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242 - Silence Radio

Publié le par JaneDo

Lundi..... 30 août 2010

Complètement à la masse, à la tombée de la nuit, je me suis laissée convaincre par Caro d’aller jusqu’au chalet pour aller reluquer Pascal. En rentrant me changer, j’avais aussi changer d’avis, mais Caro à réussi à m’entraîner.

Caroline ne savait pas que Jess était enceinte, apparemment Pascal ne lui avait rien dit. Heureusement que je conduisais, parce qu’elle a passé pratiquement tout le trajet en larmes à me bombarder de questions. Comment? Pourquoi? Pourquoi ne lui avait-il rien dit?

Pascal, Jess et ses parents étaient tous les 4 au chalet. Ils n’avaient pas l’air de se faire chier. Ils avaient l’air de fêter l’annonce de la grossesse de Jess. Une jolie petite famille tout à la joie de se retrouver. L’empêche, j’étais hyper angoissée de les voir, si j’avais pu être invisible, je crois que je serais restée là à les regarder jusqu’au lever du jour, ou même fait une petite incursion dans la maison. Pascal n’avait pas l’air très malheureux, en tous cas, pas autant que je l’avais imaginé. Il suivait, à mon avis, un peu trop Jess du regard, ça me rendait presque jalouse. Enfin, presque, non, complètement; on aurait dit que Pascal la redécouvrait.

Je pense que Caro devait éprouver la même chose que moi... Tout en est-il qu’elle a suggéré qu’on l’appelle pour voir ce qu’il ferait...

C’était affreux, parce que ça donnait l’impression de jouer avec lui... J’étais embêtée aussi, parce que je ne voulais pas lui parler, pas encore, mais l’envie de savoir s’il planterait sa famille là pour courir me rejoindre m’a donné envie de le faire. Comme c’était son idée, Caro l’a appelé en 1er, si elle ne réussissait pas, j’attaquerais à mon tour. Avec son père présent, je doutais fort qu’on réussisse à le faire quitter le chalet!!!

Dès que Caro a entendu sa voix, elle a fondu en larmes. Pascal lui a expliqué qu’il était avec sa famille, sans préciser qu’il était au chalet, et qu’il ne pouvait pas s’éclipser quoi qu’il fasse. Caro n’a pas réussi, ça n’a pas marcher. Elle avait beau le supplier, il disait ne pas pouvoir s’absenter.

Quant ce fût à mon tour, j’ai essayé de trouver toutes les excuses du monde pour éviter d'avoir à l’appeler. Glups, je ne savais pas quoi lui dire, Pascal serait surpris que je lui parle tout à coup, encore plus que je veuille le voir!!! Ça me faisait rougir de m’être laissé entraîner aussi loin! Pascal a répondu presque aussitôt, et je me suis sentie fondre sur place. Pourtant, Pascal m’a répété les mêmes choses qu’à Caro; il ne pouvait pas, c’était impossible, il était avec sa famille.

Puis, tout à coup, Pascal a changé d’avis et il m’a dit qu’il serait là dans la 1/2h... Huh?!

On devait filer illico presto, sinon, il allait encore nous tomber dessus sur la route? Incapable de bouger, je restais plantée avec mon téléphone encore à l’oreille, après qu’on ait raccroché. Perdue dans mes pensées, je n’avais pas remarqué la mine boudeuse et déçue de Caro. Non, non et non, je ne pouvais pas accepter de le voir... Pascal aura l’impression que je n’étais plus dégoûtée, que ma peine s’était évaporée, que je ne lui en voulais plus de m’avoir menti et trahie? Non, je ne pouvais pas. Rien à faire.

Pendant ce temps, un mini drame se déroulait dans le chalet. Ils avaient dû entendre que Pascal rentrait. On ne pouvait pas entendre ce qu’ils se disaient, mais son père le retenait par le bras. On ne voyait pas Jess, il y avait juste Pascal et ses parents. Ils gesticulaient tous les 2 et son père paraissait en colère. Puis Jess est descendue avec son sac à main sur l’épaule. Ça a eu pour effet de les calmer. Pascal a eu un mouvement de la tête, comme pour dire non. Je pense que Jess avait décidé de l’accompagner et Pascal ne le voulait pas.

J’ai décidé de le rappeler pour lui dire de ne pas bouger, que je ne me sentais pas le droit de le déranger chez ses parents. Mais quant il a voulu répondre, son père lui a arraché le natel des mains pour le balancer à l’autre bout de la pièce. On a pu voir les morceaux gicler en l’air. Glups.

Le 1er moment de surprise passé, Jess lui a tendu son natel à elle, mais Pascal a refusé. Alors. Jess s’est mis a composé un numéro; le mien! Ça n’a sonné qu’un coup, Pascal le lui a pris des mains pour raccrocher. Il m’a alors rappelée depuis le bureau pour savoir pourquoi j’avais essayé de le rappeler.

