposé de fuir au chalet. Il rêvait d'un petit week-end rien que les 2, tranquille, loin de tout le monde. Moi ça me convenait à fond. Petit chou avait pris congé lundi aussi, et on pensait le passer au chalet. On reviendrait le 4 juillet fêter Independance Day avec nos friends. C'était quelque chose qu'il ne pouvait pas manquer.

Lundi, ce serait le 5 juillet, ça fera 2ans qu'on est ensemble. Et je l'aimais toujours autant, sinon plus...

Toute contente, j'ai passé le reste de l'après-midi à essayer de préparer mes affaires. Je fonctionne mieux dans l'urgence, là, j'avais un peu trop de temps, et j'ai pris tellement de trucs, que pour finir, c'était comme si je partais pour 1 mois, pffffff.

On a pas pris le temps de défaire nos affaires, ni même de les porter jusqu'à la chambre, on les a laissé tomber à la porte pour se jeter sur le canapé du salon. Après Pascal nous a fait un petit feu de cheminée et allumé quelques bougies par-ci, par-là. Ça suffisait amplement comme éclairage. C'était vraiment le pied géant d'être enfin seul tous les 2, de se sentir libre. En tous cas, je nageais dans le bonheur.

On avait perdu la notion du temps. Lové dans les bras l'un de l'autre à se faire des mamours, on s'est endormi devant la cheminée à moitié à poil, on a même pas entendu la porte d'entrée. Mouais, ç'aurait été trop beau!

Heureusement, Paul était le 1er à faire irruption dans le chalet, portant des affaires qui devaient servir pour le barbecue pendant le week-end. De la bouffe je crois. Quant il nous a vu, il a eu un petit sourire entendu pour dire, qu'il se doutait bien qu'on se voyait toujours, qu'il n'avait jamais cru à notre rupture. J'ai pris la fuite vers la chambre et Pascal a apporté nos affaires 5mn plus tard. Personne, à part Paul, ou peut-être Thomas ne se doutait de quoi que ce soit. Ils devaient penser que Pascal était seulement le 1er à être arrivé au chalet.

Arrrh, j'étais dégoûtée... Impossible d'avoir la paix, même en fuyant au chalet. Quelle poisse!

La soirée avait l'air de ne pas trop mal se passer, sauf que je devais me passer de Pascal. Je ne serais même pas étonnée que l'idée de passer le week-end au chalet ne vienne de Miss Jess! Marilou et une de ses copines faisaient aussi partie de la troupe ce week-end. Elle restait à l'écart de la femme à Pascal, qu'elle regardait de haut. Quelle pouffiasse! C'était réconfortant d'être en bon terme avec Caro, parce qu'on se tenait compagnie. J'étais sa nouvelle meilleure amie. Layne et Alexia était là aussi, pas de Vania. Snif.

Peut-être parce qu'on avait passé pratiquement toute la semaine ensemble, Pascal a fait une petite connerie, enfin disons qu'on a fait une connerie; il m'a embrassée. C'était un petit oubli, une erreur. C'est seulement après l'avoir fait qu'il l'a réalisé ce qu'il venait de faire, et peut-être un peu à cause des regards surpris des autres. Moi aussi. On était assis côte à côte, et en quittant la table pour aller nous chercher des verres, tout naturellement, il a passé son bras autour de mes épaules et s'est penché pour me faire un bisous, comme d'habitude, comme il avait l'habitude de le faire, je lui ai tout naturellement tendu le visage. C'était un geste tellement naturel. Glups, on allait devoir faire plus attention à l'avenir.

Vers les minuit, on est tous sorti prendre un verre dans un des bar de la place, Le Clochard. C'était clair, Pascal essayait de se rattraper auprès de Jess. Hum, je ne comprenais pas trop bien la nécessité, parce qu'après tout, on avait bien prévu de passer le week-end au chalet rien que les 2, alors pourquoi faisait-il tellement d'efforts?

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------ W-E en amoureux foutu... Grrr! - 2.juil.10.ven - (183) ------

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182 - Retourne à Londres!

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 1er juillet 2010

Je me demande si je devais accepter ce cirque, aller dormir chez Pascal quant Jess est là, c'est vraiment bizarre! Je n'aimais pas vraiment l'idée, mais j'avais envie d'être avec lui, qu'importe comment. Je les ai entendu en parler, mais je n'ai pas saisi grand chose de leurs conversations. J'ai compris que Pascal lui demandait quant est-ce qu'elle repartait pour Londres. Je crois que le lendemain, les parents venaient dîner chez eux, ou le contraire...

Rien fichu de la journée, j'ai dormi jusqu'en milieu d'après-midi. Je voulais me lever pour passer boire le café avec ma sœur, mais arfff, j'étais hyper trop raide. J'avais aussi rendez-vous avec Aurore vers 13h, inutile de dire que je n'ai pas trouvé la force de me lever. J'ai seulement trouvé l'énergie nécessaire pour lui envoyer un message pour annuler et repousser à demain, même pas pour lire sa réponse!

Après l'entraînement, Pascal est passé me chercher pour m'emmener dormir chez lui. Pas une idée des plus lumineuse, sans ma voiture, je suis perdue. J'allais devoir rentrer en taxi. La vache, ça allait me coûter la peau des fesses!

C'est Jess qui nous a ouvert et m'a sauté au cou, comme si j'étais la Best Friend de l'année. Quelle comédienne! Barbie et un pote à eux étaient là, donc on a dû attendre leur départ pour aller se coucher, ou tout du moins pour aller se réfugier dans sa chambre.

Jess a ensuite insisté pour qu'on sorte avec eux, mais Pascal a refusé arguant la fatigue. Après le départ de ses amis, Jess nous a proposé un truc à boire, mais Pascal a refusé et m'a traînée par la main à sa chambre. C'était quand même un peu bizarre de se retrouver confiner dans la chambre et d'entendre Jess circuler dans l'appartement.

