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304/11 - Halloween - La nuit de la citrouille

Publié le par JaneDo

Halloween - La nuit de la citrouille
Lundi, 31 oct 2011 - 304/11

La vrai soirée de Halloween, c’était ce soir, mais ici, on avait l’habitude de fêter ça le week-end et pas en pleine semaine. Toutefois, comme c’était le jour “J”, Thomas a voulu qu’on se réunisse pour prendre un verre ensemble et fêter Halloween comme ça devrait se faire, mais sans les attrapes pour effrayer tout le monde.

Il avait fait décorer avec des tas de trucs qui représentaient la mort, la terreur, et touti quanti et on s’est rassemblé autour de la table du salon, pour se raconter des histoires qui font peur. Il n’y avait que quelques rares bougies dans des citrouilles pour éclairer le salon. A chacun son tour, celui qui prenait la parole plaçait la seule bougie sur la table devant lui.

Certaines histoires sont des histoires vraies, qu’on a vécu ou qui nous ont été racontés par quelqu’un, mais en tous cas, ça foutait la trouille. Même si je faisais ma fière, intérieurement, je pétais de frousse.

J’ai raconté l’histoire de la femme en blanc qui rodait certains soirs autour du cimetière près de mon école au Libéria. Quant j’avais entendu cette histoire alors que j’étais petite, je me souviens que chaque fois qu’on passait le soir, près du cimetière en voiture avec mes parents, j’avais peur et je jetais des coups d’oeils furtifs pour être sûr qu’elle ne se trouvait pas dans les parages. J’avoue qu’aujourd’hui encore, j’y crois. Je suis sûre qu’elle rôde encore là-bas.

J’ai aussi raconté l’histoire de la femme enceinte, celle de ce bébé qui quittait le ventre de sa mère certaines nuits sans lune. C’était un mauvais esprit, un enfant démon qui semait la terreur et la mort autour du village. Pour le stopper, ils ont mis des bassins d’eau chaude autour du lit de la mère, le bébé s’y ait réfugié croyant retrouver la chaleur du ventre de sa mère. Ils l’ont retrouvé le matin, mort dans une des bassines.

Les autres histoires me semblaient toutes plus terrifiantes les unes que les autres, en fin de soirée, j’avais les jambes tremblotantes et j’avais le trouillomètre à zéro.

On a même eu la visite d’esprits, on a vite arrêté parce qu’on ne savait pas quel genre d’esprit on risquait de réveiller.

J’aurai bien dormi chez Pascal, mais Dol m’a appelé au moins 20x, et je n’ai entendu ses messages que vers minuit et 1/2. Elle avait des larmes pleins la voix, ça n’allait pas fort et elle voulait passer la nuit chez moi.

Crap, j’aurai préféré dormi en sécurité près de Pascal, juste à l’étage en-dessous et pas avoir à faire toute la route, rempli de monstres pour rentrer. Mais, je ne pouvais pas laisser tomber ma copine!

Je suis donc partie en faisant celle qui ne croyait pas en toutes ces histoires et qui n’avait certainement pas peur de quelques petites histoires qui n’étaient certainement pas vrai. Pas très rassurée, j’avais refusé la proposition de Pascal de me raccompagner, mais j’ai quand même fermé mes portières et je ne me suis pas arrêtée pour prendre de l’essence. Je ferais ça demain et en plein jour!

Pascal a dit qu’il fallait qu’on parle quant j’étais sur le point de partir, ce qui m’a fait filer encore plus vite. Je déteste quant on me dit; “Il faut qu’on parle”, ça me fiche la trouille. En général, c’est jamais bon.

Afff, adorable, il m’a appelé pendant que j’étais encore sur la route. Il aurait aimé que je reste dormir, alors je lui ai dit pour Dol, je ne pouvais juste pas. Je ne pouvais pas abandonner ma copine.

Alors, Pascal a fini par me dire qu’il aurait aimé qu’on passe plus de temps ensemble, qu’on soit ensemble la semaine aussi, et pas seulement les week-ends, qu’on passe nos soirées ensemble chez lui ou chez moi. Il ne pouvait pas imaginer comme ça m’a fait plaisir d’entendre ça!

Ça l’embêtait de parler de ça au téléphone et en vitesse comme ça, mais il avait eu l’impression que j’avais pris la fuite, alors il n’a pas eu tellement le choix.

Je ne savais pas encore que j'aurai mieux fait de me casser une jambe, parce que Dol est restée toute la semaine chez moi. Arhhh. Et se coucher à des heures normales s’est transformé en mirage, une vue de l’esprit. Mon bar est vide, et je me suis efforcée de ne pas voir les trucs qui traînent partout. Man, en fin de semaine, j’étais naze.

* * * * * * * * *
Halloween - La nuit de la citrouille - Lundi, 31 oct 2011 - 304/11

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303/11 - Halloween... Notre trio résiste (2)

Publié le par JaneDo

303/11 - Halloween... Notre trio résiste  (2)
Dimanche, 30 oct 2011 - 303/11

Je n'avais pas très bien compris les règles des jeux, j'avais l'esprit embué. J'ai participé quand même. D'après ce que je me souviens, c'était pour déterminer qui aurait le droit à la parole. Je n'arrivais pas à me concentrer, je ne savais pas très bien ce qui se passait, mais je riais beaucoup.

J'ai perdu au jeu et j'ai dû embrasser Caro. Heureusement, que c'était Caro et pas la Ophélie! On se déteste, alors ç'aurait été problématique. J'ai aussi embrassé Michael dans la foulée. Je trouvais tout ça très rigolo, jusqu'à ce que ce soit Pascal qui embrasse une magnifique noiraude. J'ai trouvé leurs baisers un peu trop passionné. Mais très vite, mon esprit a été déconnecté.

Je crois que j'ai perdu à la plupart des jeux, parce que je n'arrivais pas à retenir les règles ou à savoir à quoi on jouait, mais je jouais.

D'après ce que j'ai pu voir, certaines filles avaient gagnés des sortes de rubans rouges qu'elles ont attachés au poignet du partenaire choisi. C'est comme ça que j'ai eu pendant un petit moment la désagréable surprise de voir Pascal danser et embrasser une des filles et il avait l'air de s'amuser. Je l'ai vu aussi danser avec Ophélie et la noiraude d'avant et ils se sont embrassés. Apparemment, elles avaient gagnés ces rubans.

Même si je n'étais pas à 100% là, ça faisait quand même mal je crois.

