014/2012 - Cause toujours tu m'intéresse...
Samedi, 14 janvier 2012– (014/2012)
J’avais beau essayé de me persuader du contraire, rien à faire, j’étais éperdument amoureuse de Pascal, quoi que je fasse, il ne quitte jamais mes pensées. Je me rends bien compte que je suis accroc et pourtant j’aimerai bien me détacher de cet amour dévastateur, mais dès que je le vois… je fonds…
J’avais vraiment envie de le voir avant de partir, j’avais besoin qu’il me serre dans ses bras, qu’il me murmure des mots d’amour, de sentir la chaleur de son corps et de ses baisers.
Les heures passaient et je ne voyais toujours pas l’ombre d’un espoir de le voir passer chez moi et je commençais à imaginer toutes sortes d’horreurs. J’aurai voulu savoir où il était, ce qu’il faisait. Si je n’avais pas de nouvelles, j’aurai pu aller vérifier question de me rassurer. Pfff, même si je savais où le trouver, je sais que j’aurai peur de partir de peur de le rater s’il passait entretemps.
Pour tromper mon impatience, j’ai appelé Caro question de parler avec quelqu’un qui avait bien des chances d’être dans le même état que moi, mais elle ne semblait pas pouvoir parler. J’ai tout de suite senti qu’elle n’était pas seule ou un truc du genre. Ni 1 ni 2, j’ai sauté dans ma voiture pour aller chez elle. Les battements de mon cœur me faisaient trembler. Je ne sais pas pourquoi mais j’avais l’impression que Pascal était chez elle. J’espérais me tromper sinon ça me mettrait vraiment hors de moi.
Mouais, mon 6ème sens ne m’avait pas trompé, Pascal était bien chez Caro…
J’ai failli fondre illico en larmes, je tremblais de partout, j’étais à cran. Comment avait-il pu ne pas me donner de nouvelles pour finalement aller chez elle? Et pourquoi chez elle et pas chez moi ? Est-ce qu’il la préférait à moi? Ha mince, je tremblais trop fort. C’était un mélange de chagrin, d’essayer de ne pas me laisser aller à pleurer, les doutes, le dépit et la rage aussi. J’ai essayé de me secouer parce que je devais agir, mais ma tête était bloquée, je n’arrivais pas à réfléchir.
Débarquer chez elle? Et quel en serait le résultat? Ou il me fera comprendre que c’était son choix et je serais anéantie? Ou je l’appelle et je verrais bien s’il me raconte une grosse blague, ou s’il viendra aussitôt me retrouver? Mince, et s’il ne me répondait pas, j’aurai l’air maligne! Ok, incapable de mettre mes idées au clair, je ne voulais pas attendre de mal tomber, alors j’ai appelé. Je me suis dit que s’il ne répondait pas, j’irai alors chez Caro si j’arrivais à mettre un pied devant l’autre. Halala, j’avais le cœur au bord de la crise cardiaque et au bord des lèvres. J’étais à 2 doigts de vomir.
Je savais que j’aurai dû faire demi-tour comme une grande fille et rentrer. Qu’il vienne ou non, je n’avais qu’à me faire une raison et semblant de ne rien savoir. C’était la meilleure chose à faire, mais encore faudrait-il savoir être raisonnable.
Pascal n’a pas répondu à mon appel et pourtant, je l’ai vu regarder son natel. Je pouvais voir sa silhouette se déplacer de la cuisine pour revenir s’asseoir à côté d’elle sur le canapé. Caro avait posé sa tête contre son épaule et lui, le salopard avait passé un bras autour de ses épaules. Ils semblaient discuter. Je ne voulais pas attendre que ça aille plus loin, alors j’ai jeté à la poubelle ma prudence légendaire et j’ai traversé les quelques mètres qui me séparaient de sa porte en essayant de faire cesser mes tremblements avant de poser le doigt sur la sonnette.
A ma vue, Pascal s’est levé. Probablement gêné, il a enfoncé les mains dans les poches. Caro m’a invitée à entrer. Tout ce que je pouvais faire, c’est affiché un air calme et me répéter dans ma tête de ne pas exploser, pas pleurer, pas faire de scènes. Calmos, calmos, calmos. Mais wafff, je n’ai pas pu, j’ai dit que je voulais seulement voir Pascal 2 minutes. Pascal a attendu que je parle. Chiotte, ça m’aurait arrangée qu’il commence, qu’il s’explique et pas avoir l’air de lui faire de reproches.