Là, je n’ai pas voulu lui cacher qu’on était là. De toute façon, je suis sûre que Caro finirait par le lui dire. Je lui ai dit que j’avais vu ce qui c’était passé avec son père et que c’était mieux qu’il reste là où il était. Pascal a voulu qu’on se retrouve dehors, mais j’ai menti en disant que j’étais déjà repartie, que je ne voulais pas que ça lui fasse des histoires.

Sur tout le chemin du retour, Caro a boudé et n’a pas arrêté de se morfondre. Je pense que quelque part, elle en voulait à Pascal d’avoir accepté de venir après mon appel et pas le sien. Je lui ai quand même rappelé que, depuis qu’il nous avait mis à la porte de chez lui, elle l’avait vu en tête à tête, pas moi. Il n’avait répondu à aucun de mes appels. On a failli se disputer toutes les 2.

Lundi, le matin, j’ai été prendre un café chez ma sœur, et l’après-midi, je me suis rongée les ongles en espérant un appel de Pascal. J'étais devenue une de ces idiotes qui passe leur temps à lorgner le téléphone! Lamentable! La journée, niet, rien, pas de nouvelles de Pascal.

Après avoir passé le dimanche à m’appeler x-milles fois, et le soir, la dispute au chalet avec son père, silence radio complet. Aghrrr, dans ma tête tournoyait des images de lui et Jess, heureux d’être ensemble, en train de faire des plans pour l’avenir, ce qui devait être vraiment le cas d’ailleurs. Ça me rendait dingue.

* * * * *
------ Silence Radio - (242) - lun.30.août.10 ------

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241 - Accrochée à une photo

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 29 août 2010 - (241)

Un dimanche triste et sinistre. 10’000 fois, j’ai eu envie d’appeler Pascal, et 10’000 fois, je me suis faite violence pour ne pas le faire. Il n’y avait rien à faire, il me manquait trop fort. Des visions du petit couple heureux me causaient des coups de chaleur. Est-ce que je lui manquais, au moins un peu?

A la maison, je devais donner le change, JD traînait sa carcasse sur mon canapé, donc me laisser aller à montrer ma déprime et avoir une mine boudeuse, n’était pas une option. Je ne pouvais pas faire un pas sans marcher sur JD. JD sortait de la salle de bains quant je voulais y entrer, traînait devant la télé, envahissait la cuisine quant je voulais me tirer un café, bref, trop de JD partout.

Après avoir avalé une rivière de café, je me suis cloîtrée dans ma chambre pour regarder la télé.

Pour me consoler et me raccrocher à quelque chose, je n’avais qu’une petite photo que Vania avait fait de nous, avec son portable, à la sortie d’un de ses matchs. Bafff, j'avais au moins ça. Merci à Vania, même si la photo est loin d'être exceptionnelle. J'étais quand même jalouse de la photo de Caro et Pascal, je l'avais réduite en morceau, il n'y en a qu'une copie dans mon journal..
J’avais beau tout retourner dans tous les sens, je n’avais pas tellement le choix, il me fallait m’éloigner de Pascal. Pourtant, je me cherchais toutes les excuses du monde pour ne pas le faire.

L’après-midi, Caroline, aussi déprimée que moi, m’a proposé de passer chez elle. J’ai accepté avec plaisir et j’ai filé comme si j’avais le feu aux fesses. Tout était bon pour ne pas avoir à supporter JD toute la sainte journée.

Arf, je pensais que Caro et moi serions seules, mais Layne et Alexia étaient là. Heureusement, Alexia ne passait que pour ramasser quelques affaires, donc je n’ai pas eu à garder un sourire forcé trop longtemps. Ensuite, on a pu se laisser aller à pleurer sur notre sort, à discuter de long en large à propos de Pascal.

Je n’aurai peut-être pas dû discuter de ça avec Caro, mais je n’avais personne d’autre avec qui en parler! Je me suis abstenue de lui parler de la grossesse de Jess! Il est certain que je me sentais moins menacée par Caroline que par Jess.

Apparemment, Caroline en savait toujours plus que moi sur les faits et gestes de Pascal... Elle savait par exemple que Pascal était au chalet avec sa femme et ses parents. Je n’ai pas voulu lui demander comment elle l’a su, ç’aurait été bien trop voyant que j’étais dans l’ignorance totale. Elle savait aussi qu’il avait congé lundi, et qu’il resterait au chalet avec sa femme. Arrrgh, ça m’a déprimé.

Pascal a passé la journée à essayer de me joindre, mais je n’ai pas répondu. J’avais peur de me laisser aller à demander à le voir...

* * * * *
------ Accrocher à une photo - (240) - dim.29.août.10 ------

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240 - Jess? Qu'est-ce qu'elle fait là?