J'ai eu de petits moments de paniques et mal au cœur, effrayée qu'il y prenne du plaisir, j'avais comme un poids dans la poitrine, mais là aussi, l'impression est vite passé, puis je me suis retrouvée à rire et à trouver tout ça amusant. J'avais l'impression de planer, de ne pas vraiment être là, de voir les choses à travers un truc flou, ou que ma tête n'arrivait pas à s'attacher à ce qui se passait autour de moi.

J'ai eu des moments où j'avais l'impression que je devais dire quelque chose, que je n'aimais pas trop voir Pascal s'amuser autant, en même temps, j'étais déconnecté et si j'avais l'intention de dire quelque chose, il semblait que ça me prenait beaucoup de temps pour rassembler mes mots et pour agir, et c'était passé ou trop tard quant j'essayais. Il y a eu des moments ou je me disais qu'il fallait que je dise à Pascal que je n'avais pas aimé ceci ou cela, mais quelques instants plus tard, j'avais oublié. J'ai eu beaucoup de moments d'absence, et rien n'avait d'importance.

Je ne me rappelle pas très bien de la suite... Au réveil, j'avais quelques petits flashs; je me souviens de Layne, d'un baiser, de Pascal qui me portait dans ses bras, puis le néant.

Pascal m'a raconté qu'il m'avait trouvée bizarre, comme si j'étais dans la lune. Il semble que je riais et parlais beaucoup par moments, suivi de silences absentes. Puis, j'ai disparu, il m'avait cherché dans tout le chalet et il s'est rendu compte que je devais être saoul quant il a constaté que Layne profitait de la situation. Là, j'ai remarqué une petite expression que je n'arrivais pas à décrypter sur son visage.

Apparemment, je ne voulais pas le suivre, j'aurai dit vouloir rester avec Layne. Il avait dû me porter, et apparemment, je n'ai pas arrêté de parler pour ne rien dire jusqu'à la chambre. Comme je n'arrivais pas à me déshabiller, il m'a aidée, j'ai parlé tout le long, lui racontant des histoires sur la soirée, je sautais du coq à l'âne, riais toute seule. Bref, dès qu'il m'a posé sur le lit, je me suis endormie comme un bébé.

Au moins, je me souviens avoir dormi dans ses bras, j'avais senti sa chaleur et ses bras autour de moi.

Embarrassée, je lui ai demandé si je n'avais rien fait de..., j'espère que je ne m'étais pas trop ridiculisée. Là, il a rigolé, apparemment, je suis marrante quant j'ai trop bu, je parle vraiment trop. Pourtant, Pascal a trouvé que je n'étais pas comme d'habitude, j'étais plus... absente, aussi un peu trop peace and love; j'embrassais tout le monde vers la fin de la soirée. Rhoooh, la honte!

Aïe, et j'avais un de ces mal de crâne!!!

Pascal m'a dit que j'avais un peu exagéré avec Layne, malgré ça, il ne semblait pas trop m'en vouloir. Il mettait ça sur le compte de l'alcool. On s'était couché très tard, alors on a encore traîné au lit. Mon mal de tête ne m'empêchait pas d'avoir envi de lui, alors quant il a montré des signes qu'il avait aussi envi, je lui ai sauté dessus. J'avais trop envie de faire l'amour.

Je pense qu'il devait être midi quant Caroline est venu gratter à notre porte.

Caro a prétendu qu'elle venait voir si on descendait déjeuner. De la voir se balancer sans vraiment avoir l'air de vouloir s'en aller, j'ai remarqué qu'elle avait fermé la porte derrière elle en entrant, donc j'ai compris que c'était un faux prétexte. Pascal lui a répondu qu'on avait pas faim et qu'on ne descendait pas tout de suite. Il s'est levé et a enfilé son bas de training pour descendre nous chercher à boire, et du café pour moi.

Caro était toujours debout vers la porte, elle ne savait pas quoi faire, puis elle m'a demandé si elle pouvait rester.

J'ai voulu lui dire de nous laisser, mais quant j'ai posé les yeux sur elle, j'ai changé d'avis. Après tout, ça faisait longtemps... et les choses s'étaient arrangé avec Pascal grâce à elle, et d'après mes vagues souvenirs, elle avait eu une dure soirée; Pascal s'amusait sans vraiment faire attention à elle. Bon, ni à moi non plus. Et je sais pas, mais j'avais envie qu'elle reste! Je lui ai fait signe de venir s'allonger dans le lit. Caro a enlevé son pull en 2 temps, 3 mouvements, et s'est enfilé sous les draps, elle ne s'est pas faite priée.

J'ai su plus tard que, Pascal avait filé parce qu'il n'osait pas lui dire de s'en aller, il espérait qu'elle soit partie à son retour.

Caro m'a raconté en gros ce qu'elle avait vécu de son côté pendant la soirée, et aussi rempli quelques cases vides chez moi. Apparemment, il y avait des moments où j'étais vraiment démontée, je racontais des blagues et elle aussi pensait que j'avais un peu trop bu. Elle pensait que c'était probablement de voir Pascal faire le fou et s'amuser comme si on était pas là.

Je suis presque sûr que ce n'était pas ça, mais je n'osais pas dire que je pensais que les boissons étaient un peu trop costauds, on penserait que je me cherche des excuses.

Pascal a été surpris de voir que Caroline était encore là, mais il a fait bonne figure. Il est venu se coucher de mon côté et s'est mis sur le coude pour nous écouter discuter. Il n'avait rien pris à boire pour Caro, alors il s'en ait excusé.

Je ne sais pas pourquoi mais je n'avais que des idées coquines en tête... J'ai tendu mon bol de café à Caroline pour la faire boire, et téméraire comme jamais, je l'ai aidée à boire. J'ai pris une gorgée et je lui ai fais boire par ma bouche. On s'est embrassé, puis on a roulé vers Pascal. J'ai pris sa main, je voulais la sentir sur ma peau, sur ma poitrine, puis j'ai dirigé ses caresses vers Caro. Il a voulu parlé mais je lui ai fait signe de se taire; “chuuut”, en chuchotant et en lui mordillant doucement l'oreille, je lui ai demandé s'il avait vraiment l'intention de nous décevoir.

Maintenant à froid, je me demande ce qui m'a pris...

J'ai embrassé Caro, puis Pascal, puis j'ai tiré Caro vers nous, je les ai embrassé tous les 2, puis j'ai tourné le visage de Pascal vers Caro. Nos lèvres se sont mêlés. J'ai senti une légère hésitation chez Pascal, alors j'ai pris sa main pour la caresser, la déshabiller, nos soupirs se sont mêlés. Elle a vraiment une belle poitrine, douce, elle est gracieuse et tendre avec lui, je comprends pourquoi elle l'attire autant. Elle l'aime, c'est difficile de ne pas s'en rendre compte.

