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257 - Partie d'Echec

Publié le par JaneDo

Mardi..... 14 sept. 2010

J’ai lu le message de Sminette; elle pensait qu’il était temps que je demande à Pascal s’il pensait encore jouer avec mes sentiments encore longtemps, et surtout, s’il y avait encore de l’espoir. Oui, je pense qu'il était temps que j'affronte la réalité! Je savais qu’il allait sans doute à l’entraînement avec son équipe, mais je devais lui parler quand même. J’étais remontée à bloc; il fallait que je sache où j’en étais! Je préférais éviter le face à face sinon j’allais fondre ou me transformer en gros marchmallow, donc ce serait par téléphone.

S’il y avait quelque chose à faire, c’était maintenant ou jamais. D’après ce que j’avais compris, il allait tout faire pour m’éviter, ce qui faisait qu’une fois en Allemagne, il ne rentrerait probablement pas les week-ends. Jess l’aura alors tout à elle, et après 3 mois, s’il rentre ici, il sera changé. S’il avait pu se passer de la tentation de me voir pendant ces 3 mois, ce sera définitivement fini.

Jess avait peut-être sa grossesse, Caro lui avait fait le coup du suicide, il me restait une carte à jouer...

Avant de la jouer, il me fallait savoir s’il me laissait un espoir ou pas! J’avais repris le jeu en main, la partie d’échec allait commencer... J’allais le pousser dans ses retranchements... Je ne voulais pas lui faire du mal, non, j’allais lui donner l’impression de lui avoir laissé le choix. Quoi qu’il arrive, je ne voulais pas avoir le mauvais rôle, ce ne sera que le résultat de ses choix, de sa décision...

A ce jeu là, je suis imbattable. Assez pleuré, à mon tour de jouer!

Je l’ai appelé pendant sa pause de midi pour lui proposer qu’on mange ensemble, parce que j’avais à lui parler. Je savais qu’il ne pourrait pas, Thomas m’avait proposé de manger avec lui, et dans la conversation, j’ai su que Pascal devait se déplacer pour aller travailler avec Marilou, donc qu’il devait aller sur Genève. Après le boulot, il avait l’entraînement, je savais qu’éventuellement, il me proposerait qu’on se retrouve après.

Je n’avais pas l’intention de l’avoir sous les yeux, j’étais encore trop fragile. Ce n’était pas le moment de laisser les sentiments prendre le dessus, ça me rendait faible...

Plan B: j’avais accepté de voir Thomas après son entraînement, ça évitait que je me laisse aller à accepter de voir Pascal. De toute façon, j’avais misé sur le fait que Pascal essayait de remettre de l’ordre dans sa vie, et ça voulait dire, m’effacer, donc même si on se voyait, je doutais qu’il se passe quoi que ce soit. Je ne voulais plus être son petit jouet, une petite distraction pour l'occuper jusqu’à son départ. Je ne voulais pas l’entendre encore une fois me dire, qu’il m’aime mais qu’on ne pouvait pas être ensemble, qu’il avait un devoir envers son futur enfant, etc, sinon je vais hurler!

Donc, en rentrant de Genève, Pascal m’a rappelée sur le chemin de l’entraînement. Il m’avait bien proposé de nous retrouver après l’entraînement et d’aller se balader au bord du lac, mais il voulait aussi, comme à midi, que je lui donne un indice. Alors je lui ai posé la question; je voulais savoir si on avait encore une chance ou non?

C’était bien ce que je pensais, ce que je redoutais... En résumé, il ne voulait pas me donner de faux espoir, même s’il m’aimait, il devait avant tout penser à Jess et le bébé. Il voulait tout faire pour devenir un bon mari, et un bon père. Ce qui fait, qu’il ne pensait pas rentrer les week-ends, ou Jess l’accompagnerait et il ne voyait pas comment on pourrait se voir sans que cela ne l’affecte.

J’avais bougé mes 1ers pions, poser les 1ers pièges, et il était tombé droit dedans... Ha! Si prévisible!

J’ai fait celle qui avait de la peine, le laissant penser que je devais fondre en larmes à l’autre bout du fils. Ça n’a pas manqué, il insistait pour qu’on se voit, qu’on discute... Mais de quoi? Tout était dit, qu’est-ce que discuter aurait bien pu y changer? J’ai donc refusé doucement, en lui disant que j’avais compris que ça ne valait pas la peine. J’ai répété ça à plusieurs reprises. Je savais que Pascal se sentirait coupable, pour tenter de me consoler, je devinais qu’il essayerait de me persuader d’accepter de le voir.

J’ai refusé et j’ai réussi à raccrocher en le laissant dans la panade, quant il a voulu passer me voir au lieu d’aller à l’entraînement. Pascal a très bien compris que ça ne lui servirait à rien, je ne voulais pas le voir pour le moment.

Pour éviter toute surprise, j’avais rendez-vous avec Thomas en ville...

Si Pascal passait chez moi, je n’y serais pas. Il savait que je n’apprécierait pas, et JD me le dirait. J’allais aussi lui donner un avant goût de ce que ce serait s’il me perdait... A lui de savoir si c’était vraiment ce qu’il voulait. Après tout, les théories ont toujours l’air plus simple que la réalité... en tous cas pour moi! Pffffou, j’espère que j’aurai la force d’aller jusqu’au bout! Il me restait peu de temps...

Thomas avait dû mettre le turbo, parce que 15mn après son entraînement, il était pile poil au rendez-vous. Je ne voulais pas être trop en avance, alors l’ayant à l’œil, j’ai attendu les 5mn réglementaires pour me pointer à mon tour. C’était chou et bizarre, comme un 1er rendez-vous, Thomas m'a offert une rose. Ciel, je savais pas quoi en faire et j’ai dû le trimbaler toute la soirée pour lui montrer que ça me faisait plaisir.

On a été se manger un truc et on a papoté. Je ne lui ai pas caché que j’avais parlé à Pascal; entre Pascal et moi, c’était terminé, il n'y avait plus d'espoir.

Thomas avait de gros gros doutes. Avant de me raconter ce que Pascal lui avait dit, il m’a rappelé qu’il était là et qu’il espérait toujours. Il voulait que je sache que même si je retournais vers Pascal, il était prêt à prendre toutes les chances qu’il pouvait avoir. Bref, il voulait que je sache que même si c’était temporaire, il espérait que je me tourne vers lui, même s’il perdait en fin de compte, et même s’il savait pertinemment que j’aimais toujours Pascal. Il espérait aussi qu’à la longue, je finirais par l’aimer aussi fort. Il se fichait de jouer les bouches trous, c’était toujours bon à prendre. Ça m’a fait rire.

Je crois que Thomas se doutait bien que Pascal était coincé, donc, je finirais bien par me faire une raison...

Après m’avoir dit tout ça, Thomas m’a dit que malgré ce que Pascal m’avait dit, il savait qu’il tenait énormément à moi, qu’il m’aimait toujours. Que la violente passion qu’il éprouvait avait de la peine à s’atténuer, malgré la grossesse de sa femme. Pascal lui a avoué qu’il n’arrivait pas à se faire à l’idée de ne plus me voir, qu’il m’aimait plus que les mots ne pouvaient exprimer (c'était pareil pour moi... snif) et ne pouvait accepter la situation. Thomas m’a avoué que Pascal souffrait beaucoup, mais il ne voulait pas me faire souffrir non plus, il ne se sentait pas le droit de me demander de rester avec lui et pourtant par moment, il en avait bien envi. Il a eu souvent envi de tout envoyer balader et me retenir de toutes ses forces. Dans ses moments de folies, il a même eu envi de me demander de le suivre en Allemagne et tant pis pour tout le reste.