Publié le par JaneDo

Samedi..... 28 août 2010

J’ai passé le week-end le plus mortel de la planète. Cette fois, c’est Pascal qui essayait de me joindre et moi qui ne répondait pas. Je ne savais pas quoi lui dire. Chaque fois que j’essayais de penser à où l’on allait depuis ici, ça me donnait mal à la tête et je préférais l'occulter. Je ne voulais pas y penser. J’étais perdue, je ne savais pas quoi faire, et pourtant, il me manquait tellement.

Une douleur atroce me barrait le cœur et la tête, mais ce n’était rien comparé à la peine que je ressentais pour Pascal. J’avais mal au cœur pour lui. Pas pour lui vis-à-vis de moi, mais parce que sa vie allait changer d’une manière à laquelle il ne s’attendait pas. Il ne devait pas savoir où il en était... Pauvre chou, même si j’étais mal et que je lui en voulais un peu, je continuais à l’aimer tout autant.

Le samedi soir, j’ai été à la petite sauterie chez Thomas. C’était pour voir Pascal. Je ferais tout pour ne pas lui parler, mais mon cœur avait besoin d’être près de lui.

Quant je suis arrivée, Pascal n’était pas là. Quant il est monté un peu plus tard, je m’attendais à tout, mais vraiment à tout tout, mais pas à voir Jess. C’était comme être poignardée en direct pour la 2ème fois. Difficile à expliquer comment je me suis sentie... Tétanisée, mourir, désorientée??? Mon cœur lâchait, et si je n’avais pas pu m’asseoir, je suis sûr que je me serais évanouie.

Mon cœur ne supportait pas de le voir avec Jess. De la voir si souriante, si confiante, radieuse pendu à son bras me rendait malade. Je ne pouvais pas oublier ce qu’elle portait dans le tiroir. Ça me faisait flipper. Caroline a essayé de me convaincre de rester, mais je ne pouvais pas.

Jess est venue me saluer comme si de rien n’était. J’aurai pu la frapper. C’était plus le baiser de Juda qu’autre chose. Elle rayonnait carrément. Ou était-ce parce que je me sentais mourir? Mais qu’est-ce qu’elle foutait là? Pascal est aussi passé me saluer, mais c’était bref et rapide. Je ne pouvais pas rester, c'était trop me demander! Caro a pourtant essayé de me faire changer d’avis, mais c’était peine perdu, autant m’ouvrir les veines.

Mon regard a croisé celui de Pascal à plusieurs reprises, impossible de dire à quoi il pensait, ou de déchiffrer l’expression sur son visage, il restait fermé comme une porte blindée.

Pascal m’a rattrapée dehors quant j’ai voulu partir... Awkward! On ne savait pas quoi se dire!

Encore une fois, Il s’est confondu en excuses pour ne m’avoir pas dit que Jess serait là ce week-end... Trop facile. Excuses rejetés. Pascal a essayé de me convaincre de dormir chez lui... Puis quoi encore? Donner l’occasion à Jess de me faire l'étalage de la manière qu’elle était tombée enceinte? Ou peut-être me le montrer sur vidéo? Non merci.

Pascal a promis, que si je restais, il ne me toucherait pas, ne parlerait pas, que c’était juste pour dormir dans les bras l’un de l’autre. Hum! Peut-être pour m’utiliser pour rendre Jess jalouse? Ou comme paravent? Ou encore, pour me prouver qu’il ne dormait pas avec elle? Encore non merci.

Afff, quoi dire Pascal? Pourtant, j’étais contente qu’il m’ait rattrapée. Mais les mots qui sortaient de ma bouche était loin davoir le pouvoir d’arranger les choses. Je lui ai demandé si Caro savait que Jess venait? Et Thomas? Paul? En fait, tout le monde était au courant, sauf moi quoi! Encore une fois, Pascal n’avait pas osé me le dire.

Je me croyais plus calme que les jours précédents, parce que cette fois, c'en était trop, mais j’ai quand même pleuré toute la nuit. Cette fois, j’aurai donné n’importe quoi pour qu’il vienne me prendre dans ses bras et dormir collée contre lui, j’aurai même oublié d’être fâchée, mais je pense que l’idée ne lui a même pas traversé l’esprit...

Il devait être bien trop occupé à faire des projets avec sa femme!

* * * * *
------ Et Jess? Qu'est-ce qu'elle fou là? - (240) - sam.28.août.10 ------

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239 - Coeurs à la dérive

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 27 août 2010

Je sais que Pascal a été chez ses parents pour annuler et les avertir que je ne serais pas présente à leurs dîner. Aucune idée comment ils ont pris la chose, mais c’était encore une raison pour que ses parents me trouvent antipatique et dédaigneuse. Je me demande si Pascal leur avait donné la vraie raison ou inventé une excuse quelconque???