J'ai été la 1ère à flancher, et j'étais fatiguée. Je me suis endormie au son de leurs câlins.

On est descendu seulement vers 18h. Hum, on avait vraiment traîné, la plupart des invités étaient déjà partis. Thomas a proposé à ceux qui étaient encore là, d'aller mangé tous ensemble. Ophélie, collante, était toujours là. J'ai prétendu que je devais rentrer, Pascal a accepté, mais dès que j'ai pu, je lui ai dis que je préférais ne pas aller avec eux, que c'était juste une excuse, je n'étais pas pressée de rentrer. En fait, j'avais envie de rester avec lui.

Pascal a parlé un moment avec Ophélie, mais ça ne me posait aucun problème. Caroline n'aimait pas le voir parler avec cette fille, de le voir lui sourire et tout la faisait grimper les tours. Alors, je l'ai calmée. Il ne fallait pas qu'elle se sente menacée par cette nana, surtout, il ne fallait pas le lui montrer, cette fille n'avait aucune chance contre elle. Ophélie n'avait aucune chance contre nous, je tenais à ce qu'elle en soit consciente. Mes arguments ont paru la calmer.

On a donc décliné l'invit, pour aller manger tous les 3.

Comme d'habitude, c'est Pascal qui nous a offert à dîner. On a ensuite déposé Caro et on a fini chez lui. J'étais cassée, rompu de partout, mais je n'avais qu'une idée en tête; lui sauter dessus. Je ne lui ai pas laissé le temps de respirer. Hihihi, il était un peu surpris par ma fringale, mais il n'a pas eu l'air de détester ça. J'avais l'intention de rentrer dormir chez moi, mais je n'en ai pas trouvé la force.

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303/11 - Halloween... Notre trio résiste (2) - Dimanche, 30 oct 2011

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303/11 - Halloween... Mon verre a été trafiqué (1)

Publié le par JaneDo

303/11 - Halloween... Mon verre a été trafiqué (1)
Dimanche, 30 oct 2011

Il arrivait des moments où je perdais Pascal de vue, pendant plus d'une 1/2h, c'était affreux, je me sentais un peu perdue parmi cette foule.

Pourtant, le début de la journée et de la soirée avait bien commencé, Pascal était aux petits soins pour moi. Il était toujours à mes côtés, il était hyper câlin et me faisait tout plein de bisous à tous moments. Pascal s’était lâché, on était tout le temps collé ensemble. Il me tenait par la main et avait même été jusqu’à se laisser aller à m’embrasser carrément, sans aucune retenu.

Puis Thomas a tout foutu parterre... Devant moi, Thomas lui a fait la morale. Il lui a demandé à Pascal de se calmer, de ne pas oublier qu’il était le frère de sa femme, qu’il devait bien se rendre compte que parfois, son comportement le dérangeait et le mettait mal à l’aise. Qu’il se conduise librement lors d’un jeu, il trouvait ça normal, mais ses agissements avec moi étaient humiliant pour Jess. On n’était pas ensemble, donc, il lui a demandé de savoir rester discret, de se calmer, quoi qu’il y ait d’autre entre nous.

Glups! Thomas l’a réprimandé comme un gamin. C’était évident que ça l’avait énervé.

Les garçons et filles s'étaient habillés séparément, mais j'ai tout de suite reconnu Pascal et Thomas. Je crois que j'avais un peu abusé de la vodka, j'avais la tête qui tournait un peu, alors je me suis posée dans un coin. Je ne voyais pas Pascal et je n'avais aucune idée où il était, j'avais aussi perdu Caro, je me sentais seule.

J'avais l'impression de n'être entouré que d'étrangers. Malgré mes jambes flageolantes, j'ai décidé de partir à la recherche de Pascal. Je crois que j'avais réalisé que les drinks avaient été dosés!

J'ai croisé Caro qui discutait avec sa copine Alexia, elles avaient l'air d'avoir des tonnes de choses à se dire. Je me suis rendue compte en les voyant, que je n'avais pas beaucoup de copines dans le cercle de Pascal et Thomas. C'était comme si je n'avais qu'eux en fait. De loin, j'ai vu Paul et j'ai été surprise de ne pas voir Pascal avec lui. Thomas n'était pas loin, il discutait avec 2 copines à lui. Maeva n'était pas venu ce week-end, je me demande bien pourquoi, je pensais qu'ils se voyaient plus que ça.

Enfin j'ai aperçu la silhouette de Pascal, mais d'ici que je traverse la foule pour le rejoindre, il avait disparu encore. C'était bizarre qu'il ne soit pas plus souvent vers moi, ça me donnait l'impression d'être négligée, abandonnée.

Thomas a dû se rendre compte que j'étais perdue ou que je cherchais Pascal. Il m'a fait signe de me joindre à lui, comme je me sentais perdue, j'ai pas hésité. J'ai continué à chercher Pascal du regard, par dessus toutes les têtes, je cherchais sa silhouette. Puis Thomas a brisé mes espérances en me rappelant qu'on était pas ensemble, qu'il fallait que je me détende et que j'essaie de m'amuser un peu. Ça m'a froissé et je serais partie illico si j'avais su où aller.

Une 1/2h après, je l'ai vu parmi la foule dans le jardin d'hiver, je suis immédiatement partie pour le rejoindre.

J'ai eu une petite attaque de timidité quant je l'ai trouvé et que j'ai voulu approcher; Ophélie avait son bras autour de ses épaules. J'ai failli battre en retraite, mais j'aurai eu l'air idiote si quelqu'un qui nous connaît m'avait vu, mais j'ai été rassurée de le voir discuter avec la fille qui était assise sur ses genoux.

Pascal m'a souri, mais il n'a rien fait pour gicler cette fille de ses genoux. Je suis restée là, les bras ballants, incapable de me joindre à la conversation. Je me sentais conne. J'aurai bien pu lui dire que je voulais lui parler, mais pour lui dire quoi? C'était ridicule, ils riaient, discutaient de trucs que je ne connaissaient pas, j'avais l'air d'un plot, j'ai donc commencé activement à chercher une excuse pour me tirer dignement. J'avais toujours la tête qui tournait, et j'avais de la peine à me concentrer sur leurs discussions de toute façon.