Thomas m’a avoué qu’il aurait voulu ne rien me dire, mais, il aurait été malhonnête de ne pas me dire tout ça. Trop mignon...

J’ai joué mon rôle... Je lui ai dis que je ressentais la même chose pour Pascal. J’étais déraisonnablement et follement amoureuse de lui, mais... ça ne menait nul part. Qu’on ne ferait que se compliquer la vie. De plus, je lui ai rappelé que malgré tout ça, Pascal tenait à faire du mieux qu’il peut pour Jess et le bébé. Je lui ai avoué que, malgré ce que je ressens pour lui, je ne pouvais pas me mesurer à sa femme et son enfant, c’était perdu d’avance et Pascal me l’a bien fait comprendre.

En plaisantant, Thomas m’a dit qu’il avait pensé tenté sa chance une fois que Pascal serait en Allemagne. Ça nous a fait rire. Mais même si on en riait, je savais qu’il parlait sérieusement... C'était ce que je voulais savoir...

Après avoir mangé, on a traîné encore à discuter jusqu’à la fermeture. J’avais passé une délicieuse soirée avec Thomas, je ne regrettais pas d’avoir accepté son invitation.

A un moment, Thomas m’avait pris les mains, son geste m’avait surpris et j’ai sursauté et retiré mes mains. Hum, mais c’était quand même calculé. Mon geste était juste pour l’avertir de ne pas tenter plus, en tous cas, pas aujourd’hui. Après, j’ai tendu mes mains vers lui et il s’est empressé de prendre mes mains dans les siennes, à travers la table et on a continué à bavarder comme de rien. Je voulais que les choses aillent lentement, qu’il me fasse la cour. Ça a l’air con de dire ça, je ne voulais rien précipiter, j’aime la lenteur et la douceur, je voulais laisser du temps au temps, qu’il prenne le temps de me séduire.

Qui sait? Je pouvais réussir, dans le processus, à oublier Pascal?

Thomas a essayé de me planter encore un rendez-vous pour demain soir. Ha! les mecs, toujours super pressé! Non, non. Il fallait que Thomas s’habitue à mon rythme aussi, on allait pas commencer à se voir tous les soirs quand même! L’empêche, quant il m’a embrassée au coin des lèvres... Je me rappelle qu’il embrasse pas mal... J’avais drôlement envie d’accepter, mais pour éviter que je me laisse aller à flancher, j’avais repris un de mes vieux trucs; le fameux slibar grand-mère. Hihihi, impossible de laisser un mec que j’aime bien poser les yeux sur des dessous aussi affriolants!!!!!

Hum... pourvu que je n’ai jamais d’accident avec ÇA sous mes vêtements! Iak!

On se voit jeudi soir... Hum! Je l’aime bien Thomas...

* * * * *
------ Partie d’Échec...  - (257) - Mar.14.sep.10 ------

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256 - Tentations & Regrets

Publié le par JaneDo

Lundi..... 13 sept. 2010

Jess avait pris le dernier avion dimanche soir. J’ai appelé Pascal alors qu’il rentrait de l’aéroport. Il avait envi de me voir, mais il pensait ne pas être de bonne compagnie. C’était ce que je pensais, il ne voulait pas passer!!! Dire que j’avais passé tout le dimanche à l'attendre son passage... Lamentable mauviette que je suis!

Je ne me sentais pas très bien, j’étais déprimée, triste et je voulais Pascal. Je le voulais tellement que j'ai passé une bonne partie de la journée à tirer des plans sur la comète; débarquer chez lui? l’appeler? l’attendre dans le jardin, il viendra surement me rejoindre? Rhhh! Le seul petit problème; je ne savais pas si Jess était encore là! Rhhh!

Il n’allait tout de même pas encore une fois me laisser sans nouvelles????

Oh, évidemment Pascal se sentait coupable pour hier soir, évidemment il s'inquiétait pour Jess qui s’était plainte de douleurs au ventre, regrettait de n’avoir pas été plus fort, était perturbé de ne pas arriver à me sortir de sa tête, de penser tout le temps à moi ou, d’avoir tout le temps envi de me voir. Pour lui, il m’empêchait de vivre ma vie. J’ai insisté que je ne voulais rien d’autre que faire partie de sa vie, même un petit bout me suffisait. J’ai regretté immédiatement d’avoir dit ces trucs, parce que je savais que je n’arriverais pas à me contenter de si peu, j’ai essayé de me rattraper, Pascal l’a compris.

J’étais occupée à essayer de le convaincre de ne pas me laisser de côté, qu’il pouvait me parler, que je l’aimais, alors je ne lui en voulais pas, et ça a sonné à la porte.... Caro!

  • Caro? Rhhh, qu’est-ce qu’elle me veut encore!?

Aïïïïe, il devait penser la même chose de moi qui le harcelait au téléphone, alors j’ai voulu raccrocher.

  • Attends, raccroche pas ok.

Je l’ai entendu demander à Caro ce qu’elle voulait et ce qu’elle faisait là. Caro voulait attendre qu’il ait terminé son coup de fils, mais il n’en avait pas l’intention. Au ton de sa voix, il était clair que Pascal voulait qu’elle s’en aille. Comme Caroline faisait semblant de ne pas l’avoir compris, il lui a demandé de rentrer chez elle, mais avant il a fait semblant de raccrocher. Sans doute pour ne pas la gêner, j’étais toujours en ligne. Caro pensant qu’elle pouvait parler en toute liberté, a demandé si elle pouvait rester, Pascal a refusé.

J’ai appris que Pascal avait menti à sa femme en prétendant être chez Caro hier soir. Maligne, Jess avait fait venir Caro, donc il avait finalement avoué être avec moi. Caro lui a demandé pardon de n’avoir pas su ce qui se passait et de n’avoir pas menti pour le couvrir, mais en même temps, elle s’accrochait à sa promesse de ne pas la laisser tomber. Pascal lui avait dit qu’il se rangeait, et pourtant, il continuait à me voir. Pascal lui a redit, qu’il ne la laisserait pas tomber, qu’il sera toujours là pour elle, mais en tant qu’amie, rien de plus. Concernant ses relations avec moi, il n’était pas disposé à se justifier envers elle. Ils ont continués comme ça encore environs 5mn, puis Pascal lui a demandé de rentrer.

Légèrement mal à l’aise, après avoir entendu Caro, je lui ai demandé ce qui s’était passé quant il était rentré et il m’a raconté. C’était de ma faute, alors je me suis confondue en excuses.

Je savais que je ne devais pas aller chez lui ou lui demander de venir, ça ne ferait que le renforcer dans son idée d'avoir commis une erreur hier soir. J’étais quand même contente qu’il soit passé, de lui manquer à ce point, parce que lui me manquait à mort. La question qui me martelait l’esprit était; qu’est-ce qu’on va devenir? qu’est-ce qu’on va faire?

Sans avoir besoin de le dire, je comprenais que Pascal voulait tout faire pour entrer dans les rangs et qu’il voulait tout faire pour éviter de me voir. Il ne voulait pas que Jess souffre à cause de ses sentiments pour moi! Mouais, et moi alors? Et j’ai fait la connerie que je n’aurai pas dû faire; demander à le voir!!! Zut.

Gentiment, il a refusé. En tous cas, plus gentiment qu’avec Caro! J’ai raccroché la mort dans l’âme, incertaine et encore plus perturbée. Peut-être que je n’aurai pas dû l’appeler? Quand même, j’étais contente qu’il pensait tout le temps à moi, mais désespérée aussi de savoir qu’il cherchait à m’oublier, à me rayer de sa vie.