21h30, il sonnait à ma porte. Je dormais et je n’ai rien entendu, mais JD l’a laissé entrer. Pascal est venu se coucher à côté de moi et m’a serrée contre lui. Je sais qu’à un moment donné, je me suis sentie en sécurité et bien, mais quant je me suis réveillée vers 22h30... J’ai sursauté parce que pendant une demi seconde, j’ai eu peur que ce soit cet idiot de JD, puis une odeur familière de l’after-shave et du champoing de Pascal ont chatouillés mon petit nez. Après la 1ère le sentiment de bien-être ma laissée, je ne ressentais que de la colère.

Je ne pouvais pas me disputer avec lui devant JD. Ça m’énervait qu’il ait osé de pointer chez moi sachant que je n’étais pas seule. Alors on est sorti discuter ailleurs, je le voulais hors de chez moi... Loin.

  • Tu m’énerve à un point que tu ne peux même pas imaginer! Je sais pas, tu... (je n’arrivais pas à parler de la grossesse de Jess) C’est avant que tu aurai dû faire tout ça, avant, au lieu de me laisser sans nouvelle comme une conne. Là t’es à contre courant, je comprends pas. Tu dis que t’étais perdu, que tu savais pas où t’en étais, mais, il me semble qu’à ce moment là, en attendant de décider quoi que ce soit, il me semble plutôt que tu aurai essayé de passer le plus de temps possible avec moi, et pas le contraire! Au lieu de ça, tu m’as rejetté, pas de nouvelles... Je comprends pas. Par contre, tu as tout le temps du monde pour Caro! Faut pas que la petite chérie soit mal... Moi tu t’en fou pas mal... Et maintenant, ça c’est quoi? Pourquoi tu es venu chez moi? Maintenant, tu veux faire le pieds de grue, quant tu as pu m’effacer ces derniers jours? Pourquoi? Tu crois parce que tu m’as raconté pour ta femme, ça te donne le droit de m’emmerder maintenant?
  • Tu ne m’en aurai pas voulu d’avoir passé ces derniers jours avec toi sans rien te dire? Ou au contraire tu m’en aurai voulu encore pire que maintenant?

Sa question m’a coupé la chique. Je détestais quant il avait raison, surtout quant j’étais si mal. J’avais besoin de lui en faire baver pour faire passer la pilule. Je ne voulais pas lui répondre. Inutile, il me connaissait assez bien pour savoir que j’aurai été encore plus furieuse, alors j’ai explosé pour autre chose; le fait de l’avoir vu en compagnie de Caro. Pourquoi? Est-ce qu’elle comptait plus que moi?

Pascal m’écoutait, et je crois qu’il ne savait pas quoi dire. Les seuls mots qu’il savait baragouiner de temps à autre, ce n’était que pour dire qu’il était désolé.

Pascal avait eu peur de me le dire parce qu’il ne voulait pas qu’on passe notre temps à nous prendre la tête jusqu’à son départ pour l’allemagne, alors, il avait même penser me le cacher.

  • Je ne veux pas te parler !

C’était une constatation. En fait, je ne savais pas non pus où j’en étais, et j’avais peur de flancher à force, d’oublier ma colère et ensuite de me sentir déprimée et vide. Je ne voulais pas non plus dire quelque chose que je risquais de regretter direct après, alors je ne voulais juste pas lui parler, juste pas le voir. Je voulais qu’il s’en aille, qu’il disparaisse tout simplement de ma vue.

  • J’avais peur que tu décide que tu ne voulais plus me voir...
  • Comme j’avais peur ces derniers jours que tu ne veuilles plus me voir? Ben, on n’y peut rien hein! Super manière de montrer qu’on aime quelqu’un... Les ignorer?
  • Qu’est-ce que je peux faire pour que tu me pardonne?
  • Ta femme est toujours enceinte?
  • Jane...
  • Ben voilà mon cœur, on en est toujours au même point, c’est tout ce qu’on a!

Super, on était en train de se prendre la tête! Si seulement, il était parti comme je l’ai demandé, on ne serait pas en train d’essayer de se blesser.

  • Va-t-en Pace... STP, va-t-en. Rentre chez toi, ou chez Caro, Marilou ou Dieu sait...
  • Arrête avec ça.
  • Va-t-en, dégage, disparaît...

Merde, j’avais été un peu trop loin. Je pouvais voir dans ses beaux yeux verts, que je l’avais blessé. Pascal a compris, il a juste fait oui de la tête et il est monté en voiture et via. J’ai regardé ses phares arrières s’éloigner jusqu’à prendre le dernier virage avant de disparaître de ma vue. C’est ce que je voulais, alors pourquoi je pleurais? Pourquoi seulement maintenant de le voir partir, me rendait si triste, tellement triste que j’avais envie de mourir sur place?