Thomas nous a trouvé et en arrivant, il m'a passé le bras autour de la taille et tout naturellement, on s'est mis à discuter. Thomas m'a proposé un verre, alors on est parti ensemble pour rejoindre le bar et encore d'autres potes. Je n'ai pas osé regarder en arrière, je crois que je m'étais déjà assez ridiculisée. Je voulais donner le change et faire semblant de m'amuser, en espérant que ça viendrait à la longue.

Pour l'heure, je rêvais de poser mon cul sur un tabouret, n'importe quoi proche d'un objet contre lequel je pouvais m'adosser.

Hum, en tous cas, je riais bien trop à toutes les blagues que je ne comprenais même pas. Ça aide de voir les autres éclater de rire, ça donne le signal pour en faire autant. Je dépérissais, un peu jalouse de l'attention que Pascal accordait à ses filles et à ses potes.

Puis, je ne sais pas quant ça c'était passé, ni si c'était après un verre ou 2, mais j'ai oublié de rester braqué sur Pascal, j'ai commencé à me sentir détendue, à rigoler de bon cœur, à danser, bref à m'amuser. Oui, après tout, j'aimais bien aussi rigoler, et j'aimais que Pascal ne me colle pas tout le temps, j'aimais le voir s'amuser, qu'on se sente libre tout en étant ensemble. Je me demande pourquoi je m'étais sentie si paumée tout à l'heure!!!

Pascal est passé vers nous au bar, mais je n'ai pas fait très attention. On s'est juste souri et il m'a fait un petit bisou dans le cou. Pourquoi je ne pense jamais à en faire autant quant je l'approche? Je reste toujours bloquée comme une idiote. Thomas restait très proche, et j'ai réalisé que je l'avais laissé planté comme une vieille chaussette quant Layne est venu me kidnapper pour m'entraîner discuter dans un coin.

Lamentable, mais je crois que je l'ai laissé m'embrasser...

Après tous les problèmes que j'avais eu avec Pascal, je ne comprends pas comment j'ai pu me laisser aller aussi bêtement. Mais heureusement, je ne crois pas que quelqu'un nous ait vu. Pourtant, je ne crois pas que j'étais cuite à ce point là, mais étrangement, je me sentais attirée vers Layne et on a commencé à folâtrer. Je crois bien qu'on m'avait mis quelque chose dans mon verre, ou les boissons avaient été trafiqués!

Vers 2h du matin je crois, il y avait moins de monde et c'est là que Thomas et Paul ont proposé des jeux toujours aussi “...”. L'autre partie était sorti faire la fête en ville et en boîte

Pour être vraiment honnête, j'aime bien ces petits jeux, c'est comme partir à l'aventure, à la découverte de planètes inconnus. J'aime bien m'amuser, j'ai toujours aimé les jeux, sauf au casino. Ça ne me gêne absolument pas de changer de partenaires, ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas toujours aussi amoureuse de Pascal. Par contre, je n'ai pas envie que Pascal en fasse autant! Je sais que je ne tomberais pas amoureusement d'un avec qui je passe un moment, mais comment savoir que ce sera pareil pour Pascal? Je crois que c'est pour ça que je fais semblant de ne pas vouloir jouer.

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Halloween... Mon verre a été trafiqué (1) - Dimanche, 30 oct 2011 - 303/11

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302/11 - Halloween... Ophélie tente de me remplacer dans son coeur...

Publié le par JaneDo

Halloween... Ophélie tente de me remplacer dans son cœur...
Samedi, 29 oct 2011 - 302/11

J’avais pensé passer la soirée chez moi, Pascal avait pourtant insisté pour que je monte au chalet... Je n’en pouvais plus, j’avais envie de le voir moi aussi. Après tout, c’est lui qui a fini par m’appeler, qui a demandé que je monte, alors mon honneur était sauf. Je monte.

Le temps que je me prépare, prépare mon sac et tout, je suis arrivée au chalet vers 1h du matin. J’ai eu une petite peur, le chalet avait l’air vide. Ça m’emmerdait d’aller chercher à travers Gstaad pour trouver l’équipe ou appeler quelqu’un, et je savais que Pascal était au chalet. Thomas m’avait montré une fois où ils planquaient une clé de secours pour le cas où l’un d’eux montait et avait oublié de prendre leur clé. Même Caro ne savait pas que cette clé existait. Palpitations, petite prière pour souhaiter que la clé de secours était à sa place. Ouf, elle y était.

Soulagée, je suis entrée. J’ai d’abord été voir à la piscine. Je ne pouvais pas imaginer que Pascal et cette fille soit ailleurs. J’ai même vérifié dans la sauna. Ils n’y étaient pas, alors je suis montée à l’étage. J’étais surprise que Caro ne soit pas là, par acquis de conscience, j’ai été voir dans la chambre qu’elle occupe d’habitude. En montant les escaliers, j’avais cru entendre du bruit provenant de l’étage inférieur, de la salle de jeux je crois. La porte était entre-ouverte, alors j’ai guigné, il n’y avait que Paul et une fille. Ou était sa Alexia?

Il n’y avait que les veilleuses dans le chalet, Pascal ne pouvait tout de même pas être déjà couché non?

J’ai été retrouver Pascal. J’étais contente de lui faire la surprise d’être venue. J’ai vu sa forme allongée sur le dos, il avait un bras qui lui couvrait les yeux. Puis, mon cœur est comme, tombé par terre, et comme une main qui me retournait l’estomac; il y avait une autre forme dans le lit, la tête lovée au creux de son épaule. J’ai eu l’impression que j’allais mourir.

Ils n’avaient pas remarqué ma présence, et j’ai bien failli partir en courant. Mais j’étais venue parce qu’il avait eu l’air de le vouloir, alors pourquoi y avait-il une autre fille dans ses bras, dans son lit. Était-ce Caro? Ah, ben sûrement, voilà pourquoi elle n’était pas dans sa chambre. Non, je n’allais pas me laisser intimider et partir me cacher stupidement quelque part. J’ai choisi de faire comme si je n’avais pas remarqué la présence à ses côtés. J’aurai pu me déshabiller et m’enfiler à ses côtés, mais au pire des cas, je ne voulais pas me retrouver à moitié à poil, et même si c’était mon amie Caro, il fallait qu’elle dégage. Je ferais en sorte...

Je me suis approchée de son côté, j’ai allumé la petite bougie sur sa table de chevet et je l’ai embrassé sur la bouche, puis exprès, en faisant semblant que je voulais lui passer le bras autour de son cou, j’ai planté mon coude dans la tête de Caro. Et j’ai sursauté comme si je m’apercevais de la présence de quelqu’un d’autre.