On a regardé la télé allongé sur son lit en se tapant des chips, ce qui fait qu'on a dû nettoyer le lit avant de se coucher. Hihihi, j'ai adoré.

On était comme des enfants à se chamailler, rigoler pour un rien, se courir après autour du lit, mais tout ça sans faire trop de bruits, pour ne pas embarrasser ou gêner Jess. J'ai fait mon plein de bisous-bisous pour les jours creux, et pour le taquiner, j'ai essayé de me refuser à lui, mais c'était peine perdu, je n'arrive toujours pas à lui résister. Dès qu'il sourit et me prend dans ses bras, je fonds, je me transforme en marshmallow.

Vendredi matin, Jess a tenu à me raccompagner, elle n'a pas voulu me laisser prendre un taxi. Heeeeeerrh, ça me faisait piver. Je savais que c'était parti pour les reproches, les réprimandes et toute la clique, et j'avais raison.

  • Tu devrais arrêter tout ça Jane, j'espère que tu es consciente que votre histoire n'aboutira à rien, que ça n'ira jamais nulle part? Si tu tenais vraiment à Pascal, si tu l'aimais vraiment, tu le laisserais tranquille. Il serait temps que tu disparaisses de sa vie tout simplement...
  • Et toi, il serait temps que tu repartes à Londres retrouver Ethan, non?

Cette fois, pas question que je la laisse faire son cinéma habituel. D'habitude, je n'aurai rien dit, mais faut pas pousser mémé dans les orties non plus. En plus, aucune chance que Pascal nous entende et je doute qu'elle lui rapporte notre conversation. Hum, mais je me trompais... Vache! Quelque part au fond de moi, je savais que Jess avait raison. Je n'étais pas avec lui parce que j'espérais quelque chose, je l'aimais c'est tout,. Le temps que ça durera, ben, ça durera, je serais heureuse.

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------ Retourne à Londres - 1er.juil.10.jeu - (182) ------

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181 - Petits Réglages

Publié le par JaneDo

Mardi 29 & Mercredi 30..... Juin 2010

C'est la coupe du monde de Foot en Afrique du Sud... Tout le monde se retrouve à Ouchy pour regarder le foot sur grand écran: Chili - Brazil... On a été rejoindre nos potes. Afff, le Chili a perdu, j'ai immédiatement envoyé un petit message à ma cops Chilienne parce que je savais qu'elle regardait aussi le match. Elle était toute déçue. Je n'aime pas spécialement regarder le foot, Pascal non plus, mais je pense c'était question de participer à la fête avec les copains.

Pas d'entraînement mardi soir, Pascal est passé chez lui ramasser quelques affaires pour venir passer la nuit à la maison. Mercredi, pareil. En public, on n'est que des amis. Je n'aurai peut-être pas dû accepter de monter dans sa voiture pour aller au match, mais Pascal avait, avec raison, peur que s'il ne venait pas me chercher, que je ne bouge pas de chez moi.

C'était sympa, on a retrouvé tout le monde au bord du lac, et malgré que ce soit Jess qui restait aux côté de Pascal, je ne me sentais pas abandonnée. Thomas restait là, collé à moi. C'était bizarre, mais par moments, il me faisait penser à Brian. God, ce qu'il peut me manquer celui-là! Thomas est tenace, et je dois avouer que c'est une qualité que j'admire profondément chez un homme. Une histoire de goût et de couleurs, mais c'est une qualité que perso, je trouve ultra attirante. Si je n'étais pas si folle dingue de Pascal, je sortirais sans doute avec lui, ne serait-ce que pour ça.

Par contre, je sentais les flammes de la jalousie me brûler de l'intérieur. Tous les gestes de Pascal et Jess l'un envers l'autre me faisait physiquement mal. Sa main posé sur la taille de sa femme, grrrr... Comme si j'avais des loupes à la place des yeux, je voyais sa main lui caresser le dos, la serrer, son doigt qui lui remontait le long de la colonne, ce qui la faisait frissonner et elle lui passait les bras autour du cou. Ils s'embrassaient comme s'ils étaient seuls au monde, comme s'ils s'aimaient vraiment. Peut-être s'aiment-ils vraiment? Je serrais les dents malgré le sourire que j'affichais, de voir Pascal si tendre, si tendrement lui faire des bisous sur le bras ou dans la nuque.

En rigolant, j'ai accusé Pascal de me donner de mauvaise habitude... On passait beaucoup trop de temps ensemble tout à coup, puis après se serait re-sevrage, je risquais d'avoir de la peine à reprendre mes vieilles habitudes!!! Ça l'a fait rire.

Comme pour faire chier, Jess était venue avec son frère, et on a dû la raccompagner avant de rentrer. Elle n'était pas très contente. Elle a proposé qu'on aille plutôt dormir chez eux, elle n'aimait pas qu'il découche ça pourrait leur causer des ennuis. Elle a prétendu que j'étais la bienvenue. Hum! Jess a insisté que c'était par prudence rien d'autre, personne ne se douterait que je dormais avec Pascal et non dans la chambre d'amis. Jess a fini par avouer que ça ne lui plaisait pas, mais qu'elle préférait ça, que de prendre le risque qu'ils se fassent choper parce que Pascal dormait chez moi.

Pascal voulait qu'on en discute tous les deux, en privé, mais ce soir, il n'avait pas l'intention de changer quoi que ce soit à notre programme. Je n'étais pas très chaude par l'idée, mais je devais reconnaître que Jess avait raison. Après en avoir discuté avec Pascal, on a décidé de dormir chez lui. Je devais juste passer chez moi me changer et prendre ma voiture.