Il fallait que je fasse quelque chose, je ne pouvais pas, ne voulait pas rendre les armes sans combattre. Je ne pouvais pas laisser, Jess ou qui que ce soit d’autre me l’enlever. Je ne crois pas que j’arriverais à survivre sans lui.
Pfff... Et pourtant, je savais aussi que je devais tourner la page, courir dans l’autre sens, et aussi essayer de l’oublier, tout oublier de lui, tout effacer. Zut, j’avais mal à la tête, ce n’était pas tard, mais il fallait que j’aille dormir pour oublier mon stress.

Lundi matin, je n’ai pas été prendre le café avec ma sœur puisque j’allais au dîner avec les enfants le soir.

Après le dîner et le départ des enfants, on a joué aux cartes jusque vers 23h avec Carmine et mon frère. Au lieu de rentrer, j’avais envie d’aller chez Pascal, mais je suis rentrée sagement chez moi. J’étais crevée, Pascal aussi, on avait du sommeil à rattraper.

Évidemment, j’avais passé une bonne partie de
la journée à penser à Pascal, à me demander quoi faire pour ne pas le perdre, pour essayer de regagner ma place. Je ne pouvais pas le laisser prendre toutes les décisions sans moi. j’étais concernée après tout, non?  Je devais aussi faire attention de ne pas trop le coller non plus maintenant, et attendre un peu pour savoir ce qu’il voulait... Et aussi, ce que je devais faire!

* * * * *
------ Tentations & Regrets  - (256) - Lun.13.sep.10 ------

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255 - Le temps d'1 w-e, Pascal capitule..

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 12 septembre 2010

Env. 2h du matin... La meilleure surprise a quand même été le coup de fils de Pascal. Enfin meilleure surprise, oui et non, parce que quant un ex téléphone avec de la douleur dans la voix, y a rien de pire pour briser la volonté de l’autre! On dirait que Pascal devinait ce qui se passait dans ma petite tête et réussissait à briser le fragile mûr que je construisais péniblement autour de mon coeur.

Il n’a pas tourné autour du pot, dès qu’il a entendu ma voix, il m’a dit que je ne pouvais pas imaginer à quel point je lui manquais, il redoutait de ne jamais pouvoir tenir le coup. J’entendais du bruit derrière lui, il a avoué être sorti dans l’espoir de m’apercevoir, mais voilà, je n’étais pas là. Le ton et le son de sa voix me donnaient des frissons partout. Bizarrement, malgré qu’il soit entouré de monde, qu’il y ait sa femme à quelques pas, je le sentais seul. Ma résistance à fondu quant il a dit avoir besoin de moi. J’aurai voulu pouvoir courir vers lui et le rassurer, il avait l’air tellement désespéré. C’était rassurant de ne pas être la seule à souffrir...

C’est vrai que je n’aurai pas dû lui répondre, j’aurai dû lui dire de ne plus m’appeler...

Pascal avait voulu planter tout le monde, sa femme y compris et venir me retrouver, mais j’étais presque sûr qu’il le regretterait après, alors je l’ai convaincu de rester où il était, que je n’allais nul part, je serais toujours là. J’étais fière de moi, désespérée aussi, mais j’avais été une grande fille. Je n’ai pas cédé à mon irrésistible envie de le voir.

Env. 4h du matin, Pascal me rappelait encore... Il n’arrivait pas à dormir. Après notre coup de fils, quelques heures plus tôt, Jess et lui étaient rentré. Il tournait en rond, il voulait me voir, il n’arrivait pas à dormir. On a pas fait très long au téléphone cette fois, parce qu’il voulait faire un saut chez moi. Je n’étais pas couchée, je traînais devant la télé. Ses 2 coups de fils m’avaient laissé suspendu et en manque. C’était horrible, mais j’espérais qu’il m’appelle à nouveau. Je n’osais pas l’appeler moi, parce qu’il n’était pas seul. Puis il a sonné à la porte. Je sais qu’en me précipitant vers l’entrée, j’espérais que ce soit Pascal.

Pascal m’a tiré sur le pallier pour me serrer contre lui. Haf, je pouvais rester comme ça jusqu’à perpète. JD n’était pas là, et je voulais qu’il entre, qu’il reste un moment, Pascal ne voulait pas. On savait comment ça allait se terminer, mais son corps et sa façon de se mordre la lèvre me disait le contraire, alors j’ai voulu le tirer à l’intérieur.

  • Pas une bonne idée Babe... Je ne peux pas...

Je savais bien qu’il ne voulait pas, ça me faisait déjà hyper plaisir qu’il soit passé, malgré la présence de Jess, malgré ses résolutions. Je l’ai laissé me serrer encore contre lui. On est resté longtemps comme ça, à s’embrasser, coller l’un à l’autre. Quant il a voulu partir, je me suis accrochée à son t-shirt en lui demandant de rester, et pourtant, je ne voulais pas faire ça, je m’étais jurée de ne pas le faire, mais j’ai manqué de volonté.

Il a voulu résister, a cherché des excuses pour s’en aller, mais en même temps, je sentais qu’il avait envi de rester, Je me suis collée contre lui en lui faisant des bisous dans le cou, afff, le pauvre, je pouvais sentir son coeur battre à la folie comme le mien. Pour finir, Pascal a capitulé...

Jess s’était endormie peu après leur retour à la maison. Pascal n’avait pas sommeil, il était nerveux, je lui manquais, il ne tenait pas en place. Il ne voulait pas m’appeler à cause de Jess, mais après avoir tourné en rond, il n’a pas pu résisté à me rappeler et venir jusque chez moi. Pascal s’est endormi et le matin, il s’est levé en sursaut, parce qu’il devait ramener Jess à l’aéroport. Pascal ne s’attendait pas à sa venue ce week-end, et le jeudi en plus, mais pour éviter que Pascal lui file entre les pattes, elle s’était pointée le jeudi et sans l’avertir. Même s’il était mécontent, il ne lui l’a pas montré, il voulait éviter de l’énerver ou de la perturber.

Et là alors? Ben, il ne tenait plus, malgré toutes ses bonnes résolutions... Et ce n’est pas moi qui me plaindrait...

Jess s’était rendue compte de son absence et avait deviné qu’il s’était précipité chez moi. Elle refusait de partir ce dimanche matin, elle prendrait l’avion du soir. Pascal m’a envoyé un petit message pour me dire qu’il y avait de petits problèmes à la maison, donc qu’il ne pourrait pas venir. Après avoir conduit Jess à l'aéroport, Pascal pensait revenir pour dormir à la maison. La garce s’en doutait sûrement, et elle faisait tout pour éviter qu’on puisse se voir.

C’était pas grave, j’en ai profité pour dormir. Pendant ce temps, j’imagine que Pascal devait faire face à la fureur de sa femme.

* * * * *
------ Pascal capitule - (255) - Dim.12.sep.10 ------

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254 - Sminette a raison

Publié le par JaneDo

Samedi..... 11 septembre 2010

Je dois reconnaître que Sminette avait raison, je ne pouvais pas continuer à courir après Pascal comme ça, comme une désespérée, c’est humiliant. Pfff, je devais reprendre ma vie en main, ou du moins en donner l’impression. Je ne pouvais pas nier que j’aimais Pascal plus que tout au monde, mais je devais aussi me rendre à l’évidence; il était bel et bien marié et bientôt... il allait même devenir papa. Il avait l’intention de tout faire pour que Jess soit heureuse pendant sa grossesse, et probablement même après.

Je me préparais à sortir et aller traîner dans les endroits où je pouvais espérer tomber sur Pascal, mais après avoir lu le message de Sminette alors que j’étais sur le point de passer la porte... Je me suis décidée à rester à la maison! Elle avait raison... Ridicule d’aller courir après Pascal dans toute la ville!

