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014/2012 - Cause toujours tu m'intéresse...

Publié le par JaneDo

Samedi, 14 janvier 2012– (014/2012)

J’avais beau essayé de me persuader du contraire, rien à faire, j’étais éperdument amoureuse de Pascal, quoi que je fasse, il ne quitte jamais mes pensées. Je me rends bien compte que je suis accroc et pourtant j’aimerai bien me détacher de cet amour dévastateur, mais dès que je le vois… je fonds…

J’avais vraiment envie de le voir avant de partir, j’avais besoin qu’il me serre dans ses bras, qu’il me murmure des mots d’amour, de sentir la chaleur de son corps et de ses baisers.

Les heures passaient et je ne voyais toujours pas l’ombre d’un espoir de le voir passer chez moi et je commençais à imaginer toutes sortes d’horreurs. J’aurai voulu savoir où il était, ce qu’il faisait. Si je n’avais pas de nouvelles, j’aurai pu aller vérifier question de me rassurer. Pfff, même si je savais où le trouver, je sais que j’aurai peur de partir de peur de le rater s’il passait entretemps.

Pour tromper mon impatience, j’ai appelé Caro question de parler avec quelqu’un qui avait bien des chances d’être dans le même état que moi, mais elle ne semblait pas pouvoir parler. J’ai tout de suite senti qu’elle n’était pas seule ou un truc du genre. Ni 1 ni 2, j’ai sauté dans ma voiture pour aller chez elle. Les battements de mon cœur me faisaient trembler. Je ne sais pas pourquoi mais j’avais l’impression que Pascal était chez elle. J’espérais me tromper sinon ça me mettrait vraiment hors de moi.

Mouais, mon 6ème sens ne m’avait pas trompé, Pascal était bien chez Caro…

J’ai failli fondre illico en larmes, je tremblais de partout, j’étais à cran. Comment avait-il pu ne pas me donner de nouvelles pour finalement aller chez elle? Et pourquoi chez elle et pas chez moi ? Est-ce qu’il la préférait à moi? Ha mince, je tremblais trop fort. C’était un mélange de chagrin, d’essayer de ne pas me laisser aller à pleurer, les doutes, le dépit et la rage aussi. J’ai essayé de me secouer parce que je devais agir, mais ma tête était bloquée, je n’arrivais pas à réfléchir.

Débarquer chez elle? Et quel en serait le résultat? Ou il me fera comprendre que c’était son choix et je serais anéantie? Ou je l’appelle et je verrais bien s’il me raconte une grosse blague, ou s’il viendra aussitôt me retrouver? Mince, et s’il ne me répondait pas, j’aurai l’air maligne! Ok, incapable de mettre mes idées au clair, je ne voulais pas attendre de mal tomber, alors j’ai appelé. Je me suis dit que s’il ne répondait pas, j’irai alors chez Caro si j’arrivais à mettre un pied devant l’autre. Halala, j’avais le cœur au bord de la crise cardiaque et au bord des lèvres. J’étais à 2 doigts de vomir.

Je savais que j’aurai dû faire demi-tour comme une grande fille et rentrer. Qu’il vienne ou non, je n’avais qu’à me faire une raison et semblant de ne rien savoir. C’était la meilleure chose à faire, mais encore faudrait-il savoir être raisonnable.

Pascal n’a pas répondu à mon appel et pourtant, je l’ai vu regarder son natel. Je pouvais voir sa silhouette se déplacer de la cuisine pour revenir s’asseoir à côté d’elle sur le canapé. Caro avait posé sa tête contre son épaule et lui, le salopard avait passé un bras autour de ses épaules. Ils semblaient discuter. Je ne voulais pas attendre que ça aille plus loin, alors j’ai jeté à la poubelle ma prudence légendaire et j’ai traversé les quelques mètres qui me séparaient de sa porte en essayant de faire cesser mes tremblements avant de poser le doigt sur la sonnette.

A ma vue, Pascal s’est levé. Probablement gêné, il a enfoncé les mains dans les poches. Caro m’a invitée à entrer. Tout ce que je pouvais faire, c’est affiché un air calme et me répéter dans ma tête de ne pas exploser, pas pleurer, pas faire de scènes. Calmos, calmos, calmos. Mais wafff, je n’ai pas pu, j’ai dit que je voulais seulement voir Pascal 2 minutes. Pascal a attendu que je parle. Chiotte, ça m’aurait arrangée qu’il commence, qu’il s’explique et pas avoir l’air de lui faire de reproches.

Et merde, je n’aurai jamais dû faire ça! C’était enfantin et ridicule, et je ne voulais pas être ridicule!

Il m’a expliqué qu’il n’a pas appelé parce qu’il ne pensait pas pouvoir passer chez moi, alors je lui ai demandé comment ça se fait que je le retrouve chez Caro? S’il avait le temps de passer chez elle, alors il avait le temps de passer chez moi? Je ne savais pas comment interpréter l’expression de son visage, il me regardait m’exciter sans réaction. Je crois que le fait qu’il ne semblait ni amuser, ni compréhensif et un peu trop sérieux me faisait peur. Encore une fois, je me flageolais intérieurement d’être là à lui faire un semblant de crise de jalousie.

Tranquillement, Pascal m’a fait remarquer que Caro était seulement à 2 pas de chez lui, ce qui n'était pas mon cas. Ce qui m’a encore plus traumatisée, c’est qu’à la fin de notre petite discussion, il m’a gentiment dit qu’on se verrait demain, que de toute façon, il ne pouvait pas rester dehors trop longtemps, il devait rentrer. Vacherie et maintenant, je fais quoi? Je lui demande de venir quand même pour l’entendre me dire qu’il ne pouvait pas? Ou je rentre comme une grande, sachant qu’il retournerait auprès de Caro? Je crois que je n’avais pas le choix! J’aurai dû accepter l’invit de Caro et entrer, au moins je n’aurai pas le sentiment d’être éjectée!

Dépitée, je suis partie en direction de la route. Dès que j’ai été hors de vue, j’ai fait demi-tour pour revenir voir s’il rentrait. Il faisait un froid de canard, mais la torture mentale que je m’imposais me donnait chaud.

Pascal était toujours chez Caro, ils étaient toujours plantés sur le canapé à discuter. Puis Caro s’est levé pour fermer les rideaux et j’ai cru que mon cœur allait stopper net. Je leur donnais 5mn ensuite, j’irai sonner à nouveau. Non, 10mn. Non, non, 10mn c’était trop long. Et non, j’aurai l’air d’une idiote si j’allais sonner à nouveau. Cette fois, je crois que Pascal m’enverra sur les roses. Alors, laissant ma dignité de côté, je l’ai rappelé. J’avais oublié qu’il pouvait ne pas me répondre. Mais, heureusement, il a répondu. Au même moment, planté dans mon buisson gelé, je l’ai vu sortir de chez elle pour se diriger chez lui.

Merde, j’étais mal, quand il passera près de moi, je ne pourrais pas lui parler, sinon il me verrait.

D’ailleurs, dès qu’il était à ma hauteur, j’ai arrêté de parler, et il s’est arrêté. Il était à 2 pas. Un peu surpris par mon silence, il était là à me demander ce qui se passait après une suite de « Allô? T’es là? Tu m’entends? Jane? Allô? ». J’ai coupé mon natel sinon il allait se rendre compte que sa voix lui faisait écho. Pascal a essayé de me rappeler, mais il a dû se rendre compte que ça passait sur ma boîte vocale, alors il a abandonné pour rentrer.

Son natel a sonner à nouveau et je savais que ce n’était pas moi. J’ai d’abord pensé que c’était sa femme qui le cherchait, mais c’était Caro. Il était toujours à ma hauteur. Caro était sortie et venait vers lui, son natel à l’oreille. Pascal l’a vue et a raccroché. Je devais rester le plus immobile possible, Caro connaissait le coin et se cachait sûrement aux mêmes endroits, on ne sait jamais.