5h40 jeudi matin... Je vais rentrer. Le jour commence à pointer le bout de son nez, la ville dort. Je me demande si je suis la seule debout? Sans doute pas, mais c'est agréable de le penser. Les oiseaux se font des appels, il fait bon, j'adore les écouter chanter... Pourtant, ça me rappelle de très mauvais souvenirs. Je me rappelle encore de ces gais chants d'oiseaux alors que mon cœur lui se brisait en milles morceaux. Je n'avais pas assez de larmes pour pleurer. J'avais été cherché de l'amour, du réconfort, mais là où j'étais, il y en avait pas. Il n'y avait que du vide, de la froideur, de l'égoïsme et aucune reconnaissance.

J'avais de la peine à comprendre comment quelqu'un qui avait prétendu m'aimer plus que sa vie pouvait me faire autant de mal. Je m'étais promise de ne plus jamais laisser quelqu'un m'approcher d'assez prêt pour me faire souffrir à nouveau. Et pourtant... J'aime aussi ces chants d'oiseaux qui me rappelle que c'est l'été, que la vie va se réveiller, qui me rappelle que je suis en vie!

Du coup, ça m'a fait penser à Jess, qui je crois, devais ressentir par moment ce que j'avais ressenti ce jour là! Non, je ne devais pas penser à la peine de quelqu'un d'autre. Niet, que dalle. Ce soir là, une autre dormait dans les bras de mon petit ami du moment, et elle, elle n'en avait rien à battre de la peine qu'elle pouvait causer à une autre fille. Cette fille savait aussi qu'il était avec quelqu'un quant elle avait commencé à le poursuivre. Bizarrement, ce n'était pas entièrement à elle que j'en voulais, mais à celui qui prétendait être ma moitié, mon autre moi. C'était à lui de mettre le "hola".

Pascal dormait. Dès que j'ai quitté son lit, il m'a cherchée de la main, comme si même en dormant, je pouvais lui manquer. J'ai longuement regarder ce visage que j'adore. Est-ce que je ne le laissais pas trop approcher? Lui avait le pouvoir de me faire souffrir.

Afff, peut-être me laisser encore un peu de temps...

Je voulais filer avant que Jess ne se lève. Je préférais éviter les problèmes. Puis, je me suis souvenue que je ne devrais pas traîner comme ça devant la maison. Si quelqu'un me voyait, j'aurai vraiment l'air bizarre, la tête levée à respirer le matin.

J'ai immédiatement plongé dans mon lit en rentrant. J'avais encore quelques heures de sommeil à rattraper!

* * * * * *
------ Petits Réglages - 29-30.juin.10.mar-mer - (180-81) ------

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179 - Au moins... je l'amuse ;)

Publié le par JaneDo

Lundi.... 28 juin 2010

Pour une fois qu'on avait une bonne tranche d'une soirée, on a discuté. J'avais des questions, des trucs que je comprenais pas, comme son attitude avec Caroline. Je voulais savoir s'il allait souvent chez Caro après son entraînement. Bon, je ne voulais pas non plus gâcher la soirée en piquant une crise!

Pascal essayait de mettre un peu de distance avec Caro, je ne comprenais pas pourquoi, alors je lui ai posé la question. La réponse était pourtant simple; avec Jess ici, Pascal pensait que c'était plus simple comme ça. Il ne voulait pas la faire souffrir parce qu'il tenait à elle, mais j'étais sa copine, pas Caro. Yo! ça m'a plaisir de l'entendre le dire. Pascal ne voulait pas avoir à partager le peu de temps qu'il avait à me consacrer avec Caro. C'était déjà assez compliqué comme ça. Il avait essayé de lui expliqué tout ça, de lui expliquer qu'avant même qu'elle fasse partie d'une tranche de sa vie, il y avait moi.

Ah ha!?!? Est-ce qu'il essayait de plaquer Caro??? Mettre les voiles??? Ooooouhh, ce serait trop cool. Faut juste que je reste en dehors, que je ne m'en mêle pas!!!

Words of Wisdom; Il fallait que je me remémore les conseils avisés de Sminette et de Petit Conseil d'une Amoureuse... Pas que je fasse de conneries!

Pascal m'a rappelé qu'il m'aimait, et que je devais essayer de ne jamais en douter. Et ça, ça fait vachement du bien de l'entendre. Il me le disait souvent, parce qu'il est comme ça, mais de l'entendre quant on a une discussion sérieuse, ça prend une autre dimension. J'aurai aimé qu'il me le répète encore et encore, avec ce même regard de feu, la même expression, le même ton, avec cette voix douce et tendre. Mais bon, j'aurai eu l'air bébête de lui demander ça, non? Hum, je l'ai fait.

Ça l'a fait rire (God, j'adore son rire, j'adore l'expression amusée qui passe sur son visage, arf!) et, après avoir répété ses mots, il m'a asticotée. Son expression n'était plus la même, il riait trop. Il a préféré me le prouver autrement qu'avec des mots. Le message est passé... Arf, est-ce que je fondais encore?

Évidemment, Pascal avait remarqué que durant le week-end, je ne le quittais pas des yeux, et que par moments j'avais tiqué de le voir parler avec d'autres filles. Il s'est un peu moqué de moi, en me taquinant. Ma jalousie l'amusait. Je crois que ça ne le dérangeait pas trop, que même, ça lui faisait plaisir. Je ne sais pas si c'était à cause de ça, mais il était encore plus chou-x et tendre, comme s'il voulait me rassurer ou me prouver que je n'avais rien à craindre des autres filles.

Afff... Je l'adore tellement... J'aime quant il me taquine, voir ses yeux s'illuminer de plaisir ou d'amusement. J'adore son odeur, sa voix... Merde, je suis vraiment raide dingue de lui.