J’ai oublié le danger d’être plantée au milieu de la forêt en pleine nuit, la tête apuyée contre le volant, j’étais secouée par mes pleurs. Je ne me rendais même pas compte que je pleurais sans retenue, et qu’on aurait pu m’entendre. D’ailleurs, je crois que je m’en foutais.. Je me sentais hyper désespérée. Toute les fibres de mon corps, toute mon âme le rappelait, et pourtant, je savais que s’il revenait, on se prendrait encore la tête.

Je n’avais pas entendu Pascal revenir, ni s’approcher de la voiture... La honte... Il a ouvert et a essayé de me prendre dans ses bras et encore, je l’ai repoussé. Pascal m’a assuré que le laisser me toucher ne m'engageait à rien. Mais je ne voulais pas, si je le laisse m'approcher de trop prêt, j’allais fondre, tout oublier et le lendemain, je serais enragée contre moi-même.

Mais qu’est-ce que j’allais bien pourvoir faire??? Je n'arrivais pas à me décider à le quitter, mais je ne pouvais pas rester avec lui non plus? Je me sentais flouée, complètement perdue, anxieuse, malade et dans tout ça, quand même, je le voulais lui...

Pascal s’est accroupi un moment laissant la porte de la voiture ouverte. J’ai arrêté de pleurer parce que je me sentais stupide. Puis, il est venu s’asseoir à côté de moi dans ma voiture et on est resté là sans parler pendant des heures. C’était rassurant et j'avoue que ça me faisait du bien d’être prêt de lui sans parler. C’était apaisant. Quant je me suis sentie moins triste, je me suis décidée à rentrer. Pascal a juste attrapé ma main au passage. C’était un petit geste furtif, un petit geste de rien du tout, mais glups, ça m’a donné envie de me retourner et de lui sauter dans ses bras.

Pascal n’a pas osé me retenir. Cette fois, je suis partie la 1ère.

Purée, j’avais tellement envie de tout oublier et pouvoir juste aller vers lui, poser ma tête sur son torse et le respirer, me sentir en sureté, aimée, emprisonnée dans ses bras encore une fois. Juste un petit moment, juste quelques secondes. Même si j’étais dégoutée pour l’instant, je savais que je ne pourrais pas me détacher de lui, que je ne pourrais pas le lâcher. En plus, j’étais consciente que Pascal devait se sentir très mal, je ne savais pas lequel des 2 se sentait le pire.

L’enfer c’est que malgré tout, je l’aimais toujours...

Vendredi, Pascal m'a laissé un message pour me dire qu'il serait chez lui toute la soirée, si je voulais, je pouvais passer, si je ne voulais pas parler, il l'acceptait aussi, qu'on pouvait bien passer la soirée à ne rien dire, etc. J'ai voulu lui rendre la monnaie de sa pièce et ne pas répondre, mais, je ne suis pas aussi dure, alors j'ai juste répondu; "Non merci". Il m'a renvoyé un message pour me dire que si je changeais d'avis, il serait là.

C'était un vrai supplice de le savoir à la maison, alors que je m'ennuyais de lui. Milles fois j'ai failli sauté dans ma voiture et courir le rejoindre, et milles fois, je me suis flagellé intérieurement pour ne pas le faire. Je ne suis pas sortie, pas le moral. Je ne voulais même pas aller le reluquer, de peur de finir par courir me jeter dans ses bras.

Si je faisais une connerie pareille, il n'y aura plus de limites aux conneries qu'il pourra faire, puisqu'après tout, je lui pardonne tout!

Vers les 23h, il a essayé de m'appeler, je n'ai pas répondu. Quant les sonneries ont cessés, j'étais triste et regrettais de n'avoir pas répondu. Puis, il a ressayé encore, cette fois, j'ai décroché, mais sans dire un mot. Pascal a compris que je ne voulais pas lui parler. Ah, tendre supplice d'entendre sa voix...

On est resté au téléphone plus d'1h, moi sans un mot, lui, il me racontait ce qu'il faisait; le film qu'il avait pensé regardé... De temps en temps, entre 2, il disait que je lui manquais, qu'il m'aimait et qu'il avait tellement envi de me voir, même si je ne voulais pas lui parler. Qu'il comprenait... Que les entrainements de basket avaient repris, qu'il y avait été, même s'il ne faisait plus partie de l'équipe, il pouvait encore s'entraîner avec eux. Que le basket allait lui manquer, comme la natation lui manquait, que je lui manquais encore plus. Qu'il s'excuse d'avoir été aussi stupide de m'avoir laissé sans nouvelles, de n'avoir pas oser me parler.