Alors, j’ai décidé de mentalement tourner la page. Oh, ça ne voulait pas dire que je ne l’aimais plus, ou que je ne tremblais pas à chaque seconde en pensant à lui. Toutes les fibres de mon corps et de mon coeur me rappelaient à lui, mais je devais, pour mon bien être personnel, mettre un terme à cette folie. Si seulement j’arrivais à arrêter ma tête de penser à lui!

Pendant la journée, ma raison s’était battue contre mon coeur, très dur de ne pas me laisser aller à pleurer sur mon sort, à éviter de laisser les souvenirs de lui me descendre. J’ai été courir, puis, je me suis prélassée dans un long bain, ravie que JD ne soit pas dans mes pattes. De petites bougies tout autour de la baignoire, je me suis reposée et détendue en écoutant de la musique. Je n’ai pas pleuré. Oui, j’ai réussi à ne pas pleurer!

S’il tenait à moi autant que je le pensais, il se débrouillerait pour que je le sache. En attendant, je devais commencer à l’oublier. Ce n’était pas si difficile en fin de compte, il fallait simplement que je laisse sortir la vilaine Jane, l’égoïste, l’égocentique, la froide petite Jane, de son petit tirroir cachée dans un coin de ma tête.

Il fallait vraiment que j’arrête de courir après Pascal comme une dingue, c’était humiliant à la longue. Pourtant, ça n’avait pas l’air de trop le perturber. Il fallait vraiment que j’arrête ça, sinon j’allais finir par tomber dans la longue liste de la bonne copine un peu trop collante, dont on arrive pas à se débarrasser.

Thomas a essayé de me forcer à sortir, mais ça ne me disait rien. L’idée de ne pas apercevoir la silhouette à Pascal me fichait le cafard, et si je le voyais, ma résistance s’effriterait... Tétu, Thomas s’est invité à la maison pour prendre un café, puis, je l’ai gentiment fichu à la porte vers les 2h du matin. Il est vraiment chou, j’aime bien sa compagnie. Je ressentais aussi toujours un certain trouble en sa présence et certains souvenirs me faisait encore rougir. Ce serait tellement plus simple de tomber amoureuse de lui...

J’ai su que Pascal avait pris le temps, malgré la présence que Jess, d’aller à l’hôpital pendant la journée pour voir Caro et qu’elle avait été libérée. Je sais qu’ils ont beaucoup discuté. Il était évident que Pascal se sentait coupable, je me demande ce qu’il allait faire maintenant???

J’ai passé la soirée à penser à Pascal, le sachant avec Jess, n’ayant pas vraiment envie d’être seule, j’avais l'envie d’aller rejoindre Thomas... Mais ç’aurait été probablement une erreur, et je ne voulais pas le faire marcher, ce serait pas cool de ma part. Je m’inquiètais aussi pour Caro, pourtant, j’étais aussi presque certaine que ça n’avait pas été une vraie tentative. Je suis sûre que ce n’avait été que dans le but de capter l’attention de Pascal. Quelle idiote!

Mince, je n’arrivais pas à sortir Pascal de ma tête, je ne pensais qu’à ça. Ca me rendait dingue de ne pas pouvoir passer le week-end dans son sillage. Pascal me manquait quoi que je fasse. En plus, ça me rendait aussi dingue de le savoir avec Jess... Vraiment dingue! J’aurai aimé qu’il m’appelle... mais apparemment, il ne devait pas en avoir envi!

Finalement, j’ai fait quelque chose de surprenant pour moi, j’ai envoyé un petit message à Thomas; Merci, t’as raison, je tourne la page... Pleins de smacks, Love. Jane. Surprenant, parce que quant je prends une décision, je n’en parle jamais à personne, parce que si je m’y tenais pas, au moins j’étais la seule à le savoir.

Comme je m’y attendais, Thomas a appelé pour me proposer de sortir avec lui et ses copains, que si j’avais vraiment décidé de tourner la page, etc, etc.

Rien à faire, Thomas a insisté, mais je ne voulais pas que Pascal ait la moindre idée de ce que je faisais, je ne voulais pas le croiser. Pour finir, j’ai dit à Thomas que je devais voir une copine, il ne m’a pas cru. Vers les minuits, Thomas m’a rappelé, comme il n’avait pas vu Layne traîner dans les parages et qu’Alexia, au bord de la crise de nerfs était à sa recherche, il se demandait s’il n’était pas avec moi? Ohhh? Thomas me faisait déjà une crise de jalousie ou je rêve?

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------ Sminette a raison - (254) - Sam.11.sep.10 ------

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253 - A l'abri dans ma bulle

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 10 septembre 2010

Je m’étais trompée pour le match de son équipe, c’était demain soir et pas ce soir, alors, j’ai pas perdu de temps, je me suis précipitée chez Pascal, et elle, elle était là! J’aurai dû deviner à la tête que Pascal a fait en ouvrant... Jess trop contente d’elle-même, était heureuse de pouvoir se pavaner devant mon nez. Pascal m’a dit que je tombais hyper mal, Jess a renchéri et m’a demandé de partir. Cette garce a voulu me dire de ne plus débarquer chez “eux” comme ça, etc, mais Pascal lui a demandé de se taire. Sans s’énerver, rien, mais d’après son ton et son regard, Jess a fermé sa bouche. Je me suis rendue compte que Pascal ne lui avait pas dit qu’on avait rompu. Curieux!

Pascal m’a raccompagnée à ma voiture. Je me suis renseignée sur l’état de Caro, et Pascal m’a raconté en gros qu’Alexia l’avait trouvée en rentrant. Il se culpabilisait et pour la 1ère fois, je crois que je me suis rendue compte qu’il n’allait pas bien. Il n’était pas heureux, semblait préoccupé et perdu. Pascal devait se sentir traqué. Ça m’a foutu le moral dans les baskets. Je regrettais de ne jamais savoir comment discuter de ces choses là avec lui, sans avoir l’impression de remuer la vase.

Il était aussi assez nerveux et ne voulait pas trop traîner. D’ailleurs, Jess l’attendait sur le pas de la porte, les yeux visser sur nous.

Depuis l’étage, Thomas nous avait aperçu alors il est descendu nous rejoindre. Pascal devait rentrer, mais j’avais l’impression qu’il ne voulait pas me laisser avec Thomas et aurait préféré me voir partir. J’étais contente de voir Thomas, ça me remontait le moral, alors on a été faire quelques pas au bord du lac. Evidemment, je me suis mise à lui poser des questions, même si je savais que je n’aurais pas dû.

  • Pourquoi tu ne laisse pas tomber? Je veux dire, même toi, tu dois te rendre compte que ça ne vaut plus la peine de continuer? Jane, est-ce que tu l’aime tellement pour endurer autant de souffrances? Pascal est à un croisement de sa vie, il n’a pas tellement de choix. Jane, je le connais assez pour savoir qu’il va faire ce qu’il doit faire, il ne va pas la quitter, même pour toi.

Afff, oui je l’aimais à ce point, et aoutch, je ne voulais pas entendre ça!

  • Ils ont une longue histoire de “je t’aime, moi non plus”, c’est leur façon de fonctionner. Je sais bien que ma soeur est une peste, elle le tourne souvent en bourrique, Pascal essaie parfois de se rebiffer, mais il fini toujours par retourner auprès d’elle.
  • Alors, il avait déjà eu des aventures avant?
  • Non, c’est pas ce que j’ai voulu dire. Non jamais, bizarrement, même si on peut pas en dire autant pour Jess, Pascal a toujours été droit comme un “I”. Je ne sais pas pourquoi tout à coup... enfin, il y a eu toi... Je crois que Pascal n’a pas compris non plus ce qui lui arrivait.
  • Est-ce que tu pense qu’il veut retourner auprès d’elle? Donc, il ne m’aime pas. Tu pense que je ne suis qu’une aventure?
  • J’ai pas dit ça non plus. De toute façon, qui peut savoir ce qui se passe dans la tête de quelqu’un???
  • Est-ce que tu en as parlé avec lui?