Aujourd'hui, j'étais un peu stressée. J'avais des trucs urgents à faire, des trucs que je n'avais pas fait la semaine passée. Comme j'étais un peu plus en phase et plus calme d'avoir passé la soirée d'hier avec Pascal. Je lui avais piqué un de ces t-shirt pour garder son odeur avec moi. Hafff, comme un petit chien, j'avais besoin d'avoir son odeur avec moi. Je me suis mise au boulot. Le soir, j'ai été mangé chez ma sœur comme d'hab.

En rentrant, j'étais heureuse de retrouver Pascal sur le pas de ma porte. Il savait que j'étais chez ma frangine, alors il m'avait attendu. D'habitude, c'est toujours lui qui cherche à me traîner vers la chambre ou à me sauter dessus partout où il peut me mettre à l'horizontale, mais cette fois, c'est moi qui lui ait presque arracher ses vêtements pour lui sauter dessus. J'avais faim!

* * * * * *
------ Au moins je l'amuse! - 28.juin.10.lun - (179) ------

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178 - Obnubilée, jalouse, perdue...

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 27 juin 2010

Je pense que je n'étais pas la seule en train de mourir sur place, rongée par la jalousie, à mes côtés Caroline, elle aussi, se morfondait. On restait ensemble toutes les deux, on se tenait compagnie. Quant Pascal et Jess ont décidé d'aller se coucher, j'ai enfin réussi à décoller mes fesses de mon siège pour aller aussi me coucher. Lamentable non!

Je ne m'attendais pas à ce que Pascal vienne me rejoindre, alors quant Caro m'a demandé si elle pouvait partager ma chambre, j'avais accepté. C'était vraiment pas très malin. Peut-être une demi heure après avoir prétendu aller se coucher, Pascal s'est faufilé dans ma chambre vers les 1h du matin. Afff, trop mignon avec son truc sans manche qui laissait voir ses bras musclés et son bronzage parfait. A croquer!

Après la surprise de trouver Caro là, Pascal a dû lui demander de retourner dans sa propre chambre. Glups, ça m'a quelque peu surprise, mais ravi aussi. J'ai été obligée de me joindre à lui, malgré les suppliques de Caro pour rester. Elle promettait de se tourner dans l'autre sens, de ne pas nous déranger... J'ai même eu peur qu'à la fin, Pascal ne se décide à repartir. C'était chiant, j'aurai dû réfléchir avant de lui dire d'accepter qu'elle passe la nuit dans ma chambre.

Pascal avait raison, fallait qu'elle s'en aille. C'était difficile de la faire partir sans devenir désagréable, et on ne pouvait pas sortir de la chambre pour aller à la sauna ou ailleurs, sans prendre le risque de se faire surprendre. Poisse! Si quelqu'un nous voyait, tous les efforts que Jess et lui faisaient serait foutu, réduit à néant. De plus, son père risquerait de revisiter notre cas et j'avais peur qu'on finisse par devoir se séparer.

Caro le suppliait du regard et je pense qu'elle a dû avoir les larmes aux yeux, parce que d'après son geste, il avait dû essuyer une larme. Pascal l'a ensuite serré contre lui en lui caressant les cheveux. Encore une petite bouffée de jalousie et même un peu de fureur a parcouru ma colonne vertébrale. J'étais fâchée de l'avoir invitée dans ma chambre parce qu'elle m'enlevait de précieuses minutes avec Pascal, fâchée qu'elle réussisse encore à être le centre de la planète, d'avoir la 1ère place, encore une fois avant moi.

Mais, je dramatisais... Je crois que c'est "Sminette" qui a dit une fois que; nous les filles, on avait tendance à dramatiser, ben elle a raison. J'ai cru fondre comme une petite sucette sucrée quant j'ai entendu Pascal lui demander gentiment de nous laisser, qu'on avait pas souvent l'occasion de passer du temps ensemble. D'abord, même si j'étais à 2 pas, ma tête était tellement embrouillée que je ne saisissais pas ce qu'il lui disait, c'est seulement sa voix douce et tendre qui m'a fait revenir sur terre pour écouter, rongée par la jalousie. God! ce que je déteste cette jalousie!

  • ...ce serait gentil. Tu sais, Jane a été adorable de te laisser dormir là, ne lui fait pas le regretter, hein? Tu sais, on a pas souvent l'occasion d'être ensemble, rien que les 2... alors, tu veux bien nous laisser pour cette fois?...

Comme je l'adore ce bonhomme... Ses cheveux tombant devant ses beaux yeux verts, ses mollets, ses pieds nus, la courbe de ses fesses musclées, mignons et parfait dans son bermuda kaki, son menton carré... Arf, il est trop à croquer, trop choux. Je trouvais adorable sa manière de lui parler si gentiment. Pourtant, j'avais envie qu'elle disparaisse illico presto que je puisse le manger tout cru. Sa gentillesse est une de ses nombreuses qualités et qui me rend croque dingue de lui.

Pascal avait beau insisté, Caro continuait à s'accrocher. Je commençais carrément à en vouloir à Caro, mais j'étais aussi consciente que c'était de ma faute. En fin de compte, Pascal lui a proposé d'aller faire un tour, faire une sauna et de revenir dans un moment. Quelle poisse, Caro est tenace, rien à faire pour la faire partir.

Heureusement pour elle, Pascal est un type super gentil, ce qui lui causait souvent des problèmes. Ce n'est pas un de ces sale type qui lui aurait dit de se casser, point barre, et l'aurait fichu à la porte sans ménagement.

Je me suis promise de ne pas manquer de lui rappeler ça demain, et lui dire ce que j'en pensais. Pour l'instant, je l'ai prise à part et gentiment à mon tour, je lui ai demandé de nous laisser, sinon, je ne la laisserai plus venir dormir dans ma chambre ou ailleurs. Caro a fini par accepter de nous laisser en me soutirant la promesse de ne pas fermer, pour qu'elle puisse revenir plus tard pour dormir. Une vraie sangsue!!