Elle voulait que Pascal revienne chez elle et l’a pris par les mains pour le tirer en direction de chez elle. Pascal disait qu’il ne pouvait pas, que Jess l’attendait sûrement, il devait rentrer. Elle a voulu l’embrasser mais il est resté bien droit et lui a chuchoté de ne pas faire des trucs pareils, pas ici. Ha? Alors, ailleurs? Dedans? J’ai senti les morsures de la jalousie. Moi aussi je voulais qu’il me fasse des bisous, elle, elle y avait eu droit ce soir? Moi non! Et ma tête est partie dans des spéculations déprimantes en me disant qu’elle le voyait plus souvent que moi, etc. De quoi devenir maboule.

Au moins, comme ils étaient dehors, elle ne pourrait pas le faire l’embrasser et ça, ça me faisait plaisir.

Ils ont discutés là devant moi un moment, entre elle qui cherchait comment le faire retourner chez elle et lui à insister qu’il devait rentrer. Puis de guerre lasse, il a décidé de la raccompagner à sa porte en insistant qu’il rentrerait après. Caro a voulu passer son bras autour de lui et il s’est détacher. Il a certainement dû lui dire encore de ne pas faire ça et lui a pris la main. Quand même, il la tenait par la main et ça m’a rendu folle. J’ai suivi discrètement; je voulais être sûr qu’il n’entrait pas.

Pour m’en assuré, je l’ai rappelé dès qu’il était hors de portée. Il a regardé mon appel, mais il n’a pas répondu. Le rat des bois.

A sa porte, il lui a fait la bise. Une bise que j’ai trouvé un peu trop long et tendre, puis il a fait demi-tour pour revenir dans ma direction. Si quelqu’un était à sa fenêtre, que ce soit Jess ou Thomas, ils ont dû voir un gnome courater en travers du jardin. Un de ces 4, j’allais me faire prendre, il fallait que je fasse gaffe.

Je me suis planquée en face d’où j’étais, et j’ai dû carrément me mettre hors de vue pour répondre à son appel sinon, il verrait la lumière de mon natel. Je l’ai vu commencé à longer la haie pour se diriger chez lui et essayer d’appeler, j’ai su que c’était pour moi, donc j’ai répondu. Ciel, j’étais dans le jardin des voisins!

Cette fois sans honte, j’ai insisté, je voulais le voir, j’avais besoin de le voir. Comme à Caro, Pascal m’a dit qu’il ne pouvait pas s’absenter, c’était bien trop loin pour faire l’aller-retour sans que Jess ne le remarque. Je ne voulais pas lui rappeler que de toute façon, il était déjà sorti et elle le savait, alors 2h de plus n’y changeait plus rien. J’ai fait celle qui ne comprenait pas et j’ai continué à insister. Je lui ai dit que s’il était venu au lieu d’aller chez Caro, il serait en train de rentrer, ce serait pareil. Après tout, pourquoi pas le faire se sentir un peu coupable. Puis, j’ai joué le tout pour le tout ;

  • Ben, j’ai compris, tu n’as pas envie de me voir. C’est bon, j’ai compris. Bonne nuit, désolée de t’avoir emmerdé!

Avec une petite larme dans la voix, j’ai raccroché avant qu’il ait le temps de me sortir sa liste d’excuses. J’en avais gros sur le cœur, je savais que j’allais fondre en larmes dès que j’aurai réussi à rejoindre ma voiture. Quelques mètres et je serais en territoire neutre et cachée des yeux du monde et je pourrais me laisser aller.

Pascal m’a rappelée. Il avait dû avoir pitié de moi ou se sentir coupable, il a dit qu’il allait venir. Il m’a demandé où j’étais, si j’étais déjà à la maison. J’ai dit que non, que j’étais juste vers ma voiture, je n’avais pas pu partir sans essayer de le voir un moment. Il a paru étonné que j’ai pu attendre si longtemps juste pour le voir, et j’avoue que je me suis sentie con.

Il a voulu venir vers ma voiture, mais comme j’étais encore dans le jardin, je ne voulais pas. Après avoir cherché comment faire, il a proposé de me laisser la clé du local et de venir me retrouver plus tard. Il était embêté, il n’était pas sûr de savoir comment s’échapper pour me voir. J’aurai pu lui dire qu’il était presque 2h du matin, où est-ce qu’ils pensaient aller comme ça?

En fait, Jess n’était pas couchée et il voulait attendre qu’elle aille se coucher pour s’éclipser un petit moment… Encore une fois, je passais en dernier sur sa liste de priorité. Hyper triste de m’en rendre compte, je lui ai dit que c’était pas la peine, ça irait, je regrettais de l’avoir embêter, j’avais tellement envie de le voir que j’avais oublié que j’étais en train de l’emmerder. Je pense qu’il a dû sentir ma peine parce qu’il a cherché à me convaincre de l’attendre, qu’il ferait ce qu’il faut pour me retrouver au local même s’il ne pouvait pas faire long.

Mais, je n’avais plus envie, j’avais le cœur lourd, je ne voulais même plus parler, juste raccrocher et oublier qu’on s’était même parlé. Pascal a voulu aussitôt venir vers moi, mais vraiment, vraiment, je n’en avais pas envie. Je sentais que c’était par pitié et je n’étais plus d’humeur, je me sentais juste triste, bien trop triste pour avoir envie de le voir. J’ai raccroché et coupé mon natel.

De loin, je l’ai vu regardé son natel, essayé de me rappeler sans succès. A voir comme il tripotait son natel, il a dû me laisser un message. J’ai attendu de le voir rentrer avant de longer la haie en direction de ma voiture. Je suis rentrée sans même essayé de voir s’il m’avait bien laissé un message ou quoi. Je me suis couché aussitôt après une bonne séance de larmes.

A mon réveil, j’ai enfin eu le courage de lire son message. Pascal disait qu’il me laissait la clé, qu’il descendrait dès qu’il pourrait. Il disait aussi que c’était préférable que je n’essaie pas de l’appeler ou lui envoyer de messages pour ne pas éveiller de soupçons.

Pfff, je ne sais pas s’il a été voir au local ou pas, je n’ai pas répondu à son message. Je ne voulais pas savoir. Vers midi, il a essayé de m’appeler, mais je ne me sentais pas d’humeur à lui répondre. Pourtant, j’avais parlé avec Thomas en début d’après-midi. Je savais bien que si je voulais voir Pascal, il allait falloir que je l’appelle ou réponde à ses appels, mais je m’accordais un peu de répis. Je m’étais assez mise à genoux pour le voir, et il n’avait pas été à la hauteur. Et l’air de rien, je lui en voulais de l’avoir trouvé chez Caro. Je lui en voulais beaucoup.

J’avais plein de truc à faire aujourd’hui, notamment, ma valise, alors pas le temps de pleurnicher sur moi-même. Et encore des tonnes de petits oublis à combler. J’ai dû courir chercher la valise que Dol me prête, parce que la mienne est trop petite. J’ai fait mes petits tas sur le lit de la 2ème chambre… Arrrh, encore trop, il fallait que je fasse des choix stratégiques! J’ai aussi tout essayé pour être sûr que ce que je prenais allait bien ensemble, et les pompes, arf, je ne savais pas que j’avais autant de pompes, alors quoi choisir? Il fallait que ça aille avec tout! Finalement, j’ai opté pour mes tongues. Hafff, et les t-shirts… Et est-ce que je prends un pantalon long ou que des shorts… L’enfer, je déteste préparer ma valise!