Et merde, je n’aurai jamais dû faire ça! C’était enfantin et ridicule, et je ne voulais pas être ridicule!
Il m’a expliqué qu’il n’a pas appelé parce qu’il ne pensait pas pouvoir passer chez moi, alors je lui ai demandé comment ça se fait que je le retrouve chez Caro? S’il avait le temps de passer chez elle, alors il avait le temps de passer chez moi? Je ne savais pas comment interpréter l’expression de son visage, il me regardait m’exciter sans réaction. Je crois que le fait qu’il ne semblait ni amuser, ni compréhensif et un peu trop sérieux me faisait peur. Encore une fois, je me flageolais intérieurement d’être là à lui faire un semblant de crise de jalousie.
Tranquillement, Pascal m’a fait remarquer que Caro était seulement à 2 pas de chez lui, ce qui n'était pas mon cas. Ce qui m’a encore plus traumatisée, c’est qu’à la fin de notre petite discussion, il m’a gentiment dit qu’on se verrait demain, que de toute façon, il ne pouvait pas rester dehors trop longtemps, il devait rentrer. Vacherie et maintenant, je fais quoi? Je lui demande de venir quand même pour l’entendre me dire qu’il ne pouvait pas? Ou je rentre comme une grande, sachant qu’il retournerait auprès de Caro? Je crois que je n’avais pas le choix! J’aurai dû accepter l’invit de Caro et entrer, au moins je n’aurai pas le sentiment d’être éjectée!
Dépitée, je suis partie en direction de la route. Dès que j’ai été hors de vue, j’ai fait demi-tour pour revenir voir s’il rentrait. Il faisait un froid de canard, mais la torture mentale que je m’imposais me donnait chaud.
Pascal était toujours chez Caro, ils étaient toujours plantés sur le canapé à discuter. Puis Caro s’est levé pour fermer les rideaux et j’ai cru que mon cœur allait stopper net. Je leur donnais 5mn ensuite, j’irai sonner à nouveau. Non, 10mn. Non, non, 10mn c’était trop long. Et non, j’aurai l’air d’une idiote si j’allais sonner à nouveau. Cette fois, je crois que Pascal m’enverra sur les roses. Alors, laissant ma dignité de côté, je l’ai rappelé. J’avais oublié qu’il pouvait ne pas me répondre. Mais, heureusement, il a répondu. Au même moment, planté dans mon buisson gelé, je l’ai vu sortir de chez elle pour se diriger chez lui.
Merde, j’étais mal, quand il passera près de moi, je ne pourrais pas lui parler, sinon il me verrait.
D’ailleurs, dès qu’il était à ma hauteur, j’ai arrêté de parler, et il s’est arrêté. Il était à 2 pas. Un peu surpris par mon silence, il était là à me demander ce qui se passait après une suite de « Allô? T’es là? Tu m’entends? Jane? Allô? ». J’ai coupé mon natel sinon il allait se rendre compte que sa voix lui faisait écho. Pascal a essayé de me rappeler, mais il a dû se rendre compte que ça passait sur ma boîte vocale, alors il a abandonné pour rentrer.
Son natel a sonner à nouveau et je savais que ce n’était pas moi. J’ai d’abord pensé que c’était sa femme qui le cherchait, mais c’était Caro. Il était toujours à ma hauteur. Caro était sortie et venait vers lui, son natel à l’oreille. Pascal l’a vue et a raccroché. Je devais rester le plus immobile possible, Caro connaissait le coin et se cachait sûrement aux mêmes endroits, on ne sait jamais.
Elle voulait que Pascal revienne chez elle et l’a pris par les mains pour le tirer en direction de chez elle. Pascal disait qu’il ne pouvait pas, que Jess l’attendait sûrement, il devait rentrer. Elle a voulu l’embrasser mais il est resté bien droit et lui a chuchoté de ne pas faire des trucs pareils, pas ici. Ha? Alors, ailleurs? Dedans? J’ai senti les morsures de la jalousie. Moi aussi je voulais qu’il me fasse des bisous, elle, elle y avait eu droit ce soir? Moi non! Et ma tête est partie dans des spéculations déprimantes en me disant qu’elle le voyait plus souvent que moi, etc. De quoi devenir maboule.