Dès que Caroline a passé la porte, je me suis jetée sur Pascal. A la corbeille ma réserve habituelle. On a pas perdu notre temps à parler de Caro, elle avait déjà assez failli me gâcher la soirée comme ça. Mais Caro n'avait pas dit son dernier mot, et elle n'avait pas fini d'être une épine dans mon pied. 20 minutes après, elle se re-pointait dans ma chambre... Arh! On avait pas terminé, et Pascal s'est retiré. Arhhhh, je vais la couper en mini morceaux, jeeez!!!

J'ai compris plus tard qu'il ne voulait pas que Caro s'imagine qu'on allait s'amuser à faire l'amour à 3. J'ai compris plus tard aussi, parce qu'elle me l'a avoué; que c'était ce qu'elle espérait. Elle est arrivée en plein pendant qu'on faisait l'amour, elle pensait se mêler tout simplement. Apparemment, cela faisait un moment que Pascal ne l'avait plus touchée et ça lui manquait. Hum, c'est pas franchement jojo de l'entendre parler de ça, ça me met toujours très mal à l'aise.

Pascal ne voulait pas s'endormir là, mais 20 minutes, c'était peu pour passer du temps ensemble, alors il est resté encore un peu. Il faisait hyper chaud, collé tous les 3, Pascal en sandwich entre nous deux, on a fini par s'endormir. Arhhhh, qu'est-ce que j'aime son odeur!!! Le pauvre, il devait avoir chaud. J'ai regretté de ne pas avoir mis la clim.

Quelques heures plus tard, la montre de Pascal a sonné et il a sauté du lit, s'est habillé en 4ème vitesse pour filer vers la chambre de sa femme. Je me suis rendormie aussitôt après son bisou.

Quant je me suis réveillée, vers les 10h, Caro était déjà partie. Je l'ai retrouvée sur la terrasse en train de déjeuner, un fusil à pompe à la place des yeux, assise à côté de... Marilou! Marilou l'avait passée à la moulinette à propos de Pascal comme un capitaine de la Gestapo. Jess et Barbie étaient dans le jardin avec les garçons. Les panneaux vitrés de la piscine étaient grandes ouvertes, et certains pataugeaient dans l'eau. J'ai dû m'asseoir face à Marilou, sinon en me mettant à côté de Caro, on aurait eu l'air d'une rangée d'oignons. Donc, je me suis retrouvée à côté de sa copine, une sorte de planche à pain avec une tignasse blondasse.

Marilou avait remarqué qu'on avait l'air de plutôt bien s'entendre avec Pascal, qu'on semblait proche, alors Marilou a continué son inquisition; savoir depuis combien de temps on le connaissait, ce qu'il aimait, des questions sur ses amis, son couple. Elle voulait tout savoir sur lui et aussi si Jess et Pascal formait un couple aussi uni qu'il y paraissait. Caro et moi, nous nous sommes regardée... Glups!!! Vania et Caro avaient raison, cette Marilou s'intéressait à Pascal...!!! Si elle savait pour Pascal et moi, en tous cas, elle n'a rien montré. De toute façon, on savait parfaitement, une fois qu'on aurait quitté cette table, elle continuerait son petit jeu, à nous ignorer. J'avais un peu les boules quand même, parce qu'elle n'était pas laide.

Dès que Jess s'est pointée avec Barbie, Marilou et sa copine se sont éclipsées.

Quelques minutes plus tard, comme s'il suivait sa femme partout, Pascal est venu lui aussi prendre un café et traîner sur la terrasse. On a bavardé un moment avant d'aller rejoindre les autres. On a passé une super journée sportive et de détente. J'ai joué au Volley, j'aime assez, et je dois dire que j'suis pas trop nulle.

Un peu bizarre, mais Thomas me dit que je suis toujours tellement obnubilé par Pascal, que je ne vois rien, ni personne d'autre, que j'étais même distante avec tout le monde. Il trouvait que j'avais l'air d'évoluer dans une petite bulle et que je ne fonctionnais qu'en fonction de Pascal.

Thomas avait remarqué mes regards en direction de Pascal, seulement préoccupée par ce qu'il faisait que j'avais l'air d'avoir oublié de m'amuser. Hum! Il pensait savoir ce que je ressentais dans ces moment là, il l'avait lu dans mes yeux. Il avait l'impression parfois que je ne savais pas penser à autre chose que Pascal, et que je ne remarquais pas ceux qui tentaient vainement de capter mon attention, de faire partie de ma vie, de mon monde. Je le savais, mais c'était plus fort que moi!

Vers les 18h, on a repris la route pour tous rentrer. Le week-end était déjà terminé.

Pascal me retrouvait plus tard chez moi, après avoir été manger avec Jess et une bande de potes. J'étais trop contente. C'était lui qui l'avait proposé, apparemment son besoin d'espace était terminé? Thomas m'a proposé de l'accompagner pour aller manger avec tout le monde, mais j'ai refusé. Après avoir eu Caro dans les pattes, hier soir, je préférerais ne pas programmer quoi que ce soit qui risquerait de perturber mes retrouvailles avec Pascal plus tard.

Je piaffais d'impatiente de le voir arriver... Vers les 21h30, enfin il était là... Tout entier, en chair et en os ;) Les cheveux devant les yeux, les mains dans les poches, appuyé au montant de ma porte avec son petit sourire coquin... Vraiment trop sexy! S'il pouvait mesurer à quel point je l'aimais, je crois qu'il aurait peur!

Comme j'étais contente de le voir... Je l'avais pour moi toute seule, jusqu'au lendemain matin...