En fait, quand je vais en Angleterre chez Dani, ça me pose nettement moins de problèmes, alors ce devait être parce que j’allais voir Pascal St-Do… Voilà ce qui me perturbait pour réussir à faire rapidement ma valise…

En fin d’après-midi, j’avais complètement oublié Pascal et c’est d’une voix calme et posée que j’ai répondu à son appel. Pascal voulait savoir si je sortais, mais je n’en avais pas envie. Je ne pouvais pas lui dire que je n’étais pas encore prête pour lundi, alors je préférais rester chez moi pour faire le ménage, la lessive, ma valise, etc. Il m’a dit qu’ils allaient manger toute l’équipe avec sa femme et qu’on pouvait se retrouver au resto ou au Tiger après. J’ai dit que ça allait très bien, on fera comme ça, mais je savais que je ne sortirais pas. C’était hier que j’avais envie de le voir, pas ce soir.

Plus tard, alors que j’étais engloutie sous la tonne de dernière minute, avec ma lessive et le reste, Pascal m’a appelé pour savoir ce que je faisais, où j’étais et si j’allais venir. Il ne savait pas si c’était mon retard habituel ou si j’allais le zapper parce que j’étais fâchée à cause d’hier soir. Je lui ai finalement dit que je ne pouvais pas sortir. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire une remarque cynique en lui disant que lui ne pouvait pas hier, aujourd’hui hélas, c’était moi.

Vers 1h du matin, il a rappelé pour me demander si je voulais qu’il passe. Non, je ne voulais pas. Je ne voulais surtout pas qu’il passe parce qu’il se sent coupable, et il aurait dû le faire sans rien demander s'il avait lui envi de me voir. Puis, il foutait quoi jusqu’à maintenant? Il voulait passer parce qu’il ne voulait pas rentrer ou quoi? Pascal avait raison, j’étais encore fâchée même si je prétendais le contraire.

Après avoir raccroché, Pascal me rappelait 10 minutes plus tard encore un fois… Il voulait passer à la maison… Mais non, ça c’était pas possible, il ne manquerait pas de voir ma valise et mes affaires, et je ne voulais pas devoir tout planquer en vrac, sinon je serais paumée et je devrais tout recommencer. Cette fois, c’était lui qui insistait pour me voir. Je savais que j’aurai dû rester ferme et ne pas accepter, comme lui savait le faire, mais je savais aussi qu’il n’acceptait pas de non et qu’il risquait de débarquer, alors j’ai fini par accepter de le voir.

On a décidé de se retrouver en toute discrétion au local… Hum, s’il savait que ça me rappelait le mauvais souvenir d’hier soir, il ne l’aurait pas proposé!

Vicieusement méchante, je l’ai fait poireauter 1 bonne heure avant de me pointer. Ce n’était pas exprès, enfin je ne crois pas, mais je n’étais pas si pressée, j’avais autre chose à faire que de courir pour lui. Mais… Dès que je l’ai vu… J’ai fondu comme une mauviette. Je ne pensais pas que j’avais encore un cœur qui pouvait encore battre autant! Après avoir autant pleuré la nuit d’avant? Après tout le mal que j’avais ressenti de me sentir rejeter?

Mince, je n’étais pas de taille à lui tenir tête… Ses lèvres sont toujours aussi gourmandes et douces, ses baisers des pièges irrésistibles… En moins d’1 minute, j’avais oublié avoir été si triste ou même fâchée, j’ai fondu dans ses bras. Je n’étais plus que l’ombre de moi-même, je n’avais plus qu’une envie; me noyer dans le torrent de son amour, de son désir brulant. J’avais juste soif de lui.

Je ne lui ai posé aucune question, fait aucun reproche, je me suis juste laissé couler dans ses bras…

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013/2012 - Notre seigneur et maître...

Publié le par JaneDo

Vendredi, 13 janvier 2012 - (013/2012)

Arf, aujourd’hui j’étais prise de frénésie, il me fallait absolument faire mes trucs pour être prête à partir lundi et Dol m’a fait chier pour qu’on se voit. J’étais en ville pour me couper les cheveux, ensuite, je devais passer à la pharmacie, aller chercher les bouquins que j’avais commandé, passer en vitesse à l’agence et tout. Mais Dol a tellement insisté que j’ai fini par baster et remonter jusqu’à Cugy pour aller la chercher.

Elle savait que je devais encore courir, je l’avais avertie, mais Dol n’a pas arrêté de râler. Ça m’a donné envie de la pousser hors de ma voiture, je n’avais vraiment pas le temps pour ses petites crises. Elle avait imaginé qu'on irait s'asseoir tranquillement derrière un verre et passer la soirée à bavarder.

Dol m’a collé aux fesses jusqu’à la maison et en a profité pour vider une bouteille de vin le peu qu’elle était là. Alain m’a appelée pour me dire qu’ils partaient dimanche, lui et Christian, et qu’ils pensaient descendre de la capitale vers Samana mercredi. J’ai dit que c’était hyper cool, que je me réjouissais de les voir, etc, etc, et j’ai raccroché. Je ne voulais pas le dire, mais je ne voulais pas les voir avant le vendredi, j’avais envie de profiter au max d’être avec Pascal de St-Do. Je venais à peine de raccompagner Dol, qui rechignait à rentrer, que Pascal de St-Do m’appelle à son tour.

Pascal (St-Domingue) voulait savoir si tout était ok, et juste me dire qu’il serait donc là pour m’accueillir. Ca m’a surprise de l’entendre, glups, et ça m’a rappelé illico presto mon stress, et que lundi, ce lundi, je le verrai! Waouh, sueur froide, stress et doutes à la pelle. Mince, je ne pensais plus qu’à ça.

Pour me changer les idées, j’ai décidé de me préparer pour sortir… Avec une petite moue, j’ai jeté un regard vague à ma valise qui n’était pas encore prête..

C’est vendredi et si je n’avais pas envie de répéter ma loupée d’hier, il fallait que je tasse ma fierté dans un coin et appeler Pascal. Ce que j’ai fait. Hélas, en début de soirée, il avait déjà quelque chose de prévu avec sa chère et tendre. Graouh, j’ai regretté d’avoir appelé pour si peu. Pascal va essayer de voir s’il peut s’arranger pour me retrouver quelque part après, ou éventuellement on s’arrangera pour se voir un petit moment. Je n’ai pas vraiment senti d’empressement, je sentais qu’on ne se verra pas.

Déçue, j’ai organisé autre chose avec Thomas, persuadée que je ne le verrais pas.

Je suis nulle, j’aurai dû organiser avec quelqu’un d’autre que Thomas, j’ai plein d’autres amis que je ne vois pratiquement plus, trop occupée à pourchasser Pascal dans tous les sens et une fois de plus, au lieu de sortir de ce cercle infernale, j’appelle Thomas. Franchement, c’est à croire que je fais tout pour ne pas m’en sortir. Je pense que quelque part au fond de ma tête, je savais qu’en étant avec Thomas, j’aurai plus de chance de croiser Pascal.

On est donc sorti manger ensemble et quelques potes à lui nous ont rejoint à la fin du repas pour le café. Ensuite, j’ai accepté d’aller prendre un verre au Tiger, toujours dans l’espoir de voir Pascal c’est évident. Minuit, toujours rien et pas de nouvelles. Grrrh, il aurait pu m’envoyer au moins un petit message pour me dire qu’il ne pouvait pas ou au m’appeler. Sans surprise, j’ai vu que Caro n’était pas de sortie non plus, donc j’en ai déduis qu’elle connaissait le programme de notre « joli cœur », notre seigneur et maître. Il n’y a pas à dire, il nous fait tourner en bourrique.

