257 - Partie d'Echec
Mardi..... 14 sept. 2010
J’ai lu le message de Sminette; elle pensait qu’il était temps que je demande à Pascal s’il pensait encore jouer avec mes sentiments encore longtemps, et surtout, s’il y avait encore de l’espoir. Oui, je pense qu'il était temps que j'affronte la réalité! Je savais qu’il allait sans doute à l’entraînement avec son équipe, mais je devais lui parler quand même. J’étais remontée à bloc; il fallait que je sache où j’en étais! Je préférais éviter le face à face sinon j’allais fondre ou me transformer en gros marchmallow, donc ce serait par téléphone.
S’il y avait quelque chose à faire, c’était maintenant ou jamais. D’après ce que j’avais compris, il allait tout faire pour m’éviter, ce qui faisait qu’une fois en Allemagne, il ne rentrerait probablement pas les week-ends. Jess l’aura alors tout à elle, et après 3 mois, s’il rentre ici, il sera changé. S’il avait pu se passer de la tentation de me voir pendant ces 3 mois, ce sera définitivement fini.
Jess avait peut-être sa grossesse, Caro lui avait fait le coup du suicide, il me restait une carte à jouer...
Avant de la jouer, il me fallait savoir s’il me laissait un espoir ou pas! J’avais repris le jeu en main, la partie d’échec allait commencer... J’allais le pousser dans ses retranchements... Je ne voulais pas lui faire du mal, non, j’allais lui donner l’impression de lui avoir laissé le choix. Quoi qu’il arrive, je ne voulais pas avoir le mauvais rôle, ce ne sera que le résultat de ses choix, de sa décision...
A ce jeu là, je suis imbattable. Assez pleuré, à mon tour de jouer!
Je l’ai appelé pendant sa pause de midi pour lui proposer qu’on mange ensemble, parce que j’avais à lui parler. Je savais qu’il ne pourrait pas, Thomas m’avait proposé de manger avec lui, et dans la conversation, j’ai su que Pascal devait se déplacer pour aller travailler avec Marilou, donc qu’il devait aller sur Genève. Après le boulot, il avait l’entraînement, je savais qu’éventuellement, il me proposerait qu’on se retrouve après.
Je n’avais pas l’intention de l’avoir sous les yeux, j’étais encore trop fragile. Ce n’était pas le moment de laisser les sentiments prendre le dessus, ça me rendait faible...
Plan B: j’avais accepté de voir Thomas après son entraînement, ça évitait que je me laisse aller à accepter de voir Pascal. De toute façon, j’avais misé sur le fait que Pascal essayait de remettre de l’ordre dans sa vie, et ça voulait dire, m’effacer, donc même si on se voyait, je doutais qu’il se passe quoi que ce soit. Je ne voulais plus être son petit jouet, une petite distraction pour l'occuper jusqu’à son départ. Je ne voulais pas l’entendre encore une fois me dire, qu’il m’aime mais qu’on ne pouvait pas être ensemble, qu’il avait un devoir envers son futur enfant, etc, sinon je vais hurler!
Donc, en rentrant de Genève, Pascal m’a rappelée sur le chemin de l’entraînement. Il m’avait bien proposé de nous retrouver après l’entraînement et d’aller se balader au bord du lac, mais il voulait aussi, comme à midi, que je lui donne un indice. Alors je lui ai posé la question; je voulais savoir si on avait encore une chance ou non?
C’était bien ce que je pensais, ce que je redoutais... En résumé, il ne voulait pas me donner de faux espoir, même s’il m’aimait, il devait avant tout penser à Jess et le bébé. Il voulait tout faire pour devenir un bon mari, et un bon père. Ce qui fait, qu’il ne pensait pas rentrer les week-ends, ou Jess l’accompagnerait et il ne voyait pas comment on pourrait se voir sans que cela ne l’affecte.
J’avais bougé mes 1ers pions, poser les 1ers pièges, et il était tombé droit dedans... Ha! Si prévisible!
J’ai fait celle qui avait de la peine, le laissant penser que je devais fondre en larmes à l’autre bout du fils. Ça n’a pas manqué, il insistait pour qu’on se voit, qu’on discute... Mais de quoi? Tout était dit, qu’est-ce que discuter aurait bien pu y changer? J’ai donc refusé doucement, en lui disant que j’avais compris que ça ne valait pas la peine. J’ai répété ça à plusieurs reprises. Je savais que Pascal se sentirait coupable, pour tenter de me consoler, je devinais qu’il essayerait de me persuader d’accepter de le voir.