* * * * * *
------ Obnubilée, jalouse, perdue... - 27.juin.10.dim - (178) ------

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177 - Les affres de la jalousie

Publié le par JaneDo

Samedi..... 26 juin 2010

Exigeant et impatient, Pascal ne m'a pas laissé le temps de dire quoi que ce soit. Épuisée de bonheur, je me suis endormie dans ses bras. Je me souviens juste que le jour commençait à pointer le bout de son nez et que les oiseaux chantaient déjà.

Son natel n'avait pas cessé de biper. Je sais qu'il a rappelé quelqu'un, mais moi, j'étais déjà en route pour me jeter dans les bras de Morphée, au pays des merveilles. Mais je n'y suis pas restée longtemps, Pascal m'a réveillée pour me demander si ça ne me dérangeait pas qu'on aille plutôt dormir chez lui. Rhhhh, déjà somnolente, j'avais mal partout, j'étais trop naze pour me relever et m'habiller.

Les appels incessants venaient de Jess. Si Pascal ne pensait pas monter au chalet, elle préférait qu'il ne découche pas, et insistait pour qu'on aille dormir plutôt à la maison. Elle n'aimait pas le savoir ailleurs. Et ça c'est pour faire court, parce que Pascal a essayé de m'expliquer, mais ma tête ne suivait pas. J'ai compris en gros.

De mon côté, malgré mon état semi-réveillé, je savais que ça ne servait à rien que j'aille chez lui, parce que je retournerais chez moi quelques heures plus tard..

Mais je n'avais pas tout compris. En fait, on était sensé aller au chalet ce week-end, toute l'équipe y était déjà. Pascal n'avait pas pu monter en début de soirée parce qu'il devait bosser avec Marilou. Donc, avant que je ne sombre carrément dans le sommeil, Pascal essayait de savoir ce que je voulais faire; aller au chalet ou rester ici? C'était un peu trop pour moi.

Cassée en milles morceaux, morte de fatigue, je n'ai pas trouvé l'énergie nécessaire pour sortir de ma torpeur.

Je ne suis pas sûr de ce que j'ai baragouiné et j'ai sans doute dû me rendormir, parce que je n'ai pas entendu Pascal partir. A mon réveil, j'ai trouvé son petit mot; il allait au chalet. Le temps de passer chercher sa femme, ils sont parti directement au chalet.

Quoi faire? Aller au chalet ou non? Est-ce que Caro était déjà là-bas aussi?

Je n'aurai jamais dû appeler, Caro était dans tous ses états. Elle n'était pas au chalet, Pascal lui avait demandé, ou disons plutôt suggéré de ne pas monter. Elle était tellement déprimée que me voilà qui part chez elle pour la consoler. Probablement aussi, quelque part, par curiosité. Non, je pense que j'avais sincèrement mal au cœur de l'entendre dans cet état.

Caroline avait senti que Pascal s'éloignait d'elle, et vendredi soir, elle avait insisté pour qu'il passe. Il avait essayé de lui dire qu'il ne pouvait pas, alors elle avait fondu en larmes et finalement, il est passé. Elle regrettait maintenant d'avoir tellement insisté, il aurait mieux valu qu'il ne passe pas. Glups, inutile de lui dire que je ne voulais pas non plus qu'il passe chez elle, que je m'étais sentie trahie qu'il la fasse passer avant moi, elle avait déjà assez de peine.

En fait, Pascal a essayé gentiment de mettre des distances entre eux et Caroline était persuadée que c'était à cause de se qu'elle pressentait qu'il se passait entre lui et Marilou.

  • Tu fantasmes... Pascal m'a aussi demandé de lui laisser du temps, il avait du mal à gérer la situation avec Jess, et... nous.

Dire que j'ai utilisé le "nous"!!! Entre 2 hoquets, Caroline continuait de plus belle. Sa voix tremblait et elle aussi.

  • Je t'assure que je ne me fais pas d'idée. Je t'assure que Jess aussi sent le vent tourner. Regarde mieux, tu verras qu'elle pressent aussi quelque chose, regarde comme elle les surveille, tu verra... T'es la seule à vivre dans ta bulle et qui ne voit rien.

Je ne voulais pas, je ne voulais pas et je ne voulais pas me mettre à flipper à cause de Marilou ou qui que ce soit d'autre. Non, non et non. Je voulais faire confiance à la vie, à l'amour, faire confiance à Pascal. Glups, mais est-ce qu'il m'aime assez pour ne pas...? Oh, STOP, je ne voulais pas me poser ce genre de question, sinon j'allais me laisser entraîner dans les méandres de la jalousie. J'étais déjà sur la corde raide, à la porte, non dans le couloir, je dirais, et souvent j'y mets un pieds et j'ai toujours réussi à ressortir de là. Alors je ne voulais pas tomber dans la jalousie, on en sort que difficilement et péniblement, et surtout, quant on a tout fichu en l'air.

Malgré tout, je sentais les titillements, les picotements... Je crois que c'était trop tard, j'étais déjà tombée dans les affres de la jalousie!

Malgré ce que Pascal lui avait demandé, j'ai quand même proposé à Caro de venir au chalet et elle a accepté. Je crois qu'il était difficile pour elle de refuser. Et même si je ne lui l'avait pas proposé, je crois qu'elle aurait fini par y aller quand même!

Le temps de se préparer chacune de notre côté, on s'est mise en route en fin d'après-midi. J'avais eu Pascal au téléphone, et je n'ai pas osé lui dire que je ramenais Caro!!! Bizarrement, j'ai eu l'impression que Pascal aurait voulu que je n'y aille pas non plus. Tout ses explications, comme quoi, il serait avec sa femme, que je devais me rappeler qu'on ne pourrait pas se comporter autrement qu'en amis... Bizarre! Rien que pour ça, je voulais encore plus monter.