Prise d’une petite folie furieuse, j’ai essayé de l’appeler, mais il n’a pas répondu. En pleine crise, j’ai ressayé, et encore, jusqu’à ce que finalement, 2mn après mon dernier essaie, il m’a rappelé. Il chuchotait et j’entendais le bruit autour de lui, donc sa femme était dans les parages et on ne pourrait pas parler longtemps. Pleurnicharde, je lui ai dit que j’avais envie de le voir, sur ce il a dit qu’il essayerait de passer chez moi, mais il ne garantissait rien. Hum, ça voulait dire en résumé, qu’il ne pouvait pas et qu’il ne viendrait pas. Par dépit, j’ai eu envie d’allumer Thomas, mais quand j’ai commencé mon petit jeu, j’ai réalisé que ce n’était pas très cool, alors j’ai décidé de rentrer. De plus, Thomas avait fait une promesse à Pascal, je crois qu’il ne craquera pas!

Je me demande si en fin de compte je n’étais pas rentrée pour attendre Pascal?

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012/2012 - Le coup de foudre de mes 16ans!

Publié le par JaneDo

Jeudi, 12 janvier 2012– (012/2012) – A l’aube de mes 16ans!

Plus le temps passe, plus je flippe… Lundi, je retrouverais Pascal, l’autre Pascal, celui qui a fait battre mon cœur à chaque fois où je l’avais croisé!!! Je suis sûre que je le reconnaîtrais instantanément même s’il a vieilli, même s’il ne ressemble plus au jeune garçon que j’avais croisé dans le bus à l’aube de mes 16ans ! Mon Dieu, dire que je vais le voir en chair et en os, lui a qui je n’ai jamais vraiment parlé, celui que je n’ai fait que croiser épisodiquement tout le long de ma vie… Je vais le voir, dormir chez lui, sous son toit, mangé à ses côtés, le regarder dans les yeux… Waouh, l’empêche, je n’arrive pas à croire que ça va vraiment arriver!

Je n’ai plus que 3 jours pour me préparer à cette rencontre et je flippe de plus en plus!

Cet après-midi, c’est avec Tchoy que j’ai fait les magasins, intérieurement, je n’ai pas arrêté de m’inquiéter, de me pincer pour réaliser que je partais dans moins de 4 jours à Saint-Domingue!!! Aïe-aïe-aïe, j’aurai peut-être dû trouver une excuse et annuler ce voyage et garder les souvenirs que j’avais de cet homme sans chercher à redescendre sur terre? Mince, je flippe à mort!!!

Cute girlJ’ai encore acheté un maillot de bain, comme si ceux que j’avais n’allais pas!!! Franchement, je débloque. Je me suis même mise à imaginer comment les choses allaient se passer, tout en me fouettant mentalement à ne pas le faire, parce que les choses ne se passent jamais comme on le voudrait ou l’imagine. Si je continuais, j’allais sûrement être déçue; il est peut-être con, gonflé, imbus de sa personne, parle fort? C’est peut-être un vieux pervers avec de mauvaises manières qui allait très vite m’agacer, et je serais bloquée 10 jours là-bas? J’allais sûrement être déçue de n’avoir pas garder mes illusions?

Le soir, j’ai laissé Dol et Tchoy envahir mon espace pour ne pas trop penser à Pascal de St-Do… J’ai aussi pris rendez-vous pour me couper les cheveux demain. Avec tout ça, j’avais complètement oublié Pascal et Thomas, je n’ai même pas répondu aux messages de Thomas. Pascal m’avait proposé de manger avec lui hier, je n’avais même pas lu son message, j’étais trop stress.

Après le départ de mes 2 petits lutins, j’ai eu envie de voir Pascal et je ne savais pas ce qu’il faisait, ni où il était. Pire, étant sujette à de petites attaques de timidités, qui sont plutôt un gros manque de confiance, je n’osais pas l’appeler pour lui demander. Pourquoi? Simple ; s’il ne répondait pas à son natel, j’allais partir dans des délires de doutes, et, s’il répondait et qu’il ne me propose pas de le rejoindre, j’allais encore tomber dans une grosse déprime et me faire de gros films. Alors, pour éviter des heures de prises de têtes perso, je ne l’ai pas appelé, j’ai appelé Thomas!

J’ai rejoint Thomas au Tiger et j’ai réalisé que Pascal n’était pas avec eux. Apparemment, il n’était pas sorti, puis avec inquiétude, j’ai réalisé que Caro n’était pas là non plus. Immédiatement en mode délire, je me suis demandée s’ils étaient ensemble. Alors oubliant mes bonnes résolutions et ma prudence, j’ai essayé de l’appeler. Pas de réponse. Prise de fièvre délirante, je lui ai envoyé 1 premier message, pas de réponse, donc 1 deuxième. Heureusement, la raison m’a rattrapée avant que je ne lui envoi encore un 3ème. Cette fois, le message aurait été bourré de reproches avec une nette note larmoyante.

Zut, s’il avait envi de me voir, je suis sûre qu’il m’aurait appelée ou il serait sorti à ma recherche...

Mouais, j’ai vraiment l’impression que je ne l’intéresse plus autant qu’avant. Arf, puis non, il ne pouvait pas deviner que je partais lundi et qu’il fallait profiter de chaque instant, il n’y avait que moi qui étais au courant puisque je ne lui avais encore rien dit. Puis, dans un petit coin de ma tête, je me suis dit que ça lui fera les pieds de ne pas me voir pendant plus de 10 jours et que j’allais certainement lui manquer.

J’ai passé une bonne soirée avec un Thomas toujours aussi attentionné et adorable. Je suis sûre qu’il dira à Pascal qu’il m’a vue et j’espère que Pascal regrettera de ne pas m’avoir vue. Thomas organisait le week-end au chalet, ça ne m’arrangeait pas trop, alors je l’ai convaincu de rester ici pour le week-end. S’ils vont au chalet, malheureusement, je ne pense pas pouvoir y aller.

Et mince, je n’ai pas vu Pascal, j’aurai peut-être dû l’appeler finalement pour lui dire ce que je faisais?

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011/2012 - Ras le bol de m'inquiéter tout le temps

Publié le par JaneDo

Mercredi, 11 janvier 2012– (011/2012)  --  Ras le bol de m’inquiéter tout le temps!

Après une nuit agitée et remplie de cauchemar, je me suis réveillée avec la boule à l’estomac; je n’étais plus aussi sûre que Pascal tienne à moi...

Girl lying on bedEst-ce que Pascal n’était pas un peu trop distant dimanche? Est-ce que le ton de sa voix n’avait pas montré des signes d’agacement de me voir plantée à sn boulot hier? Est-ce que je devrais m’inquiéter? Si je ne lui dis rien pour St-Domingue, est-ce que je ne risquais pas de tout gâcher entre nous? Est-ce qu’il comprendra? Est-ce que ce n’était pas mon 6ème sens qui me donnait des alertes?

Pfffouh, ras le bol de m’inquiéter tout le temps, advienne que pourra, zut à la fin!

Comme j’allais être absente pendant 11jours, j’ai été porter mes dessins et mes planches d’idées à l’agence, ensuite j’ai ramassé Dol au passage et on a été faire les magasins.

En fin de journée, on a été mangé au chinois à Froideville et hop, maison. Tchoy est passé dans la soirée en vitesse juste prendre un verre. Après son départ, j’ai giclé mes vêtements pour me larver en training devant la télé mon ordi sur les genoux. J’ai fait une petite liste des choses à ne pas oublier en flippant à l’idée que lundi, je serais dans l’avion…

Piouhhh, lundi déjà, halala, je ne me sentais pas encore prête et j’ai le trac!

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009/2012 - J'enrage et j'déprime...

Publié le par JaneDo

Lundi, 9 janvier 2012 - (009/12)

Comme d'habitude, le soir j'ai été manger chez ma frangine avec neveux et nièces. De toute façon, je ne peux pas y couper, les enfants m'appellent en vrac si j'ai un peu de retard, et je ne sais pas leur dire non!