J’ai refusé et j’ai réussi à raccrocher en le laissant dans la panade, quant il a voulu passer me voir au lieu d’aller à l’entraînement. Pascal a très bien compris que ça ne lui servirait à rien, je ne voulais pas le voir pour le moment.
Pour éviter toute surprise, j’avais rendez-vous avec Thomas en ville...
Si Pascal passait chez moi, je n’y serais pas. Il savait que je n’apprécierait pas, et JD me le dirait. J’allais aussi lui donner un avant goût de ce que ce serait s’il me perdait... A lui de savoir si c’était vraiment ce qu’il voulait. Après tout, les théories ont toujours l’air plus simple que la réalité... en tous cas pour moi! Pffffou, j’espère que j’aurai la force d’aller jusqu’au bout! Il me restait peu de temps...
Thomas avait dû mettre le turbo, parce que 15mn après son entraînement, il était pile poil au rendez-vous. Je ne voulais pas être trop en avance, alors l’ayant à l’œil, j’ai attendu les 5mn réglementaires pour me pointer à mon tour. C’était chou et bizarre, comme un 1er rendez-vous, Thomas m'a offert une rose. Ciel, je savais pas quoi en faire et j’ai dû le trimbaler toute la soirée pour lui montrer que ça me faisait plaisir.
On a été se manger un truc et on a papoté. Je ne lui ai pas caché que j’avais parlé à Pascal; entre Pascal et moi, c’était terminé, il n'y avait plus d'espoir.
Thomas avait de gros gros doutes. Avant de me raconter ce que Pascal lui avait dit, il m’a rappelé qu’il était là et qu’il espérait toujours. Il voulait que je sache que même si je retournais vers Pascal, il était prêt à prendre toutes les chances qu’il pouvait avoir. Bref, il voulait que je sache que même si c’était temporaire, il espérait que je me tourne vers lui, même s’il perdait en fin de compte, et même s’il savait pertinemment que j’aimais toujours Pascal. Il espérait aussi qu’à la longue, je finirais par l’aimer aussi fort. Il se fichait de jouer les bouches trous, c’était toujours bon à prendre. Ça m’a fait rire.
Je crois que Thomas se doutait bien que Pascal était coincé, donc, je finirais bien par me faire une raison...
Après m’avoir dit tout ça, Thomas m’a dit que malgré ce que Pascal m’avait dit, il savait qu’il tenait énormément à moi, qu’il m’aimait toujours. Que la violente passion qu’il éprouvait avait de la peine à s’atténuer, malgré la grossesse de sa femme. Pascal lui a avoué qu’il n’arrivait pas à se faire à l’idée de ne plus me voir, qu’il m’aimait plus que les mots ne pouvaient exprimer (c'était pareil pour moi... snif) et ne pouvait accepter la situation. Thomas m’a avoué que Pascal souffrait beaucoup, mais il ne voulait pas me faire souffrir non plus, il ne se sentait pas le droit de me demander de rester avec lui et pourtant par moment, il en avait bien envi. Il a eu souvent envi de tout envoyer balader et me retenir de toutes ses forces. Dans ses moments de folies, il a même eu envi de me demander de le suivre en Allemagne et tant pis pour tout le reste.
Thomas m’a avoué qu’il aurait voulu ne rien me dire, mais, il aurait été malhonnête de ne pas me dire tout ça. Trop mignon...
J’ai joué mon rôle... Je lui ai dis que je ressentais la même chose pour Pascal. J’étais déraisonnablement et follement amoureuse de lui, mais... ça ne menait nul part. Qu’on ne ferait que se compliquer la vie. De plus, je lui ai rappelé que malgré tout ça, Pascal tenait à faire du mieux qu’il peut pour Jess et le bébé. Je lui ai avoué que, malgré ce que je ressens pour lui, je ne pouvais pas me mesurer à sa femme et son enfant, c’était perdu d’avance et Pascal me l’a bien fait comprendre.
En plaisantant, Thomas m’a dit qu’il avait pensé tenté sa chance une fois que Pascal serait en Allemagne. Ça nous a fait rire. Mais même si on en riait, je savais qu’il parlait sérieusement... C'était ce que je voulais savoir...