On est arrivée en début de soirée, et je dois avouer que j'ai remarqué la surprise de Pascal...
Désagréable surprise de mon côté, c'était de voir Miss Marilou au chalet!

Il me paraissait assez évident d'emblée que la présence de Caroline n'était pas souhaitée. Ça m'a fait mal au cœur. Tout le monde était poli, mais une certaine froideur ou distance, je ne saurai mettre le doigt dessus, mais c'était clair, elle n'était pas prévue! Je notais un certain agacement aussi. Je me demande si ça venait de Pascal en particulier?

Pendant la grillade dans le jardin, je me retrouvée assise à côté de Pascal, ce qui fait qu'on a pu se parler beaucoup plus que d'habitude. Je ne sais pas si ces quelques jours de réflexions y était pour quelque chose, mais Pascal semblait beaucoup plus détendu et beaucoup plus présent. On avait établi une sorte de code de conduite, et comme avec n'importe quel autre pote, on réussissait à passé la soirée ensemble à discuter, rigoler, collé côte à côte. Il ne me prenait pas la main, ni sur ses genoux, mais il était à côté de moi. Même quant Jess venait se planter sur ses genoux, on continuait comme si de rien. Quant je m'éloignais, Pascal venait me rejoindre et restait près de moi comme si on était inséparable.

J'avoue que c'était hyper agréable.

Mon regard est tombé sur Caro au bord des larmes, plantée dans un coin, à l'autre bout de la table. Je l'avais un peu oubliée. Ensuite, quant on a bougé, j'ai fait attention de ne pas la laisser trop seule.

On a passé la soirée à l'extérieur, dans le jardin du chalet. Il y avait une petite brise nocturne, c'était vraiment, vraiment agréable. L'odeur de Pascal m'enivrait aussi. J'aime son odeur, je ne sais pas si c'est son parfum, son after-shave, mais j'adorais le renifler. Je ne pouvais pas me jeter sur lui pour le snifer.

Je croyais que je... J'étais persuadée que je ne tomberais pas dans les tréfonds de la jalousie, mais je me suis rendue compte ce soir, que c'était trop tard, j'étais perdue. J'étais jalouse! Je tiquais, frémissait de voir n'importe quelle fille poser la patte sur Pascal. Même Jess. C'était lamentable, mais j'avais des frissons, le cœur qui lâchait aussitôt; c'était de la jalousie pure et simple.

Pascal pieds nus, dans son polo blanc par dessus un de ces bermuda pleins de poches, s'occupait du barbecue avec Thomas et Antony. La copine d'un de ses potes l'a touché, en posant sa main sur son dos, elle voulait juste se faire servir, et vu le bruit, Pascal s'est penché vers elle et ça m'a mis dans tous mes états.

Embarrassée, j'ai vite jeté un coup d'œil autour de moi, espérant que personne n'avait remarqué, j'avais l'impression que ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Mais Thomas avait remarqué. Hum.

J'étais foutue, vraiment foutue. Je crois que c'est à cet instant même que je me suis rendue compte que c'était trop tard, et que je n'arrivais plus à rien contrôler. J'étais devenue vulnérable.

On a passé une chouette soirée malgré les moments où je sentais mes battements s'accélérer dangereusement quant Pascal parlait ou approchait d'autres filles, ou quant je le voyais rire. Tout me rendait nerveuse; de voir les petites fossettes se dessiner sur sa joue quant il souri, de le voir se pencher vers une autre pour l'écouter lui raconter des trucs à l'oreille, le voir se mordiller l'intérieur de la joue, même de regarder ses cheveux tomber devant ses yeux quant il baissait la tête et de voir une autre le remarquer aussi me rendait malade,... Afff, c'était horrible. C'était ça la jalousie, cet horrible virus qui te bouffe de l'intérieur.

Même si j'en avais envie, je n'ai pas pu quitter la soirée pour aller me coucher tant que Pascal était là...

* * * * * *
------ Les affres de la jalousie - 26.juin.10.sam - (177) ------

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176 - Vendredi en montagne russe!

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 25 juin 2010

Ha vendredi enfin, j'en pouvais plus, la semaine m'a semblé éternelle! Ce soir, j'allais mangé avec Vania. Elle m'avait manqué, ça faisait des lustres qu'on ne s'était pas vue. Je suis impatiente de l'entendre me raconter, de long en large et en travers, ses petites histoires perso, moi aussi j'en avais un paquet à lui raconter.

On a été au Churrasco. On était tranquille, on s'était trouvé une petite table tout au fond. Le temps de manger, on a filé chez elle. Le problème avec les restos et tout, c'est qu'on ne peut pas fumer, alors on est quand même mieux chez soi.

Qu'est-ce qu'on a ri... Bon, on a failli aussi pleurer, mais comme tout était du passé, on a préféré rire de nos conneries. Par contre, Vania trouvait que c'était une très mauvaise idée de faire copine-copine avec Caroline, elle la trouvait pas nette. Elle m'a fait aussi remarqué un truc auquel, va falloir que je réfléchisse; que faire si je deviens trop amie avec Caro et que Pascal ne veut plus la voir, ou que je ne veuille plus qu'elle approche de mon mec???

Pour Vania, c'est sûr, Marilou drague Pascal. Elle l'avait très peu vue, mais c'était la 1ère chose qu'elle a remarqué. Zut, va falloir aussi que je sois vigilante là aussi. Quoique, ça m'emmerdait! Après tout, Pascal est un grand garçon. Quand même, je ne voulais pas souffrir bêtement... Baf, pour l'instant, je n'avais pas envie de me donner des maux de têtes avec ça. Je me suis promise d'y réfléchir plus tard.