Mais ce... ce n’était pas Caro... le corps collé contre lui, la tête sur son épaule, c'était... Ophélie! J’ai eu une bouffée d’angoisse, c'était la douche froide.

J’ai dû immédiatement me mordre la langue pour ne pas montrer ma peine. J’ai gardé l’expression surprise. J’avais ressentie le petit mouvement de recul de Pascal quant je l’ai embrassé. Ciel, il avait l’air super surpris de me voir, d’abord gêné par la lumière, il a cligné des yeux, puis quant il m’a reconnu, il a écarquillé les yeux. Sur son visage, on pouvait voir qu’il se sentait pris en faute.

J’ai rentré automatiquement ma tête dans les épaules, le regard rivé sur Ophélie...

Pascal semblait pris au piège, il a regardé Ophélie, moi, Ophélie, encore moi, alors j’ai fait semblant d’avoir l’intention de me lever du lit, mais j’ai laissé ma main près de la sienne, et il en a profité pour m’attraper par la main. Alors j’ai baragouiné que je pensais qu’il voulait que je monte, que je voulais lui faire la surprise, bref, je m’emmêlais, mon regard revenait sans arrêt sur Ophélie. Je ne voulais pas me ridiculiser non plus, alors je me suis tu.

Ophélie s’était redressé, elle a froncé les sourcils en nous dévisageant tour à tour. Pascal allait devoir se dépatouiller pour la renvoyer, la faire dégager vite fait, parce que moi, j’avais l’intention de dormir là ce soir. Elle devait dégager.

  • Pascal, je peux savoir ce qui se passe?

Non mais celle-là, elle se croyait déjà arrivée!!! Elle s’adressait à Pascal tout en me scrutant de la tête au pieds, je l’ai également fixé pour entendre sa réponse, moi aussi je voulais savoir ce qui se passait, et comment! Pascal a dit qu'Ophélie allait retourner dans sa chambre, qu’on avait des choses à régler.

  • Je dors ici ou... Apparemment, une des 2 est de trop! Tu m’as demandé de venir, ou... heum?
  • Moi aussi!

Ophélie l’a regardé, l’air de dire; “Hein? C’est quoi ça?”. Elle avait penché la tête comme si je disais des conneries et qu’elle s’attendait à ce qu’il me corrige. Wahhh, ça m’a fait sauté un plomb.

  • Non, enfin pas comme ça. Tu nous as entendu parler de la fête, et je t’ai simplement dis que tu étais la bienvenue si tu en avais envie, c’est tout. J’ai demandé à Jane de venir.

Le pauvre, il n’aimait pas faire ce genre de choses, de voir la déception sur le visage de la blondinette le mettait mal à l’aise. Moi, rien à foutre, j’ai enfoncé le clou.

  • Qu’est-ce qu’elle fait ici? Dans ta chambre?
  • C’était pas prévu si c’est ce que tu crois...
  • Bien sûr que si, mes affaires sont là, il n’y a pas eu d’autre chambre de prévu...

Ophélie s’était levée et elle a remis son pull, s’est attaché les cheveux dans un mouvement gracieux, ouille, pas étonnant qu’elle lui plaise. Elle était en sous-vêtements, et sexy en plus. Jeez, j’ai eu une milli-seconde de manque de confiance en moi.

  • Bon, je vois. Je crois que je vais te laisser régler ça! Quant t’aura fini, je serais au salon en bas.
  • Pas la peine d’attendre...

Hum! Je me suis laissé emportée, mais il était clair que je ne le laisserai pas redescendre, j’espère qu’il l’avait deviné.

Oui, il l’a deviné. Ils se sont mis à discuter, et moi, j’ai joué mon rôle de victime surprise en restant discrètement dans mon coin. Évidemment mes oreilles avaient triplés et j’écoutais tout, même si par moment ils parlaient doucement.

D’après ce que j’ai compris, ils avaient discuté et elle s’était endormie dans sa chambre, mais il ne l’avait pas invitée pour qu’elle dorme avec lui, il essayait de lui faire comprendre qu’il n’avait jamais été question de ça. Il ne s’y était pas opposé, mais il aurait peut-être dû. Il s’est excusé et a proposé de l’installer dans une des chambres inoccupées. Ophélie était contrariée, elle avait cru deviné pour Caroline et elle pensait qu’il avait réglé les choses avec elle, mais alors, c’était quoi avec moi? Elle ne comprenait pas très bien. Elle semblait encore croire qu’il allait réglé les choses avec moi et qu’il irait la retrouver. Alors Pascal lui a dit que c’était lui qui avait insisté pour que je vienne, il ne s’attendait pas à ce qu’elle pense rester dans sa chambre. Comme elle insistait, il lui a simplement dit, qu'on avait l'habitude lors des week-ends au chalet, de partager la même chambre.

  • Oh! Même quant ta femme est là?
  • Euh... Oui, souvent.

Pascal avait souri et lui a répondu qu’en effet, cela arrivait souvent, même quant sa femme était là. Ophélie a répliqué qu’elle ne s’attendait pas à celle là! Je ne sais pas ce qu’elle voulait dire exactement. Pascal pensait que la chambre à côté de la bibliothèque était libre.

Ça m’emmerdait de le laisser l’accompagner vers une autre chambre, j’avais peur qu’il traîne. Ça me ferait monter les tours. J’ai donc dis que je l’accompagnais moi. Hihi, ça a jeté un petit froid. J’ai demandé à Pascal de bien vouloir aller chercher mes affaires dans la voiture. Et j’ai cherché les trucs à la demoiselle pour l’aider à refaire son sac et la conduire à sa chambre. Pascal n’a sans doute pas voulu nous laisser toutes les 2, seules, alors il est venu avec.

Ophélie a dû réunir ses affaires qui traînaient un peu partout, ce qui m’a fait réaliser que contrairement à ce que prétendait Pascal, il était évident qu’elle était installée dans sa chambre. Je me suis demandée s’il m’avait appelée juste pour s’assurer que je ne montais pas?

On a donc déposé ses affaires et alors, Pascal m’a passé le bras autour des épaules alors qu’on se tenait devant la porte, sur le point de partir. Son geste m’a surprise, et ça n’a pas passé inaperçu. Ophélie semblait triste et sur le point de pleurer. Elle a demandé à Pascal s’ils pouvaient se parler. Pascal a regardé l’heure et lui a dit que ça pouvait peut-être attendre demain. Ophélie lui a dit qu’elle ne pourrait certainement pas dormir.