La journée, boulot-boulot et grosse flegme. J'avais encore des tonnes de trucs à régler et préparer avant mon voyage, mais j'ai préféré me noyer dans le travail. Je me suis donnée l'excuse de passer une journée tranquille en repoussant le stress à demain. Comme je me connais, demain je n'aurai pas plus envie d'aller courir les rues! En plus, j'ai Dol et Tchoy sur le dos non-stop; si c'est pas par téléphone, ils veulent sans arrêt passer à la maison ou que j'aille boire un verre... Pas envie non plus.

En fait, la seule chose qui m'aurait vraiment fait plaisir aurait été d'entendre la voix de Pascal, mais on dirait qu'aujourd'hui est un jour de plus de "non-communicado". Graouh, j'avais la maladive envie de l'appeler!


Mardi, 10 janvier 2012 - (010/2012)

Mince, ce mec me rend dingue! Pourquoi n'appelle-t-il pas bordel? Grrrrh. C'est horrible, mais j'avais envie de le voir, de l'entendre. J'ai pris le prétexte d'être en ville pour aller l'attendre à la sortie du boulot à midi. J'aurai pu aller l'attendre à la réception si j'avais réussi à être là avant midi, mais voilà, je suis arrivée à 12h06 et il sortait justement. Il était avec des collègues et sa femme était aussi là. Zut.

Pascal m'a vue, mais il a fait semblant de rien. 20mn après, il m'a appelé, il m'avait bien aperçue assise au volant de ma voiture parquée. Il était certain que Jess n'avait rien vu. Pascal aurait préféré que je l'appelle si je voulais qu'on mange ensemble, mais de toute manière, aujourd'hui ce n'était pas possible, Jess était là.

Flûte! Je suis donc rentrée, je n'avais pas le courage d'aller faire les magasins et pourtant j'avais des tonnes de trucs à acheter, des médics à prendre avec moi, comme des trucs contre la diarhée, la fièvre, crème solaire, etc. Pfff, je suis rentrée.

Dans l'après-midi, Dol m'a tirée dehors pour aller au moins acheter un maillot de bain sexy! Puis on a traîné dehors jusque vers 21h. Je suis rentrée sur les rotulles, je n'aurai pas dû sortir aujourd'hui. Avec mon retour à la maison, petite déprime de ne pas sentir d'empressement de la part de Pascal, surtout après le coup de fils de Thomas. Lui au moins avait envi de me voir, alors je l'ai invité à passer à la maison. On a regardé la télé, discuté et je n'ai pas osé lui dire non plus pour St-Domingue, j'avais le sentiment qu'il fallait que j'en parle à Pascal en 1er.

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008/2012 - Il fait encore de la retirette!

Publié le par JaneDo

Dimanche, 8 janvier 2012– (008/2012)

Pascal a tout fait pour passer le maximum de temps avec moi. En descendant ce matin, j’ai constaté que j’étais une des premières. Normal, j’ai été la première à tomber et il n’était que 8h! Caro est arrivée peu après, cernée, fatiguée et la mine boudeuse. Evidemment, je me suis empressée de lui demander ce qui n’allait pas et d’après ce que j’ai compris, Pascal avait été sympa avec tout le monde sauf avec elle. J’avoue que quelque part, ça m’a fait méchamment plaisir. Honnête mais pas très gentil de ma part.

D’après les brides entendues à droite et à gauche, j’ai loupé quelque chose! Ils avaient fait les fous jusqu’aux premières heures du jour. J’ai bien cru remarqué qu’on évitait soigneusement de dire certaines choses devant moi, ou je me fais des films.

Girl puzzledQuand Pascal s’est enfin levé, il était déjà près pour se lancer sur les pistes. Les garçons avaient envie d’aller faire de la motoneige. Hum, j’aurai préféré qu’il reste avec moi au chalet, ou qu’il cherche un moyen pour qu'on puisse passer la journée ensemble. Mais faut pas rêver. On a donc décidé de les accompagner tout en restant bien au chaud dans le resto près de la piste. Ouais, un peu de ski-bar pour changer.

Depuis quelques temps, Pascal me faisait souvent de petites remarques sur ma perte de poids, et je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer son petit geste caressant quand il parlait avec Caro. Sa main est descendue jusqu’aux débuts de ses fesses pour s’immobiliser sur sa hanche. Oups! J’étais peut-être en train de perdre les attributs qui l’attirent chez une femme? Est-ce que ça me faisait peur? Un peu. Lui m’attirait toujours autant sinon plus et ce ne serait pas top que ce soit à sens unique.

Après avoir remarqué ça, j’ai aussi remarqué sa façon de promener ses mains sur sa femme, qui elle avait pris des formes. Moi, je me sentais milles fois mieux comme ça, mais si je ne l’attirais plus sexuellement, alors… ce serait atroce!

Autre petit souci; quand on a pu parler un moment tous les 2, Pascal m’a fait part de son envie de rester correct avec Jess et qu’il allait faire attention désormais pour ne pas la mettre mal à l’aise et éviter qu’elle se sente humilié devant leurs amis. Hum, ça rejoignait ce que Caro m’avait raconté; elle les avait surpris à l’étage, ce devait être après que Pascal ait été me coucher hier soir, et Caro l’avait suivi. Apparemment, elle n’avait pas été la seule…

Jess lui pleurnichait dessus. Jess se plaignait et lui reprochait de la négliger, de la faire passer pour une idiote, qu’elle aimerait bien qu’il s’occupe un peu d’elle. Caro m’a raconté qu’ils avaient disparus un long moment et quand ils sont revenus, ils étaient tout lovy-dovy (câlins-bisous-amoureux).

Je comprenais donc d’où sortait son envie soudain de jouer les maris dévoués!!!

 La journée a passé bien trop vite. Pascal avait été beaucoup plus distant que le jour précédent, mais quelque part, j’étais certaine qu’il tenait toujours aussi fort à moi, alors rêveuse peut-être, je ne me faisais pas trop de soucis. Quand même, je n’ai pas trouvé le courage de lui dire que je partais bientôt en République Dominicaine!!!

Le soir, je ne suis pas ressortie. J’étais trop contente de rester un peu tranquille et de profiter d’une petite soirée devant la télé. Par contre, le lendemain quand j’ai appris que les autres avaient tous été mangé ensemble, ça m’a fait de la peine que Pascal n’ait pas pensé à me proposer de les accompagner, ni même de passer chez moi, ne serait-ce qu’1h... Snif!

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007/2012 - Petit Nouvel An... au chalet

Publié le par JaneDo

Samedi, 7 janvier 2012 - (007/2012) – Petit Nouvel An

On est donc resté au chalet, Pascal n’avait pas envie de passer la soirée à faire des simagrées. Miam, je l’avais pour moi toute seule et Pascal était bavard ce soir. A 1 ou 2 reprises, j’ai pensé lui dire que je partais dans moins de 10 jours à Saint-Domingue, mais je ne l’ai pas fait. Je me demande bien pourquoi?

NanaAprès avoir passé un moment à se baigner en amoureux à la piscine et… une petite sauna crapuleuse, on s’est calfeutré au salon devant un feu de cheminée. Pascal aurait préféré qu’on s’isole dans l’attique, mais je voulais en profiter de l’ambiance chaleureuse qui s’était créé et de son babillage. J’adore toujours l’écouter parler, ses petits gestes attentionnés et ses petits bisous dans le cou, dans l’attique, je pense qu’il me sauterait dessus et s’en serait fini des discussions.