Il a dû se rendre compte que ce n'était pas la meilleure idée du monde de venir sur le sujet, parce que j'avais raccroché, mais ce n'était pas du tout pour ça. Je voulais lui demander de me jouer quelque chose, comme je ne voulais pas lui parler, je voulais lui envoyer un message. Je pense qu'il a dû flipper quant il a essayé aussitôt de m'appeler et que je ne répondais pas, mais je n'avais pas encore fini mon message. J'imaginais son soulagement quant il a reçu mon sms!

Pendant qu'il jouait, je me suis rendue compte que je me cherchais des tas d'excuse pour lui faire un "booty-call", mais j'étais encore trop fragile, trop accroc à lui pour aller jusque là...

Je l'adore vraiment à mort ce mec!Après le 4ème morceau, cela faisait déjà plus d'1h qu'on était au téléphone, pour ne pas avoir à lui parler, ni devoir ouvrir la bouche pour lui dire; bonne nuit, parce que je savais qu'il insisterait pour que j'aille le rejoindre, j'ai fait semblant de m'être endormie, mais je l'écoutais toujours... Il a jouer une dernière chanson, une qu'il avait composé pour ses potes avant de ne dire "bonne nuit" et de raccrocher.

  • Jane? Tu dors? Je pense que oui... Jane, même si je ne te mérite pas, même si je suis le plus grand des idiots de la terre, je t'aime... Peut-être que j'arriverais à t'atteindre dans ton rêve et que tu entendra... I Love You Babe...

Je ne sais pas si Pascal a réussi à s'endormir tout de suite, il n'avait pas l'air de vouloir raccrocher, mais moi, calmée, parce que j'avais eu l'impression de passer la soirée avec lui, sans me mouiller, j'ai dormi comme une bébé!

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------ Cœurs à la dérive - (239) - ven.27.août.10 ------

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238 - Jess, sa femme est enceinte :(

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 26 août 2010

Avec son petit message inquiet, après avoir remarqué que je passais la soirée avec Thomas, je ne voulais pas bouger le petit doigt, et pensais attendre tranquillement que Pascal m’appelle. Puis vers midi, j'ai lu le petit mot de Sminette, et j’ai décidé de me bouger les fesses et montrer à Pascal que je pouvais faire autre chose que rester planter sur ma chaise à attendre.

Encore une fois, Sminette avait raison, je pouvais continuer à utiliser mon orgueil comme excuse et laisser Caroline tranquillement occuper la place que je laissais désespérément vide. Après je pouvais toujours m’amuser à me plaindre, pleurer sur mon sort, mais ce sera entièrement de ma faute et bien fait pour ma tête! J’ai donc décidé de braver ma timidité et de faire quelque chose que je n’aurai jamais pensé être capable de faire; me pointer à son boulot.

Intérieurement, je transpirais de trac, mais à voir l’expression de Pascal, rien de pouvait lui faire plus plaisir que de me voir apparaître dans son bureau! C’était horrible de le demander à la réception, de voir les réceptionnistes me suivre d’un regard amusé en chuchotant, et ce, jusqu'à ce que la porte de l'ascenseur se ferme.

Avec la furieuse envie de disparaître, j’avais peur de le déranger et qu’il me demande gentiment de repasser plus tard, ou qu’il me balance un truc genre; me faire dire par sa secrétaire qu'il me rappellerait. C'en aurait été fini de mon courage. Je me serais retirée chez moi, et j’aurai coupé mon téléphone jusqu'à ce que les flammes de l'enfer s'éteignent. Mais non, Pascal était effectivement occupé, mais il a tout planté pour me recevoir. Carrément adorable.

Le hic était que je n’avais pas prévu mon entrée en matière. Quoi dire? Comment l'aborder? Poufff, je n’y avais pas réfléchi. Heureusement pour moi, Pascal était tellement surpris, que c’est lui qui a brisé la glace.

  • Si je m'attendais à te voir ici? Qui l'eut cru!!!
  • Bah, en plus, je te dérange en plein boulot... Désolée!
  • C’est pas grave, je peux bien prendre quelques minutes.
  • Je t’ai vu chez Caroline hier soir...
  • Oh!
  • J’ai trouvé ça vraiment dègue. Après avoir évité de répondre à mes coups de fils, je te retrouve chez elle? J’étais vraiment déçue!
  • Caro n’allait pas très bien...
  • Et on se fiche de comment j’allais donc?
  • Du tout... Jane...

On est venu nous interrompre, il fallait qu’il retourne à son meeting.

  • Il faut que je te parle. T’as raison... J’ai... Hahhh, heu... (gros soupir). Est-ce qu’on peut se voir ce soir? Ou demain soir?

Oh la la, de la manière qu’il a dit ça et avec la tête qu’il faisait, j’avais envie de trouver une excuse pour éviter ça. Salut ma petite lâcheté!!! Mais voilà, il me manquait trop et inutile de pousser à plus tard, j’avais bien trop envie de le voir!!!