Pascal a hésité, mais après tout, il l’avait viré de sa chambre, alors je pouvais bien me montrer sport. J’ai passé mon bras autour de lui et lui ai fait un bisou sur le bras. J’ai dit que je retournais dans notre chambre. Il a dit à Ophélie qu’il allait d’abord me montrer mes affaires et qu’il viendrait après.

En attendant qu’il revienne, je me suis assise sur le fauteuil au coin de la fenêtre les 2 mains sur mes genoux. Pas question que je me vautre sur son lit comme une gagnante. Quant il est revenu avec mon sac, j’étais pliée en 2, les larmes avaient eu raison de moi, c’était le contre choc. Si je n’étais pas montée, il aurait passé la nuit avec l’autre là, ça m’énervait, mais je ne voulais pas lui faire de scènes, pourtant je voulais qu’il se rende compte que c’était affreux de l’avoir trouvé avec une autre fille dans les bras. En plus, elle m’avait soufflé le beau rôle en étant grande dame et en s’éclipsant sans faire de scènes.

Pascal a tout de suite vu que j’étais mal, il a essayé de me rassurer, de me faire arrêter de pleurer, mais une fois la fontaine ouverte, difficile de l’arrêter. Bon au moins, tant qu'elle était là, j'avais su garder mon calme.

Pascal disait que ce n’était pas parce qu’une fille était à côté de lui qu’il se passait quoi que ce soit. Alors au milieu de mes hoquets, je lui ai dis que c’était pareil pour ce qui c’était passé avec Thomas et pourtant, il m’avait fait payer le prix fort. Ça a eu pour effet de le faire réfléchir. Il a baissé la tête et il s’est confondu en excuses. En effet, il m’en avait fait bavé, il avait apparemment eu tord. Ça m’a calmée, il m’a fait un bisou et maintenant un peu emprunté, il m’a dit qu’il avait promis de... Oui, oui, je sais. Je lui ai demandé si juste après j’avais promis de retourner parler à Thomas, comment aurait-il réagi?

Goal ! But! Et oui, les choses semblent toujours différentes quant on est à la place de l’autre! Pascal était embêté pour retourner voir Ophélie, mais il l’avait promis, alors je l’ai laissé aller. Il n’a pas fait très long, peut-être 15mn. Il peut se passer beaucoup de choses en 15mn!!!!

Pascal a essayé de se rattraper, de me faire oublier tout ce qui c’était passé. Il était doux, adorable, mais -pas question qu’il me touche-. On a discuté, il me tenait la main, mais je ne pouvais pas posé ma tête au creux de ses bras sans revoir l’image de l’autre pouffe à la même place. Pascal l’a compris et même s’il était déçu, il a tout fait pour ne pas le montrer.

Caro avait continué à lui envoyer des messages jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Elle m’en a aussi envoyé, parce qu’elle avait vu ma voiture devant le chalet, mais j’ai fait celle qui n’avait rien vu. J'ai tourné le dos à Pascal pour dormir, mais ça m’a fait plaisir, même si je l’avais repoussé, qu’il m’entoure de ses bras et me serre contre lui pour dormir.

La journée du samedi a été douce, le temps était brumeux, appelait à la rêverie, je n’avais pas envie de bouger du chalet. Le week-end, j’aime bien flâner, prendre mon temps, lire, rester au coin du feu.

Pascal est sorti faire du jogging avec Caro, puis elle est venu me faire c... Elle s’est collée à moi, m’empêchant de lire. Elle voulait bavarder à tout va. Pascal était drôlement tendre, il passait souvent me faire un petit bisou, par-ci, par-là. Ça ne l’empêchait pas d’être vers ses copains, de discuter avec tout le monde. Il est resté beaucoup vers Ophélie, ou c’est Ophélie qui se collait à lui? je n’en sais rien. Ce qui est sûr, c’est qu’elle m’évitait, évitait de se retrouver dans le même groupe que moi, évitait d’avoir à se mesurer à moi.

Je m’en foutais, Pascal était adorable avec moi.

Normalement, il faisait attention de ne pas être publiquement aussi câlin, mais on aurait dit qu’il s’en foutait. Comme il était aussi chou, ça m’était égal, il pouvait parler avec toutes les filles de la planète. La patinoire de la station venait de rouvrir ses portes, et ils ont proposés qu’on aille patiner. Je n’en avais pas envie, mais Pascal ne m’a pas laissé le choix. Bahh, c’est vrai, je pouvais aussi lire là-bas, c’est plus froid, mais au moins, je serais avec lui.

Caroline déprimait, elle a essayé de savoir comment j’avais fait pour que les choses s’arrangent avec Pascal. Elle voulait tout savoir, savoir ce que je lui avais dis, quand et comment. Bref, je lui ai raconté un petit bout, je ne voulais pas lui donner trop de détails, ni mes petits trucs, ni lui dire que je l’avais entendu parler avec Paul. En tous cas, depuis que je l’avais entendu se confier à son pote, je me sentais nettement plus calme.

Caro a été patiner, et je trouvais que Pascal était chou avec elle.

Je me demandais encore si je devais tout faire pour l’évincer ou pas!!! Je savais aussi que Pascal voulait rester libre, mais je savais comment faire pour qu’il ne réussisse pas à se débarrasser de moi, aussi resté adorable, calme, et lui donner tout le temps envi de me voir. Ça m’arrivait parfois de savoir créer un climat qui lui donne l’impression qu’on était ensemble, même s’il m’avait dit qu’il ne voulait plus de ça.

Pascal a planté les autres sur la piste, sauté par dessus les barrières pour venir m’embrasser. Il n’avait pourtant pas le droit de faire de telles démonstrations en publique!!! Hum, je faisais semblant de lire, je crois que j’étais à la même pas depuis plus de 40mn. Je ne pouvais pas détacher mes yeux de lui, j’aimais le regarder, et ça, ça ne changeait pas. J’adorais le voir faire le fou, éclater de rire, ses sourires me font toujours fondre, même de loin. Je ne parle même pas de ses petits clins d’oeils à mon intention. J’aime le regarder quant il se sent libre, il est vraiment trop chouky.

Pascal avait envi qu’on s’éclipse en douce et retourner au chalet... Hum, quel coquin! On s’est éclipsé...

J’étais trop crevée après pour descendre. Avant de sombrer dans un petit sommeil sieste, je me suis rappelée qu’on fêtait Halloween ce soir, d’ailleurs, je crois me rappeler d’avoir déjà vu des gens déguisés à la patinoire, et zut, je n’avais pas de déguisements!!!