Au moins, comme ils étaient dehors, elle ne pourrait pas le faire l’embrasser et ça, ça me faisait plaisir.
Ils ont discutés là devant moi un moment, entre elle qui cherchait comment le faire retourner chez elle et lui à insister qu’il devait rentrer. Puis de guerre lasse, il a décidé de la raccompagner à sa porte en insistant qu’il rentrerait après. Caro a voulu passer son bras autour de lui et il s’est détacher. Il a certainement dû lui dire encore de ne pas faire ça et lui a pris la main. Quand même, il la tenait par la main et ça m’a rendu folle. J’ai suivi discrètement; je voulais être sûr qu’il n’entrait pas.
Pour m’en assuré, je l’ai rappelé dès qu’il était hors de portée. Il a regardé mon appel, mais il n’a pas répondu. Le rat des bois.
A sa porte, il lui a fait la bise. Une bise que j’ai trouvé un peu trop long et tendre, puis il a fait demi-tour pour revenir dans ma direction. Si quelqu’un était à sa fenêtre, que ce soit Jess ou Thomas, ils ont dû voir un gnome courater en travers du jardin. Un de ces 4, j’allais me faire prendre, il fallait que je fasse gaffe.
Je me suis planquée en face d’où j’étais, et j’ai dû carrément me mettre hors de vue pour répondre à son appel sinon, il verrait la lumière de mon natel. Je l’ai vu commencé à longer la haie pour se diriger chez lui et essayer d’appeler, j’ai su que c’était pour moi, donc j’ai répondu. Ciel, j’étais dans le jardin des voisins!
Cette fois sans honte, j’ai insisté, je voulais le voir, j’avais besoin de le voir. Comme à Caro, Pascal m’a dit qu’il ne pouvait pas s’absenter, c’était bien trop loin pour faire l’aller-retour sans que Jess ne le remarque. Je ne voulais pas lui rappeler que de toute façon, il était déjà sorti et elle le savait, alors 2h de plus n’y changeait plus rien. J’ai fait celle qui ne comprenait pas et j’ai continué à insister. Je lui ai dit que s’il était venu au lieu d’aller chez Caro, il serait en train de rentrer, ce serait pareil. Après tout, pourquoi pas le faire se sentir un peu coupable. Puis, j’ai joué le tout pour le tout ;
- Ben, j’ai compris, tu n’as pas envie de me voir. C’est bon, j’ai compris. Bonne nuit, désolée de t’avoir emmerdé!
Avec une petite larme dans la voix, j’ai raccroché avant qu’il ait le temps de me sortir sa liste d’excuses. J’en avais gros sur le cœur, je savais que j’allais fondre en larmes dès que j’aurai réussi à rejoindre ma voiture. Quelques mètres et je serais en territoire neutre et cachée des yeux du monde et je pourrais me laisser aller.
Pascal m’a rappelée. Il avait dû avoir pitié de moi ou se sentir coupable, il a dit qu’il allait venir. Il m’a demandé où j’étais, si j’étais déjà à la maison. J’ai dit que non, que j’étais juste vers ma voiture, je n’avais pas pu partir sans essayer de le voir un moment. Il a paru étonné que j’ai pu attendre si longtemps juste pour le voir, et j’avoue que je me suis sentie con.
Il a voulu venir vers ma voiture, mais comme j’étais encore dans le jardin, je ne voulais pas. Après avoir cherché comment faire, il a proposé de me laisser la clé du local et de venir me retrouver plus tard. Il était embêté, il n’était pas sûr de savoir comment s’échapper pour me voir. J’aurai pu lui dire qu’il était presque 2h du matin, où est-ce qu’ils pensaient aller comme ça?