Avant qu’on ne quitte son bureau, Pascal m’a attrapé par la main. Un petit geste de rien du tout, mais c’était la manière qu’il l’a fait. A travers ce petit geste, c’était comme s’il donnait un sens plus profond à ses mots me disant que ça lui avait vraiment fait plaisir de me voir, vraiment plaisir que je sois passé à son boulot. Je lui aurait bien sauté au cou, mais le temps d'hésitation et la porte était ouverte. Il était tellement chou. J’avais l’impression de lui avoir manqué, alors pourquoi ne pas m’avoir appelée?

Je réalisais après coup, que Pascal avait paru nerveux, edgy, quant il avait dit qu’il devait me parler, je ne sais pas mais, quelque chose dans le ton de sa voix, ou dans ses yeux, ou peut-être dans son attitude? Oui, définitivement nerveux! Je n’avais plus qu’à attendre.
Pendant que j’y étais, j’ai fait un saut vers Thomas... Zut, ça, je n’aurai peut-être pas dû! C’était peut-être ce qui a déclenché le reste...

Les parents à Pascal nous ont invités à dîner le soir même. Je n'avais aucune envie d'y aller, Pascal n'était pas enchanté non plus et avait refusé. Mais son père ne lui a pas laissé le choix et m’a appelé directement, c'était paraît-il important, il avait à nous parler à tous les 2. Ça a obligé Pascal à m'appeler pour confirmer et passer me prendre. Il tenait à discuter avant qu'on aille chez ses parents. Je me suis dit que son père voulait probablement nous remonter les bretelles, donc je n'étais pas impatiente d'y être.

Comme je suis toujours super ponctuelle, hum, on est parti en retard et sur le chemin, Pascal a commencé à chercher ses mots; il était presque sûr de savoir de quoi son père voulait parler, il pensait que c'était préférable que je l’apprenne par lui. A notre retour de vacances, il avait appris une nouvelle qui l'avait démoli et il savait qu'il fallait qu'il me le dise. De toute façon, j'allais l'apprendre tôt ou tard. Pascal cherchait désespérément ses mots, ses phrases, tournait autour du pot... La nouvelle l’avait choqué et traumatisé. Il voulait que je sache que, s’il pouvait voir Caroline, ce n’était pas pareil me concernant, parce qu’alors, il aurait dû me parler et qu’il ne savait pas comment le faire. Puis c'est sorti comme un coup de massue....

Jess, sa femme était... enceinte!

Afff, ça m'a sonné..... Abasourdie, terrassée, je ne pouvais plus parler. Je le regardais la bouche ouverte comme du poisson frit.... Je ne voulais, ne pouvait pas aller chez ses parents dans cet état... Les larmes perlaient au coin de mes yeux, j'avais la bouche sèche, la mine éberluée. Des milliers d'images ont défilés dans ma tête à vitesse grand V, et des tonnes de questions se bousculaient dans ma tête. Impossible d'y mettre de l'ordre, et, une horrible impression d'étouffer littéralement sur place... Jess enceinte? Comment? Pas de lui non? Mais... Du fait qu'ils sont... il devra... Non, ça ne pouvait pas être possible, je devais faire un mauvais rêve...

Je lui ai demandé d'arrêter la voiture, je manquais d'air. J'ai giclée hors de la voiture pliée en 2, vraiment sonnée, frappée en plein cœur. Je ne voulais pas qu'il me parle ou me touche. Quant je l'ai repoussé, Pascal s'est assis sur le marche-pied la tête entre ses mains, il n'arrêtait pas de dire qu'il était désolé, qu'il aurait peut-être dû avoir le courage de me le dire plus tôt. Désolé? Ça veut dire quoi ça? C'est quoi comme mot? C'est sensé faire quoi? Guérir? Faire oublié? Ou c'est moi qui devrait être désolée?

  • Est-ce... Est-ce que... (je n'arrivais même pas à aligner 2 mots) De toi?
  • Je n'en sais rien... C'est possible.
  • Possible? Donc, vous avez... Donc, quant elle était ici, vous avez...?
  • Je suis désolé...
  • Waouh! Et il est désolé! Ça veut dire quoi; désolé? De t'être jeté sur elle? De l'avoir déshabillée, de t'être déshabillé, de t'être jeté sur elle, et de lui avoir fait un enfant? T'as sûrement une bonne explication? T'avais bu?

Il avait une mine de chien battu, non abattu et n’osait pas me regarder en face. Tu parles! Je ne savais pas si j’étais furax, triste, remontée contre lui, fatiguée ou si ma tête allait exploser! J’aurai voulu avoir la force d’aller le prendre dans mes bras, mais en même temps, la haine? ou une rage folle dingue me retenait. Et pourtant j’avais vraiment envie de le prendre dans mes bras pour que ses yeux tristes changent d'expression. Rien à faire, j’avais les pieds pris dans du béton armé, sec depuis un siècle et demi.