J’ai dormi 1petite heure et 1/2. J’ai trouvé Pascal avec ses copains en bas à jouer au billard quant je suis descendue. Ophélie lui faisait toute sa panoplie de sourire aguicheur, et lui chuchotait sans cesse des trucs à l’oreille et ça le faisait rire. Je crois qu’ils faisaient équipe. Peut-être que je suis une méchante peste, parce que je crois que c’était pour énerver Ophélie que j’ai été vers Pascal, pour me planter entre eux. Je me suis collée contre lui et j’ai passé mon bras autour de lui. Ophélie s’est tournée pour ne pas me parler (m’en fou). Pascal a aussi passé son bras autour de moi.

Après on devait aller se changer et se préparer pour sortir... Hihihi, impossible de me changer sans que Pascal ait de petites idées coquines. Dire que je lui expliquais que je n’avais rien à me mettre et qu’il ne m’écoutait même pas. Mes mots ont disparus entre les draps. Afff, j’aime qu’il ait tout le temps envi de me sauter dessus, c’est quand même vachement rassurant.

Ils avaient décidés que la fête se feraient au chalet... Pas en boîte! Les garçons ont arrangés la salle de jeux pour la soirée Halloween, décoration et tout. J’ai appris que les mecs avaient passés la soirée de vendredi à inviter tout ceux qu’ils rencontraient...

Je me suis habillée en noir, heureusement que j’ai pu emprunté quelques trucs à Caro, et je me suis maquillée en vampire. Il y a des tonnes de gens qui sont arrivés au chalet, certains étaient des amis à Thomas et Pascal et vivaient, ou venaient souvent à Gstaad, et il y avait  aussi la petite Yumi. J’ai eu un petit coup de trac et de timidité à voir toute cette foule et tous ces amis. Pour me donner du courage, j’ai avalé quelques vodkas, ce qui m’a détendue. La soirée était sympa et vraiment très fun, à mon goût, il y avait juste un peu trop de filles qui essayaient d’aguicher Pascal. Mais bon, à l’aise Blaise, je n’avais pas à avoir peur.

Par contre, je n’ai pas trop été enchanté par le petit jeu que Thomas et Paul ont lancé...

* * * * * * * * *
302/11 - Halloween... Ophélie tente de prendre ma place... - Samedi, 29 oct 2011

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301/11 - Pfff... Oubliée

Publié le par JaneDo

Pfff... Oubliée
Vendredi, 28 oct 2011 - 301/11

Demain soir, on fêtait par ici Halloween. Toute la semaine, j’avais fait l’effort d’appeler Pascal, ce que je ne faisais jamais. Ce soir, j’avais décidé de ne pas sortir, sauf si Pascal pensait à me le demander. S’il n’y pensait pas, en ne me voyant pas, j’espère qu’il aurait l’idée de me prévenir pour demain soir. Si Pascal m’oubliait, je crois que ça me fera pété un plombage!

Ce soir, je jouais aux cartes chez des copains. J’avais l’intention d’être rentrée pour minuit de toute façon.


;) Je suis contente que Pascal ait fini par se rendre compte que je n’étais pas là. Vers 22h, il m’a envoyé un petit message pour me demander ce que je faisais. Je n’ai pas répondu, trop occupée à jouer aux cartes. Vers 23h quant je suis rentrée, j’ai répondu à son message en disant que j’étais déçue qu’il ne remarque mon absence qu’après 22h. Pascal m’a envoyé un petit bonhomme qui rigole en me disant que la plupart du temps, je n’arrivais jamais avant minuit et ça c’était dans mes meilleurs jours. Et il a redemandé ce que je faisais.

Tout à coup, je me suis rappelée qu’hier soir, il avait passé la soirée avec Caro, alors je ne devais pas me montrer trop gentille. Je ne savais pas encore comment réagir, alors il était préférable que je reste sur la réserve, mais pas trop, de manière à ce qu’il ait envie de me voir demain.

Je lui ai mis que j’étais à la maison, que je regardais la télé...

Par Caro, qui ne savait pas qu’on était en contact, j’ai su qu’ils étaient au chalet, qu’ils étaient au Clochard en train de prendre un verre. Puis Pascal était parti avec Ophélie. Qu'ils étaient certainement rentré au chalet. Ça m’a un peu retourné l’estomac. J’ai renvoyé un petit message à Pascal après avoir appris ça pour savoir ce qu’il faisait. Il a juste dit qu’il était au chalet.

Pascal m’a demandé si je pensais monter.

J’ai mis 3 plombs pour lui répondre, parce que je ne savais pas quoi dire. Avant que je n’ai pu répondre, Pascal m’a demandé s’il pouvait m’appeler, là non plus je ne savais pas quoi répondre et il a appelé. Il voulait savoir si je montais aussi au chalet. Il semblait un peu triste que je ne sois pas avec eux, mais c'était peut-être du cinoche! Je lui ai dis qu’il n’avait pas pensé me dire qu’il allait au chalet, alors je ne savais pas. Je lui ai demandé si Caro était là, même si je le savais déjà.

Il a reconnu que c’était lui qui avait proposé à Ophélie de monter, il pensait d’office que je serais là, il n’avait pas pensé que je ne savais pas qu’ils étaient au chalet. Ça m’a fait mal au cœur qu’il ait pensé à le dire à Caro, à Ophélie et pas à moi...

Pascal a essayé d’insister pour que je me décide à monter demain, mais je suis restée vague. Je lui ai quand même balancé que je ne semblais manquer à personne alors on verra demain. J’avais laissé percevoir ma grosse déception. Après avoir raccroché, j’ai pleuré à chaudes larmes. Ils s’amusaient tous là-bas en haut, et moi, j’étais là, toute seule, sans lui. J’étais vraiment trop déçue. Je savais qu’il n’était pas seul au chalet, Ophélie était avec lui.

J’étais un peu contente qu’il se soit donné la peine de m’appeler quand même, mais après avoir raccroché, elle, elle était toujours là-bas avec lui, et moi pas. Je crois que je recommençais à en avoir marre de tout le temps me retrouver en terrain inconnu, ne sachant pas sur quel pieds danser, ne sachant pas à quoi m’attendre, à pleurer, à souffrir... Je crois que je n’en pouvais plus.

Les yeux tous gonflés, j’étais enroulée sous une couverture sur mon canapé, le regard plongé dans la télé, je regardais vaguement les images défilés, j’avais le cœur lourd. Dire que j’avais pensé que tout allait bien!!!