22h, 23h... Toujours pas d'appel de Pascal, je commençais à m'inquiéter! Plus le temps passait, plus j'avais les boules. Et s'il ne m'appelait pas? Je crois que là, j'aurai des raisons de m'inquiéter. Rho, je n'arriverais pas à fermer l'œil, ma tête se mettra à me jouer des tours.

Bon, inutile de continuer à me torturer, je l'ai appelé. Pas de réponse. Je crois que j'avais dû perdre la moitié de ma taille d'un coup, réduite à la taille d'une épingle à cheveux. 10mn plus tard, il me rappelait. Le hic, c'est que j'avais eu le temps de l'imaginer dans les pires situations, j'avais le cœur dans la bouche. J'étais nerveuse à mort. Carrément nul.

Ça va bien, il était crevé et pensait justement partir. Ils n'avaient pas terminé, mais il était crevé et mon appel tombait à pic. Il n'avait pas vu tout de suite parce que, non seulement Jess, mais aussi Caroline avaient passé la soirée à l'appeler. Il ne pouvait pas bosser en même temps et resté pendu au téléphone.

Pour éviter qu'il trouve normal de couper son natel ou utilise ça comme excuse à l'avenir, je lui ai quand même rappeler que c'était vendredi soir, et qu'il n'était pas sensé travailler, c'était normal qu'on essaie de le joindre! Donc, c'était impardonnable qu'il ne réponde pas à son téléphone. Pascal a reconnu que j'avais raison.

On était toujours au téléphone quant il a pris la route.

  • Dis, on peut se retrouver plus tard chez toi? Heum... Écoute, je pensais passer vers Caroline, elle avait pas l'air d'avoir la forme. Ça te gêne pas?

Ben là, je regrettais d'avoir passer mon temps à jouer la forte, parce que du coup, c'est moi qui passait en dernier! Je crois que ma réponse l'a surpris. Glups! C'était rare que je me laisse aller à être aussi franche, mais faut pas pousser mémé quand même!

  • Ça me gêne!
  • Oh... Euh, ok, ben j'arrive.

Je me doutais bien que dès qu'on a raccroché, il a dû appeler Caro. Mais bon, j'étais encore chez Vania et il fallait que je mette le turbo pour rentrer. J'étais presque arrivée quant Pascal m'a rappelée pour me dire qu'il voulait faire un saut chez Caro et en profiter pour rentrer se changer. J'étais en boule. Je ne lui ai pas fait de scène, mais c'était limite. C'était inutile que je fasse des pieds et des mains pour qu'il n'aille pas chez Caro, je sentais qu'il le ferait quand même, alors je l'ai bouclé.

Pascal promettait de ne pas faire long.

Minuit toujours pas là! J'avais vraiment les boules. Si je m'écoutais, je fermerais ma porte à double tour et qu'il aille se faire pendre ailleurs. Mais bon, si je faisais ça, qu'est-ce qui l'empêcherait de faire demi tour et de retourner chez Caro? Rien à foutre, je ne lui ouvrirais pas. Après j'aurai une bonne raison de lui faire la gueule et de l'envoyer péter.

Oui, mais s'il reste à insister que je lui ouvre, comme il sait si bien le faire? Là, j'aurai l'air d'une idiote jalouse, et je ne saurais pas comment garder la face! Hum, dilemma!

Si je finissais par lui ouvrir, il me faudrait me lancer dans une scabreuse explication, du pourquoi du comment je suis fâchée, pas vraiment le meilleur des rôles pour moi. Ma tête se videra comme une cruche percée, je ne trouverais pas mes mots et je finirais par me sentir idiote! Non, je le laisserai rentrer.

Si je le laisse partir, je serais obligée de lui faire la tête, donc tout le week-end, ce ne serait pas très malin. Il me manquera trop et je ne saurais pas comment poser les armes. Pfff, il y avait pas moyen, je devrais le laisser entrer, c'était moins pire que de l'envoyer balader, mais je lui ferais un peu la tête. Pas question que je le laisse penser que c'était normal de me faire passer en dernier.

1h du matin... Je me demande ce que c'était pour lui; pas longtemps!!! J'étais à 2 doigts d'éclater comme une bombe nucléaire et de tout péter dans mon appart de colère, mais il est arrivé juste à temps. J'avais quand même les boules!

Évidemment, dès que je l'ai vu, ma colère a fondu comme neige au soleil. Si on me demandait pourquoi j'étais enragée quelques minutes plus tôt, j'aurai été incapable de répondre! Pfff, j'suis une faiblasse!

Mais j'ai des excuses; comment résister quant à peine la porte ouverte, qu'il me fauchait dans ses bras, presque à m'étouffer. Sa voix chaude et tendre me murmurait qu'il était heureux d'être enfin avec moi, que je lui avais manqué à mort. Comment résister? Comment même placer 2 mots? Il ne m'a pas laissé le temps de parler que je me retrouvais...

Sans cervelle, la tête vide, bercée par ses baisers, par le son de sa voix remplie d'amour et de tendresses, incapable de reprendre mon souffle, tellement il me serrait fort, j'étais sa chose . Nos lèvres ne se quittaient que pour s'attarder sur le corps l'un de l'autre. Et j'adorais embrasser chaque parcelle de lui. Dans ses moments là, je l'aime à mourir et mon cœur n'était même pas assez grand pour contenir tout mon amour, j'étouffais....

Aux portes du paradis, je me suis demandé s'il avait eu les mêmes gestes et les mêmes mots pour Caro?

C'était fugace, juste l'espace d'une seconde, la seconde d'après c'était, pffft, parti, effacé! Mais c'est clair qu'en couchant ces mots dans mon journal, en me remémorant les événements, je me suis rappelée de cette petite main qui m'avait tordu le cœur quand j'ai pensé à ça!

* * * * * *
------ Vendredi en montagne russe - 25.juin.10.ven - (176) ------

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