Thomas m’a lancé un regard bizarre, comme pris en faute. Il devait se demander aussi s’il avait le droit de me parler de ses discussions avec Pascal à mon sujet.

  • Thomas, je suis concernée aussi...
  • Jane, c’est ma sœur, et lui mon meilleur ami... Ne me demande pas...
  • Est-ce qu’il tient à moi? Ou est-ce qu’il t’as dit qu’il voulait se débarrasser de moi? Ou retourner avec Jess? Dis moi, ça m’aiderait...
  • Jane, ne me met pas dans cette position... J’ai pas le droit... Je ne peux pas trahir les confidences de l’un ou l’autre, tu peux comprendre ça, non?
  • Thomaaaas...?

Thomas a eu un gros soupir. Je ne voulais pas lui laisser le temps de trop réfléchir, sinon il ne parlera pas, alors je tirais sur sa manche.

  • Ses sentiments pour toi le perturbent pas mal... Hahhh, Jane, je suis sûr que je n’ai pas le droit de te parler de ça.

Thomas a ensuite changé de sujet. Il m’a proposé d’aller prendre un verre ailleurs, de parler d’autre chose. Il se proposait de me changer les idées. N’ayant rien d’autre à faire, j’ai accepté.

En revenant vers la maison, j’ai aperçu Pascal debout sur la terrasse en train de fumer, il nous observait. Jess après nous avoir fait signe, a passé ses bras autour de lui en un geste possessif. Elle voulait que je sache qu’il était à elle, toutes les traces de sa victoire transparaissait dans son sourire. Ils sont rentré avant qu’on arrive devant la maison. J’ai attendu Thomas debout en pleine lumière, je voulais que Pascal me voit.

C’était jeudi, alors qu’est-ce qu’elle foutait là, elle? Elle ne devait pas être en Angleterre, en train de roucouler avec Ethan?

On a pas été rejoindre les potes, mais plutôt prendre un verre en tête à tête. Chaque fois que j’ai cherché à revenir sur le sujet de Pascal, Thomas secouait la tête et changeait de sujet. Il ne voulait plus en parler. Grrr. On a parlé de tout autre chose. Thomas se demandait s’il devait organiser un truc pour le départ de Pascal, si ce ne serait pas une bonne idée d’aller tous au chalet le week-end prochain, etc.

Quant Thomas a parlé d’organiser une soirée pour le départ de Pascal, ça m’a quelque peu tordu le moral et rappelé l’imminence de son départ pour l’Allemagne. J’ai fait l’effort de ne pas montrer mon sentiment de désespoir, et j’ai souri, rigolé. Mais j’étais triste!

Le vendredi, je ne suis pas sortie. Jess était là, donc Pascal serait avec elle. Je préférais faire la morte. J’avais commencé une toile en me levant, et c’est ce que j’aime dans la peinture, ça me transporte ailleurs. Dans ma bulle, j’étais en paix, détendue, dans ma sphère, et l’air de rien, je ne pensais à rien, ni personne. J’avais bouclé mon natel, donc personne ne pouvait me déranger, ni s’immiscer dans mon monde. JD était parti en suisse allemande pour le week-end, c’était le pieds.

Je n’ai pas entendu les appels de Thomas, ni vu ses messages.  Je ne suis pas sortie, j’ai passé ma journée et ma soirée en training avec mes pinceaux. Est-ce que je devrais me faire une raison comme me le suggérait Thomas?

* * * * *
------ A l'abri dans ma bulle - (253 ) - ven.10.sep.10 ------

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251 - Vivre dans l'angoisse

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 8 septembre 2010

Samedi, j’ai appris la tentative de suicide de Caroline par Thomas. Pascal avait essayé de me joindre pendant la journée, j’ai essayé de le rappeler, mais je n’arrivais pas à l’avoir en ligne, j’ai fini par passer par Thomas. Je m’étais promise de ne pas aller vers Pascal, mais je suis faible quant il s’agit de lui. Mon cœur contrôle ma tête et je n’arrive plus à fonctionner raisonnablement.

Je n’ai pas revu Pascal du week-end. Normal, il y avait sa femme Jessica et Caroline... Moi, je dépérissais dans mon coin.

J’avais très peu de nouvelles, quant on se parlait au téléphone, j’évitais le sujet. Je l’ai senti préoccupé et tendu. Embarrassé, à un moment donné, Pascal m’a dit que Jess était là. Il avait très rapidement changé de sujet, mais j’ai compris qu’il voulait éviter que je débarque chez lui, pour me retrouver nez à nez avec Jess. Je me demande ce qu’il ferait si c’était le cas et que je poussais Jess à m’agresser??? Me défendra-t-il? Prendra-t-il le parti de sa femme?

Samedi, en début d’après-midi, j’ai voulu passer à l’hôpital pour voir Caro, mais à part Alexia et Pascal, elle ne voulait voir personne!

C’était dingue ça! Tout le monde se débrouillait mieux que moi pour s’accaparer Pascal, je ne savais pas comment faire pour aussi l’avoir un peu à moi. Je ne pouvais pas jouer le suicide? Ni la grossesse? Alors que pouvais-je faire pour attirer son attention? Pour l’instant, je ne vivais que dans l’angoisse!

Malgré ça, il était tendre et adorable au téléphone. J’avais l’impression de lui manquer mais qu’il se retenait de courir vers moi, et aussi, il était beaucoup trop occupé. Mais était-ce suffisant pour moi? Je pouvais entendre le stress dans sa voix adorée, alors je n’ai pas voulu lui forcer la main en lui cassant les pieds pour le voir.
J’étais en manque, je crois que je suis accroc au sexe avec lui, c’est lamentable, parce que je n’ai jamais été vraiment porté sur la chose!

Même en le notant là, ça me fait rougir, mais je dois reconnaître que dès que je le vois, j’ai envie de me retrouver à l’horizontale, sentir sa peau brûler la mienne, ses mains, j’aime sa manière de me couvrir du regard, son sourire, etc, mouais, je suis accroc! Alors je ne voulais pas penser à son départ, 3 mois sans le toucher, ça me semble irréel. Comment j’allais faire pour me passer de lui?

Mardi soir, j’ai finalement décidé de sortir de ma léthargie, j’ai été au ciné avec Layne. Ensuite, on a été manger un truc.

Layne était persuadé que la supposée tentative de suicide de Caroline n’était que de la fiction. Il était persuadé que Caroline avait manigancé le tout, et avait compté sur la présence d’Alexia. En plus, c’est Alexia qui s’est chargée de prévenir Pascal. Layne était sûr que s’il n’avait pas voulu courir à l’hôpital, elle se serait chargée de le culpabiliser un max.

Vu sa réaction, je lui ai demandé ce qu’il aurait fait, et il a reconnu qu’il aurait aussi agit comme Pascal. On ne sait jamais, du coup que la nana le fait vraiment. Même s'il s’était douté du simulacre, c’était impossible de faire la sourde oreille. Layne s’est un peu moqué de moi en me disant qu’une fois de plus, j’étais reléguée au dernier plan. Sympa! Pendant le film, Layne m’avait pris la main, je n’ai pas trouvé nécessaire de la lui retirer, pourtant, ça me gênait un peu. Il m’a aussi fait quelques bisous dans la nuque, je savais bien qu’il tâtait le terrain. Il a essayé de m’embrasser, mais j’ai mis la main et je lui ai demandé d’arrêter. Il a quand même continué sans trop forcer. Après le resto, j’ai refusé le dernier café chez lui, je savais comment ça se terminerait.