Après avoir mangé, on a traîné encore à discuter jusqu’à la fermeture. J’avais passé une délicieuse soirée avec Thomas, je ne regrettais pas d’avoir accepté son invitation.
A un moment, Thomas m’avait pris les mains, son geste m’avait surpris et j’ai sursauté et retiré mes mains. Hum, mais c’était quand même calculé. Mon geste était juste pour l’avertir de ne pas tenter plus, en tous cas, pas aujourd’hui. Après, j’ai tendu mes mains vers lui et il s’est empressé de prendre mes mains dans les siennes, à travers la table et on a continué à bavarder comme de rien. Je voulais que les choses aillent lentement, qu’il me fasse la cour. Ça a l’air con de dire ça, je ne voulais rien précipiter, j’aime la lenteur et la douceur, je voulais laisser du temps au temps, qu’il prenne le temps de me séduire.
Qui sait? Je pouvais réussir, dans le processus, à oublier Pascal?
Thomas a essayé de me planter encore un rendez-vous pour demain soir. Ha! les mecs, toujours super pressé! Non, non. Il fallait que Thomas s’habitue à mon rythme aussi, on allait pas commencer à se voir tous les soirs quand même! L’empêche, quant il m’a embrassée au coin des lèvres... Je me rappelle qu’il embrasse pas mal... J’avais drôlement envie d’accepter, mais pour éviter que je me laisse aller à flancher, j’avais repris un de mes vieux trucs; le fameux slibar grand-mère. Hihihi, impossible de laisser un mec que j’aime bien poser les yeux sur des dessous aussi affriolants!!!!!
Hum... pourvu que je n’ai jamais d’accident avec ÇA sous mes vêtements! Iak!
On se voit jeudi soir... Hum! Je l’aime bien Thomas...
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------ Partie d’Échec... - (257) - Mar.14.sep.10 ------
Il n’allait tout de même pas encore une fois me laisser sans nouvelles????
Sans avoir besoin de le dire, je comprenais que Pascal voulait tout faire pour entrer dans les rangs et qu’il voulait tout faire pour éviter de me voir. Il ne voulait
C’est vrai que je n’aurai pas dû lui répondre, j’aurai dû lui dire de ne plus m’appeler...
Je me préparais à sortir et aller traîner dans les endroits où je pouvais espérer tomber sur Pascal, mais après avoir lu le message de Sminette alors que j’étais sur le point de passer la porte... Je me suis décidée à rester à la maison! Elle avait raison... Ridicule d’aller courir après Pascal dans toute la ville!
J’ai passé la soirée à penser à Pascal, le sachant avec Jess, n’ayant pas vraiment envie d’être seule, j’avais
Pascal m’a raccompagnée à ma voiture. Je me suis renseignée sur l’état de Caro, et Pascal m’a raconté en gros qu’Alexia l’avait trouvée en rentrant. Il se culpabilisait et pour la 1ère fois, je crois que je me suis rendue compte qu’il n’allait pas bien. Il n’était pas heureux, semblait préoccupé et perdu. 
Je n’ai pas revu Pascal du week-end. Normal, il y avait sa femme
Mercredi soir, Pascal est enfin sorti du bois pour me
Pascal m’a reproché de péter facilement un câble dès qu’il essaie de me parler de ce qui le travaillait, ça rendait toute discussion impossible. Et pourtant, je continuais à vouloir qu’il me parle. Le pire était, qu’il n’avait pas tord, alors pour une fois, et peut-être parce que j’étais trop énervée pour parler, 
Bon, ce qui m’a fait encore moins plaisir, ce sont les petites plaisanteries des copains, et j’ai fini par apprendre que Pascal était sorti de son côté prendre un verre avec sa grande copine du moment; Marilou, le chacal.
Pascal s’est ensuite lancé dans une longue série de justifications pour m’expliquer qu’il allait tout faire pour que la grossesse de sa femme se passe bien
Je me suis arrêtée, mais je suis restée le dos tourné, je n’avais plus envie de le voir. Je lui ai demandé s'il avait oublié encore quelques poignards aiguisés à me lancer ou quoi!!! C'était pas la peine, j'avais ma dose!!
Je suis arrivée dans les premiers, en training, décontrac. Ça me gênait moins que d’arriver après tout le monde. Je voulais donner un coup de main à Pascal dans la cuisine et essayer
Le soir,