Bon, il a fini par avoir ce qu’il voulait ; on s’est retiré dans l’attique… Difficile de résister…

Je n’ai pas regardé l’heure, j’étais trop naze, mais vers 2 ou 3h du matin, on a entendu le bruit des 1ers retours, Pascal est descendu, moi, je suis restée au lit, au chaud. Je n’avais pas envie de bouger un cil. Je pense qu’il allait retrouver sa femme, alors il était préférable que je reste invisible. J’ai dormi toute seule dans sa chambre et je ne l’ai revu que le matin autour de la table du déjeuner.

On s’est retrouvé toutes seules, Jess a trouvé le moyen de me coincer et sans détour, elle m’a demandé de m’en aller, de rentrer, de quitter le chalet… Evidemment, je ne pouvais en parler à personne, j’aurai l’air d’une sale rapporteuse cherchant des histoires, alors je n’ai rien dit, mais je n’avais pas l’intention de partir. Pourtant, pour éviter les problèmes, je me suis arrangée pour rester discrète et le plus possible hors de sa vue le reste de la journée.

Ils étaient tous très occupés à préparer la soirée… Discrètement, en fin d’après-midi, j’ai voulu aller me baigner dans la piscine, mais c’était peine perdu avec tout ce monde dans le chalet. Pascal y était, il jouait au Waterball avec ses copains et bien sûr Thomas. Me voir l’a quelque peu distrait et il s’est dépêcher de venir s’allonger sur la chaise longue à côté de moi.

Il a commencé aussitôt à me faire des propositions « indécentes » (hihih); il voulait qu’on s’éclipse !!! Na-na, pas question, je ne voulais pas que Jess me râpe dessus.

Après l’avoir vu un petit moment, je me suis vite retirée dans ma chambre pour éviter de tomber sur sa femme. Hum, je ne m’attendais pas à voir Pascal se pointer quelques minutes plus tard. Je déteste les surprises, mais ses petites surprises à lui, j’adore! Il n’est pas resté très longtemps, juste le temps de me faire perdre la tête.

Rompue, j’ai eu de la peine à m’extraire de mon lit, Thomas me connaissant par cœur est venu me chercher. Arf, il m’a stressé. Il avait essayé de me laisser un message sur mon natel pour me dire qu’on passait à table, mais comme il ne me voyait pas descendre et ne recevait pas de réponse, il a décidé de venir me tirer du lit. En effet, la soirée était bien entamée déjà, tout le monde semblait super excité.

Du coin de l’œil, j’ai vu que Pascal était avec sa femme près de la cheminée. Il ne m’a pas vu, il ne faisait pas attention. J’ai remarqué qu’ils se tenaient par la taille. De temps en temps, il penchait l’oreille vers sa femme et je l’ai vu lui passer la main dans les cheveux avec tendresse. Léger petit pincement de jalousie.

Thomas a dû voir mon regard en direction de Pascal, et peut-être pour que je ne me sente pas délaissée, il a passé le bras autour de mes épaules. J’aurai voulu me rapprocher de Pascal, mais j’ai remarqué que Thomas me gardait exprès à distance. Boh, après tout, je préférais que ce soit Pascal qui vienne.

Un petit groupe a insisté pour qu’on aille commencer la soirée au Clochard, probablement dans le but de ramener encore plus de monde. Là-bas, j’ai perdu Pascal de vue, puis je l’ai retrouvé assis dans un coin avec un groupe d’amis. Je suis peut-être pas très sûr de moi, mais je trouvais que Pascal était distant, trop distant. Je me sentais délaissée et j’avais l’impression qu’il m’ignorait. Pourtant, je savais parfaitement que c’était une attitude normale, que pour donner le change, on devait faire comme de rien en publique. Je ne devais pas encore avoir l’habitude et je ressentais de l’envie en le voyant discuter et rire avec d’autres et surtout… avec toutes ses filles. Graouh, je dois vraiment manquer d’assurance!

avatarAprès quelques verres, j’ai commencé à oublier toutes ses petites tracasseries qui se bousculaient dans ma tête et j’ai commencé à m’amuser un peu. Je ne me souviens pas très bien du type avec qui je discutais, mais je sais qu’il me faisait beaucoup rire, puis sans crier gare, Pascal m’a prise par le bras de manière autoritaire indifférent à mes protestations. Je ne sais pas s’il a dit quelque chose, mais je me suis retrouvée dehors au froid et j’ai compris dans le flou qu’on retournait au chalet. Je crois que j’ai remarqué que j’étais d’un côté de Pascal et Jess de l’autre. Puis, au lit… Je n’ai pas vu grand-chose de la soirée.

Je sais que Pascal m’a mise au lit. Je me rappelle lui parler et son expression amusée, donc je devais déconner un max, puis d’un bisou sur le front, sur les lèvres, puis le néant.

Super… En tous cas, j’ai la recette pour rater la fête du petit nouvel an! L’alcool avait dû me monter à la tête… L'eau férigineuse!!!!!


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006/2012 - Glups!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 06 janvier 2012– (006/2012)

Pascal avait dit qu’il n’avait pas à rentrer hier soir, et quand on s’est réveillé, il avait reçu des tonnes d’appels en absence et messages de sa femme. Je ne sais pas très bien ce qu’il avait dit pour venir hier soir, ni s’il était juste parti en douce,  je n’avais pas pensé lui demander, mais j’ai tout de suite senti que ça bardait quand il a appelé Jess.

Il n’avait pas très envi de m’en parler, et pour une fois, je n’ai pas laissé tomber. Je voulais être celle avec qui il partage ses soucis, et pas qu’il se tourne à nouveau vers Caro.

Comme je l’avais soupçonné, il s’était tiré en douce, et Jess n’a pas apprécié, mais alors pas du tout. Du coup, Pascal ne voulait même pas remonter. Il a proposé qu’on y aille ensemble, mais il y avait ses parents, alors pas question pour moi de monter tant que ses parents étaient au chalet. Donc, il est resté ici et le soir, on est monté ensemble.

Mince, ses parents étaient encore là… Pas de bol!

Jess est très forte pour jouer les victimes et qu’il y ait du monde ou pas, elle s’en fiche, ce qui fait que Pascal s’en ait pris plein la tête. Je ne sais pas ce qui s’est passé exactement, parce qu’ils se sont enfermés dans le bureau, mais quand il est sorti, il était pâle et encore énervé. Pascal avait l’air en pleine réflexion, il était renfermé, dans la lune et  son beau sourire avait disparu.

Ses parents sont partis peu après. Son père semblait aussi énervé que Pascal. Il a tout de même accompagné son père jusqu’à la voiture, ils ont encore discuté un peu et ouf, ils étaient partis. Pascal m’a fait un petit sourire quand il est revenu, mais c’était évident qu’il m’évitait. C’était temporaire, je pense qu’il était juste en colère contre Jess, encore énervé et qu’il préférait qu’on lui foute la paix.

Dès que les parents étaient loin, Jess a retrouvé la pèche !!! J’avais raison, Pascal était vert de rage.

L’ambiance détendu, fête folie était là, tout le monde avait envi de faire la fête, alors dès que les parents avaient tourné les talons, le volume de la musique avait immédiatement augmenté, la piscine a été envahie par une bande de baigneurs fous. Pascal a discuté un moment avec ses potes, puis il m’a prise par la main pour monter à l’étage… vers les chambres…

Je crois qu’il voulait faire bande à part, qu’on soit seul. Il faisait le gros nounours, il avait besoin de câlins. Si ça ne tenait qu’à lui, on aurait passé le reste de la soirée dans l’attique, rien que les 2, mais j’avais envie d’un bain de foule moi! On est donc redescendu. Contrairement à ce que j’aurai imaginé après son interview avec son père, Pascal est resté tout collé, me serrant contre lui, me tenant la main, des petits bisous par-ci, par-là, même les yeux révolvers de sa femme n’y ont rien changé.