Mercredi soir, Pascal est enfin sorti du bois pour me proposer un petite balade au bord du lac. Il avait juste envi de me voir un moment sans plus. On s’est balader en silence, main dans la main. On est resté peut-être 1h ensemble, ensuite il est rentré sagement chez lui.

Il ne m’avait pas embrassée, ni fait de gestes qui auraient pu être mal interprété, juste la balade main dans la main. Ça, il n’en avait pas vraiment le droit, mais c’était agréable, j’adore qu’il me tienne par la main. Par moment, il me serrait doucement les doigts. Ces petits jeux de mains avaient la douceur d'un câlin. Je n’ai pas tenté quoi que ce soit non plus, je voulais qu’il puisse me proposer des rencontres comme ça à l'avenir sans se sentir en danger.

Pascal a voulu savoir ce que je faisais les prochains jours, je ne le savais pas moi-même. J’ai osé lui demander si Jess comptait encore une fois venir pour le week-end, et il m’a dit que non. Il lui avait demandé d’arrêter ça, parce qu’ils auront tout le temps du monde en Allemagne, alors il voulait qu’elle le laisse respirer le week-end.

Pascal m’a demandé de ne pas me gêner de l’appeler, ça m'a fait plaisir. Il m'a fait remarquer que je ne l’appelais plus depuis quelques temps, que c’était toujours lui qui appelait. C'était gênant pour lui, étant donné qu’il m’avait bien fait comprendre qu’on ne devait plus se voir.

Ce qui m’a rappelé que je devais éviter à tous prix, de tomber dans la fosse des bonnes copines!! Je n’avais pas l’ambition de jouer d’autre rôle que celle de l’amante, même si ça voulait dire qu’il pourrait essayer de m’éviter s’il ressentait l’envi de me sauter dessus.

On s’est quitté sans prévoir de se voir prochainement. Je ne savais pas ce qu’il faisait demain soir, ni vendredi, ni samedi, ni... Hehhhh, gros soupir! Demain soir, jeudi, je savais que son ex-équipe avait un match, d’après ce que j’avais compris, Pascal allait les voir jouer, mais qu’il n’avait pas prévu de sortir avec eux après. Donc, je pouvais toujours débarquer chez lui!?!

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------ Vivre dans l'angoisse - (251 ) - mer.08.sep.10 ------

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246 - Caro a fait une tentative de suicide

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 03 septembre 2010

Curieusement la nuit a été plutôt mouvementée... Pascal est venu sonné 1h après qu’on se soit quitté; on avait pas fini notre discussion. Il ne voulait pas qu’on se sépare comme ça. Hmm, comme si ça changeait quelque chose d’ajouter 1 mot ou 2!!

JD avait son petit sourire d’avorton, ça m’énervait. Que Pascal se permette de passer sachant qu’il y avait du monde à la maison m’énervait aussi. Je n’étais pas très juste de penser comme ça. Je me permettais aussi parfois de me pointer chez lui à l’improviste, et même, de le lorgner chez lui sans qu'il le sache. Pfff. On a dû sortir pour discuter.

Pascal m’a reproché de péter facilement un câble dès qu’il essaie de me parler de ce qui le travaillait, ça rendait toute discussion impossible. Et pourtant, je continuais à vouloir qu’il me parle. Le pire était, qu’il n’avait pas tord, alors pour une fois, et peut-être parce que j’étais trop énervée pour parler,
j’ai gardé ma grande bouche fermée.

Il a continué avec les reproches... A peine qu’il ouvrait la bouche que j’avais déjà monter les choses en épingles, sans vraiment écouter, puis je m’enfermais, ne disais plus rien ou je prenais la fuite, comme je l’avais fait ce soir. Glups, c’est vrai que c’était assez moi ça! Parce que pendant qu’il me parlait, je me demandais si je n’avais pas été en larmes, ni pleuré, en rentrant, est-ce que ce n’était pas parce que quelque part, je me doutais qu’il viendrait à la maison?

Alors, il a voulu que je sache que s’il avait gardé ses distances, c’était simplement parce qu’il savait qu’il ne pourrait pas me voir et faire comme de rien,
il aurait été obligé de me dire pour Jess et qu’il redoutait ma réaction. Il savait que ce serait en quelque sorte me jeter à la figure sa relation avec sa femme. Il ne voulait pas que je me mette à lui poser des questions là-dessus, il ne voulait pas en parler, c’était déjà assez embarrassant. Que même s’il le devrait, parce que c’était la bonne chose à faire, contrairement à ce que j’avais l’air d’imaginer, il n’avait pas envi de rompre. Il avait beau tourner les choses dans tous les sens, il ne voyait pas comment faire autrement.

Sur ce, il m’a plantée là. J’avoue que je n’ai rien dit, je suis restée
muette comme une carpe!

Hum... Pascal me rendait dingue! Je voulais ne pas lui courir après. C’était préférable que je m’abstienne de le voir pendant quelques jours. Je regrettais d’avoir accepté de le voir aussi facilement ce soir! Rhhh et me voilà encore en train de chercher des excuses pour aller chez lui!!! Non, non et non, je ne devais pas, 1h du matin passé, non, demain il travaillait... Mais rien à faire, j’avais envie de ses bras, de lui, de sa chaleur. Impossible de me retenir de faire cette bêtise... Donc, pour me pardonner à moi-même cette bêtise, je me suis promise de ne pas le voir le soir, même si c’était vendredi, je ne sortirais pas.

A voir sa tête quant il m’a ouvert, je ne pense pas qu’il dormait. Il a eu un petit sourire en secouant la tête, qui m’a fait complètement craquer. Grrrr, j’suis vraiment trop faible. Pas besoin de s'étaller, je crois qu’il savait très bien pourquoi j’étais venue jusque chez lui, et je voyais bien aussi dans son regard, qu’il cherchait comment me dire de partir... Alors, j’ai pris les devants. Encore une petite douche froide... :(

Alors que je tournais les talons, il m’a attrapé par la main pour
me tirer à lui et me serrer dans ses bras. J’avoue que je n’avais plus envie de partir, mais comme je savais qu’il préférerait que je ne sois pas venue, après ce petit câlin, je suis quand même partie. C'était mieux que d'attendre qu'il me le demande.

Mais, je me suis arrêtée en route en me targuant d’idiote. Pourquoi je n’avais pas eu l’idée de lui dire tout simplement que je ne voulais pas parler? C’était une sorte d’accord entre nous, qu’on soit fâché, ou même qu’on ait décidé de ne pas se voir. Alors, j’ai fait demi tour et je lui ai
balancé la phrase que j’avais répété. Les jambes tremblotantes, je me sentais hyper ridicule, surtout après les scènes que je lui ai fait un peu plus tôt!!!

Pascal ne m’a pas laissé terminé ma phrase pour me prendre dans ses bras. Malgré son regard triste, je crois qu’il était soulagé et heureux de me voir, comme s’il m’avait espéré et attendu. Son impatience faisait battre mon coeur et j’ai fondu sous ses baisers comme une glace au soleil. Mes mains ne pouvaient s’empêcher de caresser ce corps tout en muscles qui me rendait dingue. Chaque millimètre de moi lui appartenait.