* * * * * * * * *
301/11 - Pfff... Oubliée - vendredi, 28 oct 2011

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300/11 - Il m'aime, il l'a écrit...

Publié le par JaneDo

Il m’aime, il l’a écrit!
(Jeudi, 27 oct 2011 - 300/11)

Jeudi 27... Hum, ce soir, j’ai décidé de ne pas sortir. Pascal ne sortait pas non plus, donc je ne voyais pas l’intérêt. De plus, les garçons avaient un match, ils prenaient presque toujours un verre ensemble après. J’ai fait l’effort d’appeler Pascal dans l’après-midi, juste pour l’entendre et papoter.

J’ai voulu, comme Caro, lui demander ce qu’il faisait après etc, je crois que je vais désormais rester moi-même et ne pas poser de questions, parce que je n’ai pas trop apprécié qu’il me dise que Caro allait au match, et s’ils sortaient prendre un verre après, elle l’accompagnait, parce qu’ils avaient prévu un truc ensemble.

J’ai été aussi un peu moins contente de savoir qu’il y avait pleins de filles à cette sortie, de même que la petite Ophélie. Malgré ce que Pascal avait dit d’elle, il avait quand même reconnu qu’elle lui plaisait beaucoup. Elle avait peut-être été maladroite une fois, mais peut-être pas la prochaine fois. Bah, je n’avais pas à trembler dans mes groles, il m’aimait!

Mais quand même, s’afficher avec Caro?

Bah, Ophélie ou pas, il y avait Caro qui veillait au grain, je n’avais pas à me faire de soucis.

Tout de même, j’ai bien fait de l’appeler aujourd’hui, parce que ça l’a fait penser à moi. En cours de soirée, après le  match, Pascal m’a appelé pour savoir ce que je faisais, si je n’avais pas envie qu’il passe en rentrant.

  • Même si j’en meure d’envie, c’est quand même toi qui m’a dit que t’avais un truc avec Caro...
  • Ah, mais si t’avais envie, je me débrouille?
  • Non, mais on se voit demain?
  • Bon d’accord... mais tu sais, j’aurai pu m’arranger...

Hihihi, ça m’a fait rigoler. Bien fait, la prochaine fois, il n’avait qu’à pas prévoir des trucs sans moi! Ou... Ou est-ce qu’il voulait juste s’assurer de ne pas me trouver à l’attendre chez lui? Ou peut-être qu’ils vont aller chez elle? Wafff, je suis bien trop méfiante, je ne crois pas qu’il soit le genre à faire ça! Hum, si j’avais dit oui, Caro m’en aurait voulu, c’était pas le moment de me la mettre à dos.

Je suis sortie prendre un verre avec mes potes à moi. On s’est retrouvé chez Vincent et quant ils ont décidé de poursuivre la soirée en ville, je suis rentrée. Sans faire de tour par chez Pascal. J’ai décidé de ne pas me laisser envahir par de sombres doutes et de lui faire confiance. Ha! Je suis une grande fille.

Ha la la, le week-end de Halloween approchait à grand pas, et d’après ce que j’avais compris, Thomas m’a dit qu’ils pensaient aller au chalet! Ca risquait d’être un week-end de folie, de fête non-stop, dans tous les sens, j’espérais que les choses continuent à aller bien avec Pascal, j’avais envie de le passer avec lui. De plus, Jess allait sûrement et certainement bientôt arriver pour leur anniversaire de mariage, et il fallait que tout aille bien entre nous, sinon je risquais de le perdre.

J’ai bien fait de ne pas sortir et lui coller aux fesses, je n’ai jamais été aussi présente durant toute la soirée; Pascal m’a appelée, laissé de petits messages, même averti quant il rentrait. Pour bien lui montrer que autant d’attention me plaisait, je lui ai envoyé un camion de bisous par sms; “Camion de bisoussss. Et je t’aime trop fort...”, et pour la 1ère fois depuis bien longtemps, il m’a écrit qu’il m’aimait.

Heureusement qu’il ne pouvait pas me voir, mais son message m’a fait si plaisir. Aux anges, j’ai collé mon natel contre mon cœur et je souriais comme une bécasse. J’ai dansé de joie en sautillant dans mon appart. Il l’avait écrit, donc il le pensait vraiment. Je pouvais bien le laisser à Caro ce soir, mais c’est moi qu’il aime, je suis la puce la plus heureuse sur toute la planète ;)

* * * * * * * * *

300/11 - Il m’aime, il l’a écrit! - Jeudi, 27 oct 2011

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299/11 - Pas homo!

Publié le par JaneDo

Pas homo! - Mercredi, 26 oct 2011 - 299/11

Mercredi soir, j’ai été mangé chinois avec Dol. Elle passe presque toutes ses soirées chez moi maintenant, ça va de plus en plus mal chez elle. Donc, exclus que Pascal vienne à la maison. Je l’aime bien, ça ne me dérange pas de la voir, on rigole bien ensemble, mais, difficile de se coucher à des heures raisonnables... Elle est partie à 4h du matin!

Vania est passée en coup de vent. Drôle comme Dol se fige dès qu’il y a une autre fille. Elle a tout de suite remarquée que Vania était de l’autre bord. Peut-être à cause de la visite de Vania, Dol était persuadée que Caro et moi avions biduler ensemble, comme je lui ai dit que non, elle a voulu savoir si on y avait déjà pensé. Dol a parfois de drôles de questions!

Ben non, les filles ou plutôt, les rapports homosexuels ne nous intéressent pas plus que ça!

C’est vrai que quant on est les 3, ben, forcément on se touche, s’embrasse ou se caresse, mais ce n’est que du sexe, ça n’a rien avoir avec les sentiments ou l’envie. On passe la soirée à discuter quant Pascal n’est pas là, on dort peut-être dans le même lit, mais je crois que, Caro comme moi, ça ne nous a jamais traversé l’esprit, parce qu’on en a pas envie. Point.

On s’est raconté nos expériences... hihihi... on est pas des anges c’est sûr!

Arf, j’ai oublié d’appeler ou de laisser un message à Pascal aujourd’hui! Nul, mais bon, c’est pas trop mon truc non plus. Je suis sûre qu’il a été un peu surpris que je l’appelle hier. Je veux être plus présente dans sa vie, mais je ne sais pas très bien comment m’y prendre. Mais, je ne veux pas être un boulet non plus!!!

* * * * * * * * *

299/11 - Pas homo! - Mercredi, 26 oct 2011

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