  • Je ne savais pas comment te le dire! Si seulement j’aurai pu trouver le moyen de te le cacher... J’avais peur de ta réaction. Je préférais occulté mon envi de te voir, comme ça, je n’avais pas à te le dire. Même profiter de la situation de l’autre jour pour provoquer une dispute... Ça me donnait le temps de réfléchir et essayer de trouver comment t’apprendre une chose pareille. Tu vois, ça me posait moins de problèmes de voir Caro, ce n’était pas aussi important, tandis que toi... Te voir et j’étais obligé de te parler de ça...
  • Donc tu as, non... Tu couchais avec Jess en même temps? Dire que tu avais l’air si... innocent!
  • Mais Jane, c'est ma femme tout de même...
  • Ta femme tout de même hein... Ha oui, c'est vrai, moi je suis??? Alors le truc des chambres séparées, c'était du pipo?

Je me sentais malade, il fallait que je me concentre pour ne pas vomir. Bon, si je pouvais être sourde et muette pour un moment, ça m'aurait bien arrangé!

  • T'aurai dû me le dire... Dire que tu couchais avec moi et en parallèle avec Jess, oh, qu'est-ce que je suis conne, et même Caro...
  • Tu m'accusais déjà pour Caro, alors comment voulais-tu que je te balance un truc pareil!

On est resté un moment comme ça, séparé par un gros mûr qui étaient tous ces mots, beaucoup trop lourds et par Jess encore une fois, chacun perdu dans ses propres pensées... je crois... Quant je pense qu'il a osé me demander de l'attendre? Jusqu'à quant? Que le gosse ait 20ans?

  • Jane? Je ne savais pas comment te le dire, ni quoi faire... Je suis sûr que c’est de ça que mon père veut nous parler. Je ne veux pas te perdre, mais en même temps... Je devrais... Je devrais arrêter de te voir, je devrais redevenir... marié! Redevenir un mari, et bientôt un père, et pourtant, je ne veux pas. Je ne sais pas quoi faire, je me sens mal, je suis complètement perdu...

Ciel, ce qu’il avait l’air malheureux, ça me fendait le cœur, mais je ne pouvais absolument rien faire. Je crois que je ressentais une peur panique, je crois que je venais de réaliser que je l'avais perdu, que je ne l'avais jamais vraiment non plus trouvé!?!

  • Quant on est rentré de vacances, j’ai appris qu’un des actionnaires, un des associés de mon père... Afff, il avait des tas de photos de nous, de Caro aussi... Je me suis senti piégé et il m'a appris aussi pour Jess et le bébé...
  • Est-ce que tu veux bien me ramener chez moi?
  • Jane...? Mes parents...
  • Je veux pas... Je veux rentrer.

Pascal a essayé de me toucher, mais j’ai évité son geste. Des millions de fourmis rouges me bouffaient la tête, rien à faire pour qu'il me pose le bout d'un doigt sur moi, que dalle. Un regard a suffi pour qu’il comprenne qu’il n’avait pas intérêt à m'approcher. Aowh, il avait l’air si malheureux. J’avais envie de me serrer dans ses bras et en même temps, je voulais qu’il disparaisse de ma vue. J'avais des frissons d'horreur qui me parcouraient de la tête au bout des pieds. Je veux RENTRER illico presto.

  • Pourquoi étais-tu nerveux en vacances? J’ai senti que quelque chose te tracassait, c'était ça?
  • J’étais loin de me douter de ça, non, je te l'ai dit, l'Allemagne... Mon père le savait déjà, je crois que c'est pour ça qu'il m'expédie en Allemagne. Jane, je ne me sens pas très bien...
  • Je veux rentrer, ramène moi STP.
  • STP, reste, reste avec moi?
  • Je veux rentrer chez moi.
  • J’ai besoin de toi, STP reste.
  • Retourne auprès de Caro, c’est moins problématique. C’est toi qui l’a dit.
  • Reste je t’en supplie.
  • Non merci. Pascal, je VEUX rentrer.

C'était rare que je l'appelle par son prénom, j'avais plutôt l'habitude de l'appeler Pace, comme Thomas et ses proches. Si je l'appelais par son prénom, c'était pour garder la distance. Je ne pouvais pas le regarder et je ne voulais pas pleurer, pas devant lui, ni devant qui que ce soit d'ailleurs, juste rentrer retrouver la sécurité de mon antre. Je me sentais fatiguée, un besoin urgent de dormir. Juste dormir. Juste dormir pour vider ma tête, ne plus penser, ne plus rien ressentir.

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------ Jess est enceinte - (238) - jeu.26.août.10 ------

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