Après, Pascal ne voulait pas me laisser partir, mais vers les 3h du matin, un coup de fils à propos de Caro et il a filé comme une flèche. Juste le temps de baragouiner quelque chose à propos de Caroline, hôpital. Ca m’a un peu agacée. Qu’elle soit à l’hôpital et alors? Pourquoi est-ce qu’il avait besoin d’y aller, en plus à des heures pareilles? Pfff. Je n’étais pas fâchée, juste un peu déçue de n’avoir pas pu dormir avec lui à cause de Caro.

Pendant la journée, plus calme après avoir passé quelques heures dans les bras de l’homme que j’aime, j’ai réussi à trouver la force de m’occuper.

L’après-midi, j’ai fait une longue balade avec Balthazar, le chien d’un copain et en fin de journée, j’ai été prendre un verre avec une copine. Le soir, après m’être assurée de ne pas avoir JD dans les pattes, j’ai été louer un DVD et me suis préparée à passer une petite soirée tranquille devant un bon film. Comme je me l’étais promise,
je ne sortais pas et ne ferais rien pour voir Pascal ce soir.

J'avais de quoi avoir honte de moi... Je ne pouvais pas m'empêcher de courir vers lui, à le laisser partir... Je savais bien que je devais me détacher de lui, parce que sinon, c'était comme aller au cassee pipe. J'allais finir en lambeaux et ce sera tout de ma faute; c'est moi qui vais le chercher et dans 30 jours, il ne me restera que mes yeux pour pleurer, il sera parti loin de moi et sera bien au chaud dans les bras de sa femme Rhhh! Si seulement ma tête pouvait se remettre à fonctionner!!!

J’avais mis mon natel sur silencieux et l’ai abandonné dans ma chambre. Je ne voulais pas qu’un appel puisse perturber ma soirée... Ce qui fait que je n’ai pas su que Pascal avait dû m'abandonner, le soir d’avant, parce que
Caroline avait fait une idiote tentative de suicide...

* * * * *
------ Caro a fait une tentative de suicide - (246) - ven.03.sep.10 ------

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245 - Dans le ventre de la mère...

Publié le par JaneDo

Dans le ventre de la mère...
Jeu.02.sept.2010 -- (245/10)

Je savais que la plupart de nos potes se retrouveraient au Tiger pour prendre un verre. Je ne voulais pas y aller,  j'avais un peu peur que les copains insistent pour me faire rester, mais Caro avait tellement insisté. Déjà que je n’étais pas d’humeur à faire la fête, en fait, je voulais éviter de croiser Pascal. Il n’avait pas l’air d’avoir envi de me voir, alors pas question de lui forcer la main.

Bon, ce qui m’a fait encore moins plaisir, ce sont les petites plaisanteries des copains, et j’ai fini par apprendre que Pascal était sorti de son côté prendre un verre avec sa grande copine du moment; Marilou, le chacal. C’était une chance que Caro soit là, parce qu’elle au moins, elle posait toutes les questions que je n’aurais jamais osé poser.

Ensuite, Caro a voulu qu’on aille faire les pieds de grue, cachées dans le jardin chez Pascal. Niet. Pas envie. En fait, je crois que je n’avais pas envie de le voir. Intérieurement, je me battais contre une furieuse envie de faire la fête. Heu, quant je dis faire la fête, je veux dire sortir pour faire la folle, comme une célibataire... Et je n’avais pas envie de penser à Pascal, ni l’envie de le voir, ça ne ferait que foutre en l’air mon humeur. Mais, c’était peut-être un peu trop tôt pour que je me lâche.

Caro évidemment, quant elle ne déprimait pas au coin de la table, elle était pendue au téléphone à envoyer des messages, à Pascal sans aucun doute, ou à essayer de l’appeler.

J’ai eu une bonne surprise; Pascal a voulu savoir si j’étais avec elle et lui a demandé de me passer son téléphone. Pascal voulait me voir. Ça m’a fait drôlement plaisir, et je me suis félicitée de n’avoir pas tenté de l’appeler tous ces jours. Mais j’étais triste aussi, parce que, depuis qu’on était rentré de vacances, ça n’avait été que de mal en pire! Alors enfin, j’étais contente de pouvoir le voir. Layne s’est un peu moqué de moi, parce que, comme une idiote, je courais dès que Pascal me sonnait.

En cette horrible soirée, les mots prononcés par Pascal résonnaient encore à mes oreilles. Je le revoyais debout, face au lac, les mains dans les poches, son expression, et aussi, le sentiment qu’il préférait éviter de me regarder. Pascal avait proposé qu’on aille faire quelques pas au bord du lac, je pense qu’il préférait aussi éviter qu’on se retrouve dans l’intimité de son appart et que je tente de lui sauter dessus?

  • Tu savais que, déjà dans le ventre de sa mère, un enfant ressent sa frustration, tension, sa nervosité ou ses peines... Il paraît que d’une certaine manière, ça conditionne son développement, sa confiance en lui, son caractère... Je ne voudrais pas avoir à expliquer un jour à mon gamin que, pendant qu’il poussait dans le ventre de sa mère, je courais après une autre femme qui comptait plus pour moi que sa mère, ou que son bien-être m’importait peu...

Aoutch! Ça voulait tout dire. Qu’il se taise, qu’il la ferme, je ne veux pas entendre la suite... Pascal essayait de rompre. Il n’avait pas besoin d’en dire plus, je ne suis pas idiote, j’avais compris!

Pascal s’est ensuite lancé dans une longue série de justifications pour m’expliquer qu’il allait tout faire pour que la grossesse de sa femme se passe bien (...et il utilisait le terme “ma femme”, pas Jess...).!!! Qu’on ne pouvait plus continuer à se voir, etc... Avec ses mots, il me poignardait en plein cœur. Et dire que je m’étais réjouie de le voir? Si j’avais su que c’était pour entendre ça!!

Au détour de la discussion, j’ai appris que sa grande copine Marilou, l’avait poussé à me parler, à mettre les choses au clair avec moi... Owhhh! Folle de rage? C’est un léger euphémisme!!! Mon sourcil gauche est parti aux fraises! Non mais attend, c’est cette pouffe qui doit lui dire de me parler pour qu’il le fasse? Et donc, elle savait qu’il avait l’intention de me planter? Hooooh! La moutarde m’est monté direct au cerveau.

  • Tu veux dire qu’au lieu de me parler à moi, tu parle de nos histoires à cette chèvre? Tssssh... C’est une blague! Ben, écoute, on va faire très court; Retourne parler avec cette pétasse et laisse moi en dehors de vos histoires. Je n’apprécie pas, mais pas du tout que tu as l’idiotie de parler de nous avec cette chèvre, qui n’a jamais été même polie avec moi, et pendant ce temps. tu me laisse moi, ta soit-disant copine, hein? C’est juste non, j’suis la 1ère concernée? Et c’est moi que tu laisse dans le noir!?!
  • C’est pas comme ça...
  • Ha non? Tu as pris le temps nécessaire pour que Caro sache où elle en était? Tu papote avec l’autre pouffe et moi? Heum... Je suis où dans tout ça? J’suis qui? En tous cas ce qui est clair, c’est que d’après ce que je vois, je ne mérite même pas...
  • C’est pas ça. C’est juste...
  • Arrête... Je veux pas le savoir. Là, franchement? Tu...

Je voulais lui dire qu’il m’avait blessé... Mais à quoi ça aurait servi? Il le savait sans doute, et l’avait sûrement fait exprès. C’était bon, je ne voulais plus parler. C'était quand même chiant de se prendre la tête. Merde, il m'avait tellement manqué, il avait l'air si seul planté là, avec ses mains enfoncés dans ses poches... Il restait maintenant moins d'un mois avant son départ, et on arrive encore à se prendre la tête? Non mais, c'était vraiment lamentable. Mais je n'arrivais pas à calmer l'orage qui grondait dans ma tête!!!