Un moment, ils sont parti discuté, mais quand il est revenu, rien n’a changé. On a passé toute la soirée ensemble. Je me suis même laisser aller à lui rendre ses bisous. J’ai carrément oublié ma réserve, oublié Caroline, oublié que ça pouvait changé d’un moment à l’autre, bref, même oublié qu’il était marié et que sa femme était là.

Je n’aurai peut-être pas dû me laisser aller ainsi, parce qu’après, je passerai pour la pauvre conne, mais j’avoue que sur le moment, ça ne m’a pas traversé l’esprit. D’habitude, je suis assez prudente, je n’aime pas me donner en spectacle, surtout quand c’est ; un jour il est bisous-bisous avec moi, et le lendemain, monsieur mari adorable avec sa femme !

Quant ça a été décidé d'aller finir la soirée en boîte, Pascal m'a fait un petit signe comme quoi, on restait ici. J'avais eu mon bain de foule, et ses bisous-bisous avaient eu raisons de moi, je n'avais qu'une envie; lui sauter dessus!

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365/12 - Jess menace...

Publié le par JaneDo

Samedi, 31 déc 2011 - 365/12 - (2)

Je pensais dormir encore parce que de toute façon, connaissant les garçons, ils allaient sûrement se martyriser à faire du sport. Je suis descendue avec Pascal juste pour regagner moi aussi ma chambre. Je pensais traîner au lit jusque vers les 16h. Mais, je me faisais des idées, 10mn plus tard, Jess déboulait dans ma chambre m’accusant de vouloir pousser Pascal à passer le réveillon avec moi, elle voulait que je m’en aille.

Pauvre Pascal, il essayait de la calmer, mais elle était remontée. Je ne me sentais pas en mesure de me défendre, j’étais à moitié à poil et je tenais fermement mon duvet au cas où elle voudrait se jeter sur moi. Jess a appelé Thomas à la rescousse et lui a demandé de me faire partir, il n’était pas question pour elle de supporter ma présence 1mn de plus.

Thomas ne s’est pas gêner pour nous faire remarquer qu’il avait raison, ça finissait toujours en queue de boudin parce qu’on voulait se voir, mais il n’était pas d’accord de me renvoyer.  Jess a voulu appelé les parents et ils lui ont demandé de ne pas les mêler à nos histoires. Mince, ça s’annonçaient mal pour ce soir…

Jess a dit que c’était toujours la même chose avec moi, c’était toujours la merde, ce qui n’était pas le cas de Caroline, qui elle, savait rester à sa place. Jess pétait les plombs, moi j’étais muette comme une carpe avec les yeux exorbités, pendant que Thomas et Pascal essayaient de lui faire entendre raison. Pour Jess, les larmes aux yeux, butées, c’était elle ou moi, mais elle n’acceptait pas que je sois la 1ère personne à qui Pascal souhaiterait la bonne année. Elle ne voulait rien savoir.

Ne trouvant pas d’aide ni auprès de son frère, ni de son mari, Jess est sortie de la chambre folle de rage, menaçant de quitter le chalet sur le champ si je ne partais pas. Peut-être que je devrais me montrer sport et accepter de partir sans faire d’histoires?

Pascal et Thomas avaient l’intention d’aller rejoindre leurs potes sur les pistes, mais Pascal avait peur que Jess réussisse à me faire fuir s’il sortait, alors je l’ai rassuré ; je restais! J’ai été encore plus cool que ça ; je lui ai dit que je supporterais que sa femme soit la 1ère à qui il souhaite la « Bonne Année ». Il n’était pas d’accord, on n’avait jamais pu vraiment passer le Nouvel An ensemble, alors cette année, il y tenait. Pascal allait parler à sa femme.

On n’avait pas remarqué que Caro se tenait derrière la porte, et quand elle l’a entendu me le promettre, elle lui a demandé ce qu’il faisait d’elle. Mince, on l’avait oubliée celle-là !

J’étais toujours couchée avec mon duvet ramené sous le bras, et ironiquement, je me suis demandé si c’était le salon où l’on cause ici!  Caroline s’est excusée envers moi de devoir s’imposer et avant de continuer ; mais elle se demandait pourquoi c’était toujours pour moi qu’il faisait des efforts, jamais pour elle? Pourquoi c’était toujours elle qui passait en dernier? Pourtant, elle lui avait prouvé qu’il pouvait lui faire confiance, alors elle voulait savoir quelle place il lui avait réservé dans ses plans pour la soirée?

Y avait pas à dire, les choses se présentaient très mal…

Pascal avait légèrement blêmi, en grimaçant, il lui a demandé de ne pas l’obliger à répondre à ça, mais Caro insistait. Sans répondre, il est sorti de la pièce me laissant seule avec Caro. Une fois de plus, je l’ai vu au bord des larmes. Elle n’avait pas osé me regarder, mais la déception se lisait sur son visage. Je pense qu’elle est sortie pour poursuivre Pascal et exiger des explications, ce qui m’a empêché de dormir. J’ai hésité à m’habiller pour les suivre. J’ai sauté du lit pour jeter un coup d’œil dans le couloir et je l’ai juste vu rattraper Pascal et le tirer par la manche avant qu’il ne se lance dans les escaliers.

Je crois que Pascal avait retiré son bras. J’ai eu le temps de les voir disparaître en direction de la chambre qu’occupait Caro. Ha, les boules quoi! Impossible de les suivre et écouter ce qu’ils se disaient. Aussi surprenant que ça puisse paraître, j’ai réussi à m’endormir. Je devais être très fatiguée.

Vers 17h, quand je suis descendue après avoir pris une douche, qui n’a pas fait le miracle que j’en attendais, j’avais encore la tête dans la vase. J’aurai bien dormi encore 1h ou 2, et si ça n’avait pas été le réveillon,  je serais surement restée au lit.

Pascal n’était pas dans le salon, je l’ai retrouvé en train de jouer au billard avec Paul. Caro jouait avec eux. Elle semblait avoir retrouvé sa bonne humeur. Bon, elle l’a perdu en me voyant… Pas très sympa. Dès qu’il m’a vu, Pascal m’a fait signe d’aller vers lui, en tendant le bras. J’étais un peu surprise… Pascal m’a fait un bisou et a passé son bras autour de mes épaules. Ça m’a intimidée qu’il se comporte aussi librement, il agissait comme s’il n’était pas marié, comme si on était ensemble. Ça m’a fait rougir. J’étais tellement embarrassée que j’ai, en quelque sorte, pris la fuite pour remonter au salon.

Thomas m’a appris que Jess et Pascal s’était sévèrement disputé et qu’elle avait quitté le chalet. Il savait que ses parents finiront par l’apprendre. Ça lui faisait mal au cœur de savoir que sa sœur souffrait en ce moment même et que Pascal semblait ne pas s’en faire. Ce qui le traumatisait, c’est qu’il comprenait, qu’il n’avait pas envie de me voir partir, mais tout ça c'était au dépend de sa sœur.

Je me suis demandé si Thomas me disait tout ça pour que je me décide à partir sans qu’ils aient besoin de me pousser dehors. J’ai dit à Thomas que, même s’il ne le montrait pas, je suis sûre que Pascal souffrait de la situation. Mais qu’est-ce que je pouvais faire? Rien! Ce serait à mes dépends? Je n’allais quand même pas partir?

Oui, même si Pascal affichait un sourire, même s’il jouait et riait avec ses potes ,il était torturé de savoir que sa femme, cette fille qui était autrefois son amante et sa meilleure amie, souffrait. De temps en temps, quand il s’oubliait, je voyais de la tristesse traverser son regard. Mince, est-ce que je devrais m’oublier, oublier mon propre bonheur pour laisser Pascal courrir derrière sa femme? Non, je m’y refusais. Zut, moi aussi j’avais droit à un peu de bonheur, non ? Est-ce égoïste de ma part de vouloir passer la soirée du Nouvel An avec celui que j’aime?