En fait, Jess n’était pas couchée et il voulait attendre qu’elle aille se coucher pour s’éclipser un petit moment… Encore une fois, je passais en dernier sur sa liste de priorité. Hyper triste de m’en rendre compte, je lui ai dit que c’était pas la peine, ça irait, je regrettais de l’avoir embêter, j’avais tellement envie de le voir que j’avais oublié que j’étais en train de l’emmerder. Je pense qu’il a dû sentir ma peine parce qu’il a cherché à me convaincre de l’attendre, qu’il ferait ce qu’il faut pour me retrouver au local même s’il ne pouvait pas faire long.
Mais, je n’avais plus envie, j’avais le cœur lourd, je ne voulais même plus parler, juste raccrocher et oublier qu’on s’était même parlé. Pascal a voulu aussitôt venir vers moi, mais vraiment, vraiment, je n’en avais pas envie. Je sentais que c’était par pitié et je n’étais plus d’humeur, je me sentais juste triste, bien trop triste pour avoir envie de le voir. J’ai raccroché et coupé mon natel.
De loin, je l’ai vu regardé son natel, essayé de me rappeler sans succès. A voir comme il tripotait son natel, il a dû me laisser un message. J’ai attendu de le voir rentrer avant de longer la haie en direction de ma voiture. Je suis rentrée sans même essayé de voir s’il m’avait bien laissé un message ou quoi. Je me suis couché aussitôt après une bonne séance de larmes.
A mon réveil, j’ai enfin eu le courage de lire son message. Pascal disait qu’il me laissait la clé, qu’il descendrait dès qu’il pourrait. Il disait aussi que c’était préférable que je n’essaie pas de l’appeler ou lui envoyer de messages pour ne pas éveiller de soupçons.
Pfff, je ne sais pas s’il a été voir au local ou pas, je n’ai pas répondu à son message. Je ne voulais pas savoir. Vers midi, il a essayé de m’appeler, mais je ne me sentais pas d’humeur à lui répondre. Pourtant, j’avais parlé avec Thomas en début d’après-midi. Je savais bien que si je voulais voir Pascal, il allait falloir que je l’appelle ou réponde à ses appels, mais je m’accordais un peu de répis. Je m’étais assez mise à genoux pour le voir, et il n’avait pas été à la hauteur. Et l’air de rien, je lui en voulais de l’avoir trouvé chez Caro. Je lui en voulais beaucoup.
J’avais plein de truc à faire aujourd’hui, notamment, ma valise, alors pas le temps de pleurnicher sur moi-même. Et encore des tonnes de petits oublis à combler. J’ai dû courir chercher la valise que Dol me prête, parce que la mienne est trop petite. J’ai fait mes petits tas sur le lit de la 2ème chambre… Arrrh, encore trop, il fallait que je fasse des choix stratégiques! J’ai aussi tout essayé pour être sûr que ce que je prenais allait bien ensemble, et les pompes, arf, je ne savais pas que j’avais autant de pompes, alors quoi choisir? Il fallait que ça aille avec tout! Finalement, j’ai opté pour mes tongues. Hafff, et les t-shirts… Et est-ce que je prends un pantalon long ou que des shorts… L’enfer, je déteste préparer ma valise!
En fait, quand je vais en Angleterre chez Dani, ça me pose nettement moins de problèmes, alors ce devait être parce que j’allais voir Pascal St-Do… Voilà ce qui me perturbait pour réussir à faire rapidement ma valise…
En fin d’après-midi, j’avais complètement oublié Pascal et c’est d’une voix calme et posée que j’ai répondu à son appel. Pascal voulait savoir si je sortais, mais je n’en avais pas envie. Je ne pouvais pas lui dire que je n’étais pas encore prête pour lundi, alors je préférais rester chez moi pour faire le ménage, la lessive, ma valise, etc. Il m’a dit qu’ils allaient manger toute l’équipe avec sa femme et qu’on pouvait se retrouver au resto ou au Tiger après. J’ai dit que ça allait très bien, on fera comme ça, mais je savais que je ne sortirais pas. C’était hier que j’avais envie de le voir, pas ce soir.