  • Tu, rien. Laisse tomber. Bonne soirée, je rentre... Oh et si jamais tu avais quelque chose à me dire... Je pense que tu ira le dire à Marilou? Hein? Ou attend... Caro? Pourquoi pas? Ou Jess pendant qu’on y ait!? Vraiment, t’es trop nul.
  • Attend....

Je me suis arrêtée, mais je suis restée le dos tourné, je n’avais plus envie de le voir. Je lui ai demandé s'il avait oublié encore quelques poignards aiguisés à me lancer ou quoi!!! C'était pas la peine, j'avais ma dose!!

  • Ça me fiche mal à la tête de te regarder. Je n’ai plus envie ni de t’entendre, ni de te voir, je crois qu’on a meilleur temps d’en rester là pour ce soir, alors fiche moi la paix, fous le camp.
  • Je comprends... J’ose te demander une faveur?
  • Non. (...mais évidemment, j’étais curieuse...) C’est quoi?
  • Est-ce que je peux juste... te serrer...

Pfff, ben quoi encore?

  • Va faire ton câlin à Marilou, ou Caro, ou Jess, ou je ne sais qui... Puis t’aura qu’à me le dire, ce sera pareil. Bonne nuit.

Je l’ai planté là et je suis rentrée. Pour une fois, je n’ai pas pleuré une fois dans ma voiture, ni sur le chemin, ni même à la maison, je devais être trop enragée. Mince, est-ce que c’était ce qu’il cherchait? Est-ce que je marchais dans son jeu? Oh, et puis je m’en fou.

A la maison, après avoir enfilé un vieux training, je me suis installée pour me larver devant la télé. Je ne voulais pas penser à ma discussion avec Pascal, je ne voulais pas penser à lui non plus.

* * * * *
------ Dans le ventre de sa mère - (245) - jeu.02.sep.10 ------

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244 - Je lui colle aux pattes

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 01 septembre 2010

Mercredi soir, Thomas recevait quelques copains à la maison. Un truc entre mecs. J’ai deviné que ce devait être Pascal qui cuisinait, parce que Thomas était loin d’être un chef dans la cuisine. Contrairement à mes habitudes, je lui ai demandé s’il voulait que je vienne, ignorant le fait qu’il m’avait déjà précisé qu’ils étaient qu’entre mecs.

Thomas a surement deviné que j’avais envie de voir Pascal, sinon, jamais je ne me serais pratiquement  invitée comme ça. Il n’a pas su résisté ou pas osé me dire non. J’ai essayé de demander à Vania de m’accompagner, mais elle avait déjà un truc. J’ai donc dû y aller toute seule
, mais on a rien sans rien... J’étais la seule fille!

Je suis arrivée dans les premiers, en training, décontrac. Ça me gênait moins que d’arriver après tout le monde. Je voulais donner un coup de main à Pascal dans la cuisine et essayer d'en profiter pour lui parler. Ça n’a pas été possible, Le moment privilégié, sympa que j’imaginais n’est jamais arrivé.

Je suis encore plus déprimée que les jours précédents....

Sans avoir besoin de le dire clairement ou ouvertement, je crois qu’il était évident, pour Pascal, comme pour moi, qu’on avait rompu, que notre lien était dissout... On était plus ensemble. Je pouvais le lire dans ses yeux, dans sa manière d’être avec moi. C’était pénible. Le temps de la soirée, j’ai fait l’effort de jouer à la copine sympa, mais le cœur n’y était pas, c’était vraiment très dur, dur aussi de garder le sourire.

Pascal a juste mangé avec nous, après il est parti, il n’est même pas resté pour le café. Il n’a fait aucune tentative pour me parler plus que de nécessaire. Rien. Mon cœur s’est brisé en morceau tout au long de la soirée. En fait, heureusement qu’il y avait Layne et Thomas. Je crois qu’ils devinaient que ça n’allait pas.

Pendant tout le trajet du retour, j’ai pleuré comme une madeleine. J’ai même dû m’arrêter en chemin parce que, je n’arrivais même plus à voir la route. J’avais tellement mal au cœur que j’avais envie d’appeler Pascal, mais je n’arrivais pas à aller jusqu’à composer son numéro.

De quoi j’aurai l’air? Après avoir fait la tête, il suffit qu’il se montre distant et je deviens frénétique? Non, je pouvais pas, et c’est bien ce qui me rendait encore plus triste.

Est-ce que c’était possible de se sentir si mal? D’être aussi triste? Est-ce qu’un jour j’oublierai? La peine disparaitra?  Cette douleur s’effacera-t-elle? Cette fois, c’était évident, c’était foutu entre nous... Ça avait été la douche froide ce soir, il avait vraiment été distant.

Jess avait finalement réussi.... Elle avait gagné!

* * * * *
------ Je lui colle aux pattes - (244) - mer.01.sep.10 ------

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243 - Et il a du temps pour Marilou?

Publié le par JaneDo

Mardi..... 31 août 2010

Mardi... Chiotte, j’étais pratiquement au bord du suicide. J’ai réussi à noyer mon anxiété dans la peinture un petit moment, mais trop souvent des flashs du visage de Pascal venait perturber mon moral, ou sa manière de me serrer désespérément dans ses bras, comme s’il risquait de me perdre s’il me lâchait. J’avais mal jusqu’à l’os tellement il me manquait.

Le soir,
la présence de JD m'irritait carrément. Il était vraiment tout le temps dans mes pattes. Pire, il essayait de me faire rire pour me remonter le moral et ça m’énervait encore plus. Le pauvre, c’était même pas de sa faute. JD me trouvait silencieuse, et renfermée. Il me trouvait complexe, que ça faisait un gros contraste avec la fille en boîte, celle qui papote et rigole bien volontiers, et celle de la maison, qui ne pipe pas le mot de la journée. Je ne suis pas fana des moulins à paroles, et je suis toujours sortie avec des mecs calme et indépendant. Je préfère.

Du coup, ça m’a fait penser à Pascal. En fait, tout me ramenait à
Pascal, tout me faisait penser à lui. J’étais au bout du rouleau. Il ne m’a pas donné de nouvelles aujourd’hui non plus, alors en fin de journée, avant qu’il quitte le bureau, j’ai tenté un petit appel. j'espérais qu’il me propose de passer, ou d’aller prendre un verre.

J’avais décidé de m’asseoir sur ma fierté, après tout, je ne voulais pas passer tout le mois de septembre, alors qu’il était encore là, à lui faire la gueule. Pourtant, après ce qu’il avait fait, il aurait été normal qu’il passe chaque seconde à essayer de faire amende honorable. Au lieu de ça, il me laissant
encore une fois sans nouvelles. Mais bon, les hommes ne sont pas très malins, faire des conneries, ça ils sont forts, mais se racheter après, pas terrible. Heureusement pour moi, il n’était pas disponible! Je n'allais pas le rappeler, c’était trop dur pour moi de faire le 1er pas.

Caroline, qui sait toujours tout, a su que Pascal allait s’entraîner avec son ex équipe de basket, donc, elle avait été à l’entraînement. La pauvre, après elle avait le moral dans les tongues.

Il paraît que Pascal ne lui a même pas dit 2 mots, à part les salutations habituelles. Elle s’était faite déposée, espérant rentrer avec lui et avoir l’occasion de lui parler, mais pas de chance, il n’avait pas pris sa voiture. Pascal devait bosser avec Marilou, qui pour l’occas, était venu le chercher après l’entraînement. Donc, Caro avait dû rentrer avec Thomas. J’étais morte de rage que cette garce soit venu le chercher...

* * * * *
------  Il a le temps de voir Marilou, grrr? - (243) - mar.31.août.10  ------

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