Je me suis torturée la tête pour savoir quoi faire, finalement, j’ai pris une décision que j’espère ne pas regretter Si je le faisais, c’était uniquement pour Pascal, pas pour Jess! Rien à foutre d’elle.

J’en ai discuté avec Pascal… Au début, il n’était pas d’accord, mais une grande partie était de la bravade, il ne voulait pas me décevoir. Finalement, après m’avoir laissé insister un peu, il a fini par se ranger à mon avis. Je devinais qu’il s’était senti soulagé. Je lui ai proposé de disparaître de la vue de sa femme en prenant un truc dans un hôtel, et comme ça, dès qu’il peut, s’il le veut, il pourra venir me rejoindre, ni vu, ni connu. Ce qui ennuyait Pascal, c’était que sa femme risquait de répéter ce genre de chantage, puisque ça avait marché une fois! Mais c’était évident qu’il était soulagé.

Jess avait quitté le chalet pour rentrer, je ne sais pas ce qu’ils se sont dit, mais Pascal est parti la chercher. Avant cela, il nous avait pris une suite à l’hôtel du Clochard. Toutefois, je savais qu’une grande partie, sinon toute la soirée, se déroulerait au chalet. Thomas a été choqué de ma décision et a tenté de me faire changer d’avis.

Sur le moment, j’étais fière d’avoir joué la grande fille, mais une fois seule dans ma suite, beaucoup trop luxueuse et beaucoup trop seule, et il neigeait à mort par-dessus le marché. J’ai failli sombrer dans la déprime, je regrettais déjà d’avoir choisi de m’exclure de la soirée. Les minutes passaient lentement, lourdement, et je me sentais vraiment seule. Heureusement pour moi que je ne m’ennuie jamais, j’ai aussitôt sauté sur mon ordi pour jouer au Monopoly en ligne. Mince, j’aurai peut-être dû rester avec ma famille, je ne me serais pas sentie aussi minuscule et laissée pour compte.

Vers les 23h20, l’hôtel m’a livré du champagne plongé dans de la glace, seulement, je n’aime pas le champagne. Mais, pour une fois, je me suis préparée à boire du champagne sur le coup de minuit, et de porter un toast à moi-même. Après tout, j’avais fait ce qui était le mieux pour mon petit homme à moi, même si je me sentais un poil triste de ne pas être avec lui sur le coup de minuit, je sais qu’il pensera à moi. Peut-être pour les autres, c’était une mince consolation, mais pas pour moi.

Je me suis donc préparée à boire mon verre, toute seule, sur les 12 coups de minuit, abandonnée, toute seule dans une suite. J’avais pris un bain tout en jouant au Monopoly, que j’avais installé sur une des chaises que j’avais tiré dans la salle de bain. Ensuite, enroulée dans la robe de chambre moelleuse de l’hôtel, je me suis assise sur le lit, la corbeille à champagne près de moi. Je me préparais à me porter un toast quand ça a frappé à la porte ; j’ai pensé que Pascal m’envoyait une autre surprise comme lot de consolation.

Méfiante, j’ai ouvert tout en callant mon pied derrière la porte ; c’était Pascal ! Ben ça alors !!! Pendant une petite seconde, j’ai été perdue ; minuit était déjà passé ?

Mais non, Pascal n’avait pas voulu passé le cap de la nouvelle année avec Jess, mais avec moi… trop trop chou !

Pascal n’avait pas envie de champagne, ni de discuter, ni rester planté devant la télé à regarder les 12 coups de minuit sonner,  ni se planter devant les fenêtres pour entendre les cloches du village… A minuit, j’étais déjà au 7ème ciel…

Ce n’est qu’après que j’ai réalisé que Jess allait être furax, qu’elle n’allait pas aimer qu’il la fasse revenir au chalet pour la planter à minuit. Mince, il allait encore s’attirer des ennuis. D’ailleurs, en larmes, Jess lui avait laissé un message pour le remercier chaudement de l’avoir laissée tomber, traitée comme la dernière des merdes. Ça lui a fait de la peine, alors j’ai compris qu’il retourne auprès d’elle après avoir entendu son message. Je suis sûre que Caro lui avait aussi laissé un message, mais il n’a rien mentionné à ce sujet.

A minuit et ½, me revoilà à nouveau toute seule… mais cette fois, je n’étais pas au bord de la déprime, mais plutôt rose de bonheur. Oui, je crois qu’il m’adore! Alors 2012, me voilà!

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005/2012 - Tout va bien :)

Publié le par JaneDo

Jeudi, 05 janvier 2012– (005/2012)

Je ne savais pas que Pascal avait congé cette semaine, il était en vacances. Il semble qu’il me l’ait dit ! Bizarre, je n’aurai pas oublié un truc pareil...

Ces prochains 10 jours, je voulais que famille et amis me fichent la paix pour me laisser préparer mes prochaines vacances, mais on dirait qu’ils n’arrivent pas à me lâcher. Ce soir, Dol voulait venir me scouater, mais Caroline m’avait aussi proposé de manger chez elle, et j’avais déjà accepté.

J’ai appris que Pascal et elle se téléphonaient souvent. Ce qui m’a surprise, c’est que, d’après ce que me raconte Caro, Pascal l’appelle souvent, d’ailleurs, elle savait pour ses vacances. Caro savait même qu’ils étaient au chalet. Ça aurait pu m’énerver ou me donner des doutes, mais même pas. Après tout, je n’ai pas à m’immiscer dans les relations entre Pascal et ses amis. J’ai bien vu que Caro observait mes réactions.

En partant de chez Caro, je l’ai quand même appelé. J’ai tout de suite entendu qu’il n’était pas seul, Pascal s’est donc éloigné pour me parler. Je n’étais pas fâchée, ni énervée, ni rien, je lui ai juste dit que je ne trouvais pas cool d’apprendre par Caro, ou n’importe qui d’autre, qu’il avait pris des vacances. Quand j’ai dit ça, je me suis sentie idiote, comme une emmerdeuse de 1ère. Je regrettais déjà mon coup de fils.

Pascal m’a assuré qu’il m’en avait parlé, qu’effectivement, il avait eu l’impression que ça ne m’intéressait pas trop!

Il n’était pas très tard, Pascal a proposé de passer me chercher, d’aller boire un verre quelque part et discuter. J’ai rigolé en lui demandant s’il voulait vraiment prendre un verre? Il a rigolé ; bien sûr que non, mais il ne voulait pas que j’ai l’impression qu’il ne pensait qu’à ça. Ma 1ère réaction aurait été de refuser, mais finalement l’envie de le voir été la plus forte, et après tout, c’est lui qui l’a proposé.

Peu après minuit, il était déjà là. Pascal m’a dit qu’il n’avait pas à rentrer au chalet ce soir, il m’a donc proposé de dormir chez lui. Mais, je pense que la proposition n’a été faite que pour que je lui propose au contraire de dormir chez moi.

Mince, je l’adore! Quand je suis près de lui, mon cœur bat trop fort, je suis même angoissée à l’idée de le perdre un jour, anxieuse de savoir s’il m’aime toujours, et je dois avouer que j’ai des envies de revivre en couple! Je n’avais pas envie d’aller me coucher mais que cette soirée dure toujours, j’aime l’écouter, j’aime se câlins, ses rires, ses froncements de sourcils… J’aime tout chez lui, jusqu’à la façon de porter sa montre, c’est pour dire!!! Ouais, quelle galère, je suis raide dingue de lui!

Demain dans la journée, Pascal retourne au chalet, il paraît qu’on passe à nouveau le week-end là-bas!

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