Plus tard, alors que j’étais engloutie sous la tonne de dernière minute, avec ma lessive et le reste, Pascal m’a appelé pour savoir ce que je faisais, où j’étais et si j’allais venir. Il ne savait pas si c’était mon retard habituel ou si j’allais le zapper parce que j’étais fâchée à cause d’hier soir. Je lui ai finalement dit que je ne pouvais pas sortir. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire une remarque cynique en lui disant que lui ne pouvait pas hier, aujourd’hui hélas, c’était moi.
Vers 1h du matin, il a rappelé pour me demander si je voulais qu’il passe. Non, je ne voulais pas. Je ne voulais surtout pas qu’il passe parce qu’il se sent coupable, et il aurait dû le faire sans rien demander s'il avait lui envi de me voir. Puis, il foutait quoi jusqu’à maintenant? Il voulait passer parce qu’il ne voulait pas rentrer ou quoi? Pascal avait raison, j’étais encore fâchée même si je prétendais le contraire.
Après avoir raccroché, Pascal me rappelait 10 minutes plus tard encore un fois… Il voulait passer à la maison… Mais non, ça c’était pas possible, il ne manquerait pas de voir ma valise et mes affaires, et je ne voulais pas devoir tout planquer en vrac, sinon je serais paumée et je devrais tout recommencer. Cette fois, c’était lui qui insistait pour me voir. Je savais que j’aurai dû rester ferme et ne pas accepter, comme lui savait le faire, mais je savais aussi qu’il n’acceptait pas de non et qu’il risquait de débarquer, alors j’ai fini par accepter de le voir.
On a décidé de se retrouver en toute discrétion au local… Hum, s’il savait que ça me rappelait le mauvais souvenir d’hier soir, il ne l’aurait pas proposé!
Vicieusement méchante, je l’ai fait poireauter 1 bonne heure avant de me pointer. Ce n’était pas exprès, enfin je ne crois pas, mais je n’étais pas si pressée, j’avais autre chose à faire que de courir pour lui. Mais… Dès que je l’ai vu… J’ai fondu comme une mauviette. Je ne pensais pas que j’avais encore un cœur qui pouvait encore battre autant! Après avoir autant pleuré la nuit d’avant? Après tout le mal que j’avais ressenti de me sentir rejeter?
Mince, je n’étais pas de taille à lui tenir tête… Ses lèvres sont toujours aussi gourmandes et douces, ses baisers des pièges irrésistibles… En moins d’1 minute, j’avais oublié avoir été si triste ou même fâchée, j’ai fondu dans ses bras. Je n’étais plus que l’ombre de moi-même, je n’avais plus qu’une envie; me noyer dans le torrent de son amour, de son désir brulant. J’avais juste soif de lui.
Je ne lui ai posé aucune question, fait aucun reproche, je me suis juste laissé couler dans ses bras…

On est donc sorti manger ensemble et quelques potes à lui nous ont rejoint à la fin du repas pour le café. Ensuite, j’ai accepté d’aller prendre un verre au Tiger, toujours dans l’espoir de voir Pascal c’est évident. Minuit, toujours rien et pas de nouvelles. Grrrh, il aurait pu m’envoyer au moins un petit message pour me dire qu’il ne pouvait pas ou au m’appeler. Sans surprise, j’ai vu que Caro n’était pas de sortie non plus, donc j’en ai déduis qu’





Mince, ses parents étaient encore là… Pas de bol!
Pauvre Pascal, il essayait de la calmer, mais elle était remontée. Je ne me sentais pas en mesure de me défendre, j’étais à moitié à poil et je tenais fermement mon duvet au cas où elle voudrait se jeter sur moi. Jess a appelé Thomas à la rescousse et lui a demandé de me faire partir, il n’était pas question pour elle de supporter ma présence 1mn de plus.
Je crois que Pascal avait retiré son bras. J’ai eu le temps de les voir
Vers les 23h20, l’hôtel m’a livré du champagne plongé dans de la glace, seulement, je n’aime pas le champagne. Mais, pour une fois, je me suis préparée à boire du champagne sur le coup de minuit, et de porter un toast à moi-même. Après tout, j’avais fait ce qui était le mieux pour mon petit homme à moi, même si je me sentais un poil triste de ne pas être avec lui sur le coup de minuit, je sais qu’il pensera à moi. Peut-être pour les autres, c’était une mince consolation, mais pas pour moi.